La femme de la situation ?
Vous avez aimé Ségolène et Benazir ? Vous adorerez Tzipi Livni !
Publié le 17 septembre 2008 à 3:42 dans Monde
La France aime voter par procuration. Elle choisirait volontiers les dirigeants du monde entier. Certes, il arrive que des peuplades lointaines écartent le candidat qui a les faveurs du Quartier Latin – ainsi, il y a quatre ans, les Américains ont-il réélu “W” alors que Paris avait sacré Kerry. Heureusement, la fabrique planétaire de Jeunes Espoirs ne s’arrête jamais de tourner. Fanas d’Obama (qu’ils ont déjà élu dans leur tête), les Français – c’est-à-dire, en l’occurrence, les médias français – seront fous de Tzipi Livni. Bernard Guetta a ouvert le bal sur France Inter, avec un portrait enthousiaste de la ministre israélienne des Affaires étrangères. Ex-jeune mais toujours femme, la voilà sacrée comme seule candidate sérieuse à la succession de Ehoud Olmert, contraint à la démission par des affaires de corruption au petit pied. D’ailleurs, peut-on imaginer qu’un responsable politique soutenu par Elle pourrait échouer ?
Pourtant, de la dame, on ne sait pas grand-chose, et le peu que l’on sait mérite au mieux une note médiocre (ce qui, il faut l’admettre, n’est déjà pas si mal pour la classe politique israélienne). Cela n’empêche pas la “Tzipimania” de se développer à grande allure. Après tout, en politique, comme en amour, moins on sait, mieux on se porte.
Dans The Great White Hope, une pièce de théâtre montée à Washington en 1967 et devenue en 1970 un film (curieusement traduit en Français par L’insurgé, le dramaturge Howard Sackler (scénariste des Dents de la mer) met en scène un boxeur noir, dont l’ascension, dans une société imbibée de préjugés raciaux, suscite en réaction une demande populaire d’un champion blanc capable de le vaincre, demande encouragée et véhiculée par les médias. Depuis, l’expression “grand espoir blanc” désigne un personnage providentiel sur lequel se reportent les angoisses et les fantasmes d’un large segment du public. Censé incarner une solution – souvent aussi imaginaire que le problème – ce genre de super-héros permet d’échapper à une réalité à laquelle on préfère ne pas faire face. Pour certains Israéliens et un nombre croissant de journalistes dans le monde, Tzipi Livni est en train de devenir ce “grand espoir blanc”, un fond d’écran sur lequel ils projettent leurs fantasmes.
A priori, Mme Livni n’est pas une mauvaise candidate à la double succession d’Olmert, à la direction du parti Kadima – issu de l’éclatement du Likoud, pivot de la coalition actuellement au pouvoir –, et donc à la tête du nouveau gouvernement que le patron du parti qui sera désigné dans des primaires jeudi devrait former cet automne. Députée depuis neuf ans, Livni assume depuis six ans des responsabilités ministérielles d’importance croissante, dont le portefeuille des Affaires étrangères qu’elle détient depuis deux ans et demi. Ce parcours respectable a pourtant été sérieusement entaché par la guerre du Liban de l’été 2006.
Son témoignage devant la commission Vinograd – chargé d’enquêter sur le déroulement et la gestion de la guerre déclenchée par l’enlèvement de deux soldats israéliens le 12 juillet 2006 – a révélé un tableau consternant. À en croire ses propres déclarations, elle aurait fait preuve d’une grande lucidité et marqué une saine méfiance vis-à-vis des généraux. Le problème est qu’à l’époque, elle ne l’a pas crié sur les toits. Toujours selon son témoignage, elle a cru voter pour une frappe aérienne courte et cinglante et s’est retrouvée solidaire de quelque chose qui ressemblait fortement à une guerre. Chef de la diplomatie et membre du cabinet restreint qui supervisait les opérations, Livni n’a pas bougé, n’eût-ce été que pour faire part de ses inquiétudes. Inexpérience ? Respect de l’autorité ? Opportunisme et prudent ? En tout cas, depuis cette époque, sa stratégie politique consiste à prendre ses distances vis-à-vis du Premier ministre sans renoncer à sa participation dans le gouvernement, ce qui indique que la troisième hypothèse n’est pas complètement dénuée de fondement.
