La réalité ? Quelle réalité ?
Entre les murs, le livre de Begaudeau, dit vrai sur l’Ecole.
Publié le 07 juin 2008 à 16:30 dans Culture
Mots-clés : Cinéma, François Bégaudeau, Laurent Cantet, Livres
En décidant de décerner la Palme d’or au film de Laurent Cantet Entre les murs, le jury du Festival de Cannes, a offert au débat actuel sur l’école et son avenir, une formidable caisse de résonance. Enfin un film qui parle du rapport entre professeurs et élèves, de ses difficultés, de ses écueils. Mais aussi de ses petits bonheurs quotidiens qui font toute la joie d’enseigner, notamment dans ces zones de relégation sociale, ces fameuses ZEP de quartiers sensibles d’où, finalement, semble se dégager une incroyable et rafraîchissante énergie. Celle de cette jeunesse à laquelle fait face le professeur, François Bégaudeau, jouant à l’écran son propre rôle de professeur de français, ce qu’il fut pendant dix ans, à Dreux puis à Paris, dans des établissements difficiles. C’est de son roman, succès de librairie de l’année 2006, qu’est adapté le scénario du film de Laurent Cantet.
Le film est salué par la presse et le milieu du cinéma, notamment parce qu’il est “en prise avec le réel”, ainsi que s’en targue Bégaudeau : “J’en avais assez de tous ces livres de profs qui, sous couvert de raconter ce qui se passe, se réduisent à des essais au ton apocalyptique. Ils ne racontent rien, en fait. Ils filtrent la réalité pour la faire correspondre à leurs a priori idéologiques, le plus souvent réactionnaires.” La classe, voilà la réalité, celle du quotidien. Bégaudeau promet de nous donner à voir “la vraie vie d’une classe ordinaire d’aujourd’hui”. Les filtreurs de réalité disent que l’Ecole va mal et nous empêchent donc de rêver éveillés, ils nous empêchent de croire que tout le monde a du talent, que chacun a de formidables qualités qu’il suffirait de faire éclore au grand jour, que de la spontanéité maladroite et un brin charmante de ces élèves puisse sortir quelque chose de positif. J’exagère ? Bégaudeau ne nie pas les difficultés de l’école ; lui l’héritier, le fils d’enseignants, se fait le porte-parole d’un courant de pensée qui récuse la baisse de niveau et avec elle, toute nostalgie dont seraient nécessairement empreints ceux qui pensent qu’il faut donner aux élèves, à tous les élèves, de grands textes et de grands auteurs à connaître. “Il faut les prendre comme ils sont ces élèves”, lui fait dire un journaliste du Monde. Ils s’expriment mal, font des fautes de syntaxe à toutes les phrases, ont un vocabulaire très limité ? Donnons-leur à lire ce qu’ils ont envie de lire (c’est déjà bien qu’ils lisent, s’ils lisent), échangeons sur ce qui les intéresse et les touche en premier lieu, ancrons notre enseignement dans leur réalité et non dans un réel abstrait qui aurait pour effet de les braquer, qui agirait comme un repoussoir. C’est touchant, c’est émouvant, c’est généreux.
Curieusement, le roman de Bégaudeau est bien plus “juste” que les propos de son auteur. Entre les Murs ne se complait ni dans le fantasme, ni dans l’idéologie. Bref, l’écrivain Bégaudeau (et sans doute le prof Bégaudeau) est dans le vrai, dans la réalité, dans le réel.
De fait, dans ces établissements sensibles de banlieue (qui depuis une décennie ont aussi essaimé dans les quartiers populaires de Paris), la défaite de l’Ecole se traduit d’abord par une défaite du langage, fort bien dépeinte par l’écrivain dans son roman. Celui-ci sonne vrai, juste. On s’y croirait.
Il pointe ainsi fort habilement la minimisation du langage, la détresse linguistique dans laquelle sont plongés nombre de jeunes gens et ses corollaires, l’incompréhension et la violence. Incompréhension du langage du professeur et au-delà, de ce qui les entoure et du monde extérieur. Les jeunes élèves dont parle Bégaudeau n’envisagent les rapports sociaux que sous l’angle du rapport de force, incapables de se plier à une autorité, comprenant les remarques comme autant de défis, les injonctions comme autant d’agressions. Oui, c’est de cette réalité-là que parle, Bégaudeau, du racisme de certains, de l’antisémitisme de beaucoup, de l’homophobie comme norme. Bref, il décrit ce que nombre de professeurs vivent au quotidien, lesquels, et cela aussi il le montre parfaitement, sont de plus en plus las, fatigués, abandonnés et impuissants face au flot de problèmes qui submerge même les plus aguerris.
