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La croix et la manière

Des hommes et des dieux

Publié le 24 septembre 2010 à 15:00 dans Culture

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Des hommes et des dieux, reconstitution historique du processus qui a amené au massacre des moines du monastère de l’Atlas pendant la guerre civile qui déchirait l’Algérie en 1996, fait entrevoir, à travers l’esthétisme épuré de la vie monacale et l’harmonie du clair-obscur qui reflète parfaitement la présence invisible de Dieu, le dépassement des limites de la condition humaine. Cette démarche ne va pas sans souffrance, sans une mise à l’épreuve continue de la foi parce qu’aussi grande et forte soit celle-ci, elle reste précaire.

Ecoute silencieuse

La caméra de Xavier Beauvois filme avec délicatesse ces moines qui la vivent, au début du film, dans la pleine sérénité. Dans l’écoute silencieuse de la salle de prière, éclairée par la chaude lumière des bougies, qui n’est pas sans rappeler certains tableaux de George de la Tour, leurs voix chantent gloire à Dieu. L’enchaînement des plans fixes montre les moines de dos et invite le spectateur à rentrer en communion avec eux, à oublier l’épuisant tumulte extérieur et à faire taire le vain bavardage intérieur pour se tourner vers quelque chose d’incommensurable qui le dépasse infiniment.

Xavier Beauvois filme l’invisible. Il filme cet appel à écouter des paroles et à voir des visages qui éveillent notre intériorité crispée par trop d’impatience et de reconnaissance. Les moines nous précèdent pour nous montrer le chemin de la grâce sur lequel notre sensibilité se convertit en s’ouvrant à une signification qui excède la réalité sensible.

La vie monacale vue par Xavier Beauvois est bien cette vie sublime où la transcendance est lovée dans l’immanence, où le quotidien est béni par le Verbe divin et où la lumière oriente le regard des moines, mais également le nôtre, sur la beauté de la nature comme sur la misère humaine.
Chaque moine assume un rôle bien précis au sein de la communauté, du travail de la terre à l’aide médicale et administrative apportée à cette population locale démunie et vivant dans la peur des représailles.

Explosion de violence

Or, cette vie rythmée par le silence de la méditation et le dynamisme du dévouement, est bouleversée par l’irruption du Mal. Sans transition, le spectateur est projeté dans la violence qui se déchaîne par une véritable agression sonore et visuelle. Xavier Beauvois filme avec les mêmes plans saccadés les attaques des terroristes et les interventions de l’armée.

Mais c’est justement à partir de cette explosion de violence que le film révèle toute sa grandeur. Une question se pose. Comment rester fidèle à l’engagement envers Dieu et à la pratique de l’enseignement du Christ, l’amour du prochain, lorsque sa propre vie est menacée ?

Ces moines sont confrontés à un dilemme qui met en présence deux amours, qui vont s’avérer inconciliables parce que de nature opposée. Ils sont tiraillés entre l’amour de soi, qui se concentre sur la préservation de sa vie et de sa personne, et l’amour de Dieu qui s’offre dans le don inconditionné de soi à l’autre. En réalité, cet antagonisme découle de la nature complexe et contradictoire de l’homme, ontologiquement hétérogène, composé d’un corps, habité par des désirs et des intérêts, et d’une âme, capable de penser et d’aimer universellement. Par leur refus de la présence de l’armée dans le monastère comme par leur décision finale d’y rester, en dépit des avertissements du gouvernement algérien, ces moines luttent contre la tentation irrésistible de sauver leurs vies pour conserver l’intégrité de leur foi.

Plus le Mal se propage et plus le doute s’immisce dans les cœurs, plus la tentation de retourner à leurs vies passées, de revoir leurs familles aimées et délaissées, et donc d’échapper à la mort, se fait sentir et tend à éclipser la présence du divin en eux.

On est saisi par la détresse de Frère Christophe, interprété par Olivier Rabourdin, qui rappelle celle de Jésus sur la Croix, et de son cri d’effroi adressé à son Père « Mon dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? ». La foi, comme dit Pascal, d’ailleurs cité dans le film, c’est « Dieu sensible au cœur ». Mais lorsque la peur de la mort s’accapare de ce cœur, trop humain, la parole divine se retire, l’amour de Dieu finit par être éclipsé par l’amour de soi. Plongé dans la pénombre de sa cellule, Frère Christophe verse des larmes de désespoir et crie son angoisse, lui dont le visage était illuminé, au début du film, par la joie éprouvée devant le spectacle de la nature cultivée par ses mains.

