L’Europe mourra-t-elle à Tbilissi ?
La guerre en Géorgie révèle les contradictions existentielles de l’Union
Publié le 11 août 2008 à 15:57 dans Monde
Mots-clés : Géorgie
Il flotte dans l’air du Caucase comme un parfum de Guerre froide. Sans doute a-t-on usé de cette réminiscence à force de la brandir. Reste que la guerre que se mènent la Russie et la Géorgie, protégée de l’Amérique, fait bien penser à ce temps où deux superpuissances s’affrontaient, en Afrique et en Asie, par l’intermédiaire des mouvements de libération, guérillas et autres sectes que l’une et l’autre parrainaient. Sauf que là, pour la première fois depuis 1979, la Russie elle-même est descendue dans l’arène.
On dira qu’entre les années 1960 et 2010, le monde a changé – c’est indéniable. Il y a pourtant une tendance de longue durée qui crève les yeux mais qu’on préfère ne pas voir : aujourd’hui, comme à l’époque, l’Europe est paralysée. Et, paradoxalement, peut-être l’est-elle encore plus aujourd’hui qu’hier, quand elle était amputée de sa partie orientale, placée sous la bonne garde des chars russes. Il est vrai que si l’Europe de l’Ouest était l’enjeu symbolique de l’affrontement est-ouest, on n’y tira pas un coup de feu. En tout cas, la bonne vieille CEE dont les membres surent jouer de leur position centrale entre Est et Ouest parvint souvent, malgré sa vassalisation militaire, à mener sa propre diplomatie – celle de la “Détente”. On ne saurait en dire autant de l’actuelle Union. Peut-être parce que, se proclamant – et se pensant – fondée sur les Droits de l’Homme, elle ne comprend plus grand-chose aux aspirations des peuples.
L’Europe libérée, l’Europe réunifiée, l’Europe retrouvée… oui mais l’Europe divisée, minée par les aspirations irrédentistes ravivées par la chute du Mur de Berlin. Elle fut incapable d’empêcher ou d’arrêter la guerre en Yougoslavie. Tout simplement parce que ses membres n’ont ni les mêmes rêves, ni les mêmes cauchemars, ni surtout les mêmes intérêts. La guerre entre la Russie et la Géorgie vient aujourd’hui cruellement rappeler cette réalité de fer. Bref, ce qui se joue dans ce lointain si proche n’est pas notre approvisionnement énergétique mais l’avenir même de l’Union. Et il n’est guère prometteur.
Pour les anciens “pays frères” de l’Union soviétique, qu’ils soient aujourd’hui membres ou frontaliers de l’Union, la crise actuelle est la réalisation de leur pire cauchemar. Des Républiques baltes à la Bulgarie en passant par la Pologne, la Roumanie, mais aussi l’Ukraine, les regards se tournent alternativement Tbilissi, Paris et Bruxelles, Moscou et Washington. Comme s’ils se refusaient à croire ce qu’ils voient : l’Ours russe responsable de tant de leurs malheurs est en train de sortir de deux décennies d’hibernation ; il montre ses dents et ses griffes. La récré géopolitique est finie. On se dit que l’Histoire est de retour. À moins que ce ne soit la post-Histoire…
Laissons de côté les détails du conflit caucasien – imbroglio dont l’analyse exige mieux que l’information partielle et biaisée disponible pour l’instant. Le traitement réservé par le berger russe à la brebis géorgienne égarée est une question vitale pour la Pologne et les trois Républiques baltes. Il est significatif que, dans leur communiqué commun, ces pays se soient qualifiés “d’ex-nations captives de l’Urss”. Ce n’est pas une clause de style. En plein centre-ville de Riga, on peut visiter le musée “des occupations de la Lettonie 1940-1991″. On ne comprend rien si on ne comprend pas que la longue expérience communiste a peu ou prou effacé dans la mémoire collective la féroce mais lointaine férule nazie. D’où ce daltonisme politique, si décrié par nos progressistes, qui rend les peuples de l’Est aveugles à la rassurante distinction entre rouge et brun. Non loin de Riga, à Vilnius, une stèle dressée devant le Parlement rappelle qu’en 2002 George Bush prit, au nom des Etats-Unis, l’engagement solennel de ne jamais abandonner la Lituanie. Sourd aux fantômes de ces petits peuples qui, sans doute, ne l’intéressaient pas plus que cela, Jacques Chirac se contenta, en 2004, de les engueuler vertement en les traitant en substance de caniches des Américains. Ce n’était pas une bonne idée.
