La réalité ? Quelle réalité ?

Entre les murs, le livre de Begaudeau, dit vrai sur l’Ecole.

Publié le 07 juin 2008 à 16:30 dans Culture

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En décidant de décerner la Palme d’or au film de Laurent Cantet Entre les murs, le jury du Festival de Cannes, a offert au débat actuel sur l’école et son avenir, une formidable caisse de résonance. Enfin un film qui parle du rapport entre professeurs et élèves, de ses difficultés, de ses écueils. Mais aussi de ses petits bonheurs quotidiens qui font toute la joie d’enseigner, notamment dans ces zones de relégation sociale, ces fameuses ZEP de quartiers sensibles d’où, finalement, semble se dégager une incroyable et rafraîchissante énergie. Celle de cette jeunesse à laquelle fait face le professeur, François Bégaudeau, jouant à l’écran son propre rôle de professeur de français, ce qu’il fut pendant dix ans, à Dreux puis à Paris, dans des établissements difficiles. C’est de son roman, succès de librairie de l’année 2006, qu’est adapté le scénario du film de Laurent Cantet.

Le film est salué par la presse et le milieu du cinéma, notamment parce qu’il est “en prise avec le réel”, ainsi que s’en targue Bégaudeau : “J’en avais assez de tous ces livres de profs qui, sous couvert de raconter ce qui se passe, se réduisent à des essais au ton apocalyptique. Ils ne racontent rien, en fait. Ils filtrent la réalité pour la faire correspondre à leurs a priori idéologiques, le plus souvent réactionnaires.” La classe, voilà la réalité, celle du quotidien. Bégaudeau promet de nous donner à voir “la vraie vie d’une classe ordinaire d’aujourd’hui”. Les filtreurs de réalité disent que l’Ecole va mal et nous empêchent donc de rêver éveillés, ils nous empêchent de croire que tout le monde a du talent, que chacun a de formidables qualités qu’il suffirait de faire éclore au grand jour, que de la spontanéité maladroite et un brin charmante de ces élèves puisse sortir quelque chose de positif. J’exagère ? Bégaudeau ne nie pas les difficultés de l’école ; lui l’héritier, le fils d’enseignants, se fait le porte-parole d’un courant de pensée qui récuse la baisse de niveau et avec elle, toute nostalgie dont seraient nécessairement empreints ceux qui pensent qu’il faut donner aux élèves, à tous les élèves, de grands textes et de grands auteurs à connaître. “Il faut les prendre comme ils sont ces élèves”, lui fait dire un journaliste du Monde. Ils s’expriment mal, font des fautes de syntaxe à toutes les phrases, ont un vocabulaire très limité ? Donnons-leur à lire ce qu’ils ont envie de lire (c’est déjà bien qu’ils lisent, s’ils lisent), échangeons sur ce qui les intéresse et les touche en premier lieu, ancrons notre enseignement dans leur réalité et non dans un réel abstrait qui aurait pour effet de les braquer, qui agirait comme un repoussoir. C’est touchant, c’est émouvant, c’est généreux.

Curieusement, le roman de Bégaudeau est bien plus “juste” que les propos de son auteur. Entre les Murs ne se complait ni dans le fantasme, ni dans l’idéologie. Bref, l’écrivain Bégaudeau (et sans doute le prof Bégaudeau) est dans le vrai, dans la réalité, dans le réel.

De fait, dans ces établissements sensibles de banlieue (qui depuis une décennie ont aussi essaimé dans les quartiers populaires de Paris), la défaite de l’Ecole se traduit d’abord par une défaite du langage, fort bien dépeinte par l’écrivain dans son roman. Celui-ci sonne vrai, juste. On s’y croirait.

