La laïcité, c’est bon pour les Français ? | Causeur

La laïcité, c’est bon pour les Français ?

Rue89 / Causeur : cinquième round

Auteur

Elisabeth Lévy

Elisabeth Lévy
est fondatrice et directrice de la rédaction de Causeur.

Publié le 26 octobre 2011 / Société

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photo : European Parliament (Flickr)

Chaque semaine jusqu’à l’élection présidentielle, la Battle sur Yahoo ! Actualités confronte les éditos de Rue89 et Causeur sur un même thème. Cette semaine, Elisabeth Lévy et Pascal Riché débattent de la laïcité.

Panique au quartier général : le « Printemps arabe » ne respecte pas le scénario écrit dans les rédactions parisiennes. Il y a quelques mois, s’inquiéter d’éventuels nuages islamistes susceptibles d’assombrir le beau ciel bleu de la démocratie en marche valait brevet d’islamophobie, voire de racisme : « Bien sûr, vous pensez que la démocratie n’est pas bonne pour les Arabes », nous disait-on. Découvrant aujourd’hui ce qu’un téléspectateur distrait pouvait alors pressentir, par exemple en entendant les rebelles libyens scander leur progression de vigoureux « Allah Akbar ! », les mêmes belles âmes se demandent aujourd’hui si cela valait le coup de renverser Kadhafi, comme si, en échange de notre intervention, les Libyens avaient promis de devenir comme nous – le même raisonnement valant, au-delà des différences de situations, pour l’Egypte et la Tunisie. On aimerait savoir au nom de quels principes nous pourrions décréter qu’une « dictature laïque » est préférable à une « démocratie islamiste » – concepts évidemment problématiques mais ce n’est pas le sujet. Les belles âmes devront s’y faire : même quand on sait mieux qu’eux ce qui est bon pour eux, il est devenu impossible de changer les peuples.

Le plus amusant est que tous ceux qui prétendent aujourd’hui offrir au monde arabe – qui malheureusement n’en demande pas tant – la laïcité à la française, sans se rendre compte qu’ils font preuve d’un occidentalocentrisme d’un autre âge, hurlent à la lepénisation et à la stigmatisation dès qu’on évoque les menaces que l’évolution de l’islam dans notre pays fait peser sur le pacte laïque : ici avec les exigences de repas hallal à la cantine, là avec la contrainte pesant sur nos femmes et jeunes filles issues de l’immigration, ailleurs avec des femmes refusant, volontairement ou pas, d’être soignées par un homme. En somme, il faudrait défendre la laïcité là où elle n’existe pas et l’abandonner là où elle est, depuis plus d’un siècle, notre grammaire commune. Un confrère et ami à qui je faisais remarquer que cette question avait été totalement absente de la magnifique primaire citoyenne, m’a fait cette réponse, merveilleusement autoréférentielle: « Cela veut bien dire que cela n’intéresse pas les Français ». Peu importent les rapports du Haut Conseil à l’Intégration, peu importent les conflits qui se multiplient dans les entreprises, si on n’en parle pas, c’est que ça n’intéresse pas les gens. Et vous pleurerez demain sur le vote Le Pen ?

En effet, si « laïcité » est devenu un gros mot, en particulier à gauche, c’est parce qu’il a été souillé par Marine Le Pen. Après Elisabeth Badinter qui notait récemment que la présidente du FN était la seule à s’en préoccuper, la philosophe Catherine Kintzler se demande, chez mes estimables camarades de battle, comment la laïcité a été offerte au Front National. Certes, la philosophe renvoie dos à dos la laïcité ouverte de la gauche et l’extrémisme laïque prêté à la droite (que j’aimerais pour ma part plus extrémiste encore sur la question), mais le constat est sans appel : défendre la laïcité, c’est lepéniste – puisqu’on vous dit qu’elle n’est pas menacée, sinon par les cathos intégristes ou les Juifs ultra-orthodoxes (qui seraient effectivement un danger s’ils étaient plusieurs millions et exigeaient que la France s’adapte à eux). J’invite mes camarades et lecteurs à lire l’ouvrage du journaliste américain Christopher Caldwell Une révolution sous nos yeux, soigneusement ignoré par la presse convenable : il leur sera difficile d’opposer à cette enquête minutieuse les éructations habituelles.