Que cela plaise ou non, il faut admettre que chaque pays, et peut-être chaque peuple, est tributaire de son histoire et de sa géographie – et que de surcroît, peuples et pays ne coïncident pas, d’où la multiplication des foyers de tensions. Dans les anciens “pays satellites”, la méfiance séculaire envers la puissance russe, nourrie par l’expérience communiste et attisée par une logique politicienne propre au jeu démocratique aboutissent à faire de la question des garanties militaires contre la Russie un enjeu disproportionné au regard de la réalité des intentions russes (le Caucase est une autre affaire). Légitime ou non, cela importe peu : à Riga, Vilnius et Varsovie on veut un protecteur sûr, qui ne tergiversera pas s’il faut user de la force pour ramener à la raison le voisin redouté. A l’évidence, l’Union européenne est incapable, et militairement, et politiquement, d’être ce puissant parrain. Restent les Etats-Unis et l’Otan que les nouveaux membres se sont d’ailleurs empressés d’intégrer dès qu’ils ont pu le faire.
L’ennui, c’est que les “anciens” ont de tout autres intérêts. La France, l’Allemagne et les autres veulent plutôt rassurer la Russie, la traiter avec plus d’égards, trop pensent certains, pour la convaincre que son intérêt à elle est d’avoir de bonnes relations avec l’Union. Politique raisonnable, au demeurant, dès lors que la Russie est en Europe – plus que l’Amérique en tout cas – et que le chaos russe ne profite jamais à personne.
Entre les uns et les autres, les petits nouveaux et les grands anciens, la tension est palpable, l’agacement réciproque perce derrière le langage diplomatique. Interrogé par un journaliste sur le communiqué des “quatre ex” qui appelle l’Otan et l’Union à “s’opposer à la propagation de la politique impérialiste et révisionniste dans l’Est de l’Europe”, Bernard Kouchner n’a pas caché un mouvement d’humeur. “Il ne sert à rien d’insulter les gens”, a lâché le chef de la diplomatie française à qui incombe la mission impossible de représenter les 27. Pour la France, pas question de montrer du doigt la Russie. “Ce ne sera pas la position de l’Europe”, a affirmé Kouchner. Le plus probable est que l’Europe n’aura pas de position et donc, pas de politique. De même qu’elle n’en a pas eu lors de la déclaration d’indépendance du Kosovo, Etat que plusieurs membres de l’Union Européenne n’ont pas reconnu. Ce qui n’empêche pas les dirigeants de ce pays mal né, encouragés par les hordes de conseillers internationaux qui financent ainsi l’achat de leurs maisons de campagne, de promettre, en guise d’avenir radieux, l’adhésion à l’UE. Bien malin qui pourrait dire à quoi elle ressemblera, cette Europe Unie, dans cinq ou dix ans. Quoi qu’il en soit, hier dans les Balkans, aujourd’hui dans le Caucase, l’Europe politique est morte. A supposer que, depuis la Sainte Alliance, elle ait jamais existé.









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moi dit
la solution faire une bonne B A :)(tête nucléaire)
une ba = 15 millions de morts
france 300 ba
israël 300ba
chine 300ba
inde 150 ba
pakistan 100ba
états unis 10 000 ba
russie 12 000 ba
Que les jeux commencent ! faites vos comptes
Ludovic-Lefebvre dit
Pas bien important tout cela. Par contre, vous avez raison, parfois des sujets me sont indiférents, puis je change d’avis et entre les deux pieds dedans. Ce fut longtemps le cas de l’affaire Al Dura, ce fut un peu pareil pour l’Ossétie, souvent suite à une phrase d’un article, un post, un rebondissement comme l’intervention de l’U-E dans ce cas et encore et toujours les mêmes qui viennent ressasser les mêmes erreurs ou manipulations.