Quiconque fréquente les collèges aura un sentiment de déjà-vu en lisant la fin du livre. Celui-ci s’achève par la traditionnelle pièce de théâtre et l’annuel match de foot profs-élèves qui réconcilie tout le monde sur le pré. Oui, le vécu affleure sans cesse du roman de mon ex-collègue : j’y reconnais mon quotidien.
Je n’ai pas vu le film qui ne sortira que le 18 octobre prochain, mais je suis assez perplexe. J’avoue ne pas trouver, ni dans la vraie vie, ni dans les pages d’Entre les murs de quoi me rassurer sur l’avenir, celui de ces gamins comme le nôtre. Alors, qu’est-ce qui peut bien être, dans ce film, si “amazing”, comme l’a annoncé Sean Penn ? Qu’est-ce qui mériterait qu’on le montre à tous les élèves dans toutes les écoles, comme l’a demandé à Christine Albanel un journaliste de Canal + ? Qu’est-ce qui semble rassurer tout un petit monde qui vit bien loin de cette fameuse réalité tant louée ? J’ose espérer que ce n’est pas, justement, la réalité.
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L'auteur
Iannis Roder est professeur d’histoire-géographie.
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Ludovic-Lefebvre dit
” Entre les murs” fait naturellement songer à une prison et nous apprenons rapidement qu’il s’agit d’un collège difficile. Si la vue de l’enseignant est déjà celle-ci et qu’il collabore à cette pensé largement répandue chez les cancres, il n’est pas étonnant qu’il constate une dérive. Il aurait fallu que Bégaudeau pousse le raisonnement jusqu’au bout pour constater que ce sont des enseignants tels que lui qui ont amené en partie ce marasme.
C’était ma minute ennuyeuse d’analyse de texte.
Three piglets dit
“mais un baril à 300 dollars j’attends de voir ça ”
Cela arrivera inévitablement.
La seule question qui nous intéresse est : avant ou après notre disparition civilisationnelle?
Il est maintenant clair que le systéme libéral totalitaire connaitra la même fin que son homologue et jumeau communiste, ces deux idoles modernes, démocratiques et égalitaires.
Il faut survivre collectivement à son effondrement.
Voilà l’enjeu.
Ensuite, et comme en yougoslavie post-titiste, il y aura un bordel ethnique monstre.
A force de nier le caractére héréditaire des civilisation, il reviendra en force.
Devlin dit
Mais je suis en accord avec vous Three-piglets; mais un baril à 300 dollars j’attends de voir ça ……….
Three piglets dit
“Nous sommes dans un monde globalisé qui nous jette dans une compétition biaisée à la base !”
Soit, ce phénomène organisé n’est possible que grâce à une énergie bon marché, ce qui tend à disparaitre avec la hausse du prix du baril de pétrole.
Un baril de pétrole à 300 dollars, et la globalisation libéral s’effondre sous le poids du budget transport.
A moins de trouver une énergie de substitution, la mondialisation est condamnée à moyen terme.
L’enjeu n’est plus la mondialisation , mais ce qu’il y aura après, et qui semble être un conflit de survie collective.
Avez vous pensé au rendement agricole sans les engrais produit à partir du pétrole?
Pas de quoi nourrir tout le monde.
Alors, les ‘valeurs” dont on nous gave à longueurs de journée sont un luxe qu’une société peut se payer quand l’énergie n’est pas chère, ces magnifiques valeurs maçonniques, et son cortège d’associations subventionnées ,disparaitront avec un baril à 300 dollars.
L’Europe forteresse se fera, dans la précipitation et à la mode Yougoslave, mais elle se fera, et nous nous rendrons compte que les immigrés n’étaient dangereux que parce qu’ils étaient soutenus par le système et ses courroies de transmission “républicaine” et “tolérante” et que ceux ci ne sont qu’un surplus produit par un baril de pétrole en dessous de 100 dollars.
ALAIN dit
La prise de conscience aura lieu lorsque les “jeunes” violenteront les bobos QUOTIDIENNEMENT mais il est vrai qu’il y a beaucoup de flics à Paris intra muros. Le “bourgeois” des 2 bords est très bien protégé.
Devlin dit
Vous semblez penser que la prise de conscience ne peut venir que de la gauche……… Ce que je crois.
