La main d’un écrivain mort peut-elle encore gifler ?
Il y a des baffes qui se perdent
Publié le 20 juin 2010 à 11:30 dans Culture
Mots-clés : Livres

Annie Assouline, Mains de Maurice Druon.
Il faut être sévèrement borné pour croire que l’écriture est une occupation intellectuelle quand c’est le métier le plus physique qui soit. Qu’on regarde Flaubert jeter tout son corps dans chacun de ses livres. Qu’on aille cet été à la Charité-sur-Loire. L’exposition s’y tient jusqu’au 31 août et les organisateurs du Festival du Mot (songer un jour à faire un Festival de la Phrase, rien que pour les écraser) ont eu l’excellente idée de montrer au public le travail d’Annie Assouline. Depuis quelques années déjà, cette excellente photographe de presse (les lecteurs de Causeur connaissent son travail) réalise des portraits de mains d’écrivains. C’est que Claude Lévi-Strauss, Jürgen Habermas, Emmanuel Lévinas, Françoise Sagan ou encore Philippe Sollers sont des ouvriers manuels ! Certes, ils sont assez limités : ils confectionnent de leurs doigts de petits objets assez inutiles qu’on appelle manuscrits. Quoi ! vous dites qu’ils ne sont pas, pour autant, des manuels ? Coupez-leur un jour ou l’autre leurs mains et voyez la tête qu’ils font !
[...]
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Inédit
Article inédit
publié dans
Causeur n° 24Juin 2010

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L'auteur
François Miclo est rédacteur en chef de Causeur magazine.
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GPS dit
Druon peut bien sûr, jusqu’à un certain point, inspirer de la sympathie. Cela n’en fait pas un immense écrivain. Avoir de belles mains n’empêche pas d’écrire comme un pied.
Libero dit
Le SNES ? Désormais en position du démissionnaire.
Impat1 dit
Le SNES dans tout son éclat ! Cette position réfléchit (!) comme un miroir le niveau cérébral atteint par le professorat.
Avec, bien sûr et heureusement, des exceptions, nombreuses.
L'Ours dit
Que voulez-vous, j’apprends qu’au collège, on va maintenant au CDI (Centre de documentation et d’information), moi j’appelais ça une bibliothèque, et je trouvais que ça allait bien.
Et aussi qu’en EPS (Gym) on peut s’exercer avec un “référent bondissant”!
Hein?
Ah! oui, c’est un ballon!
Alors tout ce que vous venez d’écrire cher François Miclo, cela vient des enroulements hélicoïdaux encéphaliques de nos zélés z’élites… des tordus, quoi!