Lampedusa n’est qu’un début
Payez ou prenez nos jeunes : le chantage tunisien
Publié le 06 avril 2011 à 8:39 dans Monde
Mots-clés : Lampeduse, Silvio Berlusconi, Tunisie

photo : Economia
Pour beaucoup de jeunes Tunisiens, la première liberté semble être celle de quitter leur pays. Ainsi, depuis la fuite de Ben Ali le 14 janvier dernier, quelque 20000 d’entre eux ont débarqué à Lampedusa. On imagine aisément que des milliers d’autres rêvent de les imiter. Pour eux, l’île italienne est la porte d’un eldorado. Pour l’Italie, la France et un bon nombre d’autres pays de l’Union européenne, elle est un cauchemar. À l’heure où l’immigration illégale, notamment celle venue des pays arabes et africains est dans toute l’Europe un enjeu politique majeur, cet afflux met tout le monde dans l’embarras. Enfin, surtout de notre côté de la Méditerranée. À Tunis, on semble trouver un malin plaisir dans la contemplation de la pagaille qui, pour une fois, sévit sur l’autre rive.
On comprend que les Européens ne soient pas très à l’aise. Et ils n’ont pas le mode d’emploi. Comment traiter avec un pays qui sort à peine d’une révolution si singulière ? Comment reprocher quoi que ce soit à ceux qui hier nous faisaient tant vibrer, de surcroît quand on a pas mal de turpitudes à se faire pardonner ? Le gouvernement tunisien, lui, voit d’un très bon œil, s’il ne les encourage pas, le départ de dizaines de milliers de ses jeunes. Pour la Tunisie post-benaliste, cette émigration est une soupape essentielle, la seule manière de faire baisser la pression dans cette cocotte-minute qu’est la société locale. Chaque émigré de plus à Lampedusa, c’est un jeune de moins à loger, à employer et, en cas d’échec, à disperser pendant une manifestation. Mieux vaut qu’ils partent maintenant et envoient tous les mois quelques centaines d’euros à leurs familles restées au pays. Plus tard, quand ça ira mieux, on verra.
Silvio Berlusconi, le plus concerné par cette crise pour le moment, s’est donc rendu en Tunisie lundi dernier pour trouver une solution, mais ses interlocuteurs ne se sont pas montrés très coopératifs, peu enclins à lâcher cette arme tombée du ciel. « Si la situation ne vous convient pas, Monsieur le président du Conseil, payez, et on verra ce qu’on peut faire » : voilà en substance la réponse de Tunis, clairement exposée au Cavaliere par le Président par intérim Fouad Mébazzaâ et son Premier ministre Béji Caïd Essebsi.
Berlusconi est un bon client pour un tel chantage car il est pressé. Face à son opinion publique et aux habitants de l’île devenue un symbole – comme l’a compris Marine Le Pen – il doit trouver une solution rapide. Or, tout dépend de la bonne volonté des Tunisiens qui ont les moyens d’empêcher les bateaux de partir. Pas besoin d’être Nelson pour verrouiller à 95 % les côtes tunisiennes. Il suffirait de mener un travail policier classique pour reprendre le contrôle des ports et démanteler les filières. Même dans l’atmosphère post-évolutionnaire, ce n’est pas impossible..
À Tunis on ne l’entend pas ainsi. Si l’Europe, décidément, se montre peu accueillante, à défaut de se débarrasser de ses jeunes surnuméraires auxquels elle n’arrive pas à proposer un avenir décent, autant, pour la Tunisie, monnayer leur retour ! Plus la situation est gênante pour l’Italie, plus elle inquiète la France et d’autres pays, plus ils seront prêts à payer.
Rome s’apprête, paraît-il, à débourser 300 millions d’euros d’aide économique. L’idée de fournir aux Tunisiens des équipements destinés à améliorer le contrôle des côtes a été abandonnée. S’ils ont besoin d’argent, ce n’est pas pour le gaspiller en investissant sur des vedettes de garde-côtes ! Il s’agit, selon Mariana Sereni, vice-présidente de l’Assemblée nationale italienne, de « proposer un projet capable d’offrir une perspective de développement et de travail à ces jeunes Tunisiens dans leur pays et, dans ce cadre, signer avec le gouvernement tunisien un plan raisonnable de rapatriement des immigrés ». Autrement dit, en attendant que le pays crée des emplois réels et économiquement durables, si l’Europe veut que les Tunisiens restent chez eux, elle doit subventionner des « emplois jeunes » en Tunisie. C’est exactement ce que négocie l’Italie, avec un vague accord de Bruxelles. Puisque nous allons payer, il reste à espérer que Tunis ne choisira pas l’option « fromage et désert » en encaissant les chèques et en continuant à fermer les yeux sur le départ de sa jeunesse masculine…
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L'auteur
Gil Mihaely est historien et journaliste.