Il pointe ainsi fort habilement la minimisation du langage, la détresse linguistique dans laquelle sont plongés nombre de jeunes gens et ses corollaires, l’incompréhension et la violence. Incompréhension du langage du professeur et au-delà, de ce qui les entoure et du monde extérieur. Les jeunes élèves dont parle Bégaudeau n’envisagent les rapports sociaux que sous l’angle du rapport de force, incapables de se plier à une autorité, comprenant les remarques comme autant de défis, les injonctions comme autant d’agressions. Oui, c’est de cette réalité-là que parle, Bégaudeau, du racisme de certains, de l’antisémitisme de beaucoup, de l’homophobie comme norme. Bref, il décrit ce que nombre de professeurs vivent au quotidien, lesquels, et cela aussi il le montre parfaitement, sont de plus en plus las, fatigués, abandonnés et impuissants face au flot de problèmes qui submerge même les plus aguerris.

Quiconque fréquente les collèges aura un sentiment de déjà-vu en lisant la fin du livre. Celui-ci s’achève par la traditionnelle pièce de théâtre et l’annuel match de foot profs-élèves qui réconcilie tout le monde sur le pré. Oui, le vécu affleure sans cesse du roman de mon ex-collègue : j’y reconnais mon quotidien.

Je n’ai pas vu le film qui ne sortira que le 18 octobre prochain, mais je suis assez perplexe. J’avoue ne pas trouver, ni dans la vraie vie, ni dans les pages d’Entre les murs de quoi me rassurer sur l’avenir, celui de ces gamins comme le nôtre. Alors, qu’est-ce qui peut bien être, dans ce film, si “amazing”, comme l’a annoncé Sean Penn ? Qu’est-ce qui mériterait qu’on le montre à tous les élèves dans toutes les écoles, comme l’a demandé à Christine Albanel un journaliste de Canal + ? Qu’est-ce qui semble rassurer tout un petit monde qui vit bien loin de cette fameuse réalité tant louée ? J’ose espérer que ce n’est pas, justement, la réalité.

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  • 28 September 2008 à 7h54

    BOUIK dit

    Vous pourrez aller voir les commentaires du côté de chez Renaud Camus. C’est le même lamento.

    Quand on est prof, on ne peut tout de même pas se mettre à raconter, pour faire plaisir à Finkielkraut ou à Camus, que les éleves sont TOUS des nazillons, des voyous et des terroristes en puissance.

    Si un prof pensait que tous les gamins de 12 à 16 ans de sa classe sont des malfrats, il pourrait appeller une brigade de CRS à son secours, mais il ferait mieux de se suicider tout de suite ou de cesser d’aller au boulot.

    Oui, sans doute, l’enseignement des enseignants est de moins en moins bon. Mais à qui la faute? Pas aux arabo-musulmans, à ce que je sache. Ce ne sont pas eux qui font les programmes.

    (Ceci étant, même à la “bonne époque”, avant la Grande Peur de l’Islam il y avait toutes sortes de profs et pas que des bons. Des semi-alcoolos, des qui ronflaient, des délirants, des maniaques, des marmonneurs. Seulement a) les parents ne doutaient pas que l’école garantirait à leurs enfants un boulot meilleur que le leur ou au moins équivalent et b) les jeunes n’avaient pas la télé en permanence, la vidéo, internet, les jeux ordinateurs, les balladeurs etc. etc. Les pick-up n’étaient pas transportables. Et les profs doivent se faire entendre dans un contexte radicalement nouveau, où les jeunes sont devenus un “segment de marché” c) c’était encore l’époque où le brave père de famille avait le droit de torgnoler – et même assez vachement – et avait la torgnole facile et il encourageait le prof à en faire autant. Dans une société qui accepte le cognage, il est probable que ce soit bien plus simple pour les profs. (Et je ne dis rien de l’enseignement des jésuites ou autres ordres, qui l’avaient incroyablement facile en prenant en pension des mouscaillons au berceau et en les faisant vivre pratiquement sans contact avec leur famille Alors là bien sûr : beaux résultats garantis : on peut fabriquer des encyclopédies ambulantes à la pelle (et aussi pas mal de révoltés)) et e) le facteur de l’immigration vient se rajouter aux autres transformations très rapides que je viens de citer.

