La petite autoroute dans la prairie | Causeur

La petite autoroute dans la prairie

Le monde rural est dévoré par l’étalement péri-urbain

Auteur

Laurent Cantamessi
co-anime le site http://idiocratie2012.blogspot.fr/

Publié le 17 octobre 2014 / Politique Société

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autoroute campagne rural

Lentement mais sûrement, le monde rural s’éteint en France. L’agriculture française reste bien sûr la deuxième du monde et la première d’Europe;  le secteur représente presque 5% du PIB et pèse 72 milliards d’euros mais il n’emploie plus grand monde. Alors que les terres cultivées couvrent plus de la moitié du territoire français, les exploitants agricoles en 2012 représentaient moins de 2% de la population active (28,6 millions la même année), soit quatre cent mille personnes, à peine deux habitants au kilomètre carré si on met ce chiffre en rapport avec la surface cultivée. De l’autre côté du périph’, ou du péage, la France urbaine et périurbaine qui représente 90% de la population se serre sur à peine un tiers du territoire. On comprend que l’agriculteur, dont le revenu moyen annuel était estimé en 2013 à 29400 euros, se sente souvent un peu seul. De temps à autre, il tente sa chance pour trouver l’âme sœur dans les émissions de télé-réalité. Parfois, il voit passer un député-maire en campagne ou Axel Kahn venu rendre visite à la France d’en bas et quelquefois on coupe son champ en deux ou on menace de l’exproprier pour faire passer une autoroute ou un tracé TGV. Dans ces cas-là, l’exploitant voit rouge, surtout quand on éventre ses champs pour les beaux yeux des footballeurs et de leurs supporters.

C’est ce qui est en train d’arriver à Philippe Layat en ce moment-même. À Décines, petite commune du Rhône, la communauté du  Grand Lyon a entamé depuis début septembre la construction d’une voie d’accès au futur Grand Stade de l’Olympique lyonnais. Malheureusement, l’exploitation de Philippe Layat se trouve sur le chemin du tracé et l’agriculteur se voit donc exproprié d’une surface de neuf hectares. Bien sûr, le cas n’est pas isolé et les procédures d’expropriation sont légion en raison de la multiplicité des projets d’aménagements qui touchent le monde rural grignoté petit à petit par l’étalement péri-urbain qui suit inexorablement le développement des voies de circulation. Le problème réside dans la méthode. Philippe Layat s’est vu offrir une compensation de 1 euro par mètre carré, qui est jugé normale par les pouvoirs publics mais tout à fait insuffisante par l’intéressé. Résolu à ne pas abandonner une partie de ses terres, qu’il dit appartenir à sa famille depuis quatre cent ans, Philippe Layat a donc contesté la procédure d’expropriation, procédure là encore tout à fait normale qui doit donner lieu à un nouveau jugement et permettre au Tribunal de Grande Instance de Lyon de juger en dernier recours et de donner raison au Grand Lyon ou à Philippe Layat. Le hic est que, sans attendre le verdict, qui doit tomber le 21 octobre prochain, les bulldozers ont débarqué sur le terrain de Philippe Layat et défoncé le portail qu’il avait cadenassé. Les engins de chantier étaient accompagnés de policiers qui, sans produire la moindre pièce justifiant l’intrusion, ont forcé Philippe Layat à assister impuissant à la mise en œuvre du chantier. La question du recours à la force publique se pose ici puisque les travaux ont commencé avant que la diffusion finale du tribunal ne soit rendue. Depuis, Philippe Layat continue à protester dans l’attente de son jugement. Une page Facebook et une pétition, qui a recueilli 91 000 signatures, ont même été lancées pour le soutenir. Même Jean-Michel Aulas, patron de l’Olympique Lyonnais, y est allé de sa petite larme : “Je suis très ému par tout ce qu’il dit, même si je pense qu’il en rajoute beaucoup.” Un mot d’encouragement qui a dû aller droit au cœur de Philippe Layat qui voit et entend toute la journée les tractopelles retourner ce qu’il considère encore comme ses terres.