Du coup, quand l’UMP ou le gouvernement tentent une quelconque avancée sur ce terrain, c’est la crise de nerfs générale. Ces salauds, ils ne font rien que draguer les électeurs du FN. Or, comme chacun sait, les électeurs du FN, on ne leur cause pas, comme ça on pourra les engueuler après l’élection. S’ils n’apprécient pas les prières de rue, s’ils ne trouvent pas que l’imposition, dans certains quartiers, de codes culturels se réclamant de l’islam le plus rétrograde est une magnifique expression de la diversité, s’ils affirment, scrutin après scrutin, qu’un pays multiethnique comme la France n’a pas nécessairement vocation à devenir une nation multiculturelle, c’est que ce sont des « gros cons » pour reprendre l’aimable expression de Sophia Aram, chroniqueuse rebelle.

Dans ces conditions, on comprend que le « Code de la laïcité » présenté il y a quelques jours par Claude Guéant n’ait guère intéressé la corporation. Il est vrai que sur ce coup-là, on peut difficilement l’accuser d’extrémisme puisque ce document n’est qu’une compilation des textes existants et que le ministre a sagement renoncé à interdire les mères voilées de sorties scolaires. Mais combien de fois devra-t-on vous dire qu’il n’y a pas de problème, à part dans la tête de quelques réacs, beaufs et autres fachos ?

Eh bien désolée mais il y a un problème et il faut se demander comment il peut être invisible pour une partie de nos élites quand il est si angoissant pour une partie de nos concitoyens. Le problème, ce ne sont pas les Musulmans mais les difficultés d’acculturation d’un certain islam, malheureusement de plus en plus répandu. Et on ne le fera pas disparaître par l’indignation. Je persiste pour ma part à croire que « la démocratie, c’est bon pour les Arabes » et que « la laïcité, c’est bon pour les Français ». Y compris, et peut-être surtout, pour les Français musulmans.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 31 Octobre 2011 à 23h43

      Lionel_Lumbroso dit

      Oups, les chevrons n’étaient pas une bonne idée, l’extrait de texte de Malika Sorel a sauté, le revoici :

      ============================== 
      La prise de conscience de la part des Français est spectaculaire. Elle se produit sur deux points fondamentaux: ils ont pris conscience du fait que c’est l’avenir de leur modèle de société gui se jouait au travers de ce sujet de l’immigration-intégration; dans le même temps ils ont repris conscience qu’eux-mêmes étaient les fruits d’un héritage politique et culturel auquel ils tenaient. Ils réalisent que ce qui leur semblait tacite, car intériorisé, non seulement ne va plus de soi, mais est également remis en question. Il apparaît à des Français, chaque jour plus nombreux, que c’est le socle de leur projet politique collectif qui est remis en question.

      La phase d’observation et d’attentisme est terminée. Pendant plus de trente ans, on leur a raconté que le problème de l’intégration était essentiellement économique et que, pour le reste, il se ramenait à des questions de discrimination, autrement dit que le mal était en eux. C’en est fini de l’autorité de ce discours. Les Français ont compris que le problème est autre. On voit, par exemple, dans un sondage réalisé à la demande de la Commission consultative des droits de l’homme, que 81 % des Français estiment que les étrangers doivent respecter leurs valeurs et qu’ils doivent faire des efforts pour s’intégrer. On assiste à un renversement. Mais si cette contestation n’a pas de débouché politique, quelle forme va-t-elle prendre? L’interrogation est là. 
       ============================== 
      (c) 2011 Mailka Sorel & Le Débat 
       

