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L’Etat-providence contre l’assimilation

Pour que l’immigration redevienne une chance pour la France

Publié le 14 avril 2011 à 8:00 dans Économie

Mots-clés : ,

La vie est un long apprentissage. Pendant longtemps, j’ai pensé – sans jamais vraiment chercher à le vérifier – qu’une immigration importante ne pouvait avoir qu’un effet négatif sur le salaire et le taux de chômage de la population d’un pays. Après tout, c’est le principe de l’offre et de la demande : si l’offre de travail augmente, à demande constante, les salaires doivent s’ajuster à la baisse et si les salaires ne peuvent s’ajuster (à cause d’un salaire minimum légal par exemple), un afflux d’immigrants devrait créer mécaniquement du chômage. Eh bien j’avais tort.

Il y a eu, ces dernières années, un regain d’intérêt remarquable pour les études économiques sur l’impact de l’immigration sur le marché du travail. C’est un phénomène classique : en période de crise, les premiers accusés sont les immigrés qui viennent « voler nos emplois » et cette idée est d’autant plus facile à vendre – politiquement parlant – qu’elle a la couleur, le goût et l’odeur d’une simple remarque de bon sens. Seulement voilà, à chaque fois qu’on a essayé de mesurer objectivement cet impact, on n’a rien trouvé de significatif et, mieux encore, on a même souvent découvert un léger effet inverse. Aussi incroyable que cela puisse paraître, ce que nous disent les chiffres, c’est qu’un fort taux d’immigration n’entraîne pas de baisse des salaires (ou de montée du chômage) et peut même entraîner une légère hausse des rémunérations des travailleurs natifs (ou un recul du chômage).

Ce que démontrent ces études, c’est que les immigrants ne remplacent pas les natifs – c’est-à-dire qu’ils n’entrent pas ou peu en compétition avec eux pour les mêmes emplois – mais augmentent le nombre total d’emplois dans l’économie. En d’autres termes, il existe un effet de complémentarité qui fait plus que compenser l’effet de substitution. Imaginez, par exemple, qu’une entreprise du bâtiment n’arrive pas à recruter d’ouvriers : elle se trouve, dès lors, dans l’obligation de licencier plusieurs de ses chefs de chantier. En revanche, si elle a la possibilité d’employer des ouvriers immigrés – qui, parce qu’ils sont moins qualifiés, acceptent de travailler pour moins cher ou d’exécuter des tâches moins gratifiantes que les natifs – elle peut accepter plus de chantiers et donc embaucher du personnel d’encadrement qui a toutes les chances d’être composé de natifs. Dans une note de synthèse de ses recherches sur le marché du travail étatsunien1, Giovanni Peri, l’un des spécialistes les plus reconnus en la matière, confirme que cet effet de complémentarité crée plus d’emplois pour les salariés nés américains que n’en « détruit » la compétition avec des immigrés. En approvisionnant l’économie américaine en maçons, ouvriers agricoles et autres chauffeurs de taxis, l’immigration permet aux entreprises américaines d’accroître leur capacité de production, de vendre plus et donc, d’embaucher plus de chefs de chantier, de responsables d’exploitation et de répartiteurs de taxis américains.

L’Etat-providence a cassé la machine à intégrer

Au total, comme le note Giovanni Peri dans son résumé, l’immigration augmente la capacité productive d’une économie, stimule l’investissement et promeut la spécialisation qui, à long terme, améliore la productivité. Rajoutez à cela que lesdits immigrés vont bien évidemment devoir se nourrir, s’habiller et se loger et vous obtenez un bilan économique net de l’immigration aussi positif dans les faits qu’il est négatif dans l’imaginaire collectif.

À ce stade, on est dans un monde harmonieux où des immigrés viennent compléter les capacités productives du pays accueillant, s’insèrent dans sa société par le travail et adaptent d’eux-mêmes leurs us et coutumes pour augmenter leurs chances de succès dans leur nouveau pays. Seulement voilà : il semble que malgré cela, nous ayons vraiment un problème avec notre immigration et que ce problème ne soit pas lié au nombre d’immigrants, puisqu’en 2008, nous affichions un taux net de 1.48 immigrants pour mille habitants alors que des pays comme le Portugal ou l’Australie affichaient des taux de deux à quatre fois supérieurs sans que cela pose de problèmes insurmontables à leurs populations natives.

La réalité de notre monde, c’est que l’Occident, l’Europe et la France sont des îlots de prospérité perdus au milieu d’un océan de pauvreté. C’est de moins en moins vrai au fur et à mesure que les pays dits émergents émergent effectivement en rejoignant le concert de l’économie de marché et de la mondialisation mais cela reste une réalité tangible de ce monde. Une autre réalité, cette fois ci une réalité française, c’est que nous avons un Etat-providence qui, dans un moment de faiblesse, a décrété que ses largesses ne se limitaient pas aux seuls Français mais à toute personne vivant sur notre sol. Or, voilà, dans ce monde tel qu’il est, offrir à des étrangers la possibilité de profiter de nos systèmes sociaux pour peu qu’ils viennent s’installer chez nous a une conséquence évidente : cela attire des gens qui ne viennent pas pour travailler et s’intégrer mais pour profiter de l’aubaine.

Les seuls fautifs, c’est nous !

Entendons-nous bien : moralement, humainement, nous n’avons pas le droit de reprocher à un Tunisien ou à un Algérien de fuir la misère de son pays pour venir profiter de nos aides sociales. Ce faisant, il ne fait rien d’immoral et se comporte au contraire en bon père de famille qui cherche à assurer une vie meilleure à ses enfants. De quel droit le lui reprocherions-nous ? Ne ferions-nous pas exactement la même chose à sa place ? Nous avons créé une règle du jeu ; les gens utilisent cette règle au mieux de leurs intérêts : c’est aussi simple que cela. Dans cette histoire, nous sommes les seuls fautifs.

