L’Apollon de Neuilly
Une oeuvre à l’histoire tourmentée
Publié le 13 septembre 2008 à 0:56 dans Politique
Mots-clés : Dessin, Jean Sarkozy

Lors de l’incendie du musée du Louvre en 1871, le chef d’oeuvre de Jean Darty, intitulé L’Apollon de Neuilly, fut déménagé par erreur au musée des Beaux-Arts de Levallois-Perret. Déclaré perdu à l’inventaire de 1989, on le retrouve fort heureusement accroché en 1994 sur les cimaises de la Fondation Isabelle-Balkany à George Town. On remarquera la parfaite virilité du sujet, ainsi qu’au sol la cuiller en or qui, sans un ultime repentir du peintre, serait plantée dans la bouche de l’Apollon, comme l’a subtilement analysé le célèbre critique d’art Maurice Sinet, qui a déclaré : “Moi je m’en fous. De toute façon ça va chier dans la colle.”
Jean Darty, L’Apollon de Neuilly 1812, huile sur toile. Conservé à la Fondation Isabelle-Balkany, de George Town (Cayman Islands).
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L'auteur
Raúl Cazals est critique d'art.
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Rotil dit
robespierre,
Circulez donc!
Mais vous ne voyez pas qu’il n’y a rien à voir ?
Pour si peu, faut-il la guillotine ?
Patrick,
Votre commentaire m’a fait risquer l’infraction, euh, l’infraktu, non! ça y est, l’infarcturusse, vous m’avez fait rire.
Raul,
Lo que hace usted me gusta mucho…
Muchas gracias (en Français: “des mouches et de la graisse”).
En passant, pourriez-vous justifier de façon logique et acceptable que les hispanophones traitent les chats de pâtisserie?
Et aimez-vous les “petits chiens chauds” ?
Nota pour les non-hispanophones: “hot-dog”, en Espagnol, se dit “perrito caliente”. J’adore cette fidélité à la langue d’origine, cependant réductrice, dans la mesure où les anglophones nous proposent des chiens chauds, pas des petits chiens, non, des molossoïdes, alors qu’en Espagne, ce ne sont plus que des petits chiens, tout petits chiens, à peine visibles à l’oeil nu, comme l’équipement du personnage dont on voit le portrait.
Bientôt, des “perritinos, ou des perritinitininos”, bref, pas de quoi casser la dalle…
robespierre dit
Je ne vois pas bien. C’est un vrai blond ?
Patrick dit
Paul,
Votre très brillante démonstration par le système dit de capillarité me paraît néanmoins… tirée par les cheveux.
Paul dit
Patrick a (une nouvelle fois) tiré le mystère au clair (cela vaut toujours mieux que de tirer le clystère au clerc). Cependant il a omis une chose importante : le papa du petit Apollon représenté par le peintre Darty s’appelait Nicolas. Par excès de fainéantise, un fonctionnaire abrégea le tout, ce qui explique que l’histoire de l’art retint que le sujet représenté comme l’Apollon de Neuilly (et pas celui du Belvédère) est un certain N. Apollon, qu’un fonctionnaire encore plus cossard réduisit en Napollon. Et par capillarité, la famille tout entière devint bonapartiste.
Raúl Cazals dit
Ah Patrick ! encore une fois je suis fait, comme crierait Jean-Louis Borloo. Je remets le tableau dans mon lave-linge. Un simple complément à vos allégations : je suis un homme pacifique et ne veux me brouiller avec aucun Thrace.
Patrick dit
Oui… Ce que le génial faussaire R. C. omet de préciser (omission volontaire) c’est que le commanditaire de l’œuvre, c’est à dire le père du modèle, déçu du socialisme, d’une part, et du résultat final, d’autre part, refusa le tableau et invoqua, pour cela, une sorte de droit moral qu’il nomma «contrat de confiance».
Jean Darty, loin de se désespérer, fit savoir, par voie de presse, qu’il était à la disposition de tous pour leur dresser le portrait, mais qu’il établissait «un contrat de confiance», selon lequel il s’engageait à reprendre le tableau si le client en était mécontent.
Cette initiative fonda sa fortune. Rassurés par ce contrat, les bonnes familles du faubourg Saint-Germain voulurent leur portrait de groupe, et les vieux banquiers commandèrent à Darty la reproduction «à l’identique» de l’admirable chute de reins des aimables danseuses et autres cocottes qu’ils entretenaient à grands frais.
Les retours furent bien peu nombreux au regard des commandes : Jean Darty, peintre maladroit mais habile devint millionnaire. On connaît la suite.
Le grand Ruiz est incomparable, mais sachez, Ô lecteurs naïfs, qu’il ne donne des pistes que pour mieux brouiller sa trace.
Stan dit
Et alors ? alors rien… Car c’était juste pour le plaisir de taquiner un peu !
En tout cas, je voudrais féliciter Raul Cazals qui a le don de dénicher des oeuvres et des musées fort peu connus. Il faudrait faire subventionner son action salutaire par le ministère de la Culture.
Ludovic Lefebvre dit
Très petite même, plus que celle-ci, à vrai dire microscopique, invisible, et alors ?
Stan dit
Mesdames, Messieurs, oyez, oyez, bonnes gens, permettez-moi de faire court, mais Ludovic Lefebvre l’admet : il a une petite b… Dies illa, dies irae…
Ludovic Lefebvre dit
Qui a collé ce nez ignoble, cette tronche de cake sur mon corps ? Je dépose plainte, c’en est trop.
Paul dit
L’adage “Gros nez, grosse…” est totalement démenti par ce magnifique tableau.
Rotil dit
Excellent !
Raro de lo mar !
Pascal dit
J’ignorais que la fondation Isabelle-Balkany choisît d’ accrocher “L’éphèbe ravi” à la place de L’Apollon de Neuilly.
La feuille de vigne qui fut arrachée au modèle prouve qu’il s’agissait d’un acte malveillant ou que l’incendie du musée du Louvre en 1871 endommagea une partie de la toile.
Ludovic Lefebvre dit
Est-ce un jouet onaniste que cette espèce de cuillère en bois avec une ficelle qui jonche le sol ?
Si Claude Askolovitch traine dans ce salon, je crains le pire pour vous, cher Raùl.
Ardalia dit
Il détonne, l’instrument de musique à cordes, j’aurais cru que l’apprenti satrape eût préféré jouer du pipeau.
Gil Mihaely dit
Grâce à l’art j’apprends que la coutume qui consiste à couvrir le mobilier avec des draps pendant le 15-20 premières années après l’achat n’est pas exclusivement ashkénaze.
L’OURS dit
On voit que même par amour du fric, il a refusé la circoncision!
Trouillard!