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RotilBis dit
Monsieur l’abbé,
“Il est vrai cependant que d’autres détails ne sont pas encore connus.”
Peut-être lors d’un match de foot avec la Tunisie ?
lisa dit
J’ai pas compris, pourquoi abbé ?, parce que béniouioui ?
say yes dit
Chantage? Scandale? Certainement pas! Collaboration, plutôt.
Pour preuve:
- accord de sécurité tuniso-italien à caractère technique pour renforcer la coopération policière en matière d’immigration
- régularisation du séjour de 22.000 Tunisiens en Italie leur permettant de circuler librement dans l’espace Schengen
- on parle d’un permis de séjour de six mois.
Il est vrai cependant que d’autres détails ne sont pas encore connus.
hathorique dit
@ – éclair
” Ils faisaient même cuire les chiens en liberté.”
c’est une habitude culinaire de l’ile de Djerba et de la région du Sud Tunisien jusqu’à Tozeur ”le hot dog tunisien” et cela irait même jusqu’en Libye
On le déguste en méchoui, on creuse un grand trou on y met le chien ( épluché) que l’on recouvre de charbons pas trop ardents et on laisse cuire à l’étouffée on peut aussi le cuisiner en ragout.
Je vous assure que ceci n’est pas une plaisanterie de mauvais goût mais une tradition culinaire attestée , qui s’est peut être perdue
http://books.google.fr/books?id=r8zcob3vKAUC&pg=PA93&lpg=PA93&dq=chien+cuit+à+Djerba&source=bl&ots=juHysexgEq&sig=iFgSopFMLjw5n2abHCCe31uBKBo&hl=fr&ei=udacTYqhMNGbhQfrsdDfBg&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=4&ved=0CCsQ6AEwAw#v=onepage&q&f=false
Sophie dit
“C’est la revanche d’ Hannibal le Carthaginois, mais lui a été stoppé par les Romains à Trasimène.”
Qui voyez-vous dans le rôle de Massinissa? ;-)
eclair dit
@htahorique,
ils viennent de leurs délivrer des visas temporaires ils peuvent donc venir en france maintenant.
et pas le mariage blanc que je m’inquieterais à votre place. ils ont réussis à agresser à faire des cambriolages et mettre le feu sur lampedusa.
hathorique dit
un article sur les divergences entre la France et l’Italie.
l’Europe n’assume absolument pas son rôle, édictant des règles communautaires comme l’instauration de l’espace Schengen mais refusant d’intervenir alors que les pays sont confrontés à une vague migratoire sans précédent qui risque de les déstabiliser en ces temps de grandes difficultés économiques.
Vendredi, la commissaire européenne chargée de l’Immigration Cecilia Malmström a condamné les contrôles d’identité mis en place par la France dans la zone frontalière avec l’Italie à seule fin d’intercepter des migrants tunisiens.
Mme Malmström a en outre estimé, lors d’une conférence de presse à Bruxelles, que “les autorités françaises ne peuvent pas renvoyer (les migrants tunisiens) en Italie”.
Sur 900.000 Tunisiens en situation régulière présents en Europe, 600.000 vivent dans l’Hexagone, 150.000 en Italie, 85.000 en Allemagne, 20.000 au Benelux et 13.000 en Suisse.
http://www.lefigaro.fr/international/2011/04/05/01003-20110405ARTFIG00741-rome-offre-la-france-aux-immigres-tunisiens.php
Par un curieux paradoxe de l’histoire, c’est une immigration à l’envers, car à la fin du 19° siècle les Italiens, surtout Siciliens et Sardes, pour fuir la misère de leur pays, sont venus s’installer en Tunisie, en passant par Lampedusa et Pantelleria puis est intervenue l’immigration française lors de l’instauration du Protectorat .
Maintenant ce sont les jeunes Tunisiens qui font le chemin inverse et passant par l’Italie veulent venir en France qu’ils considèrent comme un Eldorado à l’aune des “riches” touristes venus dépenser leurs euros dans leur pays.