Quant à ses talents de femme politique, ils restent à démontrer. Son arrivée sur le devant de la scène, elle la doit aux grâces d’Ariel Sharon qu’elle a rejoint il y a trois ans – avec Olmert – au moment de la création de Kadima. Et elle n’a jamais démontré au cours de sa carrière un talent particulier de meneuse d’hommes, pas plus que des capacités extraordinaires (ou même ordinaires) en matière de manœuvres politiciennes, pourtant essentielles dans la IVe République israélienne.
Certes, ce parcours un peu terne ne justifie pas que l’on récuse sa candidature – surtout si l’on songe que ses concurrents potentiels ne sont pas légion et de toute façon pas plus flamboyants. Mais il n’explique pas non plus la starisation dont elle l’objet. Aussi étrange que cela semble, Livni est désormais people. Ainsi, l’hebdomadaire américain Time l’a-t-elle intégrée en mai 2007 dans son palmarès des cent personnages les plus influents du monde. Compte tenu de son influence réelle, ce classement laisse rêveur.
On devine trop facilement les raisons de cette promotion : femme, passablement jeune (née en 1958, elle aura quarante-neuf ans pendant encore quelques années) elle représente un nouveau visage. Bref, un bon rapport passé/avenir : beaucoup de promesses, pas trop de passif. De plus, elle tient un discours de paix et de modération, ce qui est synonyme, dans l’opinion publique mondiale, de “concret”. En somme, elle est sympathique, elle pense bien et elle n’a pas de casseroles accrochées à sa réputation: on ne va pas en plus se poser des questions compliquées sur sa capacité à faire aboutir un projet politique.
Et pourtant, même ceux qui, comme moi, partagent dans les grandes lignes son analyse géopolitique du Moyen Orient, doivent se poser des questions autrement plus importantes que la qualité littéraires de ses discours. Car rien ne permet de penser que Tzipi Livni soit capable de mener à bien les tâches herculéennes qui s’annoncent, à commencer par l’évacuation de plusieurs colonies et par la conclusion d’un compromis territorial basé sur les frontières du 5 juin 1967. Cette mission, qui sera celle du prochain Premier ministre israélien, est à la mesure d’un de Gaulle, pas d’un Pflimlin. Seulement, en Israël comme ailleurs, notre époque secrète beaucoup de Pflimlin mais aucun de Gaulle n’est en vue.
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L'auteur
Gil Mihaely est historien et journaliste.
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Rotil dit
Davidoff,
J’ai toujours été favorable à la paix. La guerre est une chose détestable, où qu’elle ait lieu.
Quant à ses modalités, je m’avoue très incompétent pour me faire même une opinion personnelle.
Je me demande, en fait, si les protagonistes ne devraient pas faire les choses par étapes.
Je ne suis plus en Israel, mais si j’y étais, voir l’armée syrienne revenir au frontière d’avant la guerre de 67 me ferais froid dans le dos…
Je voudrais avoir la certitude de pouvoir circuler dans tout Jérusalem à ma guise.
J’aimerais tant, aussi, que tout le monde, et bien entendu tous les musulmans, tous les chrétiens, tous les touristes, puissent faire de même…
Mais cela impliquerait, me semble-t-il, une orientation “éducative” différente chez les palestiniens, auxquels on apprend le kamikazat, si vous m’autorisez ce néologisme.
Je me souviens de la venue d’Anouar El-Sadate en 1977: un million d’israeliens étaient venus l’acclamer.
Une occasion ratée. C’est bien triste !