La droite à régler le sujet en laissant le tout argent dirigée notre société. Maintenant le problème est que l’hyper-classe occupe la totalité du paysage politique et cela jusqu’au deux extrêmes. Malheureusement je ne vois pas un homme avec derrière lui un mouvement issu de la société civile qui soit assez courageux pour en découdre avec la muraille de chine que constituent l’hyper-classe et ses petits soldats ……………
ALAIN dit
à L. Lefebvre
Je partage votre analyse. Suite aux agressions des bandes ethniques, lors des manifs, la gauche angéliste a entamée une très légère prise de conscience au niveau de la base militante qui reste, cependant, presque encore totalement muselée par le politiquement correct. Disons que la prise de conscience est non-dite et qu’elle se traduit par une fuite significative de l’électorat vers Sarkozy. La langue de bois demeure la norme au niveau de la technostructure et la tentation électorale communautariste reste mathématiquement extraordinairement attractive. Mieux vaut en effet le « pactole » électoral dit « musulman » (au moins au niveau local pour pouvoir continuer à « vivre professionnellement » de la politique) que les quelques centaines de milliers de « dissidents » de gauche « perdus ». C’est un simple calcul électoral. La gauche et la presse de gauche vivent encore de ce minable petit marketing politique . Là où le bât blesse, s’est justement dans le domaine de l’éducation. Le PS a souvent été qualifié (à juste titre) de « parti des professeurs ». Or, ces profs, se retrouvent depuis une bonne dizaine années sur un «front du réel » de plus en plus inquiétant. Longtemps, par idéologie et sous la pression collective de l’angélisme officiel, ils se sont efforcés de nier les faits ou, dans le meilleur des cas, de minimiser les choses et d’euphémiser des actes de violence de plus en plus graves (le fameux « phantasme » sécuritaire cher aux socialistes). Le « choc du réel » subi par les profs n’est pas pour rien dans les échecs des socialistes aux présidentielles. Devenus victimes ou témoins directs des violences, les profs des « collèges difficiles de banlieue» ne sont donc pas pour rien dans la très lente, mais désormais inexorable chute de l’angélisme criminel des élites du PS (E. Valls ?). Les médias de gauche, par contre, continuent à défendre niaisement et d’une façon totalement irresponsable cet angélisme suicidaire.
Il reste un espoir : libérer la pensée. Cà parait assez bête, mais nous en sommes « encore » là. Après des années de dictature molle que certains nomment « hyper-centre » ; le net contribue, grâce à l’anonymat, en dehors de la pression du ou des groupes, à libérer cette pensée. Dernière inexorable pression : le FORMATAGE des esprits entreprit depuis des décennies par la presse officielle (droite/gauche confondues°) demeure extrêmement puissant. Mais ce pouvoir s’effrite à vue d’œil.
C’est notre lueur d’espoir. Humanisme et démocratie OUI. Suicide d’une nation par totale submersion NON. Il va se produire un événement majeur ou chacun devra REELLEMENT et en conscience, choisir son camp.
Devlin dit
Vous dites moins de vingt-ans Ludovic.
Récemment (une info que je connaissais) un ami m’a raconté que le lycée ou nous étions il y a plus de vingt-ans est composé aujourd’hui de presque 90 % d’élève d’origine arabo africaine ! Une autre personne m’a confié la même information sur son école d’origine.
Vingt ans plus tôt c’était le contraire ! le basculement c’est effectuer en moins de vingt-ans………..
Ludovic-Lefebvre dit
Très juste, Alain et son électorat ne pourra que grandir dans les années à venir, bon calcul, mais qui les dépassera, car le communautaire va vouloir un parangon à son image, pas une vosgienne aux allures catholiques ou un jeune c.. venu de l’hyper-classe qui voudra parler à leur place.
Merci beaucoup Devlin, j’aurais tendance à penser comme vous et pour l’instant je me moque avec allégresse de cette hyper-classe, de cette propagande multiculturelle médiatique, de la déconfiture provisoire que vient d’apporter l’Eire, du cinéma contemporain etc, car je sais mon impuissance, simplement, il est impossible que l’entre-deux chaises perdure, je m’explique : il aura un temps où la musulmanité sera ultra-majoritaire et n’acceptera plus une Europe à l’image de l’Algérie française, elle voudra vivre selon ses moeurs et être représentée par ses modèles donc ce n’est plus le petit blanc, le petit juif de banlieue qui prendra simplement sur la gueule avec l’indiférence que l’on connaît. Ce sera une grande manif anti-CPE et vous avez vu que les bourgeois sont forts pour se masquer le visage, adapter leur idéologie à la réalité tant qu’ils ne sont pas concernés, mais comme pour la bastonnade antiblanc de la République, ils se léveront comme un seul homme faisant mine de découvrir un problème nouveau dès que leurs petites fesses commenceront à rougir sous les fessées mahométanes, viendront vers nous, la petite queue basse en continuant certes de nous prendre pour les moins que rien que nous ne sommes pas, mais avec une attitude différente. Tout ceci ne peut s’inscrire dans la continuité, ce n’est qu’une polititique de la terre brûlée.