Si on veut trouver une solution, il faut commencer par identifier correctement le problème et en l’espèce, ce n’est pas l’immigration en tant que telle mais « l’immigration d’assistance » – générée par notre Etat-providence. Non seulement, notre système n’est pas viable financièrement – nous ne pouvons pas, comme disait Michel Rocard, « accueillir toute la misère du monde » – tout en admettant qu’il fallait en prendre notre part -, mais il a aussi, et surtout, brisé le mécanisme d’intégration naturel de notre société civile. C’est pourtant si simple, si évident : pour vivre, il faut travailler et pour travailler, il faut s’adapter, coopérer et s’intégrer à la communauté dans laquelle on prétend vivre. C’est ce mécanisme qui a fonctionné pendant des millénaires durant lesquels nous nous sommes très bien passés de ministères de l’immigration, de l’intégration ou de l’identité nationale et c’est ce mécanisme qu’il s’agit de remettre en état aujourd’hui.

[1]

  1. The Effect of Immigrants on U.S. Employment and Productivity, G. Peri (2010)
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  • 16 Avril 2011 à 0h43

    eclair dit

    @kaplan
    game over.
    http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gk_YdKqi_7HukN11vMF1qaZIQm5w?docId=CNG.003183d680397691a26f305c0d662f1c.431

    Il faut savoir”, a-t-il ajouté, “que 24% des étrangers non européens qui se trouvent en France sont des demandeurs d’emploi. C’est presque trois plus que le taux (de chômage) national”.

    Je pense que cela devrait régler le débat on importe des chomeurs actuellementdonc à savoir si l’immigration à un effet positif quand tu importe 1 immigré sur 4 est un chomeur c’est clairement non!

  • 15 Avril 2011 à 20h36

    quadpater dit

    Il est vrai qu’importer des travailleurs a un effet positif alors qu’importer des chômeurs mène à la cata socio-économique. Je suis bien d’accord avec M. Kaplan, comme toute personne disposant d’un encéphale en état de marche.
    Pourquoi alors ne revient-on pas sur le regroupement familial, cette aberration à l’origine de l’immigration de peuplement qui nous est devenue insupportable ?

    • 15 Avril 2011 à 21h30

      eclair dit

      parce que cela viens des traités internationaux.
      L’onu a d’ailleurs prevu qu’il nous faudra 50 millions d’immigrés supplementaire en europe d’ici 2050. c’est planifié.

      • 15 Avril 2011 à 21h53

        quadpater dit

        Si la majorité de ces 50 millions est composée de personnes qui viennent bosser ça ne me dérange pas, au contraire !
        Parce que quand on travaille on n’a ni le temps de cogner sa femme ni d’encombrer les locaux de la CAF ni de se mettre à 4 pattes dans les rues le vendredi matin.

  • 15 Avril 2011 à 11h08

    agatha dit

    Dans son dernier roman “La carte et le territoire”, Houellebecq met en scène une professeure d’économie très critique sur sa discipline, et, envisageant les promesses du tout économique, il parle de la “candeur du capitaliste sincère”.
    Parfois, George Kaplan me fait penser à un libéral sincère qui ne voit pas la touche de doux cynisme caché au cœur de démonstrations vertueuses.

  • 14 Avril 2011 à 22h46

    Saul dit

    article qui a des arguments, c’est indéniable.
    déja, rien que le fait que l’auteur ne soit pas contaminé par les délires ethnicistes est remarquable.
    mais à trop vouloir en faire, peut être tombe t’il dans l’exces inverse, à tordre la réalité dans le sens qui l’arrange quitte à se contredire (bien vu Jerôme)
    quelques points qui me semblent en trompe l’oeil :

    ” ne soit pas lié au nombre d’immigrants, puisqu’en 2008, nous affichions un taux net de 1.48 immigrants pour mille habitants alors que des pays comme le Portugal ou l’Australie affichaient des taux de deux à quatre fois supérieurs sans que cela pose de problèmes insurmontables à leurs populations natives.”

    mais quel est le degré de naturalisations dans ces pays là ?
    le fait que la France est une des politiques de naturalisations les moins restrictives me semble fausser cette donnée.
    enfin concernant l’Australie, dire que cela ne leur pose pas de problème…pour connaitre un peu, leur politique anti immigration (principalement anti asiatique) ferait passer un Le Pen pour un pro immigrationniste…
    ajoutons à cela le nombre d’habitants par rapport à la surface du pays, et on verra qu’il y a un peu plus de marge par là bas.
    précisons aussi que sous sarko, le nombre d’entrées, de regroupements familiaux, et de naturalisations ont tout simplement explosé…

    concernant l’économie qui se développerait, l’argumentation est solide, notamment par la démonstration que ces immigrés representent des consommateurs de plus, mais dire qu’ils contribuent à l’augmentation des salaires est on ne peut plus faux : dans certains domaines tels que le BTP, ce n’est pas parce que les Français sont soi disant fainéants que les entrepreneurs privés embauchent des clandos, mais bien parce que ceux ci sont payés à la fronde : lors des chantiers du tramway dans ma ville, il était hallucinant de voir que la plupart des ouvriers ne parlaient pas français, étaient pour la plupart clandos (ma main au feu) etc (certains squatts ont été d’ailleurs démantelés avec expulsion des gonzes dès la fin des chantiers…)
    de plus, vu le nombre d’immigrés en France, et la bérézina économique que connait notre pays, o ne peut pas dire que la démo de Kaplan soit très visible

    sur le “moralement, humainement, nous n’avons pas le droit de reprocher à un Tunisien ou à un Algérien de fuir la misère de son pays pour venir profiter de nos aides sociales. Ce faisant, il ne fait rien d’immoral et se comporte au contraire en bon père de famille qui cherche à assurer une vie meilleure à ses enfants. De quel droit le lui reprocherions-nous ? ”

    je crois que beaucoup se méprennent, Kaplan ne dit pas qu’ils sont dans leur droit, mais qu’à leur place nous en ferions de même, et il a totalement raison.

