Laurence Equilbey: cheffe d’orchestre? Pourquoi pas! | Causeur

Laurence Equilbey: cheffe d’orchestre? Pourquoi pas!

Bravo Maestra

Auteur

L'ouvreuse

Publié le 04 juin 2017 / Culture

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Plus que le critique, le comédien, le musicien et le danseur, c’est l’ouvreuse qui passe sa vie dans les salles de spectacle. Laissons donc sa petite lampe éclairer notre lanterne !

Laurence Equilbey

Tout le monde ne connaît pas Laurence Equilbey. Elle ne campe ni chez Delahousse ni chez Ruquier, thermomètres à popularité rayon culture – en attendant que Stupéfiant !, le magazine « moderne, accessible, addictif et parfois insolent » présenté par Léa Salamé sur France 2 décolle au-dessus de 5%.

Donc, tout le monde ne connaît pas Laurence Equilbey. Sauf dans le milieu. Il y a vingt-six ans, la frangine a fondé un chœur, Accentus, qui a envoyé des étincelles au-delà du sérail. C’est même un don qu’elle a, de pouvoir enregistrer des tubes commerciaux genre Adagiode Barber, ou carrément électro sous le pseudo d’Iko, tout en restant l’égérie de la Musique Contemporaine avec un M grand comme Ministre, qu’elle n’est pas (encore), et un C grand comme Commandeuse, des Arts et des Lettres qu’elle est. Pas que Commandeuse : Chevalière de la Légion d’honneur, Officière du Mérite, Victorine de la Musique classique (plein de fois), etcetera, etcetera. Et depuis le 22 avril résidente, pour ne pas dire châtelaine, d’un auditorium flambant neuf : la Seine musicale, boule de verre grandiose qui remplace maintenant les usines Renault dans l’île Seguin à Billancourt.

Où sont les femmes ?

Tous ces féminitifs pas pour faire joli mais parce que la Chevalière Laurence, entre autres combats, mène depuis quelques années celui de la parité des chef(fe)s. À l’époque où elle se présentait pour rire à l’élection présidentielle (élection, nom féminin, un bon point. Mais comme « féminin » est un nom masculin, on sent tout de suite l’arnaque), donc à l’époque, son programme comportait cet article présidentiel-ci : « Je proposerai la mention suivante dans le cahier des charges des institutions culturelles publiques : la direction fera les meilleurs efforts pour intégrer des femmes dans les génériques des créations artistiques. » Notamment et surtout aux postes de commande. Programme relayé dans la plaquette de la SACD soutenue par la Chevalière malgré son titre piqué à un Patrick Juvet période Berlusconi : « Où sont les femmes ? »

C’est vrai, ça, où sont-elles ? À la tête d’aucun orchestre français en tout cas. Pour des tas de raisons. Comme par exemple que

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    publié dans le Magazine Causeur n° 105 - Mai 2017

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    • 5 Juin 2017 à 9h05

      Archebert Plochon dit

      Elle a raison, il faut tout donner aux femmes ? Mais aux femmes noires. M

      • 5 Juin 2017 à 9h08

        Archebert Plochon dit

        Mais aux femmes noires et borgnes. Mais aux femmes noires, borgnes, et stupides. Enfin seulement si elles sont aussi méchantes comme des teignes et mauvaises comme la gale. Que toutes les harpies stupides et libidineuses se voient confier les postes à responsabilité. Non, tout ce qui est valorisant, d’une façon générale, et sans concurrence masculine qui viendrait éventer la supercherie.
        Ce serait bon comme ça ? Ou cela ne serait jamais assez ?

    • 5 Juin 2017 à 8h30

      accenteur dit

      Merci à Causeur qui fait paraitre des articles comme celui-ci, consacrés à la musique classique.

    • 4 Juin 2017 à 18h08

      Caminho dit

      Quand je vois “cheffe” dans un titre, je ne lis pas l’article. Je suppute que l’auteur est un khon, qu’il pense des khonneries et qu’il les écrit.

    • 4 Juin 2017 à 15h49

      Habemousse dit

      J’ai écouté son interview à France Musique il n’y a pas longtemps : je préfère l’entendre, une baguette, plutôt qu’un micro, à la main, diriger comme une fée, des notes qui réveillent l’imagination des auditeurs ; parce que recueillir ses doléances, c’est écouter une féministe pas toujours inspirée, qui s’attache aux mots plus qu’à leur sens en transformant une bataille pour l’égalité en une vulgaire guerre des sexes.

       Dommage, elle a un si grand talent. 

    • 4 Juin 2017 à 15h09

      Moumine dit

      Nathalie Stutzmann, voix fabuleuse.

      • 4 Juin 2017 à 15h17

        C. Canse dit

        Sandrine Piau, voix fabuleuse, aussi. Et le Requiem de Mozart dirigé par Laurence Équilbey (où chante S. Piau) est une redécouverte fabuleuse, un bijou, une merveille ! :-)
         

        • 4 Juin 2017 à 15h36

          Moumine dit

          C. Canse
          Merci pour l’info.