Si Gil et Elisabeth ont raison et que l’Europe s’effondre par l’Est, j’aurais bien l’air con, puisque je la vois imploser à l’Ouest et le signifie en plus.
barry dit
Tiens, le “je m’en fiche” d’origine a disparu. Ce n’était que ça en fait que je relevais.
Et encore une fois, être ni pro, ni contre mais avoir un avis, c’est très bien. La-dessus, nous sommes d’accord bien entendu.
Au fait moi, je ne suis qu’un gamin de récré, ça ne me dérange de vous casser les pieds!
Allez, comme vous avez l’air cool quand même, je vous lâche.
Ludovic-Lefebvre ludovic- dit
Faire attention à quoi ? A rentrer dans l’hypocrite doxa ? A ce qu’il est dit qu’il est bon d’émettre ou non ?
Oui, j’aurais un examen attentif afin de ne pas entrer dans cette mythomanie à couvert d’humanitaire, mais sur fond antipathique. Idiot utile de BHL, ce n’est pas pour moi.
Tiens je l’écris à nouveau pour le plaisir : “je ne suis ni pro-russe, ni pro-géorgien et je suis avec intérêt ce conflit”. Et puisque vous m’énervez, j’ajoute qu’ils ont tous une sale gueule.
Ludovic-Lefebvre lu dit
Pas bien compris, mais bon, pas envie de perdre du temps à des querelles de récrée.
barry dit
Ludovic-Lefebvre
Votre élève? plus pertinent?
Non, aussi peu pertinent que l’inverse.
Le seul truc que je pourrais observer chez vous, c’est votre gros cou.
Pas intéressant!
barry dit
Ludovic-Lefebvre
Je ne décide rien du tout et je suis sûr que vous ferez attention dorénavant.
A moins que…
Ludovic-Lefebvre dit
De plus, ce conflit m’intéresse et je ne vois pas en quoi, je devrais pour cela être pro-russe ou pro-géorgien, je suis déjà pro- plein de choses, je n’ai pas envie d’être pro- la moitié du monde, anti- l’autre moitié, je peux même être pro-les deux ou anti- les deux en certaines occasions ou indiférent. Quel est le problème ?
Tiens, Rioufol à qui il arrive d’être con a déclaré que la Russie cherchait l’alliance de l’ran et de la Syrie contre l’Occident. Pourquoi pas pour combattre les tchéchennes pendant qu’il y est ?
Oui, ils ont été staliniens comme les allemands furent nazis, c’est un peu déjà le passé, il me semble et que l’Occident réveille étrangement bien tardivement.
Ludovic-Lefebvre dit
Barry,
C’est peut-être injuste de ma part, mais lorsqu’un africain meurt de faim, qu’une guerre se formente à l’Est, qu’il y a des attentats suicides en Irak, je ne suis guère en peine. Par contre les attentats madrilènes, londoniens, américains, israéliens m’ont ému. Je ne connais pas la cause exacte de ce ressenti, mais c’est ainsi.
Maintenant quand un chanteur en vogue ou qui cherche le retour, un “intellectuel” dit souffrir avec la même intensité pour tous les drames du monde, que je les entends parler de nausée, je ne les crois pas. Personne ne survivrait à un authentique chagrin dû aux drames quotidiens du monde.
La médiocrité est ce que j’émets à vos yeux, pour moi, elle est en partie ce que je constate, cette grande mascarade, ce dictat de bonne conduite obligatoire au nom de la tolérance.Donc fichez-moi la paix avec vos leçons de morale, je ne suis pas votre élève, vous n’êtes pas mon instituteur, l’inverse serait déjà plus pertinent.
Si mes propos sont déplacés et bien, j’en suis fort aise et ce n’est certainement pas à vous de décider pour ma pomme ce qui doit être écrit ou non.
ratatouille dit
@ Nina
“…on sent toujours en Russie la pulsion d’une humanité historique qui se sait des racines, qui a envie de vivre, et qui rêve encore du ciel. On y redécouvre, ici et là, en dépit de la victoire apparente de la laideur ambiante, une humanité qu’on ne peut pas acheter, céder ou vendre. Une humanité qui prouve que l’on peut avoir traversé l’enfer et rester déraisonnable”
“Orthodoxie, la voie russe vers la démocratie ?”