    J’ai un rêve ; que les profs se lèvent comme un seul homme et annoncent, un beau matin, en s’adressant nommément à Renaud et à son ami Alain. “Voilà : C’est lundi, mais pour nous, c’est fini. On rentre plus. On vous les laisse, c’est vous qui avez les idées. Toutes les idées. On les lâche dans les rues. Démerdez-vous.”

    Voilà. Je voudrais entendre la réaction de Camus, qu’il nous transmettrait depuis son manoir de Plieux-Sous-Les-Vaches et de Finkielkraut, si on arrive à l’attraper en France Culture, sa banlieue verte protégée et ses séances de bronzage dans les Antilles anglaises.

    Chacun d’eux me fait penser à un type qui, ne voulant pour rien au monde se salir avec le camboui, confirait sa voiture achetée 25 ans auparavant et jamais entretenue, à un mécanicien, et n’arrêterait pas de l’asticoter pendant qu’il travaille et de lui taper sur l’épaule en répétant : “C’est fait ? Ça y est? Je peux la reprendre? Qu’est-ce que vous prenez comme temps! Vous n’êtes vraiment pas compétent”.

    Les pires critiques contre les profs viennent souvent de gens qui, bien qu’ayant reçu une éducation dans un lycée public, n’aurait pas voulu s’ABAISSER à enseigner dans un collège ou un lycée, même pas banieusard – un lycée bien ordinaire, avec des élèves bien sages aux yeux bleus.

    Pour eux, c’était, c’est et cela restera un boulot pour les inférieurs.

    Tant de beaux parleurs qui prétendent tout à coup s’intéresser passionnément à la “transmission de la culture frrrrançaise aux jeunes” alors qu’ils ont justement choisi d’enseigner à des adultes, de classe privilégiée, parce qu’enseigner aux adolescents, même ceux qui ont des yeux bleus, c’est beaucoup trop dur pour leur petite nature. Et pour les honneurs, ce n’est pas terrible ! Ces beaux messieurs n’ont pas voulu se souiller en fréquentant la caste des enseignants de collège.

    Le choix de carrière de gens comme Finkielkraut et tant d’autres a été fait en raison de la perception de la valeur de l’enseignement universitaire par opposition à la moindre valeur de l’enseignement secondaire, mais aussi parce que ces gens-là n’auraient jamais eu ni la patience, ni l’humilité, ni la maîtrise de soi qu’exige l’enseignement aux jeunes, même à ceux de Neuilly-Passy.

    Leur choix aurait été le même sans dégradation de l’enseignement et sans blacksblancsbeurs.

    Et cette hiérarchie des valeurs existe depuis très longtemps.

    Beaucoup d’universitaires se feront toujours un plaisir de regarder de haut les enseignants des collèges et des lycées. C’est dans l’ordre des choses.

    Leur intérêt pour l’école s’est réveillé, soudainement, o suprise, quand le feu – pourtant annoncé depuis des lustres – a pris à la marmite banlieusarde.

    Avant, de ce qui se passait au collège : ils n’en avaient cure.

    Pas plus d’ailleurs, qu’ils ne se sont souciés du sort des pauvres gens, de souche ou pas de souche, qui ont perdu leurs emplois, durant les 20 dernières années, dans les entreprises automobiles et les autres secteurs de l’industrie, et qui les préoccupe, je vous jure, tellement tellement aujourd’hui. Enfin, surtout quand cela permet de convaincre le travailleur de souche qu’on s’intéresse vraiment à lui afin de
    canaliser le plus possible sa colère contre “l’étrange” plutôt que contre les élites responsables.

    Cette façon de monopoliser les tribunes pour parler de sujets auxquels on a volontairement fait écran (par peur de réveiller les démons de la lutte des classe) et empêché de traiter pendant 20 ans, c’est tout de même très culotté. J’appelle cela de l’opportunisme.

    Faux héros de la dernière heure.