C’est la revanche d’ Hannibal le Carthaginois, mais lui a été stoppé par les Romains à Trasimène.
La plupart des Tunisiens et Libyens ( on voit d’ailleurs peu de femmes et on peut redouter une augmentation des mariages blancs ) sont des réfugiés économiques et non pas politiques qui ne veulent pas rester en Italie, mais venir en France, ou ils ont au moins pour les Tunisiens beaucoup de parents, venus ici en fonction d’accords bilatéraux franco-tunisiens dont celui signé en 2003 sous le règne de J.Chirac par Raffarin premier Ministre et D. de Villepin Ministre de Affaires Etrangères.
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.docidTexte=JORFTEXT000000429909&dateTexte=
@ Sophie,
“Nous avions le choix entre payer ou accueillir, nous avons choisi de payer et nous devrons quand même accueillir!”
formule lapidaire et ciselée; c’est exactement cela et avec le temps, nous serons probablement traités de colons racistes.
SPQR dit
A ceci près que les délices de Capoue ne méritent plus qu’on s’y endorme… fissa vers l’eldorado français!
Sophie cisèle ses formules comme Winston ciselait ses barreaux de chaise ;) .
Sophie dit
;-)
Existe-t-il un smiley avec cigare?
Sinon, je peux toujours faire un V
Florence dit
Fiorino a mis cette vidéo sur le blog de DD. Cela promet.
http://www.youtube.com/watch?v=JfhJsu7In18&feature=player_embedded
Bibi dit
Ciao Fiorino!
Grazie.
Pourquoi ces scènes me semblent-elles familières? Je dois me tromper.
eclair dit
il y a un black out des médias français sur ce qui se passait à lampedusa.
il y a eut des cambriolages des agressions.
Ils faisaient même cuire les chiens en liberté.
grosse manifestation des habitants contre l’accueil des immigrés.
et quasi tous veulent venir en france . maintenant cela leur est possible avec les visas shengen que l’ue vient de leur donné.
lisa dit
Dommage que Fiorino ne vienne plus…
SInon nous avons hate d’accueillir ces pacifiques personnes, c’est sûr.
Sophie dit
Nous avions le choix entre payer ou accueillir, nous avons choisi de payer et nous devrons quand même accueillir!
Florence dit
Effectivement, Sophie, je crains que vous n’ayez raison.
lisa dit
Allez mesdames, au boulot, allez créer des richesses pour payer, accueillir, payer des mosquées, etc…
Alpheratz51 dit
Je propose que l’Italie déclare ces petites îles ,aux noms qui sonnent comme des étincelles, territoire Tunisien.
Et peut-être la Sicile, pourquoi pas ?
…….Le Stromboli, c’est fait pour quoi ?
Pierre Jolibert dit
On peut aussi rendre Lampédouse souverain, rétablir les Deux-Siciles (on a tous les Bourbons qu’on veut sous la main), rendre au Vatican Rome, le Latium et Ravenne, etc. ça fera pas mal de frontières à franchir avant Vintimille.
Alpheratz51 dit
D’accord avec vous. Et puis, “Royaume des deux Sicile” çà sonne tellement bien. !
Saul dit
je propose encore mieux : coupons le royaume des Deux Siciles en deux : un royaume de Naples et un royaume de Sicile, comme ça, ça fait une frontière de plus.
dans l’Italie du nord, on peut aussi s’amuser à restaurer tous ces anciens états (Toscane, , Parme, Piemont etc), ça deviendra infernal toutes ces douanes
Bibi dit
Et pourquoi pas une agence onusienne?
sausage dit
Tous ces questionnements de société auxquels nous sommes confrontés et à propos desquels nous réagissons (plutôt bien) sur Causeur découlent selon moi de deux éléments majeurs qu’il convient d’analyser (en grossissant le trait bien entendu).
Je suis ravi que ce numéro soit ainsi intitulé car je vois dans cette formulation la volonté de s’attaquer au premier point : en parlant de « politique de l’autisme – de l’autruche », c’est l’aspect du manque de moyens intellectuels et de la simplification des débats qui est courageusement abordé. La bêtise ambiante en fait. J’imagine que le fond du numéro suivra.
Je propose à Causeur de s’attaquer ensuite à l’autre versant de cette montagne à problèmes qu’est la vie en société, à savoir toute la dimension idéologique qui se niche derrière. C’est-à-dire les combats menés par des personnes au nom d’une perception de l’homme et de l’humanité différente.
