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Laissez vos mains sur mes hanches

Éloge des plaisirs démodés

Publié le 04 août 2011 à 16:35 dans Société

Mots-clés : , ,

- « Vous dansez ? »

Une main s’offre, une autre se donne. Il a proposé, elle a accepté. Et maintenant, ces deux êtres, jusqu’alors étrangers, s’élancent sur la piste pour danser un rock endiablé. Il la guide, elle le suit. Elle s’échappe, il la ramène vers lui. Elle s’enroule, il la déroule. Léger chancellement, premier ravissement. Peu à peu, l’assurance prend le pas sur les passes hésitantes du début. Il la fait tourner dans un sens puis dans l’autre, la pression de sa main, qu’elle ne quitte plus, impulse le mouvement ; l’autre, laissée libre, enlace délicatement sa taille ou bien l’emporte frénétiquement dans une série de figures incroyables. Les pas s’allègent, les mains se serrent, les bras s’effleurent et les corps se pressent. Ils se sont trouvés, ils se sont compris. Dans l’espace-temps de la danse, ces deux corps inconnus sont devenus complices. Un pas, un geste, un regard suffisent pour que le désir commence à naître.

[...]

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  • 4 August 2011 à 21h47

    hathorique dit

     @ – Guenièvre
    Je vous dois des excuses car sur un autre billet : l’amour et l’opium, je vous ai rendu un hommage (mérité) mais sur des propos que vous avez tenus ailleurs.
    Il y a peu de danse plus “érotiquement égalitaire” que le tango qui est hélas parfois réduit à un exercice de salonnards acrobatiques,  alors que c’est une danse de joute et d’esquive amoureuse, un duo duelle incandescent 
     
     En des temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître ce fut un apprentissage sensuel du corps à corps parfois du coeur à coeur.  
      “Au tango comme en amour, on n’est rien sans son partenaire » France Schott-Billman.

    @ Saul, pour de futurs combats chavezistes :=)
      http://www.youtube.com/watch?v=jDlO8HXEuys&feature=related

    bien à vous

  • 4 August 2011 à 21h28

    Mangouste1 dit

    “A WhiteR Shade Of Pale de Procol Harum.”

    Notre slow d’ouverture, à notre mariage. Je crois que je fais partie de la dernière génération à avoir connu les slows en soirée… on devient vite dépassé, aujourd’hui.

    • 5 August 2011 à 0h16

      skardanelli dit

      Et j’adore ce slow qui a si souvent rompu mon petit coeur .

      • 5 August 2011 à 0h17

        skardanelli dit

        D’artichaud…

      • 5 August 2011 à 8h42

        hathorique dit

         

        bonjour skardanelli 
         
        ” D’artichaud…” 

         Artie Shaw ????  
        ce magnifique chef d’orchestre de jazz hollywoodien, qui fut aimé de deux divines déesses, la brune Ava Gardner et la blonde Lana Turner et les fit profiter de son talent de clarinettiste 

          

  • 4 August 2011 à 20h35

    fabrice dit

    Nos soirées reflétent bien la tristesse de l’époque. Idem pour les conversations où les 300 mots réglementaires de vocabulaire sont limités pour déclencher la moindre once d’hilarité.
    Entre la danse qui n’est autre que la convulsion et la conversation qui n’est autre que de l’éructation……
    Bon, on arrive encore à s’amuser parfois. Tout dépend de l’amicale qui vous entoure….

  • 4 August 2011 à 19h19

    Saul dit

    très beau billet

  • 4 August 2011 à 17h46

    Guenièvre dit

    Magnifique éloge de la danse ! et du rituel qu’elle a constitué pour les adolescents des temps déjà anciens…
    Et la mienne de nostalgie sausage elle s’ancre dans le vécu !

    • 4 August 2011 à 23h07

      sausage dit

      J’ai eu la chance d’y être un peu initié : cours de danse, rallyes… Ce qui me permet de mesurer plus grandement encore tout ce qui nous (m’) échappe. Je me tiens debout, sur la grève, je contemple l’immensité. Mes deux pieds solidement ancrés dans le sable et l’océan. L’eau coule et semble vouloir les entraîner avec les galets dans sa danse infinie. Une ombre envahit peu à peu la plage, c’est l’eau qui se retire, inexorable, une marée qui peut-être jamais ne finira.

  • 4 August 2011 à 17h22

    pirate dit

    Bien que je ne sait pas danser le rock, et que ma dernière valse était une catastrophe, je nostlagise aussi de concert. J’amais bien le slow, on pouvait causer de plus prêt, sentir le corps de l’autre, ses réticences ou ses désirs. Je me souviens d’une initiation au tango, totalement impromptu, qui m’avait mit le feu et le rouge aux oreilles. Une gazelle black un jour au Sénégal, j’avais 18 ans, je me prenais pour un homme, elle m’a démontré que je n’étais qu’un petit garçon.

    • 4 August 2011 à 17h41

      Guenièvre dit

      Ah ! oui ! le tango Pirate !
      Le tango, une pensée triste qui se danse ( (Enrique Santos Discépolo)

      • 4 August 2011 à 19h06

        pirate dit

        c’est affreusement érotique aussi

      • 4 August 2011 à 19h28

        Guenièvre dit

        Moi je dirais “délicieusement érotique” …

      • 4 August 2011 à 20h46

        Saul dit

        subtilement érotique aussi

    • 5 August 2011 à 0h52

      pirate dit

      oui enfin moi je suis du genre à dire à la femme que j’aime qu’elle est horriblement belle, alors…

  • 4 August 2011 à 17h06

    skardanelli dit

  • 4 August 2011 à 16h51

    sausage dit

    Génial !
    Isabelle, vous risquez de subir quelques foudres de personnes vous disant que vous ne pouvez réduire le combat féministe à une caricaturale Caroline de Haas. Pourtant, vous touchez au cœur de la cible et bien que votre nostalgie ne s’ancre pas dans un vécu, elle n’en est pas feinte pour autant. C’est la nostalgie d’une idée qui tend à disparaître. Et qu’y a-t-il de plus réel qu’une idée ?