  • 22 June 2008 à 9h20

    Emilie dit

    “”"que nous repartions sur des bases plus saines (certains pensent que rien ne peut vraiment changer, que c’est utopiste de le croire, pas moi).”"”

    Attendre , voir et saisir le “Kairos”…?

  • 21 June 2008 à 21h21

    Ludovic-Lefebvre dit

    Pourvu que vous ayez raison, cher Three Piglets, que ce soit le plus vite possible, qu’on en finisse et que nous repartions sur des bases plus saines (certains pensent que rien ne peut vraiment changer, que c’est utopiste de le croire, pas moi).
    Ps : c’était le parrain 3, pas le 2.

  • 20 June 2008 à 21h01

    Three piglets dit

    Les décennies?
    Je dirai les années qui arrivent.
    Cela craque de partout et rien de mieux qu’une bonne guerre pour remettre tout cela à niveau, comme après la crise de 29 par exemple.
    Nous saisirons cette fenêtre de tir pour retrouver une souveraineté perdue entre la fête de la musique et le traité de Lisbonne.

  • 20 June 2008 à 20h30

    Ludovic-Lefebvre dit

    J’écris cela par réserve, peur de me tromper, cher 3 Piglets. L’Histoire est pleine de surprises bonnes et mauvaises. Qui, à part Todd, avait pu prédire la chûte du mur de Berlin, l’effondrement du communisme ? Qui avait prévu le onze septembre, à part Ben Ladden ?
    Notre Histoire est un rebondissement de situations digne de Rocambole (que j’aime beaucoup) et dans le vécu, nous pensons toujours que c’est figé, inéluctable. Evidemment, nous constatons avec raison que l’Europe ne peut que devenir musulmane pour les pauvres et hyper-classe dominante pour les très très nantis. Mais que nous a appris l’Histoire ? Que tout le monde peut être tué (source le parrain 2), qu’aucun régime n’est à l’abri d’un bouleversement (Louis XV n’avait pas prévu la révolution, les gallo-romains l’arrivée des Huns, non ?) .
    La démocratie française qui va perdurer malgré leur verrouillage, vous y croyez vraiment ?
    Tout va énormément bouger dans les décennies à venir et certainement pas de la façon dont c’est prévu.

  • 19 June 2008 à 1h31

    Three piglets dit

    “Ce qui va se passer dans les années à venir ne sera peut-être pas cataclysmique,”