Le problème posé par la construction du futur grand stade de l’Olympique Lyonnais n’est pas neuf, ainsi que l’opposition qu’elle suscite. Le projet, d’un coût total de 405 millions d’euros, doit permettre de construire un stade de 58 000 places, où les premiers matchs pourraient être disputés dans le courant de la saison 2015-2016, juste avant le démarrage de l’Euro. Les représentants du Grand Lyon et de l’OL le jugent indispensable au développement économique et culturel de la région et Pierre Moscovici a apporté sa bénédiction personnelle au projet. Du côté des villages environnants, et notamment à Décines, touché de plein fouet par le projet de tracé d’autoroute qui doit permettre d’améliorer la desserte du Grand Stade, le moral n’est pas au beau fixe. Un autre habitant de la commune, Eric Lorenzo, a lui aussi créé sa page Facebook. Son terrain, acheté en 2005, est lui aussi coupé par le futur tracé. Il n’est en revanche pas agriculteur, mais artisan, et c’est cette fois son jardin qui est destiné à devenir une autoroute et la balançoire des enfants remplacée par le ballet des poids-lourds. Eric Lorenzo se voit proposer une indemnisation de 17 euro le mètre carré pour un terrain payé 77 euro/mètre carré au moment de l’achat…Sans compter les multiples travaux d’aménagement réalisés par l’artisan et écrasés par les pelleteuses.

Le village de Décines s’est mobilisé contre le Grand Stade, mobilisation emmenée par Eric Lorenzo et soutenue par une association et bientôt une « Zone à Défendre », celle des « Fils de buttes ». Avec le prompt renfort des militants de la ZAD, sympathiques et conscientisés, la lutte des habitants de Décines a reçu le bienveillant soutien de quelques grands médias internet, dont Rue89, avant, horreur, que l’on ne découvre que les ruraux sont aussi des réactionnaires. Durant un an et demi, l’occupation de la ZAD de Décines se met en place et un campement de fortune accueille une soixantaine de militants opposés au projet du Grand Stade. À la fin de l’été 2013, trois familles de Roms en provenance du bidonville de Vaux-en-Velin s’installent avec les militants. Les riverains, Eric Lorenzo en tête, protestent, craignent qu’en plus de devenir une zone de chantier, Décines n’accueille un camp de Roms à demeure. Les pouvoirs publics se saisissent de l’occasion pour évacuer les militants avec les Roms et bouclent la ZAD de Décines. Les grands médias solidaires se détournent de ces paysans réactionnaires qui « tolèrent les hippies mais pas les Roms ». Sur le site de Rue89, un commentateur qui avait pris fait et cause pour Eric Lorenzo en imaginant un Che Guevara des campagnes, s’aperçoit de sa méprise et s’excuse : « merde, désolé, j’avais pas vu que le mec en bleu était un réac’. » Ses contradicteurs se rassurent : « Ouf, me voilà rassuré… et tout prend un autre sens ! » Depuis, les habitants de Décines n’ont plus la cote et le projet de construction se poursuit. L’histoire de Philippe Layat remédiatise aujourd’hui l’affaire mais il est fort probable que le jugement rendu le 21 octobre par le TGI de Lyon lui soit défavorable. Les travaux sont déjà bien entamés et les expropriés de Décines devront sans doute dire au revoir, qui à son jardin, qui à ses champs. L’affaire révèle encore à quel point cette « France périphérique » dont parle Christophe Guilluy, celle des péri-urbains lointains et des ruraux, peut avoir le sentiment d’être aphone, d’être reléguée médiatiquement dans un ghetto culturel dont elle sort de temps à autre par la magie des réseaux sociaux et où elle replonge bien vite, décidément ni assez progressiste, ni assez tolérante, ni assez moderne pour susciter très longtemps l’intérêt. De toute façon, d’ici cinquante ans, il ne restera plus de paysans. Pendant la prochaine révolution culturelle, il n’y aura plus qu’à expédier les footballeurs aux champs pour cultiver les autoroutes abandonnées à cause de la prochaine crise énergétique…