Un jour l’Europe deviendra Mahométane ou redeviendra européenne, mais elle ne pourra longtemps n’être que le vivier humain des intérêts ultra-libéraux. Nous sommes des veaux, mais pas des indous, les arabes et les noirs n’accepteront pas éternellement de n’être que les agents du dumping social; il y a un stade d’acceptation qui sera dépassé en moins de vingt ans, vous verrez.
ALAIN dit
Joey Starr Rédac-chef à Libération
J’adore les images où l’ont voit, tels des groupies en quête d’extase et au bord de la pamoison, les petits bobos et les petites bobotes de Libération accueillir Joey Star au comité de rédaction. Cette scène a quelque chose de très profondément indécent. Elle est comme une insulte directe à la face des filles qui militent depuis des années dans le cadre de « ni putes ni soumises » car elles continuent quotidiennement à s’en prendre « plein la gueule ». Ces images de l’admiration, consciente ou inconsciente (on ne sait pas ce qui est le pire) de l’ultra violence en disent vraiment long sur la mentalité profondément « pervertie » du bobo gaucho de ce nouveau millénaire. Ce petit bourgeois dogmatique s’avère, sur le long terme, définitivement impuissant. Il est, on le sait, depuis longtemps, fasciné par la violence sensée émaner d’un “nouveau prolétariat” conceptualisé. Cette quête de violence constitue la face cachée de l’auto flagellation et de la haine de soi du bobo (anéantissement par l’éros genre Robbe-Grillet, culpabilisation et sacrifice post-Pasolinien encanaillement de pacotille façon J. Genêt). Ce prolétaire de remplacement est idéalement représenté par le “jeune” quarantenaire Joey Starr qui a « réussit » dans le rap, ou le terroriste Battisti qui avait réussit dans « la terreur’ ». Peu importe que le premier massacre ses compagnes et les hôtesses de l’air à tour de bras et que l’autre ai abattu plusieurs personnes de sang froid (l’une de ses victimes reste handicapée à vie). Ces admirations revendiquées sans la moindre vergogne provoquent en moi un profond malaise. Et çà dure depuis Dany le rouge qui se laissait tripoter le zizi par ses élèves de la maternelle au nom du « progressisme ». Mais après tout, on a les idoles qu’on mérite. Libé et ses lecteurs me dégoutent de plus en plus profondément et largement autant que les débiles de l’extrême droite.
ALAIN dit
Vote communautariste
Mme Royal a inauguré l*utilisation communautariste à des fins électorales lorsqu*elle a rendu visite aux parents des deux adolescents électrocutés. Cette visite avait une énorme signification symbolique : une présidente potentielle rendait spécialement hommage à des « jeunes » qui n*obtempèrent pas aux injonctions de la police (s*ils l*avaient fait ils seraient toujours vivants). Parallèlement, et par contraste, sa non-visite sur les lieux du meurtre de J.C. Irvoas (assassiné sous les yeux de sa femme et de sa fille pour avoir photographié un réverbère) fut la preuve d*une lâche indifférence. Elle signifiait symboliquement que les caïds ultra violents avaient tous les droits sur leurs territoires. 94% des musulmans ont voté pour S. Royal. Cela prouve que le choix du communautarisme fut le bon. C*est une très mauvaise nouvelle pour la république. Le PS s*engagera à coup sûr dans la pire démagogie communautariste pour conserver ce véritable pactole électoral.
