La race des Zemmour

Faut-il lyncher le journaliste ou simplement le pendre ?

Publié le 22 novembre 2008 à 9:48 dans Société

On est évidemment là en présence de l’un de ces mots-pièges qui sont aussi les mots-clés du monde contemporain. On a longtemps cherché à déterminer des différences hiérarchiques entre des races au sein de l’espèce humaine, soit par la couleur de peau, soit par les origines géographiques, etc. On a aussi parlé de “race juive” et de “race germanique”… on connaît les dangers de l’établissement d’une échelle de valeurs entre les groupes humains. Ainsi peut-on lire ceci dans le petit fascicule pédagogique Encyclopédie par l’image des races humaines publié par la Librairie Hachette en 1924, sous la photo d’une jolie garçonne souriante des années folles : “Charmant type de cette race blanche au nez droit, aux lèvres fines, qui l’emporte aujourd’hui sur toutes les autres par le nombre comme par la valeur intellectuelle de ses représentants.” Mais l’on y apprend également que “l’odeur de la peau serait aussi caractéristique de certains groupes ethniques (Nègres, Chinois, Australiens)”…

En 1950 l’Unesco publie finalement l’opuscule The race question qui eut pour ambition de clore le débat “racial” : rédigé par une pléiade d’éminents scientifiques, le texte récuse catégoriquement la notion de « race humaine ». Claude Lévi-Strauss y écrit notamment : “Le péché originel de l’anthropologie consiste dans la confusion entre la notion purement biologique de race (que la génétique moderne conteste) et les productions sociologiques et psychologiques des cultures humaines.” La notion ancienne de “race” venait donc de s’échouer avec fracas dans la grande remise en question de l’après-guerre… les hommes n’appartiendraient donc plus à des races (différentes, antagonistes, dominées, dominantes, supérieures, inférieures, etc.), mais à des groupes fédérés autour de cultures et de valeurs.

Cette vision raciale archaïque (insistant tristement sur l’odeur des “nègres” et sur la “supériorité” intellectuelle des blancs) a en tout cas été déclarée hors-la-loi et c’est tant mieux. Pour autant, cela ne fait pas disparaître les différences ethniques. En ce sens, l’usage que fait Zemmour du mot-piège « race » ne renvoie aucunement à une définition raciste, mais plutôt à une acception “faible” de ce terme, renvoyant simplement aux dissimilitudes visibles entre les individus. Lorsqu’il parle de “races” noires et blanches, Zemmour n’a pas pour ambition “nauséabonde” de hiérarchiser les types humains selon la couleur de leur peau, mais de parler des “communautés” qui revendiquent de plus en plus de reconnaissance et de “visibilité”. Evidemment, Zemmour provoque, pousse le curseur trop loin, cabotine. Il fait son show. Mais sa provocation montre que l’antiracisme (cette religion du siècle comme l’ont dit certains…) a presque réussi à nous faire basculer dans un meilleur des mondes, où les différences entre couleurs de peau, ou communautés, ne seront même plus dicibles… Un monde dans lequel, bien que black ou pâlichon, nous serons tous intérieurement métissés.

Un détail a échappé aux lyncheurs de Zemmour (qui avait déjà été pendu trois fois et immolé six fois, suite à la publication du Premier sexe. Dans la perspective de l’apologie du métissage qui est la leur, la différence entre les types humains est une donnée centrale. Car on ne métisse pas du semblable, mais du dissemblable. Bref, Zemmour pense que nous pouvons être égaux et différents. C’est ce qui confère tout leur charme aux histoires d’amour et aux voyages.

Cette condamnation hystérique du provocateur Zemmour par d’ardents antiracistes défenseurs des “quotas” pose une ultime question. Comment mènera-t-on la lutte contre les discriminations sans accorder une reconnaissance de la nation aux différents groupes ethniques et à leurs cultures, lobbyings, combats associatifs et politiques respectifs ? Faudra-t-il créer des catégories permettant de distinguer Harry Roselmack de Laurence Ferrari ? Les statistiques ethniques finiront-elles par s’imposer tandis que nous serons sommés de prier chaque matin la Déesse Diversité ? Dans une France qui réclame à cor et à cri des présentateurs de télé black, des préfets de police black, des députés basanés, des PDG métis, et des DRH visibles on peut peut-être ranger le mot “race” au magasin des accessoires mais il faudra bientôt lui trouver un synonyme convenable et souriant.

