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L’Allemagne ? ça a eu payé…

Berlin choisit le souverainisme économique

Publié le 19 mars 2010 à 16:00 dans Économie

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Angela Merkel

Angela Merkel ne veut plus payer.

La crise grecque et l’agitation des institutions européennes à ce propos a fourni l’occasion aux porte-paroles habituels de l’eurobéatitude dans les médias français de se livrer de nouveau à leurs amusants sauts de cabris jadis moqués par le général de Gaulle.

Prenant aux pied de la lettre les idées émises de-ci de-là pour éviter que la déconfiture hellène ne vienne porter un coup fatal à l’avenir de l’euro : gouvernement économique européen, un FMI pour notre continent etc., ces commentateurs jubilaient.  “C’est dans les crises que l’Europe avance !” “Voyez, même Merkel parle d’un gouvernement économique de la zone euro, et son ministre de l’économie d’un équivalent européen du FMI !” Bref, à quelque chose malheur grec est bon, et c’est dans la tempête que se révèlent les grands capitaines et s’élaborent les solutions les plus audacieuses pour se sortir du pétrin. L’Europe ! L’Europe ! L’Europe !

La langue allemande étant, hélas, assez peu répandue dans la population hexagonale, y compris parmi ceux qui nous font chaque matin quelques doctes exposés sur l’évolution de la situation politique et économique de notre continent, on a omis de noter que les mots n’avaient pas le même sens de part et d’autre du Rhin. Comme le notait l’excellent François Lenglet, rédacteur en chef de La Tribune, quand on dit, à Paris, “gouvernement économique européen” on entend à Berlin “l’Allemagne paiera !” Il suffisait, ces dernières semaines, de faire une tournée des éditorialistes d’outre-rhin sur le web pour constater que l’Allemagne aurait plutôt ces temps-ci des oursins dans le crapaud1 et que l’idée même de financer les folies budgétaires d’Athènes lui donne des démangeaisons insupportables.

Une fille de pasteur luthérien comme Angela Merkel trouve profondément immoral que des tricheurs invétérés comme les Grecs soient absous de leurs péchés sans passer par une ascèse aussi douloureuse que salutaire. Il n’aurait tenu qu’à elle, les descendants de Platon, Aristote et Euripide auraient été flanqués sans ménagements à la porte d’un club où ils n’auraient jamais dû entrer.

Au “tous pour un, un pour tous !” prôné flamberge au vent par nos preux commentateurs s’est substitué un chacun pour soi et Dieu pour tous. Mme Merkel s’en fait la championne au nom de la vertu économique pratiquée par son pays depuis les réformes radicales de son prédécesseur Gerhard Schröder : modération salariale, recul à 67 ans de l’âge de la retraite, maintien de la pression fiscale pour réduire les déficits…

Il n’est pas question de donner un coup de pouce à la consommation des ménages d’outre-Rhin, ce qui arrangerait bien les voisins, comme la France, qui attendent comme sœur Anne la reprise et ne voient rien venir. Les Allemands se satisfont fort bien de profiter des taux de croissance maintenus des pays émergents pour faire tourner leurs PME exportatrices de bien d’équipement. Cette attitude a fait sortir Christine Lagarde de ses gonds, qui s’est lâchée dans le Financial Times contre le gouvernement de Berlin, accusé d’égoïsme économique.

Quant aux Grecs, on a trouvé la formule la plus tordue pour leur faire comprendre que l’Union européenne ne fera rien pour elle en tant que telle mais que Bruxelles est de tout cœur avec eux (le cœur est à gauche, et le portefeuille à droite, c’est bien connu). Les aides financières à Athènes seront données dans le cadre d’accords bilatéraux avec les pays de l’UE, mais cette décision sera prise collectivement à l’occasion du prochain Conseil européen ! Traduction en bon français : l’Allemagne ne paiera pas, ou alors si elle veut et quand elle veut, et c’est pas demain la veille. Et en prime, Mme Merkel se met à distribuer leçons, conseils, bons et mauvais points autour d’elle, en vantant les qualités d’un modèle économique et social allemand que chacun est invité à imiter.

Depuis quelques jours, les commentateurs matinaux ont tendance à éviter les sujets européens pour ramener leur science sur des contrées plus lointaines comme la Russie ou le Proche-orient. On se demande bien pourquoi…

  1. C’est ainsi qu’Alphonse Boudard ou Auguste Le Breton illustraient l’attitude d’un avaricieux, le crapaud désignant le porte-monnaie en argot de Pantruche.
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  • 20 March 2010 à 19h24

    Souris donc dit

    @ Jane

    lol, Sarko et le CV de Merkel…
    en plus, une histoire personnelle pas commune, de ses parents qui quittent la RFA pour s’installer en RDA, alors que tous les habitants de la RDA rêvaient de fuir. Et les pasteurs mal vus du régime parce que c’est des temples que sont parties les contestations, faisant fi de la STASI.