ALAIN dit
Libé ADORE NTM
Avec sa « une » fort révélatrice et « subtilement » intitulée : Libé nique NTM, chacun sent bien que l’on vient d’atteindre une limite symbolique assez grave dans l’escalade démagogique chaque jour plus dérisoire de la presse de gôche. J’emploi le terme de gôche à dessein car il représente très précisément ce que la gauche est devenue : une précieuse ridicule outrageusement fardée qui se croit encore révolutionnaire grâce à l’illusion facile de ses fausses transgressions qui sont devenues LA norme banale et syndicalement exigée depuis belle lurette. Cette NORME lasse même ses derniers partisans. Les braves militants-lecteurs, jadis peu regardants, s’épuisent désormais. Ils deviennent peu à peu conscients des innombrables aspects pathétiques de l’idéologie « Libé » et de la ringardisation inexorable de ses postures de fin de règne. Libé c’est comme le PS : une coquille totalement vide. Bref ; Libé nous vend du boboisme comme d’autres du Macdo. Du prêt à penser pour le pseudo révolté qui est le représentant parfait du conformisme absolu de « l’époque Libé » désormais totalement has been. De même que le bourgeois désabusé de jadis s’encanaillait près des halles avec les petites frappes; la bobocratie de gôche d’aujourd’hui s’encanaille dans l’adoration sans vergogne et sans réflexion du « jeune », son nouveau « support-surface » idéologique prolétarien et délicieusement post pasolinien qui représente peut-être un dernier espoir de simulacre ultra bien-pensant. Le nouveau « bon sauvage » est donc devenu une sorte de racaille que nous aurions malheureusement totalement pervertie (et tant pis pour le « jeune » «à peu près normal » on s’en contre-fout). Nous n’évoquerons pas, non plus, le cas de l’ex terroriste Battisti afin de ne pas procurer d’orgasmes trop précoces aux « journalistes » de Libé. Ainsi donc, Libé nique NTM ou est-ce l’inverse ? Qui nique qui ? Voilà une bonne question et je vous remercie du fait que vous évitiez soigneusement de vous la poser. Est-ce Joey qui nique libé en triomphant du féminisme frelaté car il a frappé ses femmes sans la moindre vergogne ? Ou libé qui rêve de se faire définitivement niquer pour pouvoir enfin expier en nature? Pourquoi la gôche admire sans limites les pires machos réactionnaires dès lors qu’ils sont issus de l’immigration ? Par contre, elle rejette avec horreur les mêmes brutes dès lors qu’elles sont issues du lumpen prolétariat mais de couleur blanche. Les faces de craie ne trouvent pas la moindre excuse à leurs yeux. Pourquoi ? Idéologie ? Mode ? Injustice ? Racisme caché et inversé ? Aveuglement ? Haine de soi ? Schizophrénie ? Imbécilité pure? Je ne me le demande pas. Libé est le symbole parfait de la décrépitude absolue de la gauche et de son insondable niaiserie. Sarko tu joue sur du velours grâce à ces imbéciles ; tu peux les remercier tous les jours.
Devlin dit
Je préfère encore le terme de colonisation tout court plutôt que celui de colonisation inversée………… Puisque après tout les terres du Maghreb étaient judéo chrétienne au départ !
Devlin dit
D’abord je tiens à remercier l’auteur pour ce texte…
Maintenant mon intervention porte sur les interventions de Three piglets et de Ludovic Lefebre .
Messieurs je me sens plus ou moins en accord avec vos analyses portant notamment sur l’hyper-classe. Mais là où je diverge c’est que pour moi les jeux sont déjà faits !
L’Europe forteresse ? Je n’y crois pas un seul instant. Nous sommes dans un monde globalisé qui nous jette dans une compétition biaisée à la base !
Depuis trop longtemps la vieille Europe a concédé des pans de liberté par rapport à d’autre culture et cela sur son propre sol ! cela nous prouve que nous sommes dans un combat permanent. Vouloir inverser le processus de cette immigration arabo africaine que j’assimile à une colonisation inversée, pourquoi pas ? Mais si tel était le cas, alors il ne faudra pas se limiter à là l’Europe forteresse. Je suppose que vous comprenez ou cela peu nous mené ……….
Béret vert dit
Hum, j’en reviens au sujet:
Le problème ne réside pas dans les élèves, mais vraisemblablement provient des professeurs, enseignés par leurs élèves au lieu d’être enseignants.
Ludovic-Lefebvre dit
Voilà, nous y sommes. C’est le coeur du débat et de la solution, quand il y aura une révolte contre l’Hyper-classe, un bon truc à la Boulanger ou à la de Gaulle où les communistes, les nationaux, les gens de la droite trad et de la gauche classique baffoués auront les yeux ouverts et dans la même direction, pauvres, riches intègres, professions libérales, employés des grands groupes, classe moyenne, religieux, idéologues etc se réunissent enfin pour dire non que ce soit en “révolutionnant” ou en créant un véritable parti d’opposition qui serait de ne plus tout sâcrifier au saint pognon. Après ce sera compliqué, car qui “tuera” qui pour s’imposer ? Mais nous serons sortis de l’ornière. Et Thee Piglets prend les priorités dans le bon ordre, en mettant à terre le système, le reste suivra : l’éducation, l’immigration massive, la décivilisation, le communautarisme, la baisse de la délinquance (il en restera toujours); l’islamisation etc.