Entretien avec Jean-François Colosimo
Nina dit
C’est devenu quoi la Russie ?
Un mixte entre Tsarisme, Soviétisme, Mafia, tout ça dirigé par un KGBiste !
Alors l’âme slave là dedans ? Elle y est…bien imbibée de nationalisme raciste et de vodka !
Poutine a créé des “jeunesses poutiniennes” qui sillonnent le pays en vendant l’image de leur idole et en remettant au pas les dissidents, de manière très musclée !
Le nouveau Tsar veut contrôler l’Europe par l’énergie gazière et pétrolière.
Hmeir dit
@zIgotto
Avant de piaffer sur l’honneur bafoué de l’institut Leveda, revenez au sujet qui, il est vrai, n’est que vétille à vos yeux, à savoir l’invasion du rouleau compresseur russe en Géorgie. Alors évidement dénoncer cela, cela procèderait d’un racisme anti russe de ma part, mais il est bien plus urgent de se préserver d’un anti russisme que de se préocupper du peuple géorgien qui a été sous la botte russe depuis déjà avant la révolution bolchévique et qui n’a eu qu’un très courte trêve de début d’indépendance pour même pas seize ans. En fait, vous me faites grâce quand vous m’accusez que de racisme anti russe, parce que mon racisme s’étend englobe beaucoup de monde que les pauvres russes. En tant juif fier, je suis génétiquement, irrémédiablement raciste, très raciste envers tous les oppresseurs qui veulent s’emparer de l’intégrité territoriale des peuples souverains, Je suis de la pire sorte des racistes anti oppresseurs et il y a 63 ans vous auriez pu m’accuser dans le même ordre d’idée de racisme anti allemand. Je n’aime pas la race des oppresseurs qui déclarent “ce qui est à moi est à moi et ce qui est à toi est à moi”. A ce titre, dans les années 70 lorsque je vivais encore en France et que j’étais élève au lycée, j’ai participé aux manifestations houleuses pour la liberté à émigrer des juifs soviétiques contre les institutions de l’ancienne URSS à Paris.
Quant à votre affirmation que la responsabilité du marsame économique en Russie dans les années 90 en incombait à l’Occident, au FMI et à la Banque mondiale, ce n’est peut-être pas une “insanité” comme ce que j’ai pu écrire selon vous, mais cela a la vertu très louable de faire un effet des plus burlesques.
ratatouille dit
L’Union Européenne – Le nouveau soviétisme.
« Il est étonnant qu’après avoir enterré un monstre l’URSS on en construise un autre tout semblable, l’Union Européenne. Qu’est-ce au juste l’UE ?
Nous le saurons peut-être en examinant sa version Soviétique. L’URSS était gouvernée par quinze personnes non élues qui se cooptaient mutuellement et n’avaient à répondre à personne. L’UE est gouvernée par deux dizaines de gens cooptés qui se réunissent à huit clos, ne répondent à personne et ne sont pas limogeables. On pourrait dire que l’UE a un parlement élu. L’URSS aussi avait une espèce de parlement, le Soviet Suprême. Nous avalisions sans discussion les décisions de Politburo tout comme le Parlement Européen, où le temps de parole de chaque groupe est rationné et souvent se limite à une minute par intervenant.
A l’UE, il y a de centaines de milliers d’eurocrates avec leurs émoluments énormes, leurs personnel, leurs larbins, leurs bonus, leurs privilèges, leurs immunité judiciaire à vie, simplement transférés d’un poste à un autre quoi qu’ils fassent bien ou mal.
N’est-ce pas l’URSS tout crachée ? L’URSS fut créée par la contrainte, très souvent avec occupation armée. On est en train de créer l’UE pas par la force armée, non, mais par la contrainte et la terreur économique.
Pour continuer d’exister, l’URSS s’est étendue toujours plus loin. Dès qu’elle a cessée de s’étendre elle a commencé à s’écrouler.
Je soupçonne qu’il en sera de même pour l’UE.
On nous avait dit que le but de l’URSS était de créer une nouvelle entité historique, le peuple soviétique. Il fallait oublier nos nationalités, nos traditions et nos coutumes.