*Photo: XAVIER VILA/SIPA.00695523_000024

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 20 Octobre 2014 à 11h56

      zelectron dit

      Le culte du foutchebol n’est pas universel, loin s’en faut ! Il en est même des qui n’aiment pas du tout ça et je me demande si ce ne serait pas une majorité, après tout . . .
      Autre remarque, l’industrie agroalimentaire allemande vient de dépasser la française !

    • 20 Octobre 2014 à 10h46

      rageuse dit

      Mr morsang, où passez-vous vos vacances, au centre ville , ou à la campagne …….le béton, le macadam une des causes des malheuresuses inondations 

    • 18 Octobre 2014 à 12h37

      morsang dit

      L’ordre éternel des champs
       Je voudrais revenir si
      l’on permet,sur l’article précédent et la vieille rengaine “l’agriculture victime de l’urbanisation”
      Si la France était restée aussi agricole aujourd’hui qu’en 1945 je ne suis pas certain qu’elle figurerait dans le top Ten des dix pays industrialisés.
      Certes l’activité agricole est fort importante mais ce n’est pas un” art de vivre” c’est une activité économique qui devrait être rentable ce qui avec le modèle dit “exploitation familiale” n’est pas,n’a jamais été le cas.
      Il est amusant par ailleurs de voir pour une fois la presse parisienne communier dans son ensemble du Figaro au Nouvel Obs en passant par le Monde et Télérama dans lcritique de l’habitat individuel de ce qu’ils appellent “les banlieues”C’est d’ailleurs le seul cas oû les médias sus nommés s’intéressent à ce que M.Guilluy a appelé dans un ouvrage remarqué “la France périphérique”
      Passée de  40 à 65 millions les Francais doivent bien se loger et je ne suis pas certain que l’urbanisme collectif des années 50 soit ce que préfèrent ces nouvelles populations
      On peut aussi considerer qu’il ne faut plus d’aéroports nouveaux plus de nouvelles autoroutes,plus de nouvelles lignes de TGV,qu’il faut arrêter le nucléaire et,pouquoi pas brider l’expansion du transport aérien.Je ne suis pas certain que ce soit le meilleur moyen de trouver la croissance,ce graal aprés lequel courent tous les pays prêts à pactiser avec le diable pour l’obtenir si Lucifer avait les moyens de le fournir .
      Certes;au lieu d’interminables banlieues il serait plus agréable,pour les passagers du TGV en route pour le Lubéron de plonger dès la gare de Lyon dans la merveilleuse campagne Francaise.Je ne suis pas certain en dépit de tous les voeux pieux que la tendance urbanistique change désormais .
      Oui il existe semble-t-il une France “oubliée” niée dans une certaine mesure que des “élites” ne redécouvrent trop souvent pour  critiquer  l’apparence urbanistisque qu’elle donne.Je ne suis pas certain qu’un tel état de fait ne conduise pas ladite population a dire  (à tort ou à raison)un certain dimanche d’élections  qu’elle n’est pas contente du tout du “je te tiens tu me tiens par la barbichette” qui dure depuis quarante ans entre gauche et droite pour la même .politique

      • 18 Octobre 2014 à 13h19

        radagast dit

        Pardonnez-moi mais je trouve que vous allez un peu vite en besogne dans le dénigrement de l’exploitation familiale.
        L’activité agricole n’est sans doute pas en soi un art de vivre mais elle participe largement à un certain art de vivre à la campagne que vous le vouliez ou nom.
        Face au rouleau compresseur de la grande distribution et de l’industrie agro-alimentaire de nombreux exploitants décident de valoriser et de vendre eux mêmes leur production mais leur logique n’est pas celle de ceux qui attendent tout de la sainte croissance et prennent toute nouveauté pour un progrès.
        Face aux adorateurs du PNB il serait tant de faire entendre la voix de ceux qui comprennent vraiment la notion de “Bonheur National Brut” quelles que soient les récupérations politiques que certains ont voulu en faire.