    sur
    “C’est ce mécanisme qui a fonctionné pendant des millénaires ”
    là de quoi parle t’on vraiment ?
    du mécanisme en lui même ou du phénomène migratoire ?
    car il y a une nuance, s’il s’agit du mécanisme, c’est une évidence, mais durant ces millénaires, les phénomènes migratoires n’ont jamais l’ampleur de nos époques contemporaines (par exemple concernant la France, “terre d’immigration depuis toujours”, c’est un mythe…au moyen age, du 11ème au 13ème siècle par exemple, l’europe occidentale était même une terre d’émigration dans son ensemble)

    • 15 Avril 2011 à 0h35

      nadia comaneci dit

      “déja, rien que le fait que l’auteur ne soit pas contaminé par les délires ethnicistes est remarquable”
      C’est plus que remarquable, c’est rafraichissant. J’en redemande.
      Je vois mal George te dire que le muz est pervers par nature et pas soluble je ne sais où. George ne connait que des salariés. Finalement, ce n’est pas plus mal.
      Et comment je me carapaterais si j’étais somalienne !

      • 15 Avril 2011 à 20h25

        Saul dit

        somalienne ?
        justement Nadia, la Somalie est un résultat concret à quoi mène le libéralisme : la loi de la jungle

  • 14 Avril 2011 à 16h42

    Marie dit

    Certes l’imigration peut être une chance si tant est que l’émigré trouve un boulot qui soit déclaré , ce qui est loin d’être le cas tout le temps ne soyons pas aveugles. Non bien sûr que le maçon ne pique pas le travail d’un dit de souche qui ne souhaite plus un travail aussi physique. Il fut un temps c’était nos voisins portugais qui avaient occupés ces postes qui contrairement à la légende ne sont pas tous payés au lance pierre.
    Mais ce que le citoyen lambda , celui de la tranche classe moyenne qui paie tout et n’a droit à rien récuse c’est toutes ces aides tel que l’AME qui en tant de vaches maigres sont autant d’abcès de fixation contre l’immigration massive.
    Alors je ne vois pas en quoi un billet d’entrée comme au Canada serait inhumain.

    • 14 Avril 2011 à 17h32

      nadia comaneci dit

      En droit du travail, en cas de travail clandestin par non déclaration de salarié, le seul responsable est l’employeur. Le salarié est une victime, comme la société. Ils seront l’un et l’autre dédommagés. Le salarié ne pourra être poursuivi que pour infraction à la règlementation sur le titre de séjour s’il est entré sur notre territoire illégalement.
      Commençons donc par faire le ménage chez les employeurs indélicats qui sont pléthore, croyez-moi, si l’on en croit les chiffres de l’inspection du travail.
      Je sais, ils payent tellement de charges qu’ils sont obligés d’employer des esclaves dans les chantiers, les ateliers clandestins ou les gargotes. Quand ils ne leur demandent pas de se mettre fictivement à leur compte, ce qui est encore plus pratique. On appelle ça du marchandage. De “marchandise” humaine. Ou fausse sous-traitance. L’imagination délictueuse n’a pas de limite quand il s’agit d’exploiter la misère humaine et s’adapter au marché. ça se voit moins qu’une vieille dame bousculée dans un bus, mais ce n’est pas beaucoup mieux.

      • 14 Avril 2011 à 17h46

        Marie dit

        C’est bien pour cette raison qu’il serait bon que le futur émigré puisse fournir une attestation de l’employeur…

    • 14 Avril 2011 à 18h31

      lisa dit

      Marie, en tout cas le travail en France conserve, il y a un grand nombre de retraités algériens centenaires en France, ou alors, ils sont …au-delà de la retraite ?

      Quant aux femmes tunisiennes candidates à l’entrée en Europe, elles ont moins de chance que les hommes d’atteindre la retraite, 12 d’entre-elles ont été virées d’un bateau pour Lampedusa par leurs camarades masculins, l’interview du tunisien racontant cela a été censurée par presques tous les medias. Cela s’appelle comment, complicité de crime ?

      • 14 Avril 2011 à 19h01

        Marie dit

        20 fois j’ai posé la question sur le pourquoi de l’absence de femmes sur ces bateaux venus de Tunisie… une cynique réponse?

      • 14 Avril 2011 à 20h55

        nadia comaneci dit

        Vous voulez que le futur émigré trouve du travail… avant d’être en France ?? Avec échanges de mails cerfatisés sans doute, visés par le pôle emploi ? C’est une blague ?

        Ah Lisa, tous ces centenaires algériens par millions qui n’ont même pas la décence de rentrer mourir chez eux après une vie de patachon qui conserve. Après on s’étonne qu’ils exigent des carrés musulmans pour être enterrés. C’est écoeurant.
        Indéniablement, ces gens ne sont solubles ni dans notre République ni dans nos cimetières.

      • 15 Avril 2011 à 7h16

        lisa dit

        Ah Nadia continuez de ne pas comprendre, de répondre à côté, et de ne pas répondre aus remarques qui s’adressent aux autres !