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  • 26 December 2008 à 5h53

    GwendanN dit

    La loi Taubira parle de l’esclavage et de la traite atlantique, et un ’causeur’ (voir ci-bas) nous parle -après le mélange des genres avec la ‘rumeur’ en plus sur l’origine d’une certaine…”loi opportuniste cédée par un président sénile à une hystérique communautaire pour la remercier d’avoir volé quelque voix à Jospin en 2002″ (j’aime pas les fautes en français, mais bon)- de l’existence des “historiens dignes de ce nom et pas ceux qui comparent Napoléon à Hitler histoire d’exciter un peu plus la fibre repentante des biens pensants”…
    On se demande alors, s’il ne s’agissait que d’histoire réelle, pourquoi nous parle-t-on “de Samory,Shaka et Behanzin (qui) auraient eu plus de chances de finir devant le TPI qu’au Panthéon s’ils vivaient aujourd’hui,le fait que les Britanniques comme les Français n’eurent aucun mal à trouver de l’aide de la part des populations qu’ils asservissaient donne déja une indication” (j’oubliais qu’en français toutes les histoires s’écrivent avec un H) et quel rapport avec la traite atlantique ou avec la Loi Taubira?
    Je ne suis pas ‘storyteller’ mais je sais au moins par curiosité que:
    -L’après Shaka a donné l’appartheid…
    J’imagine que pour notre homme vaut mieux avoir Shaka au TPI que d’empêcher la genèse de la ségrégation ‘raciale’
    - Béhanzin fit un voyage forcé en Martinique, on est sous la période coloniale…Pour autant, on lui fit faire un voyage similaire à celui des esclaves…
    Ah, le TPI à l’image du Code Noir aurait été assez juste pour condamner un homme qui a fini sa vie en Algérie en 1906 (Algérie hum! intéressant fin de parcours n’est-ce pas?)
    -Samory… Rien à dire, on a tellement parlé de cette homme et de sa supposée résistance-collaboration avec l’armée coloniale, qu’il est à la limite imprudent d’ajouter quoi que ce soit… Utilisez un moteur de recherche et vous aurez certainement des réponses….
    Parfois, on est tenté par une action virtuelle basée sur l’envie profonde de rétablir les choses… Elle m’a touché en lisant une ’causerie ici’…

  • 22 December 2008 à 20h33

    Gwendan dit

    La loi Taubira n’est qu’une loi opportuniste cédée par un président sénile à une hystérique communautaire pour la remercier d’avoir volé quelque voix à Jospin en 2002.
    Elle est rejetée par tous les historiens dignes de ce nom et pas ceux qui comparent Napoléon à Hitler histoire d’exciter un peu plus la fibre repentante des biens pensants. Samory,Shaka et Behanzin auraient eu plus de chances de finir devant le TPI qu’au Panthéon s’ils vivaient aujourd’hui,le fait que les Britanniques comme les Français n’eurent aucun mal à trouver de l’aide de la part des populations qu’ils asservissaient donne déja une indication.
    Sinon pour le reste.. bien sur interdisons le théatre,retirons les “tintin” des étalages, réecrivons l’histoire et les livres.. Et ceux qui ne sont pas d’accord envoyons les travailler à la campagne pour les réeduquer.
    “Et mille fleurs s’épanouiront..”

  • 14 December 2008 à 19h23

    pipal dit

    Il ne faudra jamais croire que les poubelles de l’Histoire ont été vidées.

    Tout comme il persiste un révisionnisme de l’Histoire de la Shoah -et ce malgré les lois qui pénalisent sa négation – il persiste de façon bien plus vigoureuse un révisionnisme de l’Histoire des traites esclavagistes et des horreurs de la colonisation. Révisionnisme d’autant plus vigoureux qu’il est cautionné et appuyé par certains intellectuels et universitaires (notamment a la tristement célèbre université de Lyon III)

    Et la seule loi Taubira n’est qu’un bien petit paravent contre les saillies révisionnistes de l’Histoire de l’Esclavage (a l’instar de l’Article 416 du Code Civil contre les discriminations raciales) D’autant que certains députés ont tout fait pour tenter de l’abolir (en vain, a ce jour, heureusement !)