On peut respecter ce combat. Il le faut même.
En revanche on ne doit pas cautionner l’abrutissement généralisé, la sous-culture, le relativisme absolu, tous ces constats que nous avons le droit de reconnaître comme des moyens mis au service de fins idéologiques.
Nous avons ici deux éléments s’imbriquant l’un dans l’autre et indissociables ! La fin de l’excellence humaine va de pair avec la perspective moderne de l’homme, cette perspective qui considère les formes politiques comme la nation désuètes et qu’il faut bannir les frontières (et bien d’autres choses encore, et non des moindres, concernant notamment les questions éthiques).
Il va de soi que Causeur éditera ensuite un numéro sur la nécessité de la chrétienté, seul iceberg d’intelligence et de complexité permettant d’appréhender la vie dans toute son infinie dimension ;-)
Droit et fort au milieu d’un océan de facilités, brisant Titanic et autres paquebots du progressisme, le chrétien niché sur son bloc de glace affronte vaillamment l’armada de la connerie (F. Piffard vous pouvez compter sur moi !). En plus il a avec lui Claude Allègre pour le réchauffement climatique.
sausage dit
Il y a aussi un troisième aspect que je n’ai pas évoqué ici et qui est probablement l’aboutissement du processus moderniste décrit plus haut.
C’est la question de SPQR qui m’y fait penser:
“Que n’ont-ils à cœur de reconstruire leur économie et leur pays?”
Je vois dans l’avènement du progressisme émerger des sociétés au mieux désabusées, au pire cyniques.
Je mets au défi quiconque de m’expliquer, de pointer du doigt l’expression du courage dans celle du modernisme.
Le courage est tout simplement une valeur qui a disparue de notre champ de vision. Et c’est la marque concrète du mal-être de notre époque.
SPQR dit
Ma phrase a déclenché tout ça? Ce serait l’émanation d’un modernisme d’airain? Je ne sais pas de quoi vous avez pu charger ma phrase “reconstruire son pays” mais ça allait bien au delà de l’angle économique.
Il se peut que je n’aie rien compris à votre remarque…
De plus, le migrant, en général, ne manque pas de courage (puisse mon grand-père venu d’Italie m’en donner acte!). Un peu vite peut-être j’ai dit qu’il eût mieux fait de rester reconstruire mais ça dépend des circonstances et des opportunités. Si vous parliez du manque de courage dans la manière de réagir ici, alors là, on se retrouve!
sausage dit
“Il se peut que je n’aie rien compris à votre remarque…”
SPQR, je confirme :-)
Ce n’est pas votre question qui est l’émanation “d’un modernisme d’airain”, mais plutôt son absence de réponse.
Mon propos n’était pas clair. Lorsque je parle d’absence de courage, je ne cherche pas à pointer du doigt telle ou telle population.
J’essaye de comprendre quels sont les ressorts cachés derrière les pensées que nous analysons, en l’occurrence la pensée moderniste (progressiste ou ce que vous voudrez) et tente de montrer la place prépondérante qu’occupe aujourd’hui l’absence de courage (pour ne pas dire la lâcheté) dans cette idéologie.
hathorique dit
@ Sausage le guerrier galactique
”le chrétien niché sur son bloc de glace affronte vaillamment l’armada de la connerie (F. Piffard vous pouvez compter sur moi!) “
et Sharon Stone elle peut aussi compter avec vous et même sur vous car vous aurez besoin d’un pic à glace pour la briser “la glace” :=)))
bien à vous, heureux homme des glaces pourfendeur de Tenêbres.
Alpheratz51 dit
Pourquoi ne pa
sausage dit
Totalement d’accord
hathorique dit
voila un sage raisonnement très condensé et grâce à ce long développement, tout est dit (ou presque)
bien à vous
moi aussi j’ai faim .=)))
Bibi dit
Ah non!
Pas ça.
Yaka.
SPQR dit
Solidarité européenne pour boucher le tonneau des Danaïdes
http://www.lefigaro.fr/international/2011/04/05/01003-20110405ARTFIG00741-rome-offre-la-france-aux-immigres-tunisiens.php
Le Camp des Saints, en effet!
Que n’ont-ils à cœur de reconstruire leur économie et leur pays?