Dieu n’est pas interventionniste

Alors, d’où viendra le salut par lequel la foi bannit toute peur et prive la mort de sens ?
De l’appel du prochain. De cette vulnérabilité désarmante des habitants du village, menacés comme eux par la violence terroriste, qui oblige les moines à se demander ce qui leur adviendra s’ils font défection. Comme leur fait remarquer l’une des femmes du village, les moines sont la branche sur laquelle les villageois se posent comme des oiseaux. À travers cette image, résonne le commandement divin d’être le gardien de son frère. Parce que Dieu, lui, ne le fait pas. Dieu n’est pas interventionniste. Il ne sauve pas les bons et ne punit pas les méchants. Il laisse les hommes libres pour qu’ils puissent assumer leur responsabilité.

Tous les moines répondent finalement présents à cet appel et restent. Parce que fuir, comme dit l’un des Frères, c’est mourir, c’est renoncer à être à l’image de Dieu, c’est-à-dire à faire descendre l’amour, la justice et la paix sur terre. Devant cette vulnérabilité, les moines ressentent de nouveau l’Infini qui les habite. La scène où ils se mettent à chanter, au moment où l’hélicoptère de l’armée survole le monastère, souligne, de façon éclatante, l’immense puissance de l’amour de Dieu qui les unit au-delà de toute crainte.

On comprend, alors, le sens du titre. Comme Jésus-Christ, Homme-Dieu, les moines sont hommes et dieux, hommes par leur chair et Dieu par leur foi, par cet amour inconditionné, du frère comme de l’ennemi dont ils soignent les corps et prient pour les âmes.

Ce n’est pas pour faire du remplissage si Xavier Beauvois filme Frère Christian (Lambert Wilson) faisant une longue marche dans les montagnes. Dans la Bible, le chemin est, à la fois, le chemin des révélations et celui de la mise à l’épreuve. Alors, comme Abraham, Frère Christian marche au-devant de lui-même, face à Dieu, parce que ce n’est que dans le mouvement que la séparation avec tout ce qui retient s’accomplit et que la parole divine se révèle.

La foi religieuse est cette confiance en Dieu, fondée sur l’absence de preuves empiriques, qui se vit, non pas dans la sécurité, à l’abri dans les murs du monastère, mais bien dans le risque de l’ouverture vers l’autre. Voilà ce que ce film rappelle.

Quant à la fin, au-delà du parallélisme un peu trop évident entre la Cène et le dernier repas des moines, on regrettera l’utilisation du Lac des Cygnes qui joue sur un dolorisme sentimental inutile, alors que Xavier Beauvois a pourtant compris le scandale de la Croix en choisissant de ne pas représenter la mort tragique des moines. Comme il a compris que les moines se font massacrer non pas parce que les négociations n’ont pas abouti, mais plutôt parce que leur modèle de bonté est devenu insupportable aux yeux des terroristes.
Leur amour inconditionné dénonce ainsi indirectement l’incapacité des islamistes à entrer en relation avec le peuple algérien, ce que ces moines, eux, ont su pleinement mettre en œuvre.

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  • 29 September 2010 à 14h43

    averell dit

    Bonne journée à vous aussi. Et attention aux flèches !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  • 29 September 2010 à 14h24

    D.H. dit

    Merci pour vos indications de lecture, Averell.
    Simone Weil s’est aveuglée sur l’Ancien (le premier) Testament, peut-être surtout parce que l’école intellectuelle, humaniste, qui l’a formée, ne jurait que par le Grec, et était épidermiquement anti-biblique.

    Bonne journée.