        Il est évident que les morts ne sont pas déclarées et que les femmes ont été virées dans l’eau.

        Mais comme cela vient de musulmans (il y a peu de chrétiens savez-vous ?), on ne critique pas.

      • 15 Avril 2011 à 7h33

        lisa dit

        @Marie,
        Pour l’absence de femmes sur les bateaux. Je me disais que c’était les hommes jeunes qui étaient aventureux.
        En fait non, les femmes sont les premières à aller à la mer.
        L’inverse de notre “les femmes et les enfants d’abord” en cas de naufrage. Encore notre culture judeo-chrétienne ?
        Et la presque dhimmitude des journalistes qui les fait se taire ?

      • 15 Avril 2011 à 10h29

        Leon Godoff dit

        vous avez un lien SVP?

      • 15 Avril 2011 à 10h51

        Leon Godoff dit

        etonnant non?

        tapez “eglise” “brulee” “Tunisiens” sur google News et…

        seul les russes en parlent…
        http://english.ruvr.ru/2011/04/03/48398941.html

    • 14 Avril 2011 à 21h06

      eclair dit

      Vous parlez de quoi que les français rechigne à faire des emplois physique. Vos avez fumé quoi?
      Sur quoi vous vous basez pour dire ça?
      SI les salaires augmenteraient les emplois trouveraient preneur.
      Ce qui était assez comique c’est que dans les années 80 ou on a commencé à sortir que les français ne voulait plus des emplois manuels. Dan sle même temps des des dizaines de milliers de français allait en allemagne pour faire des emplois manuels parce que mieux paer qu’en france.

  • 14 Avril 2011 à 14h10

    Iakkhos dit

    Toutes les immigrations, de travail ou d’opportunisme sont problématiques quand elles sont massives et trop éloignée des autochtones !

    la religion, la langue, la couleurs de peau, tout ces marqueurs de différence bloquent l’assimilation quand la venue est en masse, que ce soit en France pour les Africains ou les Magrebins  ou au USA pour les Mexicains.

    Ca conduira forcement a la partition et/ou au conflit. 

    • 14 Avril 2011 à 15h36

      nadia comaneci dit

      Vous me rappellerez le pourcentage des autochtones dans la population américaine ?
      Réponse : 1%.

      • 14 Avril 2011 à 15h54

        natmaka dit

        Un conflit (une guerre, en fait) opposa biens les colons blancs aux Indiens, puis une sorte de partition s’établit car une forte proportion des Indiens est depuis socialement isolée, cf. par ex les réserves.

      • 14 Avril 2011 à 22h24

        Saul dit

        justement Nadia, ils ne sont plus qu’1%….suite à des conflits, partitions etc…

        bref ils se sont bien fait baiser

      • 15 Avril 2011 à 15h38

        Iakkhos dit

        désolé pour les Indiens d’Amérique mais ils ont été tellement laminé que comptent pour du beurre dorénavant !!

        les Autochtones sont les WASP et Anglophones qui ont suivit … les immigres récents sont les Mexicains, vous aurez compris bien entendu.

  • 14 Avril 2011 à 13h04

    nadia comaneci dit

    Cher George, j’ai toujours apprécié chez toi l’absence totale de xénophobie et d’idéologie raciste du vrai libéral. C’est suffisamment rare ici pour être noté. La façon dont tu énonces ses bienfaits économiques est magistrale.
    Je me demande par contre comment tu refuseras à des individus et leurs familles, entrés légalement dans le pays, de ne pas profiter des nos droits sociaux. Le droit s’applique sans condition de nationalité il me semble…
    Très jolie ton adaptation de Rostand, tu es un bien élégant bretteur…

    Salut Maquisart, libéral rime avec… casse-dalle ? On est assez loin de cyrano !

  • 14 Avril 2011 à 10h43

    Impat1 dit

    G.K. Vous l’avez dit magnifiquement comme l’eut dit Cyrano. L’envoi ayant touché, l’argument ayant porté, il me reste à résumer la conclusion en prose, vulgaire mais approbative:
     la pauvreté est une valeur évolutive et relative.    

  • 14 Avril 2011 à 10h32

    girafe dit

    Il y a quelques années c’était l’Etat providence, aujourd’hui c’est de moins en moins d’Etat. Et ça ne va pas mieux Monsieur Kaplan, ni pour l’intégration, ni pour le chomage, ni pour l’hôpital, ni, etc.  

  • 14 Avril 2011 à 10h25

    Georges_Kaplan dit

    Jérôme Leroy,

    Vous me dites donc mon cher apôtre,
    Que de mes deux propositions,
    L’une forcément contredit l’autre ;
    Voyons si votre affirmation,
    Passe le filtre de la raison,
    Et justifie que je me couche ;
    Je vous préviens, cher Mirmidon,
    Qu’à la fin de l’envoi, je touche!

    Lors de mon tout premier envoi,
    J’ai dis que les pays émergents,
    Ont émergé effectivement,
    Et sont bien moins pauvres qu’autrefois ;
    Pourtant, ci-dessus j’ai bien dit,
    Et c’est l’objet de l’escarmouche,
    Qu’ils restent pauvres et moins bien lotis ;
    A la fin de l’envoi, je touche.

    Considérez donc les Chinois ;
    Qui en à peine trente ans ont vu,
    Leurs salaires augmenter huit fois ;
    A moins que je n’ai la berlue,
    Par rapport aux français de souche,
    Leurs maigres rémunérations,
    N’est encore qu’une menue fraction ;
    A la fin de l’envoi, je touche.

    Il n’y a point contradiction ;
    Aucune de mes propositions,
    Avec l’autre n’est incompatible,
    Et comme promis, pile dans la cible :

    A la fin de l’envoi, je touche. 