Un collègue me suggérait que les Tunisiens sur-diplomés pourraient tenter de paver leurs ergs de capteurs solaires et, ainsi jouer la partie de l’énergie du futur avec les blancs, plutôt que d’attendre que l’Allemagne et son protectorat européen déboulent en imposant leurs conditions.
Enfin, c’est à croire qu’il vaut mieux courir chercher le bien-être immédiat ici et laisser aller à vau-l’eau ce qui marchait encore du temps de Ben Ali.
isa dit
Elle ne m’a pas du tout “fait vibrer”, cette révolution.
Désolée, je n’y ait senti que de la manipulation.
De qui, on verra…
D’autre part, il est évident qu’ily a énormément de prisonniers de droit commun “libérés durant la révolution” qui s’exilent.
Quant à Khadafi, sa vengeance consiste à nous envoyer le maximum d’Africains crevant de misère.
Je sens des lendemains qui chantent…
Mais qu’est-ce qu’on fiche dans cette guerre libyenne?
lisa dit
Il y a des choses que je ne comprends pas moi non plus, cette révolution, les jeunes tunisiens ne devraient-ils pas avoir envie de la continuer, de la faire aboutir ?
C’est comme les jeunes hommes afghans qui viennent en Europe, alors que des soldats occidentaux font la guerre là-bas ?
canard dit
et c’est encore le FN qui en parlera le premier, tant le médias dominantes sont autistes sur le sujet..
un jour, le déni de réalité finira par couter très cher à moins qu’à l’instar de Brecht, on ne change le peuple qui a le front d’être en désaccord avec le gouvernement..
Savinien dit
Il est frappant de constater combien peu ces informations sont rapportées dans notre presse nationale. A croire que tous les journalistes se sont donnés le mot.
C’est bien “la politique de l’autisme” qui continue.
Lady dit
Ils n’ont qu’à aller en Sibérie! En Russie, certains ont un sens incomparable de l’accueil pour les pays en péril:
“Un vice président de la Douma (chambre basse russe), le chef du parti libéral-démocrate LDPR Vladimir Jirinovski, a suggéré dimanche de proposer au Japon de déplacer sa population dans les vastes espaces inoccupés de la Russie en raison des risques sismologiques qu’il encourt.” (Le Figaro)
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/03/13/97001-20110313FILWWW00130-les-japonais-deplaces-en-siberie.php
La Russie et La Tunisie sauront certainement trouver des tas d’arrangements et autres échanges de bons procédés, cerveaux, richesses naturelles etc…Bon, c’est sûr, l’adaptation au climat sera plus difficile pour les tunisiens que pour les japonais
xray dit
On pourra faire tout ce qu’on voudra, sur le long terme on finira inexorablement par être jusqu’au cou dans un scénario type “Camp des saints”, tant l’Eldorado européen est cerné au sud mais aussi à l’est par des populations faméliques et, pour certaines, hostiles. Et, grâce à internet, ces populations sont maintenant inondées d’images de cet Eldorado, la tentation en étant donc encore plus forte. La seule solution pour enrayer cette évolution serait que ces pays se dotent de gouvernements aptes à offrir à leurs ressortissants un avenir acceptable dans leur pays, ce qui me semble totalement utopique en l’état actuel des choses.
leboiteux dit
l’ex Afrique Française du Nord (Maroc, Algérie, Tunisie) a conquis de haute lutte son indépendance et curieusement en cas d’ouverture totale des frontières, ils voudront tous venir en France.
je ne vois pas ou se trouve notre culpabilité à enfin acter qu’ils sont indépendants pour qu’ils se débrouillent sans nous, sans notre argent et sans nos soldats
Pierre Jolibert dit
C’est peut-être parce que l’idéologie État-nation-indépendant est un produit partiellement français, et qu’on n’est jamais autant dépendant que quand on veut son indépendance de cette façon (oui, je sais, je rabâche).
”a conquis de haute lutte” : la lutte fut aussi souvent basse.
Entièrement d’accord avec votre conclusion. Il y a encore pas mal de modifications à opérer dans la rhétorique des chefs d’États et de gouvernements européens.
isa dit
Je me souviendrai toujours quand ils acceuillaient Chirac aux cris de “des visas, des visas”.
Je pense qu’il a bien répondu à leur attente.
Patrick dit
Dans la mesure où les frontières intra-européennes sont ouvertes, le problème devrait être géré par la CE, et non par l’Italie ou la France, les pays les plus proches de la Tunisie.
Mais comme dans tant d’autres domaines, cette Europe est terriblement absente.