    • 31 Octobre 2011 à 23h40

      Lionel_Lumbroso dit

      Ave, piliers de Causeur ! Vous avez des échanges intéressants sur laïcité et Islam dans le fil d’Elisabeth mais comment ça se fait qu’on finit par ne plus parler que d’Israël ? Dont, en passant, le texte fondateur (Déclaration d’indépendance) parle, inspiré par Herzl, de “Judenstaat”. Et ça fait 60 ans, paraît-il, qu’on s’empaille en Israël pour savoir si ça doit être interprété comme “état juif” ou “état des Juifs”. Pas trop républicain, comme esprit, mais bon…

      Cela dit, moi, ces derniers temps, je fais un excellent usage, dans la discussion, de la similarité des problèmes posés à la société française par les attitudes fondamentalistes juive et musulmane, qui se veulent spectaculaires pour peser. Les kipas me gênent autant que les voiles et la demande de menus casher dans les contextes publics violente autant les principes républicains que pour les menus hallal.

      Il me semble donc pouvoir rejoindre… l’Ours (?) pour dire qu’on a composé jusqu’à l’excès jusqu’ici et qu’il est urgent d’inverser en effet le processus. En peaufinant bien les arguments, et compte tenu que la tendance générale va dans ce sens-là, ça ne devrait pas être au-dessus de nos forces, ou plutôt de notre raison.

      Dans le dernier numéro du “Débat” (n°166), il y a un excellent texte de Malika Sorel (membre du Haut Conseil à l’intégration), intitulé “Intégration : le devoir de vérité”, où elle envoie fort et clair. Je l’ai scanné en vue de le poster dans mes articles Facebook, mais voici un extrait de sa première réponse (c’est un entretien), à la question (je reformule), “Que s’est-il passé, selon vous, entre 2007 et 2011, entre la publication de vos deux livres, qui n’ont pas le même ton ?” :

      <>

      Il y a une forme de volontarisme dans ces propos, mais pas que, et le reste de l’entretien est tout aussi roboratif avec quantité d’arguments incisifs.

      Lionel 

      • 1 Novembre 2011 à 5h02

        JMS dit

        Bravo !!!

        • 1 Novembre 2011 à 15h43

          Lionel_Lumbroso dit

          Merci, JM ! :)
          Cette cause est fondamentalement juste et d’importance majeure, même s’il y a eu d’énormes résistances à l’admettre largement pour des raisons expliquables.
          Elle n’est en rien adverse à nos compatriotes arabes, dont bon nombre sont “plus français que les Français”, c’est-à-dire sont plus conscients de l’importance politique cruciale de cette question d’intégration et de respect des valeurs républicaines.
          Peaufinons-en les arguments pour les faire apparaître comme moins polémiques et plus convaincants.
           

    • 29 Octobre 2011 à 8h47

      Fiorino dit

      @ Bibi
      Par rapport aux problèmes en France je viens de lire un article sur le monde qui critique Guilly et les autres qui ont ouvert les yeux sur la situation. Alors que ce monsieur qui a écrit l’article reproche a ces sociologues de se baser sur des enquêtes pas trop sérieuses lui pour etayer sa thésès utilise le recensement de 1999 (vieux de douze ans qui est bidon comme Tribalat l’a très bien expliqué. Par allieurs ce n’est absolument pas pour polemiquer avec saul, mais quand il m’accuse de ne pas voir la realité, personne peut prétendre connaître la realité (en dehors de sa propre ville), seul des statisticiens, des sociologues et des démographes sérieux comme dans le monde anglosaxon pourrait vraiment la connaître mais là on se heurte au principes de la République qui ne reconnaît que des français mais finalement on peut pas vraiment savoir si ça marche ou pas l’intégration tout en sortant des enquêtes bidons par le biais de sondages ou bien en passant par des statistiques de organisme communautaires. Ceci dit on peut effectivement connaître l’ampleur de l’immigration juive de France gràce aux statistiques israéliennes mais aussi aux statistiques américaines et canadiennes qui sont bien plus pérformantes. On avait déjà discuté par exemple de la polygamie, là il suffirait un petit sondage anonyme chez les proviseurs d’écoles qui savent très bien combien d’enfant issus de la polygamie sont scolarisé dans leur établissement mais aussi chez les résponsables de la CAF locales, mais j’imagine déjà qu’il suffirait qu’un d’entre eux se prenne pour un résistant au nazisme pour dénoncer cette pratique et crier au rétour de la peste brune.
      http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/10/28/l-aveuglement-a-l-integration-des-maghrebins-et-des-africains_1595255_3232.html

