Jean-Pierre Rosenczveig, président du Tribunal pour enfants de Bobigny, est une figure incontournable de la gauche judiciaire et médiatique. Notre quasi-homonymie m’avait d’ailleurs valu quelques tracas, il y a plus de trente ans : l’hebdomadaire d’extrême droite Minute m’avait confondu avec lui dans une sombre affaire de pédophilie impliquant également quelques hommes politiques de premier plan, qui s’est révélée pure calomnie…
Cette proximité patronymique et − qui sait ? − la possible existence d’un ancêtre commun enfoui dans un vieux cimetière juif abandonné en Galicie ne sauraient cependant m’inciter à l’indulgence envers ce personnage qui incarne, en France, la détestable idéologie dite des « droits de l’enfant ».
J’entends déjà les hauts cris des bigots et dames patronnesses de la bien-pensance altruiste : « Et pourquoi les enfants n’auraient-ils pas droit à des droits ? Ne sont-ils pas des êtres humains comme vous et moi ?» Pour ceux-là, la Convention des droits de l’enfant, adoptée par l’ONU en 1989 et ratifiée par la France en 1990, est une avancée majeure en ce qu’elle a mis fin à l’oppression dont les enfants ont été victimes au sein de familles soumises à la patria potestas, au pouvoir patriarcal absolu !

Pourtant, dès sa ratification par la France, cette convention a fait l’objet de vives critiques. Celles-ci n’étaient pas le fait de tenants d’une conception traditionnaliste de l’ordre familial (pour faire bref, des « réacs »), mais de personnalités plutôt marquées à gauche.

*Photo : Hervé KERNEIS

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