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La faune du Flore

Marin de Viry ethnographe du VIème arrondissement

Publié le 26 février 2012 à 14:21 dans Culture

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Photo : DarkB4Dawn

Les choses de la vie sont compliquées pour Marius de Vizy. Chroniqueur littéraire tendance catholique branché, aristocrate haut-savoyard de Paris, il doit organiser un dîner en l’honneur de Michel Houellebecq avec, évidemment, d’affriolantes donzelles pour égayer la nuit. Sa carte de visite – « Marius de Vizy, de la Revue des deux Mondes » – n’ouvre pas beaucoup de portes. Marius appelle Frédéric Beigbeder, bon garçon de talent. Des filles de l’Est, des filles de bonne famille, des filles délurées : tout sera bon pour Houellebecq et les quelques autres invités choisis. Iggy Pop lui-même sera de la partie. Dans le club passe Lolita Pille, « boudeuse et gentille à la fois, comme Sagan », qui traîne son spleen et le prochain roman qu’elle tarde à écrire. Sur un canapé, un critique paresse, un autre embrasse une attachée de presse. À propos du texte d’une romancière, une phrase fuse : « Une histoire de concombre surgelé fourré au loukoum tiède ». Tous n’ont qu’une idée en tête : en être ou ne pas être et, pour ceux qui écrivent, avoir le Goncourt.

[...]

Marin de Viry, Mémoires d’un snobé, Pierre-Guillaume de Roux, 2012.

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  • 28 February 2012 à 14h25

    Dio Gêne dit

    Houellebecq + Iggy pop, à voir alors

  • 27 February 2012 à 19h49

    Fiorino dit

    Isa je vous fait un petit coucou ici.
    Livia à ce soir tu trouvera mon mail.

  • 27 February 2012 à 15h19

    Patrick Mandon dit

    Soutien inconditionnel à de Viry et à Le Guern, et salutations à Laborie, qui semble aimer vraiment la littérature, la peinture, l’intelligence et le désespoir poli.

  • 27 February 2012 à 12h16

    laborie dit

    Pas encore lu mais je vais m’y mettre.
    J’aime beaucoup le style et je recommande “Le matin des abrutis”:

    La scène se passe dans une boutique de lingerie fine où l’auteur, qui ne connaît pas le sujet, cherche à acheter un cadeau pour son amoureuse

    “Au milieu de mon errance je le vis. Il était habillé de noir et il avait l’air cool. Mon premier abruti recensé. Il avait fallu un choc mental pour que je le remarquasse, cet abruti, alors que j’en avais déjà croisé des milliers Je vous le décrit comme il m’apparut; il était chez lui au milieu des guêpières. Sa culture du string était presque professionnelle. Il parlait “d’effet obus” aux vendeuses avec un air ravis de la crèche. Je compris à leur conversation que c’était un client régulier ………Sa technicité en matière de lingerie féminine avait fini par devenir plus importante que les femmes qui la portaient. Il était tombé dans une sorte de piège métaphysique, car la finalité technique s’était substituée à la finalité humaine. Ce garçon était une belle illustration de la thèse de Heidegger selon laquelle nous finirons esclaves de la technique. Bernanos aussi nous avait prévenus, à sa matière chrétienne: par une sorte de retournement satanique du mystère de l’incarnation, écrivait-il, c’est la machine qui se fait homme. Et j’ajoute: la guêpière qui se fait femme. Maurice G. Dantec aussi, à la suite des théologiens du Moyen Age, nous dit que Satan veut refaire les plans à sa manière: dans se but il pousse l’esprit de la technique dans tous ses feux. Je compris tout, dans un rai de lumière: un abruti est d’abord un possédé………

    Et aussi “Tous touristes”

    I
    Les ploucs utiles de Paul Morand

    En butinant dans le presse de ces dix dernières années crayon à la main, j’ai vu s’organiser la question du tourisme autour de quelques franches oppositions entre le bien et le mal. “Scénarisation” du récit oblige, on a, dans le désordre, les improbables bipèdes suivants: le tourisme sexuellement pas correct, le tourisme destructeur de sa destination versus le tourisme respectueux de sa destination, voire réparateur des dégâts commis par les colons ou les touristes antérieurs; le tourisme engagé versus le tourisme sans conscience politique, sociale, environnementale; le tourisme comme stupide parenthèse ensoleillée d’oubli versus le tourisme enrichissant pour l’âme, à base de communion avec la nature…….

    Très rafraîchissant tout çà….

    • 27 February 2012 à 14h44

      isa dit

      Il y en a juste qui se masturbent à parler de lingerie fine, alors à écrire!

      • 27 February 2012 à 16h52

        laborie dit

        C’est pas faux, le mari de Madame Sans-Gêne avec Playboy ayant servi à envelopper le poisson….

      • 27 February 2012 à 19h13

        isa dit

        a trop vous toucher, Laborie, vous en faites des phrases assez tordues.
        Ca existe encore Playboy, vous qui avez l’air au courant et qui n’avez rien d’autre à faire à la plage que mater?