Davidoff dit
@ Rotil
Je note que vous n’avez rien contre le principe d’un “accord de paix”. C’est le préalable sine qua non à toute négociation, et il implique que chaque partie soit prête à accepter un compromis. Ces concessions mutuelles devant être acceptées par les deux peuples, la tâche est ardue : définition des frontières, statut de Jérusalem, sort des réfugiés, et bien entendu sécurité pérenne d’Israël.
En 2003, l’Iniative de Genève a proposé des éléments précis en vue d’un tel accord. Sharon et Arafat, dans un consensus aussi étonnant qu’historique, s’y opposèrent. Elle pose néanmoins les bases de ce qui pourrait devenir un accord de paix mettant un terme au conflit israélo-palestinien.
Pour info :
http://www.geneva-accord.org/HomePage.aspx?FolderID=11&lang=en
Davidoff dit
@ Rotil
Je note que vous n’avez rien contre le principe d’un “accord de paix”. C’est le préalable sine qua non à toute négociation, et il implique que chaque partie soit prête à accepter un compromis. Ces concessions mutuelles devant être acceptées par les deux peuples, la tâche est ardue : définition des frontières, statut de Jérusalem, sort des réfugiés, et bien entendu sécurité pérenne d’Israël.
En 2003, l’Initiative de Genève a proposé des éléments précis en vue d’un tel accord. Sharon et Arafat, dans un consensus aussi étonnant qu’historique, s’y opposèrent. Elle pose néanmoins les bases de ce qui pourrait devenir un accord de paix mettant un terme au conflit israélo-palestinien.
Pour info :
http://www.geneva-accord.org/HomePage.aspx?FolderID=11&lang=en
Rotil dit
Je repose ici une question que j’ai déjà soulevée sur un autre fil, puisque ledit fil n’est plus accessible aisément.
Qu’Israel doive négocier une paix avec des compromis territoriaux, sur le principe, ou mieux dit “a-priori”, pourquoi pas, mais quelle paix, et quels compromis?
Sur la base des frontières de 1967, ok. Mais d’avant la guerre des 6 jours, ou bien d’après la guerre des 6 jours ?
Ce sont la Syrie et la Jordanie qui, à l’époque, ont déclenché les hostilités, si ma mémoire est bonne.
Assad n’envisage pas de paix chaleureuse, faut-il l’armée syrienne sur les rives du Kinereth ?
Peut-on éclairer ma lanterne ?
Gil Mihaely dit
@Nina: à la question de Davidoff j’ajoute un détail – s’il y avait un chantage, la victime, c’est-à-dire Sharon, a cédé sans rien avoir en échange vu les nombres d’affaires qu’il a traîné et qui ont fini par rattrapé son fils Omri. ce dernier, condamné pour abus de bien sociaux (pendant que son père était toujours Premier ministre), a passé la première moitié de 2008 en taule. Tout ça pour ça ?
Davidoff dit
“Tous les dossiers minutieusement préparés par la gauche israélienne sur les uns et les autres poussent les leaders à penser différemment la politique sécuritaire du pays.
Sharon n’a-t-il pas été forcé par les dossiers compromettants au retrait de Gaza de manière unilatérale ?”
Pourriez-vous préciser et citer des références s’il-vous-plaît ? J’ai beaucoup de mal à imaginer Sharon cédant au chantage et décidant le retrait de Gaza pour éviter la sortie d’une “affaire”. Vos propos sur la gauche israélienne rappellent, sans vouloir vous offenser, les nombreuses théories conspirationnistes loufoquissimes qui pullulent sur Internet.
Bref, mise à part votre imagination, quelles sont vos sources ?
Nina dit
C’est curieux tout de même en Israel !
10 ingénieurs au km2 et une sècheresse en hommes politiques d’envergure.
Tsiporah (comme l’a appelé un député il me semble, par mépris) n’a rien d’une femme à poigne pour un Etat vivant sous la menace constante de guerres et de terrorisme.
Elle apparaît comme un blanche colombe parce que la corruption ne l’a pas encore touchée.