Three piglets dit
“sorry, je vois pas comment faire autre chose que de ne plus se rendre que rarement dans les zones conquises par d’autres peuples.”
La perte de territoire ne peut qu’être que provisoire et stratégique.
Je ne vois pas comment des populations ultra-citadines, subventionnées à mort avec nos impôts, peuvent survivre sans nos richesses.
C’est d’ailleurs la définition parfaite du parasite : nous avons, pendant des centaines d’années , vécus sans eux, eux, en 30 ans, ne peuvent vivre sans nous.
Pour pouvoir être indépendant, il faut pouvoir être auto-suffisant un minimum.
Et vendre des kebabs ou des minutes de téléphones ne suffiront pas à donner quoi que ce soit à ces gens là si nous faisons cessession.
Il faut prendre conscience que ces gens sont ici grâce au systéme, qu’ils vivent du système, c’est pour cela que je parle des “harkis du mondialisme”.
Ils ne sont nullement le moteur de leur propre présence en Europe, ce sont des pions qui ont été placé délibérément ici, chez nous, pour créer de l’insécurité et du conflit.
Ils sont les supplétifs des mondialistes, libéraux ou socialistes, et une fois le système à terre, ils ne seront plus rien qu’un excédent, comme les pieds-noirs le furent à leur époque.
Avant de s’occuper de cette question, qui est grave j’en conviens, il faut se concentrer sur ceux qui organisent tout cela, sur les idéologues et les bénéficiaires de ce systéme,ce sont eux nos véritables ennemis, les vrais fascistes.
Ils nous font payer notre propre asservissement et tout cela au nom de la tolérance, de la démocratie et des droits de l’homme.
va-de-soi dit
Et, ce qui va de soi, on leur laissera ce qu’on a de plus beau : les châteaux de la Loire, Notre-Dame de Paris, la Basilique de Saint-Denis (dans le 93), qui seront mosquéifiés.
Olivier dit
Tous les gens qui veulent échapper à cette décadence, de Finkelkraut à Régis Debray, ont vocation à participer.
La structure temporelle primordiale est l’école, qui a le mérite d’exister et qu’il va falloir défendre très bientôt parce que l’Etat fera tout pour que cette petite partie de service public qui lui a échappé (c’est la seule, en fait) ré-intègre la matrice. C’est autour de cette réalité que nous nous rencontrons déjà, tant de familles similaires dans leurs craintes, espoirs et volonté de tisser de nouveaux liens sociaux.
Ensuite je fais confiance à la providence pour ceux qui croient; les liens autour d’une paroisse qui a encore de la foi et de l’allant, sont forts. Je suis capable d’aller très loin dans la solidarité gratuite et désintéressée envers les paroissiens. C’est du local, c’est du concret et dans l’église la plupart du temps, a décadence du siècle n’entre pas (bon je sais que ça n’est pas partout le cas, mais enfin il y a de l’espoir).
Je pense que naturellemet tout ceci prendra corps devant la précarité qui monte et la conscience d’êtres très minoritaires. Rien de réellement politique là-dedans, et à mon avis notre seule interaction avec l’Etat devrait être de négocier pacifiquement toujours plus de souveraineté pour nos institutions et associations.
Quant aux pertes territoriales: sorry, je vois pas comment faire autre chose que de ne plus se rendre que rarement dans les zones conquises par d’autres peuples.
Ludovic-Lefebvre dit
Je pense que Three-Piglets est dans le réalisme, que la chandelle va se brûler toute seule, le problème est que ce soit avant qu’il ne soit trop tard.
Olivier, quelle organisation politique, populaire mettra cela en place ? Et moi qui ne suis pas catholique ou mon ami Rosenbloom, nous allons où ?
Et puis j’aime l’Alsace, la Bretagne, le Var, le Nord, Paris, le Limousin etc. Quelle partie céder et au nom de quoi ? Des gens vivent dans ce pays et décident de s’y adapter qu’ils l’aiment ou pas là n’est pas la question ou doivent dégager, mais, nous n’avons pas céder un mètre carré de terrain, non ?