    J’aimerais bien que l’on me décrive les « faits » imputés à Shaka Zoulou, à Samory et a Béhanzin…. Ils ont l’air tellement clairs et limpides qu’on les cite comme vérité immanente… Mais bon : dans la tête d’un fanatique il y a souvent de drôles d’évidences… comme dire a tout prix que les nègres sont des sauvages qui se déchiraient entre eux…et que le Bon Blanc est venu y mettre bon ordre… et qu’il a été si bon et si gentil qu’il les a invité a traverser gratuitement enchainés a fond de cale, dans des conditions de promiscuité et d’insalubrité innommables…puis qu’il les à vendus et traités comme des bêtes, une fois arrivés dans les colonies du Nouveau Monde… que le régime qui leur était infligé était celui du très sympathique Code Noir (parmi quelques joyeusetés du Code noir : l’Article 38 concernant les punitions infligées aux fugitifs : des oreilles coupées à la mort en passant par diverses mutilations… je ne parle même pas de l’insupportable labeur au quotidien…

    Puisqu’on parle de faits : en voici quelques uns qui expliquent la vision erronée que certains peuvent avoir de Béhanzin ou de Samory = (extrait d’un article)

    Le théâtre a une responsabilité indéniable dans la fabrication des clichés, en particulier ceux qui touchent à la représentation de l’Autre. Il faut dire que le théâtre a été durant des siècles le seul média populaire. Victime de la censure, récupéré par le pouvoir et souvent même instrument de propagande, cet art de représentation a, pour une bonne part, contribué à façonner les images qui hantent aujourd’hui encore la conscience collective. C’est ainsi par exemple que la figure du bon roi nègre anthropophage s’est imposée dans les années vingt avec le succès retentissant de Malikoko au théâtre du Châtelet. Et ce nègre vorace, mais tellement drôle, qui faisait bouillir dans son chaudron les pauvres explorateurs égarés, devint l’ogre exotique de toute une génération de petits Parisiens.
    Le nègre qui fait peur
    Dès les dernières décennies du XIXe siècle, le monde du spectacle s’était largement fait l’écho de l’expansion coloniale en magnifiant la conquête dans des pièces exotiques à grand spectacle. Le Châtelet avait adapté la Vénus noire d’Adolphe Belot en 1879 et en 1895 l’Opéra-comique avait fait jouer Le Roman d’un Spahi d’après l’œuvre de Pierre Loti. Les victoires de l’armée française sur Samory et Béhanzin avaient fait l’objet de grandes fresques militaires : Cinq mois au Soudan aux Arènes du Bois de Boulogne, La Conquête du Dahomey au Théâtre du Châtelet, Au Dahomey au Théâtre de la Porte Saint-Martin, Les Français au Dahomey au Cirque d’Hiver, Un héros au Dahomey dans la grande salle du Tivoli-Wauxhall, etc.
    En fait, dès la fin d’année 1892, peu après la victoire de l’armée française à Abomey, la plupart des théâtres de Paris et de Province programmèrent des pièces à grand spectacle qui mettaient en scène le Dahomey et ses furieux guerriers que les courageux soldats français étaient parvenus à mâter. Les intrigues de ces pièces coloniales étaient interchangeables et obéissaient toutes au même schéma : venus accomplir leur mission humanitaire et civilisatrice, les Blancs sont confrontés à la sauvagerie de peuples cannibales, adeptes des sacrifices humains et pratiquant encore l’esclavage.
    Le spectacle était tout entier dans l’exhibition de l’Afrique et de ses indigènes. On se passionnait pour les grandes pantomimes : le Soudan aux Arènes du Bois de Boulogne, le Congo à l’Hippodrome. Même le music-hall organisait des revues exotiques avec d’authentiques sauvages. En 1878, les Folies-Bergère accueillent les terribles Zoulous. Le Casino de Paris donne le spectacle de cent Dahoméens et vingt-cinq Amazones en 1893.
    L’image que le monde du spectacle donne des Africains épouse les représentations qu’en propose la presse pour justifier la mission coloniale : ce sont des sauvages qui ne connaissent rien du monde civilisé et se montrent d’une grande cruauté. On déterre les vieilles hantises, tandis que la science leur donne un vernis d’authenticité et que les reconstitutions pseudo-ethnographiques prennent le relais. En 1887 le Jardin d’Acclimatation offre le spectacle d’une tribu Achanti avec guerriers, femmes et enfants, c’est au tour des Somalis en 1895. Et en 1900, ce sera un village d’Abyssinie qui fera sensation à l’Hippodrome.
    Les théories scientifiques, dans la mouvance darwiniste, font de l’Africain un primitif, tout droit sorti de la préhistoire, dont l’évolution s’est arrêtée à l’âge de pierre. Les affiches qui annoncent le spectacle des Zoulous ou celui des Achantis nous donnent à voir des guerriers aux corps convulsés, vêtus de plumes ou de peaux de bête, bouclier et sagaie au poing, un rictus effrayant sur le visage. Le Casino de Paris montre une Amazone en furie, qui, bardée d’un sabre et d’un fusil, brandit des têtes coupées.