Tous les dossiers minutieusement préparés par la gauche israélienne sur les uns et les autres poussent les leaders à penser différemment la politique sécuritaire du pays.
Sharon n’a-t-il pas été forcé par les dossiers compromettants au retrait de Gaza de manière unilatérale ?
C’est donc aussi cela Israel : une espionnite aiguë consistant à dégommer en permanence alors que sa sécurité n’a jamais été aussi menacée.
Tout ce que le public occidental retiendra des différents portraits de Livni sera : Agent du Mossad…C’est ainsi.
Tout l’imaginaire qui traîne autour des services secrets israéliens va lui coller aux basques.
Mofaz le “faucon” de Kadima a encore ses chances mais le côté “oriental” n’inspire pas encore confiance en Israel.
Vous êtes un spécialiste non ? Monsieur Mihaley. Où sont les futurs leaders d’Israel de demain ?
PS : Se passer du savoir-faire de Barak comme Ministre de la Défense aujourd’hui serait suicidaire. Il est bon dans ce rôle.
J’espère que la future coalition sera réaliste en tout cas. Ce type faisait partie de la Sayeret Malkal (ortho douteuse). Il est à chier comme premier Ministre mais excellent en défense !
Ludovic Lefebvre dit
Encore un symbole en perspective ! Je ne suis pas sûr qu’Israël soit dans une bonne conjoncture pour une féminisation de la société à la française et je ne lui souhaite pas. Mais après tout, peut-être une Tatcher qui sommeille ? Une Isabelle la Catholique ? Une grande Catherine (de Médicis ou de Russie au choix ? UNe Jeanne d’Arc. L’homme providentiel pourrait aussi bien être une femme. Mais je pense que ce n’était pas le sexe de l’intéressée l’objet de la récrimination de Gil, mais les compétences. Et là, je ne sais pas, il me fallut donc trouver quelque chose à dire. Hein, comment ? Me taire alors ? Je ne sais, hélas, pas le faire.
L’OURS dit
Entre elle et Ségolène, je n’hésiterais pas une seconde, je prendrais Tzipi !!!
parsifal dit
Tzipi a la cote ! Pourquoi pas ?
La rubrique de Bernard Guetta – toujours serieux et digne de confiance – plaide en sa faveur . C’est vrai que le métier de Premier Ministre Israélien est tres difficile . Mais qui sait ? L’épreuve révèle souvent les fortes personnalités . En tout cas Tzipi m’inspire bien plus que Sarah Palin…
Gil Mihaely dit
Merci cher Patrick pour cette précision, il s’agit effectivement d’un raccourci de ma part: les fait que vous présentez et qui remontent au début du XXe siècle sont au coeur de la pièce de 1967 et du film de 1970.
Patrick dit
Qu’on veuille bien me pardonner mon intervention, qui ne porte que sur un détail de cet excellent article de M. Mihaely.
L’expression «grand espoir blanc» (big white hope), est très antérieure au film L’insurgé.
Il me semble qu’on peut la faire remonter au début du XXe siècle. La catégorie des poids lourds fut longtemps la seule que considéraient les foules et les médias. Or, les premiers champions étaient blancs : James J. Corbett (gentleman Jim, c’est lui !), John L. Sullivan, Bob Fitzsimmons, James Jeffries, Marvin Hart dominaient le ring des «grands formats». Puis vint Jack Johnson dit «le géant de Galveston», un noir. Intelligent, rusé, très élégant, il finit par avoir raison des préjugés raciaux. Les journaux maniaient à son égard les terribles injures «d’époque» : «singe», «jungle en folie», «gorille»… Il s’imposa contre la société blanche, grâce à sa technique et à son pouvoir de séduction. Mais il insinua le doute dans les esprits des amateurs du noble art : les guerriers noirs pouvaient-ils disputer aux blancs leur suprématie dans la catégorie reine des poids lourds ?