  • 29 September 2010 à 13h16

    averell dit

    @ D.H.
    Ce fil de discussion va bientôt fermer et j’en suis désolé. Vous avez raison de souligner l’importance du courant hellénique dans l’élaboration du christianisme. J’ai vécu à Athènes, à deux pas de l’Aréopage où saint Paul se serait adressé aux Athéniens. La rencontre des Athéniens et de saint Paul est un sujet qui me fascine depuis longtemps. C’est un moment névralgique de/pour la pensée occidentale. Et je me suis également intéressé à Denys l’Aréopagite (devenu disciple de Paul après son discours sur la colline d’Arès) lorsque j’ai appris (à Athènes) qu’il n’était rien moins que le saint patron d’Athènes. La cathédrale catholique romaine d’Athènes porte son nom. Mais autre chose me préoccupe : les relations qu’entretint la pensée de Paul avec les mystères grecs (Éleusis ?), un sujet que j’aimerais approfondir. Simone Weil a écrit un texte que je juge fondamental : “Israël et les Gentils” sur la source grecque du christianisme. Il devrait vous intéresser. Je me permets toutefois d’ajouter que son zèle de convertie – Ah ! Les convertis ! – lui fait dire des choses atroces car profondément injustes sur les Juifs et l’“Ancien” Testament.

  • 29 September 2010 à 10h27

    D.H. dit

    Le christianisme se situe au croisement des pensées grecque et judaïque, comme l’a rappelé Benoît XVI.
    Il concilie la Foi et la Raison.
    Si St Paul est important, le courant hellénique l’est tout autant. C’est à lui qu’on doit l’élaboration de la doctrine de l’Incarnation, centrée autour du Christ-logos, la Raison incarnée.

    Depuis, le christianisme n’est plus le strict monothéisme juif.

    « Le Dieu véritablement divin est le Dieu qui s’est montré comme Logos, et qui, comme Logos, a agi pour nous avec amour »
    Benoît XVI, Discours de Ratisbonne.
    On ne prêche pas la foi par l’épée, et cela s’adresse en premier lieu aux chrétiens.

  • 29 September 2010 à 9h17

    Aristote dit

    @ averell

    “une tradition chrétienne qui procède elle-même d’une révolution opérée à l’intérieur de la pensée juive”

    À l’évidence elle en procède. Et au moment où elle s’en est séparée, dire la différence tout en assumant l’héritage était un exercice difficile, encore compliqué par l’antagonisme réciproque des hommes. Il y a eu des moments de l’histoire, il y a eu des théologiens, pour souligner les différences, nous sommes à un moment de l’histoire où on insiste plus sur la communauté d’héritage, et je m’en réjouis.

    Un mot : si vous lisez la Bible, il y apparaît clairement que le peuple d’Israël passe son temps à relire sa tradition (e.g., le Deutéronome) et que se faisant, il ajoute une couche de plus à la tradition, que chaque génération doit faire sienne. Les chrétiens font de même. Il est donc imprudent de sélectionner un auteur, un texte, une lecture d’un texte comme représentant “l’essence du christianisme”.

  • 29 September 2010 à 0h12

    averell dit

    Je sais que sous le saint Paul simplifié pour les besoins de diverses causes il y a un autre saint Paul d’une vitalité formidable : il fut missionnaire à sa manière mais sans vraiment se préoccuper de structurer ses communautés et encore moins d’y instituer des responsabilités hiérarchiques, et même sacerdotales. Au fond l’histoire de l’Église ne pourrait-elle pas être regardée comme celle d’une lente et implacable trahison d’une force vitale contenue dans la parole de Paul – comme un dessèchement ? Constantin 1er n’aurait-il pas eu raison, bien malgré lui, d’une force vitale en officialisant la religion chrétienne ? On me répondra que Jésus-Christ et son Église sont la “faiblesse de Dieu” pour le salut de l’homme. Paul, un formidable dialecticien.