    Les « faits » à charge évoqués de façon complaisante ne sont que de la vieille propagande coloniale du 19eme siècle. Propagande que quelques historiens révisionnistes ont tenté d’ériger comme vérité … et que d’autres révisionnistes fanatiques essaient d’imposer dans ce forum !

    A suivre…

  • 13 December 2008 à 17h36

    isabelle dit

    Dans cette histoire, ce qui est en jeu ce n’est pas finalement le mot “race” et ses trois interprétations (vulgaire,scientifique et philosophique).
    C’est l’usage politique qui en est fait. Zemmour reproche à ses contradicteurs d’être i”idéologues”.
    Mais lui-même, intellectuel, choisissant l’interprétation vulgaire du mot ,coupant ce faisant toute communication avec le philosophe, ne cherchait-il pas à rallier à son panache “blanc” un maximum de personnes peu informées ? Et ce en fonction d’une idée politique ?

  • 13 December 2008 à 3h56

    Gwendan dit

    Rectification je voulais dire “Van Helsing c’est dans Dracula”

  • 13 December 2008 à 3h55

    Gwendan dit

    Oulala ,là c’est de l’artillerie lourde ,bon l’histoire revisitée façon “les ogres” où “les indigénes de la république” ça fait peut-être tomber JKB en pamoison d’admiration,mais moi ça me laisse froid tout simplement parce que les faits sont là.
    Oui Shaka,Behanzin,et Samory étaient des esclavagistes et des massacreurs de masses,les témoignages de l’époque affluent dans ce sens et ils sont sans doute plus fiable que ceux qui ont appris l’histoire en écoutant Kery James deux siécles plus tard. Je sais bien que c’est la grande tendance tiers-mondistes de transformer n’importe quel barbare en grand penseur et n’mporte quel empie oppresseur en civilisation raffinée dés lors qu’il s’est opposé aux puissances coloniales,mais la réaltié est tout autre et non l’afrique n’était pas un joli eden où il n’y avait ni violence,ni massacre,ni esclavage avant que eles européens n’arrivent.
    Quand à la métaphore sur frankenstein, dans le cas présent la traite transantlantique est une conséquence directe de l’esclavage pratiqué ENTRE africains, donc effectivement il y a bien eu un docteur frankenstein mais ce n’est pas lui qui as détruit le monstre puisqu’il esaie même de le faire revivre.En revanche, ce sont bien les européens qui ont mis fin à cette pratique,y compris en afrique pour un temps, car,chose difficile à avaler pour les antiracistes de salon,c’est la colonisaiton qui s mis à l’esclavage en afrique.Esclavage qui s’est trouvé à être pratiqué à nouveau aprés le départ des européens. Dans l’histoire de l’esclavage ,les européens ne sont pas les frankensteins mais plutôt les van helsings (bon Van Helsing c’est dans frankenstein mais on va pas chipoter hein..).Quand à rendre les européens responsables des dictatures en afrique,il n’y qu’a voir la facilité avec la quelle u nMobutu,Un Kabila où un Gbagbo peuvent commettre toutes sorte de crimes tout en fanatisant des foules entières à leur profit pour voir qui sont les responsables de leur maintien au pouvoir pendant des années.Les européens traitent certes avec eux mais ce ne sont pas eux qui les applaudissent et se battent pour eux.Il n’y qu’a voir qui constituait les comités venus applaudir Khadafi pour se faire une idée.
    Voilà quelques faits toujours bons à rapeller face à la désinformation.