      • 29 Octobre 2011 à 14h06

        Bibi dit

        L’une des questions “pas commodes” est celle de la démarche adoptée pour décrire et analyser les phénomènes, en l’occurrence sociaux. Celle basée sur des cas spécifiques a l’avantage d’approfondir les connaissances sur des circonstances particulières, aux dépens de celles relatives à la “représentativité” des cas choisi – i.e. leur caractère général. Celle basée sur des statistiques perd de vue les cas exceptionnels.
        La fiabilité des analyses dépend fort de leur ancrage factuel, de la validité des observations.
          

    • 29 Octobre 2011 à 7h09

      Fiorino dit

      @ Livia
      Je vous trouve bien optimiste, l’autre fois je suis tombé sur un commentaire par un lien ici sur la Tunisie (Le Monde) qui n’avait rien à voit avec Israël mais il détourné l’attention sur Israël pour masqué finalement le fiasco de la révolution soit disant laïque tunisenne. En gros il disait ceci “ils sont même pas foutu d’avoir une constitution”, sauf que l’Angleterre non plus n’a pas de constitution, je parle sous contrôle de bibi, mais bpc de moeurs juridiques de l’Etat d’Israël sont l’héritage des ottomans et des anglais qui ont reigné dans cette région. Donc c’est très difficile que les antisionistes changent d’avis tellement leur démarche est motivée par la haïne.

    • 28 Octobre 2011 à 14h51

      livia dit

      Bibi

      Bien sur, vous avez raison
      Mais nous ici à Paris ,maintenant avec les délires et déraillements /idéologiques divers et variés (et nombreux) subis depuis 4O ans nous faisons quoi ? nous plongeons dans la Seine avec not’Maire aimé du plus grand nombre ?
      Yaka se promener dans nos quartiers pour voir le résultat

      • 28 Octobre 2011 à 15h30

        Bibi dit

        Carissima,

        Si j’avais la solution je l’aurais donnée de suite.
        Je pense qu’il est grand temps de (se) poser des questions pas faciles et pas commodes, et de réfléchir aussi posément (non-passionnément) que possible, en réunissant le max de concernés, sur des adaptations (mises à jour) du contrat état-citoyen initial qui, apparemment, ne convient plus. 
        Je ne pense pas qu’il faille envisager ce genre de processus comme étant dramatique (à moins que des “ajustements” idiots soient adoptés), car toute société évolue. 
         

    • 28 Octobre 2011 à 14h20

      RotilBis dit

      Sympa, Saul, vous m’avez incité à apprendre un nouveau mot, 
      חילוניות
      c’est comme ça qu’on dit “laïcité”…

      Mais je n’ai jamais encore entendu ce mot, c’est vous dire comme, en fait, c’est une notion dont on n’a pas besoin dans la vie courante. Cela ne fait pas problème comme ailleurs. 

      • 28 Octobre 2011 à 15h00

        Bibi dit

        Sorry my friend, ce n’est pas laïcité mais ce qui est ou qui relève du domaine séculier (profane, pas religieux; et ce n’est pas le même sens que dans la christianisme/catholicisme). Les juifs religieux ont aussi des activités séculières, et les juifs séculiers ont parfois des activités religieuses.
        Il n’y a pas en hébreu de terme pour laïcité. On parle de séparation religion-état.
         