    • 14 Avril 2011 à 10h35

      Maquisart dit

      Conclure comme la pub Nike pour les Bleus… Pour un champion de la caresse au marché, c’est plutôt cocasse.

      Kaplan, vous faîtes des phrases, vous faîtes des chiffres. Rien d’autre.

      • 14 Avril 2011 à 10h56

        Georges_Kaplan dit

        « La pub Nike pour les Bleus » ? Comment vous dire Maquisart ? Je pensais plutôt à Cyrano de Bergerac, acte I scène IV.

        A défaut des chiffres, vous devriez vous mettre aux « phrases » (en l’espèce, ce sont des vers : trois huitains d’octosyllabes et un quatrain d’octosyllabes… et donc, aux rimes près, une « petite balade »

      • 14 Avril 2011 à 11h29

        Maquisart dit

        Kaplan,

        Je n’ose vous dire avec quoi je ferais rimer “libéral”…

      • 14 Avril 2011 à 21h45

        expat dit

        ‘vous faites des chiffres. Rien d’autre.’ Maquisart, vous vous trompez que toute la ligne. Relisez l’article et réfléchissez !

    • 14 Avril 2011 à 10h56

      skardanelli dit

      Je ne vois pas trop ce que vous touchez sinon le fond. La Chine n’a pas terminé sa longue marche et nous n’avons pas terminé de dégringoler, voyons un peu à la fin qui se mouche.

  • 14 Avril 2011 à 10h21

    zenaztec dit

    “. De quel droit le lui reprocherions-nous ? Ne ferions-nous pas exactement la même chose à sa place ?”
    Eh bien du même droit qu’il ne manquerait pas de nous le reprocher.
    Sinon article lumineux 

    • 14 Avril 2011 à 10h42

      Leon Godoff dit

      De quel droit le lui reprocherions-nous ?

      Du meme droit que le reprochons aux “Francais de souche”.

  • 14 Avril 2011 à 10h21

    skardanelli dit

    Voici ce que beaucoup suspectent et qui est tout à fait bien explicité ici. C’est involontairement, peut-être, que vous vous faites le porte-parole de ceux qui dénoncent l’une des plus graves dérives de l’idéologie libérale : imposer un mode de vie aux gens au nom d’une logique qui n’est en fait qu’un sophisme idéologique. Et si l’état providence me plaît à moi ? Et si vivre dans une société solidaire, basée sur un contrat social choisi il y a bien longtemps est le mode de vie que nous voulons collectivement ? Pourquoi devrait-on renoncer à notre façon de vivre au nom d’une impossibilité à faire respecter nos lois à ceux qui arrivent ? C’est tout à fait dans la logique d’un autre article qui prônait la vente libre du cannabis au nom de notre impossibilité à empêcher la loi de l’offre et de la demande de drogues (Pardon, il ne prônait pas, il s’interrogeait).
    C’est tout à fait dans la ligne de ce qu’à fait Nicolas Sarkozy en imposant au peuple français ce qu’il avait refusé par référendum.
    Nous ne pouvons lutter contre les forces libérales à l’œuvre dans le monde, nous n’avons d’autres choix que de nous soumettre. Des gens veulent venir chez nous parce qu’ils sont malheureux chez eux, nous ne pouvons nous y opposer, c’est la logique implacable des lois du libéralisme, alors laissons les entrer et changeons notre mode de vie, brisons notre contrat social.
    A terme, ce genre de raisonnement ne peut qu’apporter le chaos et le désespoir. Croyez-vous que les habitants des États-Unis qu’on ne peut soupçonner d’antilibéralisme accepteraient de voir leurs modes de vie remis en cause ? Absolument pas, leurs choix collectifs sont peut-être plus adaptés à l’accueil de populations immigrées :
    « Donnez-moi vos pauvres, vos exténués
    Qui en rangs serrés aspirent à vivre libres »
    Mais si les États-Unis forment une nation, c’est justement qu’au-delà des disparités initiales, ceux qui viennent se fondent dans le creuset social, qu’ils adoptent des modes de vie existant, les enrichissant peut-être, mais les faisant leurs d’abord.
    Il se trouve que notre contrat à nous est différent, c’est ainsi, il a très bien fonctionné jusqu’à présent, il n’y a aucune raison qu’on le change au nom d’une paresse intellectuelle qui voudrait que tout se conforme à la loi de l’offre et de la demande.

    • 14 Avril 2011 à 11h14

      Ignatius dit

      Bonjour – 

      Vous dites “Mais si les États-Unis forment une nation, c’est justement qu’au-delà des disparités initiales, ceux qui viennent se fondent dans le creuset social, qu’ils adoptent des modes de vie existant, les enrichissant peut-être, mais les faisant leurs d’abord.” SI on donne à l’expression “mode de vie” le sens de “mode de consommation”, c’est possible (quoiqu’encore discutable), mais si on prend la langue, comme critère (pas absurde) alors on peut se poser la question…

      Quelques faits et chiffres concernant Los Angeles : 48% de Latinos, des villes(-quartiers) entières où on ne parle qu’espagnol (publicités, radios, journaux, etc.) ; 76% des Latinos de plus de 5 ans parlent espagnol à la maison, 28% de blancs non Latinos. etc.

      Voir : http://www.infoplease.com/spot/hhmcensus1.html (édifiant)

      J’ai vécu deux ans à L.A., et j’ai été très frappé par le nombre (et l’omniprésence) des Latinos, en comparaison à la réalité de l’immigration en France…

      Certes, les Latinos sont catholiques (et j’entends déjà des “CQFD” pavloviens), mais peut-on sérieusement parler d’assimilation ?