    @JKB
    “Il faut sans doute arrêter de regarder le monde du petit bout de sa lorgnette. Que sais-tu des luttes de ceux que tes semblables n’ont pas mis dans les livres d’histoire ? Schoelcher, Voltaire et Montesquieu n’ont-ils pas eu leurs équivalents dans quelques cales de navires négriers? Qu’en sais-tu ?”

    Là on retombe dans une analyse “adolescente de l’histoire”,le “petit bout de la lorgnette” n’existe pas,les faits sur lesquels on peut se baser oui.Outre le fait que de manière générale celui qui as posé un problême sur la place publique a toujours plus de place dans l’histoire que celui qui griffone des idées noires dans sa chambre sur un papier avant de le jeter au feu ,cet argument “Schoelcher, Voltaire et Montesquieu n’ont-ils pas eu leurs équivalents dans quelques cales de navires négriers? ” me rapelle la caricature de l’universitaire bobo des simpsons ,dites-vous bien que dans le cas présent il n’y a aucune chance qu’il y ait eu l’équivalent d’un Schoelcher où d’un Montesquieu dans les caves de négriers ,pour la bonne raison que les esclaves vicitmes de la traite transantlatique ne remettaient pas en cause le principe de l’esclavage et pour cause: la majorité d’entre eux avaient été été esclavagiste avant d’être esclave où appartenaient à des tribus qui se livraient à l’esclavage. D’ailleurs ils n’étaient pas rares que certains d’entre eux soient capturés en représailles de captures qu’ils avaient eux-même effectués peu de temps auparavant, ceux qui faisait qu’un vendeur d’esclave pouvait se retrouver vendu le lendemain par la tribu à qui il avait fait du tort.
    Et pour la conclusion,les négriers européens ont certes profité de l’esclavage en afrique(ce qui est evidemment condamnable) mais ne l’ont pas inventé et ne l’ont pas amené. C’est en voyant que lors des échanges commerciaux effectués dans les comptoirs européens en afrique certaines tribus venaient leur proposer des esclaves que certains individus ont décidé d’en tirer profit,les premiers témoignages d’européens à avoir assisté ce spectacle prouvent que la majorité d’entre eux étaient indignés lors qu’on leur proposait ce type de marché,malheureusement par la suite il s’est trouvé d’autres individus moins scrupuleux…
    Mais le fait est le suivant,il n’y aurait pas eu de traite transantlantique s’l n’y avait pas eu de traite interafricaine et c’est biens aux européens que l’ont doit la disparition où du moins la diminution de cette pratique.

  • 8 December 2008 à 22h41

    pipal dit

    Shaka Zoulou , Behanzin et Samory etaient des esclavagistes de masse…

    Premiere nouvelle!

    Encore une nouvelle invention d’histoire revisionniste du continent africain.
    A ce propos… Behanzin etait décrit comme un souverain eclairé tant que la France n’avait pas de vues colonialiste sur le Royaume du Dahomey. Certaines images d’Epinal en attestent…
    Des lors que la France se mit en guerre contre ce Royaume, le ton des images d’Epinal changea du tout au tout: Behanzin devenait dépravé, cannibale; et j’en passe…

    Voila l’image que vont revendiquer certains… C’est leur choix!