  • 29 September 2010 à 0h10

    averell dit

    @Aristote
    J’ai pris appui sur des considérations qui, sans être ineptes, sont quelque peu sommaires, j’en conviens. Certains s’en sont offusqués et ont commencé à me réciter leur catéchisme de leur fortin catholique. Vous m’avez invité à réfléchir. Et, soyez rassuré, Jean-François Lyotard n’est en rien mon gourou, pas plus que Nietzsche et l’Antéchrist. Je rejoins toutefois pleinement Jean-François Lyotard lorsqu’il souligne l’importance de saint Paul, “le vrai père de la métaphysique occidentale”, métaphysique nourrie d’une tradition chrétienne qui procède elle-même d’une révolution opérée à l’intérieur de la pensée juive – où je pourrais en revenir à la pensée juive comme centrale thermonucléaire : les réactions en chaîne (nucléaires) et l’énergie quais-infinie qu’elles propagent.
    (suite)

  • 28 September 2010 à 19h33

    averell dit

    Aristote
    Merci. Elle est très intéressante votre réponse dérangeante. Je vais essayer de vous répondre ce soir.

  • 28 September 2010 à 17h04

    Aristote dit

    @ averell

    Les chrétiens, sous estimer Paul ? La deuxième des trois lectures de la messe dominicale est 9 fois sur 10 un extrait d’une des lettres de Paul. Mais entre reconnaître le rôle de Paul et faire de Paul le fondateur du christianisme, LA source du contenu de la foi chrétienne, il y a un gouffre. Surtout quand le contenu de cette foi est prétendu reposer sur une « dichotomie » corps/âme !

    C’est un peu fort de café pour une religion de l’incarnation (scandale pour les Grecs), dont l’espérance n’est pas l’immortalité de l’âme (ça, c’est du Platon) mais la résurrection de la chair (ça, c’est le Credo) et qui dans sa version catholique insiste sur la présence réelle du corps du Christ dans l’Eucharistie. Quand le christianisme a rencontré le platonisme philosophique (mais ça, c’est bien après Paul), certains théologiens ont eu la tentation de traduire l’opposition monde des idées/monde des apparences de Platon en opposition âme/corps doublant une opposition bien/mal. Mais Platon mal digéré, ce n’est pas le christianisme. Et il serait temps que les non-chrétiens s’avisent que la théologie chrétienne et la philosophie de Descartes sont deux choses différentes.

    Lyotard et Weber sont des intellectuels respectables, mais comme spécialistes de Paul, pas vraiment crédibles. Je suis étonné de ce que vous pensez être la foi des chrétiens. Je ne vous demande pas d’y croire, mais au moins de vous renseigner sur ce que nous croyons vraiment chez ceux qui professent cette foi. Cela vous laissera libre de la critiquer, de l’interpréter, tout ce que vous voulez, mais au moins par rapport à la réalité de cette foi.

  • 27 September 2010 à 23h59

    averell dit

    D.H.
    Je vous adresserai un petit mot demain. Quitte à jouer au professeur, j’aimerais que les choses soient claires.

  • 27 September 2010 à 23h48

    averell dit

    Et, une fois encore, je ne porte aucun jugement de valeur sur cette construction. Je reste simplement surpris que des chrétiens, catholiques en l’occurrence, se mettent à brandir leur catéchisme et à s’enfermer dans leur ligne Maginot alors que je ne les attaque en rien – je les interroge ! “Le vrai père de la métaphysique occidentale, c’est saint Paul”, poursuit Jean-François Lyotard, saint Paul qui est “allé puiser chez les Grecs ce qu’il lui fallait pour articuler sa révolution”. Le peu d’espace qui m’est alloué ne me permet pas d’exposer tout ce qu’il est allé puiser – mais vous le savez au moins aussi bien que moi. J’attends qu’un chrétien me démontre le peu d’importance de Paul de Tarse dans la construction de sa religion ; saint Paul, ce “penseur fou et admirable”. J’aimerais qu’un chrétien me montre ce qu’a de “recuit” cette vision de saint Paul, saint Paul clé de voûte d’un édifice conceptuel véritablement gigantesque.