      Imaginons un instant 50% de “Latins” (Italiens, Espagnols, Portugais), tous catholiques, en Région Parisienne…   Des villes entières (pas des cités ou quartiers) totalement lusitanophones ou italophones… qui (pour vous paraphraser) se fondrait dans le creuset social, adoptant les modes de vie existants, les enrichissant peut-être, et les feraient d’abord leurs…?

      • 14 Avril 2011 à 11h34

        skardanelli dit

        J’ai fait une impasse, je l’avoue, j’avais plus en tête Lincoln et Roosevelt que Clinton et Bush. Je ne sais pas si les États-Unis résisteront à leurs contradictions internes. Je reste, par contre, persuadé de la supériorité de l’intégration par la nation sur l’intégration par le marché.

    • 14 Avril 2011 à 16h08

      natmaka dit

      “dérives de l’idéologie libérale : imposer un mode de vie aux gens”

      En ce moment ce sont les tenants de la “solidarité” dans laquelle nous baignons au point de nous noyer, qui y contraignent les autres. À mon sens la véritable solidarité n’est pas anonyme, et surtout pas contrainte, c’est pourquoi le merdier ambiant n’en a que le nom.

      L’état-providence me déplaît, or il m’est imposé et pour ce que j’en comprends pas par l’”idéologie libérale”.

      “Et si vivre dans une société solidaire, basée sur un contrat social choisi il y a bien longtemps est le mode de vie que nous voulons collectivement ?”

      Je n’en veux pas donc ne sais ce que désigne votre “nous”. Par ailleurs je ne me crois d’autant moins tenu de respecter les choix anciens que c’est impossible car on peut toujours exhumer un choix antérieur incompatible.

      • 14 Avril 2011 à 17h44

        skardanelli dit

        Je ne crois pas que les Français soient prêts à renoncer aux couvertures sociales dont ils bénéficient. Elles peuvent être aménagées comme ce fut fait au Danemark ou en Allemagne mais certainement pas être remises en cause, c’est notre choix collectif qu’il vous plaise ou non. Vous ne comprenez pas le “nous”, c’est tout à fait regrettable car il nous oblige vous comme moi au travers de nos lois et de notre constitution. Vous avez toujours l’option de fuir vers un paradis libéral comme le Mexique, par exemple. Depuis le traité de Verdun, il y a eu bien sûr des choix successifs, depuis la fin du Troisième Empire, nous vivons en République et si vous ne voyez pas de continuité dans la conduite de nos affaires (à part bien sûr le regrettable épisode de l’État Français), vous avez un problème. Si vous voulez avoir une idée, de ce qu’était la vie en France avant ce que vous appelez le “merdier”, je vous conseille la lecture de “Voyage au bout de la nuit”, et sa description de la vie à Rancy et de la chance du petit Bébert de vivre loin du “merdier”. Enfin, si ! Vous êtes tenu de respecter les choix de la Nation tant que vous profitez de ses bienfaits : cela me fait drôlement plaisir d’ailleurs.

      • 14 Avril 2011 à 18h51

        natmaka dit

        > Je ne crois pas que les Français soient prêts à renoncer aux couvertures sociales dont ils bénéficient

        Un référendum permettrait d’en juger et correspondrait mieux à un choix qu’un appel au respect inconditionnel de décisions anciennes.

        > c’est notre choix collectif

        C’est aujourd’hui peut-être celui de la majorité mais rien n’est éternel.

        > Vous ne comprenez pas le « nous », c’est tout à fait regrettable car il nous oblige vous comme moi au travers de nos lois et de notre constitution.

        Certes. Toutefois (again) ce sont les textes d’aujourd’hui. Avant eux d’autres textes existaient, et il y en aura d’autres.

        > Vous avez toujours l’option de fuir vers un paradis libéral comme le Mexique

        Le Mexique n’est pas libéral. Ce que clame le parti au pouvoir depuis 2000 le laisse supposer, mais c’est une farce de plus. L’une des premières décisions de son président a consisté à plafonner les tarifs des tortillas (cela prête ici à rire car le tortilla est un plat de fête, mais est là-bas sérieux). Il a ensuite lancé une prime à la première embauche. Le gros du reste est à l’avenant. Dans l’acception courante du terme “libéral” (réduire les actions/responsabilités de l’état) on a vu mieux.

        > depuis la fin du Troisième Empire, nous vivons en République et si vous ne voyez pas de continuité dans la conduite de nos affaires

        Si fait, encore qu’elle ne porte pas sur l’ensemble des thèmes majeurs (colonialisme…), mais le fait que la majorité de nos ancêtres durant 1 siècle adopta une approche ne montre pas que la majorité d’entre nous la préfèrent encore.

        > Si vous voulez avoir une idée, de ce qu’était la vie en France avant ce que vous appelez le « merdier », je vous conseille la lecture de « Voyage au bout de la nuit »

        Vous donnez dans la tartine de m… et la tarte à la crème. C’est peu goûteux. Des drames de ce genre existent aujourd’hui. Même en tentant de prendre en compte un incertain “niveau moyen de bonheur et de possibilité donnée de s’accomplir” rien ne montre à mon sens que nous sommes mieux lotis que nos aïeux.

        > Vous êtes tenu de respecter les choix de la Nation tant que vous profitez de ses bienfaits

        C’est cohérent.

        « La démocratie ne saurait constituer une forme permanente de gouvernement. Elle permet de gouverner tant que les électeurs n’ont pas découvert qu’elle leur offre moyen de s’octroyer des largesses grâce au trésor public. Dès cet instant la majorité vote toujours pour les candidats offrant les plus larges allocations grâce au trésor public, avec pour résultat qu’une démocratie croule toujours après un désastre fiscal, toujours suivi d’une période de dictature. » (Attribué à Tytler, librement adapté).