    Puisque Victor Schoelcher n’etait pas africain, ni Montesquieu (heureusement, par ailleurs…j’aurai l’occasion d’y revenir) pourquoi ne pas parler du Haitien Anthenor Firmin (“De l’égalité des races”)? Je ne parle pas de Cheikh Anta Diop, car il va provoquer une grosse crise d’urticaire pour ceux qui croient encore a l’Occident pur et civilisateur…

    Quant a l’Europe qui finit par abolir…ben…seul le Dr Frankeinstein a le pouvoir d’arreter le monstre qu’il a créé!! Ne voila t’il pâs que l’on demande à ceux qui ont subi la traite transatlantique de trouver AUSSI le remede contre elle…(Remarque: pourquoi pas, apres tout? ledit remede aurait été une revolte contre l’Occident..revolte qui aurait sans doute tué dans l’oeuf la Colonisation, suite macabre de la Traite Transatlantique…)

    Quant au dirigeants corrompus… Helas, ils sont portés a bout de bras par les anciennes puissances coloniales. Des qu’un dirigeants africain se demarque de son ancien colonisateur (comme Patrice Lumumba, Thomas Sankara, Kwame Nkrumah, entre autres), bizarrement il fini assassiné…alors que les dictateurs meurent dans leur lit….

    Debat a suivre!

  • 8 December 2008 à 15h29

    JKB dit

    Gwendan : “Alors il faut arréter au bout d’un moment …”

    Mais il faut arrêter quoi ?

    Il faut sans doute arrêter de regarder le monde du petit bout de sa lorgnette. Que sais-tu des luttes de ceux que tes semblables n’ont pas mis dans les livres d’histoire ? Schoelcher, Voltaire et Montesquieu n’ont-ils pas eu leurs équivalents dans quelques cales de navires négriers? Qu’en sais-tu ?

    On peut apprécier tous ces personnages et se référer à leurs écrits mais on ne peut pas dire qu’ils furent les seuls à penser ainsi. Ce ne sont que les seuls dont la pensée t’est connue.

  • 8 December 2008 à 10h21

    Gwendan dit

    Aprés cette petite séances d’ethnomasochisme.Posons les vraies questions qui dérangent: Qui a aboli l’esclavage en premier? qui le pratique encore aujourd’hui? Victor Schoelcher,il était du Gabon où du Cameroun? Voltaire et Montesquieu ,ils étaient sénégalais où mélanésiens? Des esclavagistes de masse comme Samory,Behanzin où Shaka étaient-ils norvégiens?Irlandais? Les cas d’esclavage moderne ,parfois même entre gens de la même famille, les trouve dans des foyers bretons? Normands? alsaciens?.

    Alors il faut arréter au bout d’un moment …

  • 6 December 2008 à 15h17

    JKB dit

    pipal : “Comme les fadaises a propos des “noirs qui ont inventé l’esclavage”

    Pourtant l’esclavage semble quelque chose de très anciens. Et comme l’Afrique est probablement le berceau de l’humanité, il me paraît effectivement probable que l’Afrique est le berceau de l’esclavage.

    Sauf bien sûr si on désigne par le mot “esclavage”, uniquement la déportation d’Africains par des Européens, à destination de l’Amérique.

    Enfin, je viens de lire récemment que les Afro-Américains ont environs 20% de gènes d’Européens. S’il fallait rechercher un péché originel ils seraient donc eux même des esclavagistes à 20% alors que moi, descendant principalement d’humbles paysans français, je doute de devoir endosser une telle part de responsabilité.

    Mais bien sûr, on pourra me dire que je suis responsable dans la mesure ou je profite aujourd’hui des richesses accumulées par mon pays de blancs au détriment d’esclaves noirs. Je pense que c’est assez juste mais dans ce cas je partage donc ma responsabilité avec tous ceux qui profitent de ces richesses, quelque soit leur couleur. Et d’autre part, j’aimerais bien que mon pays compense les spoliations dont l’Afrique a été victime mais il faudrait que ce soit dans quelque chose de réellement constructif et pas une contribution à la corruption généralisée. Le préalable me semble donc l’instauration en Afrique de régimes politiques réellement au service des Africains mais là on va nous dire de ne pas nous ingérer … Bref j’ai du mal, moi citoyen lambda à voir ce qu’il faut faire.