        • 28 Octobre 2011 à 15h13

          RotilBis dit

          Oui, j’ai même vu qu’il il a une différence énorme sur reverso, selon le sens de la traduction. Ils traduisent même par mondanité. 

          Bon, ben c’est ce que je pensais au départ… Pas de terme pour la “issité” en hébreu. Ça prouve qu’on n’en a pas besoin…  

        • 29 Octobre 2011 à 7h13

          Fiorino dit

          En anglais non plus je crois que le terme laïcité s’il existe dans le dictionnaire est très recent et sans doute du à l’echo des evenements en France. Le mot laïcité est uniquement populaire dans les langue néolatines, laicità, laicidade, laicidad en Roumain je ne sais pas et puis en turc, je me demande si en grec modern existe un terme pareil en grec ancien ça ne veut pas absolument dire la même chose et pourtant c’est de là que le mot à son origine.

    • 28 Octobre 2011 à 13h28

      livia dit

      Pas question de raconter les problèmes que rencontrent les gens dans mon quartier à Paris( et j’y suis née dans un autre proche) les peux nombreux français/juifs , et bien cela n’interesse personne et personne n’a envie d’en parler :
      Ben entre six cents mille français juifs en France en 2011 (?) comparés à 6/7/ millions de musulmans français et étrangers en France (?)
      Sans compter tous ceux qui voterons aux prochaines élections présidentielles parce qu’ils le peuvent.
      SVP.:
      Une pose juste une petite, dans vos analyses débiles ?

      Sinon … le pire (rires jaunes )

      _

    • 28 Octobre 2011 à 13h01

      akry dit

      Oui, ces questions sont d’importance.
      C’est un des paradoxes d’Israël, et c’est peut-être ce qui pose le plus de problème aux antisionistes.
      Comme le soulignait Rotil, c’est bien le fait religieux qui a permis au peuple juif de survivre et de se constituer comme tel. Mais comme disait Bibi, on ne risquerait pas de trouver le sort d’un Chevalier de la Barre au catalogue des ignominies juives.
      On peut être à la fois juif, athée et sioniste.
      Une tentative d’explication : peut-être n’est-ce pas dans une transcendance qu’il convient de chercher, mais dans une morale. Autrement dit , non une référence à dieu, mais une recherche des conditions acceptables de la relation à autrui et aussi à un idéal du moi qui ne serait pas trop écrasant.

      • 28 Octobre 2011 à 13h57

        Bibi dit

        On peut évoquer plusieurs facteurs, d’ordre plus ou moins spirituel. Toutefois, le bottom line est comment ménager un ensemble de modes de vie distincts dans un cadre démocratique.
        La réponse française était, schématiquement, la laïcité et un socle commun uniforme (école), avec l’exigence plus ou moins implicite d’assimilation. 
        Pour des raisons qui lui sont spécifiques, la réponse israélienne est différente. Elle n’est pas transposable à la France, tout comme le modèle français n’est pas transposable en Israël.
          

        • 28 Octobre 2011 à 14h38

          akry dit

          Absolument d’accord.
          C’est ce que je sens fortement dans la société israélienne et qui me la rend si attachante.
          On n’a sans doute plus besoin aujourd’hui de la religion pour tenter d’être un “honnête homme”. Mais on peut aussi laisser d’autres en user à cette fin (mais à cette seule fin) s’ils en éprouvent encore le besoin.
          Quant aux sectaires, que le cul leur pèle…

    • 28 Octobre 2011 à 12h49

      Guenièvre dit

      Merci Saul, Bibi et Rotil pour cette discussion qui permet en effet de mieux répondre aux critiques des “antisionistes” si tant est qu’ils soient sensibles à une argumentation …
      Autant je suis attachée à notre laïcité française qui correspond à notre histoire autant je trouve qu’il est absurde de considérer qu’en dehors d’elle tout est à jeter.