        Il me semble vraisemblable que nous atteignons le stade du désastre fiscal. Si c’est le cas et si Tytler a raison il est peut-être encore temps de changer d’approche.

      • 14 Avril 2011 à 23h24

        skardanelli dit

        Vous commencez par un appel au referendum pour savoir si les Français veulent conserver leur couverture sociale et vous terminez par l’inéluctabilité de la dictature du fait de l’égoïsme et de l’inconséquence du peuple : belle cohérence. Je vois que vous n’aimez pas Céline qui peut vous en vouloir, par contre vos référence ne sont pas très fraiches : Tyler et la démocratie Athénienne… Ce que l’on peut reprocher à nos démocraties c’est justement qu’elles sont plus un moyen d’encadrer les masses, qu’un moyen de tenir compte de la volonté du peuple (Jacques Ellul). Elles sont presque par définition exemptes des turbulences de la démocratie athénienne dues à la versatilité du peuple. Je ne suis cependant pas loin de partager l’idée que l’égoïsme est un puissant moteur qui peut précipiter notre perte. Ils se trouve effectivement trop de politiciens pour flatter le peuple en lui promettant ce qu’il veut entendre, et lui cachant ce qui est. Ceci étant, je ne vois pas très bien ce que vous proposez. Supprimer les couvertures sociales, laisser à chacun le soin de veiller à son destin et laisser faire la main invisible ? Une Tea Party à la française ? En plus d’être complètement irréalisable, (comme la proposition du FN : demain on quitte l’Euro et on laisse flotter le franc) une telle solution ne sera jamais acceptée par les citoyens d’un pays européen, car trop contraire à leur mentalité. Mais rien ne vous empêche de réver : un peu comme Johnny et sa dégaine américaine qui a son public en France. Vous serez une curiosité assurément. Le Mexique n’est pas libéral ? Mais c’était une boutade voyons. Ce qu’il y a de libéral au Mexique, ce sont les cartels qui terrorisent la population et un gouvernement si faible qu’il ne peut rien imposer. Le libéralisme est une idéologie, un ensemble de lieux communs, de solutions toutes faites, de schémas de pensée. En période de crise c’est ce qu’il y a de pire, c’est d’ailleurs ce qui nous a amené là où nous sommes. Même Alan Greenspan savait que les arbres ne montent pas jusqu’au ciel, nous avons laissé les choses empirer par paresse intellectuelle, ce n’est pas en utlisant plus encore une solution qui ne marche pas que l’on va améliorer les choses. D’une façon générale, j’ai bien compris que vous n’êtes pas d’accord, moi non plus du reste, c’est pour ça que nous sommes là d’ailleurs, mais vous pourriez être plus explicite. Le problème n’est pas la couverture sociale, mais une mauvaise gestion économique : comment font l’Allemagne et les pays scandinaves pour s’en sortir ? La solution proposée dans cet article revient à accepter d’avoir un volant de travailleurs taillables et corvéables à merci que nous utiliserions selon notre bon plaisir, en plus d’être immorale, une telle solution est intenable, et reviendrait en fin de compte à abandonner notre mode de vie dont je sais bien qu’il n’est pas votre tasse de thé, mais auquel la grande majorité des Français sont attachés ne vous en déplaise. 

      • 15 Avril 2011 à 0h15

        natmaka dit

        > Vous commencez par un appel au referendum pour savoir si les Français veulent conserver leur couverture sociale et vous terminez par l’inéluctabilité de la dictature du fait de l’égoïsme et de l’inconséquence du peuple : belle cohérence.

        Pour ce que j’en comprends la thèse citée annonce le pire (despotisme) à ceux qui ne savent cesser de taper dans la caisse (“candidats offrant les plus larges allocations grâce au trésor public”), ce que le référendum proposé pourrait enrayer tout en préservant la démocratie.

        > Je vois que vous n’aimez pas Céline

        Si, mais ce n’est pas le propos. Quel sens a “il y avait des malheureux” puisqu’il est possible de montrer qu’il y en a encore?

        > vos référence ne sont pas très fraiches

        Je respecte les dires et choix des anciens lorsqu’ils me semblent pertinents….

        > Ce que l’on peut reprocher à nos démocraties c’est justement qu’elles sont plus un moyen d’encadrer les masses, qu’un moyen de tenir compte de la volonté du peuple (Jacques Ellul).

        Et Chomsky. Certes.

        > Ceci étant, je ne vois pas très bien ce que vous proposez. Supprimer les couvertures sociales, laisser à chacun le soin de veiller à son destin et laisser faire la main invisible ?

        Oui, en tenant compte du fait que des solidarités réelles (d’élection et délibérées plutôt qu’anonymes et contraintes) compenseront.

        > En plus d’être complètement irréalisable

        Pourquoi?

        > une telle solution ne sera jamais acceptée par les citoyens d’un pays européen, car trop contraire à leur mentalité

        C’est malheureusement possible, mais pas certain et encore moins éternel.

        > Ce qu’il y a de libéral au Mexique, ce sont les cartels qui terrorisent la population et un gouvernement si faible qu’il ne peut rien imposer.

        Un bon coup de Staline là-dessus, hop!

        > Le libéralisme est une idéologie, un ensemble de lieux communs, de solutions toutes faites, de schémas de pensée

        Quelle magnifique démonstration!

        > Le problème n’est pas la couverture sociale, mais une mauvaise gestion économique

        Celle-là participe de celle-ci, et en constitue une part non négligeable. Je propose d’attaquer le problème par là.