  • 27 September 2010 à 23h46

    averell dit

    @ Aristote
    Je ne m’adresserai qu’à vous. Les deux autres récitent leur catéchisme et ne m’aident pas à progresser. Je m’efforce de réfléchir avec le cul entre au moins deux chaises, une posture assurément moins gracieuse, vous m’en excuserez, que celle de ces messieurs bien calés dans leurs fauteuils.
    Tout d’abord je ne comprends pas que Paul soit traité avec une telle légèreté par des catholiques (pas vous) qui se sentent attaqués – pourquoi ? – lorsqu’on en vient à souligner l’importance du personnage, un personnage clé dans l’immense édifice théologique chrétien. Paul a mis en relief l’instant de la mort comme moment de rémission possible, “l’événement d’une transfiguration de la chair mauvaise, pécheresse, en chair graciée” ainsi que le signale Jean-François Lyotard dans une entrevue avec Élizabeth Weber. La révolution anti-rabbinique réussie par Paul de Tarse repose sur une dichotomie corps/âme, l’âme étant toujours menacée par le corps. Tout ce que les chrétiens ont appris et enseigné à ce sujet vient de lui.
    (suite)

  • 27 September 2010 à 18h37

    parsifal dit

    Bien vu “soeur Isabelle” – je ne me moque pas , mon approbation est toute fraternelle.
    Ont peut nourrir un certain scepticisme sur la presence et le sacrifice des moines. Mais on ne peut que s’incliner devant la façon dont ils vivent leur foi et dont ils sont proches des villageois , sans aucun prosélytisme . Leur bonté inaltérable en fait , hélas , des cibles privilégiées .
    Vous “déplorez” le Lac des Cygnes ” ? C’est un merveilleux écrin pour les sublimes images qu’il accompagne. On aurait pu choisir l’adagietto de la 5e symphonie de Mahler , le but aurait été le même : donner encore plus de force aux images.
    Merci mr Beauvois et aux acteurs.

  • 27 September 2010 à 17h43

    D.H. dit

    Averell,

    « Gardez la pose, vous êtes superbe en saint Sébastien ! Superbe ! On ne vous l’a probablement jamais dit : vous feriez un superbe martyr ! »

    … Avec vos points d’exclamations comme autant de fléchettes tirées dans ma direction, merci. Vous aussi, ma parole, avez décidé de me chatouiller.
    Mais cela ne me dit toujours pas ce que vous me reprochez.
    Peut-être ne devriez-vous pas vous focaliser sur saint Paul, s’il était question de cela. Lisez l’admirable prologue de l’Evangile de Jean, dans lequel l’essentiel est dit, et où Jésus est identifié avec le Logos divin.

  • 27 September 2010 à 16h52

    BBC dit

    De + il est quand même dommage que certains squattent un forum à questions pas inintéressantes -un peu toujours les mêmes grands autistes…

    décidément la France, ce pays de l’intellectualisme fumeux et botulique comme chacun sait, mais aussi des fouille-m**** diplomés et des moralistes à ragots putrides, est bien le pays de J-L Delarue!

  • 27 September 2010 à 16h24

    Aristote dit

    @ Rackam et averell

    Quand un chrétien et un non-chrétien discutent, ils doivent tous les deux admettre que leurs options fondamentales ne peuvent être escamotées.

    Pour un chrétien, le fondateur du christianisme ne peut être que le Christ et un personnage aussi complexe que Paul ne peut vraiment être compris que dans l’hypothèse où l’homme a été “retourné” par le Christ et a du, ce n’est pas venu du premier coup, ce n’était pas facile, relire son héritage juif (il en est très fier et le dit dans ses épîtres) à la lumière de sa foi au Christ.

    Pour un non chrétien qui peut avoir du respect pour Jésus mais qui ne le considère ni comme le Messie ni comme le fils de Dieu, il faut trouver une explication plausible au développement du christianisme et l’hypothèse Paul est l’une d’entre elles, pas très bonne d’ailleurs ; il y en a d’autres.

    Je ne pense pas une seconde qu’une démarche historique prouvera jamais que Jésus est le Christ ressuscité. Tout ce que je peux demander, c’est que ce que l’on sait du christianisme primitif soit cohérent avec la foi du christianisme. Mais ce que l’on en sait est aussi cohérent avec d’autres hypothèses qui nient la divinité du Christ, et je comprends qu’un non-chrétien adopte telle ou telle. Mais il doit admettre lui aussi que ce ne sont pas les “faits” qui lui font privilégier cette hypothèse, mais son option fondamentale.

  • 27 September 2010 à 16h00

    Lisa dit

    @Rackam, Averell,
    Mais ce n’est pas vrai, expat a raison, c’est lundi ? mais déjà avant tout le monde se chipotait, il y a des petits diablotins dans la toile ?