      • 18 Octobre 2014 à 13h51

        Habemousse dit

        « l’activité agricole est fort importante mais ce n’est pas un” art de vivre” c’est une activité économique qui devrait être rentable ce qui avec le modèle dit “exploitation familiale” n’est pas,n’a jamais été le cas. »

        Si justement, la vie à la campagne, dont les agriculteurs sont les représentants emblématique est un art de vivre, partagé par d’autres, parce que c’est le dernier lien de l’homme avec ses origines : la terre.
        L’habitant des villes ne connaît de la façon de se nourrir que ce qu’il trouve dans les bacs à légumes, dans les congélateurs des grandes surfaces, sur l’étal des bouchers : il est coupé des gestes qu’il faut accomplir pour vivre, de la patience qu’il faut pour attendre la floraison puis la maturité des fruits et légumes, la fatigue de les cueillir en ne prélevant que ce dont on a besoin.
        Vivre près du sol n’est pas vivre à ras les pâquerettes mais savoir un peu mieux d’où on vient dans la compréhension de ce que l’on fait.
        Le temps perd son découpage pour retrouver une certaine homogénéité, calé entre le lever et le coucher du jour.
        Je comprends que tout un chacun ne désire pas vivre à la campagne, les citadins sont indispensables à la collectivité, comme les industries etc … ; il faut seulement regretter la disparition programmée de ses habitants qui nous renvoient le monde tel qu’ils le travaillent : une explosion de couleurs calquées sur les saisons et leurs agencements.
        Disparition qui n’est pas due ( pour l’instant ) à l’augmentation de population mais à la politique pratiquée par nos gouvernants.
        Ce n’est pas le passage de quarante à soixante cinq millions d’âmes qui a empêché la forêt de s’étendre et de faire de ce pays la deuxième surface la plus boisée d’Europe …
        Le monde rural garantissait jusqu’à il y a peu un équilibre entre passé et futur, entre tradition et progrès, entre sagesse et folie : la folie l’emporte en laissant la raison sur le bas-côté.
        Le Larousse définit l’intelligence comme la manière qu’a l’homme de s’adapter à son environnement ; si une crise majeure arrive, quel est celui des villes ou des champs qui s’en sortira le mieux ?

    • 18 Octobre 2014 à 7h30

      radagast dit

      Le scandale de ces expropriations n’est hélas pas nouveau.
      Cette affaire est malgré tout un exemple parfait de la veulerie avec laquelle nous sommes gouvernés depuis trois ou quatre décennies et la volonté de donner de la confiture aux cochons et du pain et des jeux à un peuple dont ont organise très finement le lavage de cerveaux afin d’en faire le parfait consommateur “low-cost” (et low rétribué) dont rêvent le monde de l’industrie financière.
      Cela ne m’étonne pas que ce soit dans nos campagnes que l’on trouve les ultimes tentatives de résistance et peut être les dernières raisons d’espérer.

    • 18 Octobre 2014 à 4h35

      Prince Murat dit

      Ce que l’on surtout appris ces derniers jours au sujet de nos autoroutes, c’est que leur privatisation sous Dominique de Villepin a constitué en gigantesque scandale !
      Cela permet, depuis lors, à quelques grandes sociétés privées de ”s’en mettre outrageusement plein les poches” !
      Et, il n’est pas difficile d’imaginer que quelques uns de nos politiciens ont perçu des ”rétro-commissions”.
      Un excellent exemple à méditer pour les ”chantres du Libéralisme” qui ne ratent jamais une occasion de venir nous faire écouter leurs ”roucoulements de pigeons” sur Causeur (et déposent leur fiente sur nos balcons !)
      Il est encore temps pour eux et elles, de revoir la passionnante double émission consacrée mardi passé par Arte à Adam Smith, qui vivait surtout à une époque où l’économie européenne était florissante grâce au ”Commerce Triangulaire” et au ”Bois d’Ébène” (l’esclavage des Noirs !)
      Comment dit-on ”Bravo” en roumain ?