        > comment font l’Allemagne et les pays scandinaves pour s’en sortir ?

        Économiquement? Non. Cf. http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=98&ref_id=CMPTEF08145

        > La solution proposée dans cet article revient à accepter d’avoir un volant de travailleurs taillables et corvéables à merci

        Ce serait le cas s’ils étaient contraints.

  • 14 Avril 2011 à 10h08

    Impat1 dit

    Cet article, excellent, va au-delà de la science économique, Il touche au bon sens, par l’idée que notre richesse moyenne provient d’une seule et unique chose: le travail.
    Un afflux d’immigrés qui travaillent accroît donc, en effet, notre richesse commune. Et améliore en même temps le taux d’emploi par effets induits: maîtrise, habillement, alimentation, environnement…
    A l’inverse les immigrés sans travail détruisent à la fois la richesse (par les prestations sociales versées) et l’emploi.
    On ne se titrera d’affaire, en pouvoir d’achat et en taux d’emploi, qu’en parvenant à accroître notre quantité de travail fournie. Sans oublier que tout travail existant crée du travail nouveau pour d’autres. D’où, incidemment, le désastre que furent les 35h obligatoires en matière de pouvoir d’achat et de chômage.   

    • 14 Avril 2011 à 11h03

      lisa dit

      Connaissez-vous le rapport disant que 21 % des immigrés étaient au chômage, il a été vite retiré du site de la documentation française.
      C’était il y a 2 ans je pense.

    • 14 Avril 2011 à 21h23

      expat dit

      Impat : exactement. Ça fait grandir le gâteau. Basique (mais une idée que 90 % des français ne sont pas capable de comprendre). 

  • 14 Avril 2011 à 9h50

    Leon Godoff dit

    « nous n’avons pas le droit de reprocher à un Tunisien ou à un Algérien de fuir la misère de son pays pour venir profiter de nos aides sociales. «
    Ah bon ?

    Nous n’avons pas le droit de lui reprocher de prendre mais de ne pas donner ?
    Ces aides ne sont pas des rentes à vie
    Profiter des aides sans aucune intention de cotiser est malhonnête, c’est un abus du system !

  • 14 Avril 2011 à 9h45

    Marcel Meyer dit

    “C’est ce mécanisme qui a fonctionné pendant des millénaires ”

    Des millénaires ! En somme, ils avaient bien compris les mécanismes du marché, les Romains, Huns, Burgondes, Francs, Wisigoths, Ostrogots, Vandales, Sarrasins et autres Vikings…

    • 14 Avril 2011 à 11h19

      skardanelli dit

      Tout à fait, il ne suffira pas de faire travailler les nouveaux venus sans leur offrir ce dont bénéficient les autres. C’est intenable, à la fin nous ne seront plus une nation.

  • 14 Avril 2011 à 8h41

    L'Ours dit

    Je souscris à tout ce qui est écrit ici, et il me semble que JL ne l’analyse pas comme il se devrait. On y reviendra peut-être.
    Mais n’ai-je pas asséné ici depuis plusieurs années que nous n’avons pas un vrai problème avec la notion d’immigration, mais que les Français ne supportent plus, c’est l’immigration m… mais ce n’est pas le sujet, ou disons qu’il est en dehors du contexte économique.

  • 14 Avril 2011 à 8h13

    Jérôme Leroy dit

    Ce qui est amusant, cher Georges, c’est comment votre vision idéologique du tord sans cesse le réel selon ses convenances du moment dans un but unique, ensauvager le monde par “la liberté du marché.
    Vous êtes ainsi capable d’affirmer froidement dans un article le contraire de ce que vous expliquez dans le précédent. J’adore notamment ce “La réalité de notre monde, c’est que l’Occident, l’Europe et la France sont des îlots de prospérité perdus au milieu d’un océan de pauvreté.”. Nous étions pourtant tous subjugués par cette vision d’un enrichissement global, malgré quelques malheureuses distorsions temporaires, grâce à la mondialisation. Et voici que pour les besoins d’une démonstration, vous vous exprimez comme José Bové, ou presque.
    Impasse Adam Smith, première à droite.
    Bonne chance ici, sinon, pour votre éloge de l’immigration. C’est courageux comme une charge de cavalerie.

    • 14 Avril 2011 à 8h20

      Jérôme Leroy dit

      “du monde” pardon.

      • 14 Avril 2011 à 11h01

        lisa dit

        “Ce qui est amusant, cher Georges, c’est comment votre vision idéologique du tord sans cesse le réel selon ses convenances du moment dans un but uniqu”
        C’est vrai, on dirait du Leroy ! pardon c’est trop facile.

    • 14 Avril 2011 à 11h06

      isa dit

      Courageux?
      Pas vraiment, c’est de la pure théorie libérale: il faut des immigrés pour faire le travail que ne veulent pas faire les français et pour tirer les salaires à la baisse.
      Les réactions de Lagarde et Parisot ont été immédiates etviolemment opposées à la phrase de Guéant qui disait s’opposer même à une immigration de travail.

      • 14 Avril 2011 à 11h20

        Leon Godoff dit

        le probleme ne viendrait t-il pas plutot de ces “emploies reserves aux immigres” et de ces Francais qui refusent de se salir les mains?

        l’immigration est attiree par les prestation chomages ou par toute une part du marche de l emploie que les Francais meprisent?

      • 14 Avril 2011 à 12h49

        lisa dit

        @Leon Godoff,
        C’est ce que l’on disait il y a déjà 30 ans, je ne sais pas maintenant, en tout cas les éboueurs parisiens sont majoritairement de type caucasien, comme on dit aux states.