    Vous êtes d’un optimisme…

  • 18 June 2008 à 3h19

    Ludovic-Lefebvre dit

    Une pensée me vient et autant la mettre puisqu’il s’agit d’un salon de réflexion d’autant plus que celles-ci partent aussi vites qu’elles n’arrivent et qu’il est dommage parfois qu’elle ne reste pas quelque part en attendant d’être mieux utilisée. On constate souvent dans la chute de notre système scolaire : la patte de Lang, l’esprit trotskiste, la déculturation par l’immigration qui doit apprendre une nouvelle langue en plus de la sienne en instantané (ce qui ne doit pas être facile), l’abandon des élites et des politiques. Il y a, bien sûr, du vrai là dedans et loin de moi l’idée de remettre en cause ces bonnes analyses puisque réalistes.
    Il y a cependant un autre facteur parmi d’autres certainement qui est la vulgarisation de la psychanalyse. Je m’explique : en privilégiant le ça et en dénigrant le surmoi qui serait la source de toutes les névroses selon Freud qui avait eu l’indéniable honnêteté de mettre ses thèses au conditionnel ce qu’auraient du continuer de faire ses adeptes, nous sommes entrés dans un mode de pensée, un modèle de société où les sources d’autorité dont celles de l’enseignant et du père qui sont les primeurs donc les plus importantes seraient les “sources du mal”.
    L’autorité, un mal alors comment l’accepter pour l’élève, l’enseignant, le directeur d’école, l’inspecteur d’académie, le ministère.
    En entrant dans un manichéisme forcené entre le ça et le surmoi, un combat au lieu d’une subtile cohabitation nécessaire à l’épanouissement de l’individu et de la cité étroitement lié, nous perdons peu à peu l’organisation qui ne peut être que hierarchique pour fonctionner quoi qu’en dise Rousseau.
    Je ne sais avec quel burin, quel ciseau, quelle masse, il serait possible de sculpter à nouveau l’idéal passant par les autres donc le civisme pour se rendre compte que le bonheur est là, dans l’oubli de l’égo atrophié avec ses exigences irréalistes. L’Histoire nous a montré qu’avant qu’une barre ne redevienne droite, il faut souvent la tordre aussi fort dans l’autre sens, si nous devions réellement changer et non, nous réformer pour rester à l’identique, je crains qu’il nous faille passer par une étape désagréable de type totalitaire ou autre, excessive comme l’est toujours une révolte avant de retourner à une société plus équilibrée. Ce que je dis, bien sûr, pour une civilisation vaut également pour un individu : lorsque la vie nous amène à bouleverser nos jugements, il n’est pas rare que nous prenions un contre-pied exacerbé dans un premier temps.
    Ce qui va se passer dans les années à venir ne sera peut-être pas cataclysmique, mais sera de toute façon passionnant à observer, car malgré notre mauvaise volonté commune : “entre les murs” ne pourra perdurer, s’empirer jusqu’à la déchirure, aller dans un autres sens seront les évidences qui s’imposeront. Ce souvent ce sont les évènements qui nous changent et rarement nous, exceptés quelques géniaux scientifiques, comploteurs révolutionnaires, qui les changeons.

  • 18 June 2008 à 2h41

    Ludovic-Lefebvre dit

    “Quand une société ne peut pas enseigner, c’est qu’elle ne peut pas s’enseigner.” Péguy dans “la rentrée”.

  • 18 June 2008 à 2h26

    Ludovic-Lefebvre dit

    Ca fait rêver, non ?

  • 17 June 2008 à 18h55

    Devlin dit

    Oh bon sang j’imagine la scène……..

  • 16 June 2008 à 21h08

    Ludovic-Lefebvre dit

    Ho que c’est gentil, Devlin, merci. J’en ai tout autant à votre égard, ainsi qu’à ceux de nombreux autres contributeurs de ce joyeux salon pour lequel je me dis heureusement qu’il soit virtuel, car il y aurait déjà eu du sang sur les tentures, des histoires d’amour dans les alcôves et des amitiés redoutables. La pauvre maîtresse de maison aurait toujours l’aspirateur d’une main, le téléphone appelant le 17 ou le 18 de l’autre et sa gentilhommière serait depuis longtemps baptisée “l’asile” par les voisins.

  • 16 June 2008 à 17h58

    Three piglets dit

    Devlin : c’est un exemple à ne pas prendre au pied de la lettre.
    Si à 200 dollars, le systéme est mort, alors à 300, il est pulvérisé.
    Cela ne change rien au propos :la mondialisation libérale est possible grâce à l’énergie bon marché.
    La relocalisation semble notre horizon.
    Mais qui dit relocalisation des marchandises, dit, relocalisation de l’armée de réserve du capital, à savoir l’immigration.
    Quoi de plus normal après tout?
    Chaque peuple a le droit de s’auto-déterminer.

  • 16 June 2008 à 17h58

    Régis dit

    Three piglets a dit:
    “les ‘valeurs’ dont on nous gave à longueurs de journée”

    Avec la capacité d’analyse dont vous faites montre, je ne m’étonne pas qu’une seule de vos journées puisse avoir plusieurs longueurs…

  • 16 June 2008 à 16h14

    Devlin dit

    Three-piglets : le baril de pétrole n’aura pas besoin d’atteindre les 300 dollars pour que tout s’écroule. Si ce dernier dépasse les 200 dollars alors ce sera déjà un cataclysme.

    Cher Ludovic avec votre prose il n’y a jamais de minute ennuyeuse.