    • 17 Octobre 2014 à 22h14

      Tchitchikov dit

      Je vous conseille de prendre du temps pour traverser ce pays à pied.
      Et là, peut-être, étrangement, cette mélancolie française vous fera toucher quelques espérances qu’expriment si bien les vertus théologales : foi, espérance et charité (amour) , chacun à sa manière…

    • 17 Octobre 2014 à 19h25

      Habemousse dit

      « De toute façon, d’ici cinquante ans, il ne restera plus de paysans. »
      Et qui entretiendra les chemins, les forêts, les canaux, les régions côtières ?
      Une fois les paysans partis, la nature perdra ses couleurs et le patchwork si subtil que seuls ses enfants, les agriculteurs, sont capables de lui confectionner.
      Ce pays deviendra plus terne, les chemins moins sûrs et la vie plus difficile ; les paysans sont les derniers représentants d’une race libre, les derniers aristocrates de la terre : il était temps, depuis quatre vingt neuf, qu’ils disparaissent, certains doivent se frotter les mains.

    • 17 Octobre 2014 à 19h09

      scylax dit

      Chaque année, l’urbanisation bouffe une surface de 160km2, autrement dit la surface d’un département en 30ans.
      Les pitres de l’écologie politique (duflot par exemple) continue à prôner la construction de 400.000 logements par an et on se glorifie de notre démographie galopante.
      Tout cela est pitoyable d’incohérence et de démagogie. 

    • 17 Octobre 2014 à 16h42

      snoepje62 dit

      Je conçois l’expropriation en faveur des grandes villes.

      Mais par contre, acheter pour une bouché de pain des terrains qui valent jusqu’à 300 fois plus, c’est du vol, de la spoliation. Digne de Staline et d’une dictature communisme.
      Encore des élus dont la fin justifie les moyen au nom d’un intérêt général qui n’existe que dans la tête des dirigeants. 

    • 17 Octobre 2014 à 16h30

      David Desgouilles dit

      Le plus drôle dans cette histoire de Grand Stade, cher Laurent, c’est qu’il est non seulement inutile (le club peine déjà à remplir Gerland plus de 10 fois par an) mais que depuis qu’Aulas s’est mis en tête d’être propriétaire de son stade, son équipe ne gagne plus rien. 
      On en est à demander si ce fameux Grand Stade n’aura pas le destin de celui du Mans (dont le club évolue aujourd’hui à quelques étages inférieurs) ou celui de Valence en Espagne, dont le chantier a été stoppé à cause de la trésorerie du club. 

      • 17 Octobre 2014 à 17h46

        Cantamessi dit

        C’est d’une ironie cruelle en effet, surtout pour les expropriés. Bon ce n’est pas si grave. Si l’OL se retrouve un jour ruiné et en division d’honneur, le stade pourra toujours accueillir la tournée des Enfoirés. 

    • 17 Octobre 2014 à 16h29

      morsang dit

      On regrette tous “l’ordre éternel des champs” et l’on s’associerait volontiers aux bobos parisiens (pléonasme) qui déplorent que les blés ne commencent pas porte d’Italie.Malheureusement le “retour à la terre”cher au vieux maréchal n’est plus si l’on peut dire de ce monde.
      Les” périurbains” ont choisi l’habitat individuel et ses conséquences.Mais ne vous inquiétéz pas pour l’agriculture,elle coûte tellement cher au contribuable que moins elle produit plus il économise