C’est donc après les premiers exploits de Johnson que, rongés par le doute, voyant leurs champions abattus régulièrement par les coups de massue de Johnson, les organisateurs de combats, les amateurs éclairés (dont le grand romancier Jack London) se mirent à la recherche d’un combattant qui pourrait porter leur «espoir blanc».
Jess Willard les combla, puis Gene Tuney (qui parlait «d’inspiration» du boxeur) et, bien sûr Jack Dempsey. Mais le «bombardier noir» Joe Louis rétablit le pouvoir noir sur le ring ; et de quelle manière ! Enfin, vint Rocky Marciano : Rocky Balboa en vrai ! Italo-américain débordant de testostérone, des mains comme des rocs, des bras courts et puissants, une mâchoire en acier. Il fut le boxeur poids lourd absolu, et le dernier «grand espoir blanc» par démonstration, si l’on ose dire.
Depuis, Muhammad Ali, Joe Frazier, George Foreman (qui mit ko le «grand espoir blanc» Gerry Conney, au 2e round), Larry Holmes ont balayé impitoyablement tous les espoirs, blancs ou noirs, qu’on leur opposait.
C’est alors que surgit Mike Tyson, et tous les espoirs s’effondrèrent…
J’arrête là, bien conscient d’avoir provoqué l’ire cinglante de Justine, et persuadé d’avoir lassé la patience des causeurs… Une fois de plus «hors sujet»… Mais j’aime beaucoup la boxe.
A.rnaud. dit
Si j’écoute Julien Lacorie (Marianne), je pars en courant devant Tzipi Livni, tant Netanyahou semble un Bisounours à coté d’elle.
Si j’en crois le portrait paru dans “Le Figaro” du 17/09, nous fumons une cigarette en mettant les pieds sur son bureau (bien que je préfère me lever à 4 heures du matin pour aller chasser l’élan avec Sarah Palin).
robespierre dit
Tzipi Livni : Rien à reprocher à cette estimable personne, pour l’instant. Une petite pique sur son nom : on dirait celui d’un télétubies ! En cas de guerre ça ferait pas sérieux. Mais si ils ont Palin aux USA et nous Ségolène en France, le tableau serait complet……
En 44 on avait Franklin, Winston, Joseph
En 2012 on aurait Tzipi, Sarah et Ségolène.
Je trouve que ca le fait pas. Question d’esthétique.
libélulle dit
Pflimlin / de Gaulle, la comparaison est pertinente, le contexte aussi. Pflimlin était le dernier représentant d’un système proportionnel, où ce n’est plus la majorité qui dirige, mais les petits partis qui peuvent faire du chantage pour exploser les gouvernements. Israël, le Belgique et l’Italie fonctionnent encore très largement selon le système de la proportionnelle. Ils sont tous instables et de par leur système politique ne peuvent pas se permettre le luxe d’avoir une vision ne serait-ce qu’à moyen terme,, puisqu’ils en sont réduits a survivre jusqu’à la prochaine crise gouvernementale qui n’est jamais très loin…
Annie Cordy dit
Vous êtes insomniaque vous! Publication à cette heure! On ne chôme pas chez les Causeurs! J’espère qu’Elisabeth a convaincu Renaud de ne pas dissoudre le parti de l’In-Nocence! Son programme politique, je vous le concède vaut largement mieux que celui de Tzipi!
Vous dites que “de la dame, on ne sait pas grand-chose”…si ce n’est qu’elle occupa un bel appartement parisien du temps où elle était agent du Mossad!
Quand les journaux de l’intelligentsia frankistanaise vont être enfin lever le voile sur son passage parisien, alors, on observera le changement de ton, les multiples retournements de veste et l’on assistera à une piètre démonstration de Nanard Levy à qui l’on refilera à l’occasion quelques “violets” afin qu’il ne perde jamais du regard la mission qu’un Dieu chafouin et moqueur lui a un jour confié ici-bas: débiter un max de conneries!
Alors elle vient ma version papier? Vous êtes en train de l’étriller ou quoi? ;)