Même chose avec l’UE, semble-t-il. Ils ne veulent pas que vous soyez anglais ou français.
Ils veulent faire de vous tous une nouvelle entité, des Européens, réprimer vos sentiments nationaux et vous forcer à vivre en communauté multinationale.
73 ans de ce système en URSS se sont soldés par plus de conflits ethniques que nulle par ailleurs au monde.
Un des buts grandioses de l’URSS était de détruire les états nations. C’est exactement ce que nous voyons en Europe aujourd’hui. Bruxelles a l’intention de phagocyter les états nations pour qu’ils cessent d’exister.
Le système soviétique était corrompu du haut jusqu’en bas. C’est la même chose pour l’UE
Les activités antidémocratiques que nous voyions en URSS fleurissent en UE. Ceux qui s’y opposent ou les dénoncent sont bâillonnés ou punis. Rien n’a changé.
En URSS nous avions le goulag, je crois qu’on l’a aussi dans UE. Un goulag intellectuel nommé « politiquement correct ». Essayez de dire ce que vous pensez sur des questions de race ou de sexualité, et si vos opinions ne sont pas les bonnes, vous serez ostracisé. C’est le commencement du goulag. C’est le commencement de la perte de votre liberté.
En URSS on pensait que seul un état fédéral éviterait la guerre. On vous raconte exactement la même chose dans l’UE. Bref, c’est la même idéologie dans les deux systèmes. L’UE est le vieux modèle soviétique habillé à l’occidentale. Mais comme l’URSS, l’UE porte en elle les germes de sa propre perte. Hélas, quand elle s’écroulera, car elle s’écroulera, elle laissera derrière elle une immense destruction et de gigantesques problèmes économiques et ethniques.
L’ancien système soviétique était irréformable, de même l’UE.
Mais il y a une alternative à être gouverné par deux dizaines de ronds-de-cuir à Bruxelles. L’indépendance.
Vous n’êtes pas forcé d’accepter ce qu’ils vous réservent.
On ne vous a jamais demandé si vous vouliez vous joindre à eux.
J’au vécu dans votre futur et ça n’a pas marché. »
Vladimir Bukovski , écrivain et conférencier
rocardo dit
Si catastrophe économique et sociale en Russie il y eut,c’est à cause de 70 ans d’économie administrée,constructiviste comme disait Hayek.Il n’y a pas de libre marché en Russie,juste une libre maffia.Quant au racisme anti-russe,c’est du même tonneau que l’islamophobie,ça permet de botter en touche devant un régime qui assassine des journalistes,qui laisse des bandes tabasser et tuer des gars trop bruns de poil et de peau,qui bizuthent à mort les jeunes recrues dans son armée,qui enfin est représenté dans la petite Géorgie écrasée par un général à trogne d’alcoolique.
Zigomar dit
Parmi le tombereau d’insanités déversé par Hmeir dans son dernier post, relevons-en seulement deux, qui donnent la mesure de la pertinence générale de son propos :
- “vos sondages truqués de je ne sais quel institut bidon”. La fiabilité de l’institut Levada n’est contestée par personne de sérieux en Russie ou ailleurs, et notamment pas par l’opposition russe.
- “comme lorsque vous étiez dans le marasme dans les années 90 et que l’Occident vous a envoyé une bouée de sauvetage”. Bien loin d’envoyer “une bouée de sauvetage” à la Russie après la chute du communisme, “l’Occident” lui a tapé sur la tête à grands coups de rames en lui administrant par FMI et Banque Mondiale interposés les recettes merveilleuses du libéralisme sauvage, contribuant ainsi à une catastrophe économique et sociale de grandes dimensions.
Le racisme anti-russe, comme tous les types de racisme, accroît rarement la lucidité de ceux qui en sont atteints.
Pascal dit
Les européens,par la voix d’ Angela Merkel et Nicolas Sarkozy,commencent enfin à faire comprendre à la Russie qu’il serait temps qu’elle applique les termes de l’accord sur le cessez-le-feu et le retrait de ses troupes qu’elle a signé.
Il était temps :la mascarade d’un retrait annoncé alors qu’elle continue de renforcer sa présence en Géorgie n’a que trop duré.