  • 20 March 2010 à 19h15

    Souris donc dit

    @ BvB09
    “Ils n´ont pas notre système d´aristocratie élitiste que constituent nos grandes écoles qui formate nos dirigeants3.

    A la place de nos énarques, une flopée de docteurs en droit au gouvernement, sauf quelques techniciens aux ministères techniques (médecin/Santé), tous issus des universités. Notre Angela trône là-dessus avec sa physique (j’ai pas dit son physique).

    Ils ont en quand même un d’aristocrate élitiste, mais un vrai :
    Karl-Theodor Freiherr zu Guttenberg. Von und zu. A la Défense, juriste comme il se doit. Après la démission forcée du précédent pour un traquenard en Afghanistan.

    @ Lanturlu

    Ca m’a toujours épatée qu’un pays puisse en prendre un autre en charge dans sa totalité, du jour au lendemain, et qu’un tel fardeau cela affecte peu son économie.

    Important ce que vous mettez en évidence : que la France elle aussi traine un lourd fardeau (guerres, dépenses militaires, séquelles de la colonisation, DOM-TOM) même si ce fardeau ne vient pas d’une chute du Mur aussi spectaculaire.
    Peut-on dire qu’il plombe notre économie ?

  • 20 March 2010 à 19h12

    jane dit

    Au fil de vos commentaires, je m’instruis et je lis :
    « Il y a eu Mendes-France qui disait : « La différence entre l’homme de gauche et l’homme de droite, c’est que l’homme de gauche dépense plus qu’il ne gagne et l’homme de droite moins » (Procope dixit). quelle synthèse admirable!
    Et puis, “alors que Angela Merkel est une physicienne je crois”
    oui, brillante scientique, fille de Pasteur, trilingue… il a du faire la gueule Sarko en lisant son cv…

  • 20 March 2010 à 16h01

    Lanturlu dit

    Mais, réflexion faite, je me demande si la situation militaire, et zéro colonies, de l’Allemagne après 1945, par rapport à la France, n’a pas facilité son essor et fait d’elle la locomotive économique de l’Europe. Pour le plus grand bien de l’Euro et de ses voisins commerciaux, il faut le dire.

    En effet, l’Allemagne n’a pas eu à faire de guerre en Indochine, puis en Algérie, à développer une force de frappe atomique; Elle n’avait pratiquement aucune dépense militaire, et encore aujourd’hui elle n’a pas de porte-avions ni de sous-marins nucléaires. Sans compter le soutien, pour la France, à un empire colonial mourant et coûteux jusqu’au milieu des années 50 (Algérie mise à part), ni de territoires lointains (Antilles et Pacifique) qu’il faut subventionner sans cesse..

    Tout cela a fait que les économies ainsi réalisées ont pu être investies ailleurs. Petite nuance cependant, depuis ’90 il y a le boulet de l’ex DDR. Et malgré ça, elle cartonne. Alors?

  • 20 March 2010 à 15h42

    Zantrop dit

    « Il y a eu Mendes-France qui disait : « La différence entre l’homme de gauche et l’homme de droite, c’est que l’homme de gauche dépense plus qu’il ne gagne et l’homme de droite moins » (Procope dixit).
    Où l’on apprend que les banquiers à l’origine de la crise sont des hommes de gauche.

  • 20 March 2010 à 14h05

    BvB09 dit

    Souris
    je suis globalement d´accord avec vous avec cette réserve que la discipline est toutefois une valeur importante à leurs yeux, même aujourd´hui, et même si les rapports hiérarchiques sont beaucoup moins stricts qu´en France.
    On peut dire beaucoup de choses à son supérieur qui, en général, “ne le prend pas personnellement” comme ils le disent régulièrement (Nimm es nicht persönlich!)
    Le coté emotionnel des latins leur est difficiement compréhensible.
    La disipline et les décisions prises hors pollution émotionnelle font qu´on leur attribue à tort un cartésianisme qui est en fait plus francais.
    Et puis n´´ oublions pas qu´ils n´ont pas notre système d´aristocratie élitiste que constituent nos grandes écoles qui formate nos dirigeants alors que Angela Merkel est une physicienne je crois.

  • 20 March 2010 à 13h10

    Souris donc dit

    @ BvB09 et Lanturlu

    Il y a un contresens à ne pas commettre, c’est, au vu de leurs réussites technologiques, d’imaginer les Allemands comme des cartésiens à la puissance 10, le petit doigt sur la couture. Ce ne sont pas des cartésiens, je suis toujours étonnée que dans les Fachbücher, il y a peu de hiérarchisation petit a petit b et des cheminements logiques qui nous sont incompréhensibles.
    Il y a chez eux une imprévisibilité et des extrêmes plus extrêmes que chez nous, les Grünen plus violents que nos Verts. Je n’ai jamais compris leurs modes électoraux (pourtant je m’applique) ni leurs alliances de gouvernement qui me semblent contre-nature, et pourtant ça marche (socialistes+libéraux de droite, socialistes+chrétiens démocrates…).
    A mon sens, ils seraient tout à fait capables de nous réserver des surprises dans la façon d’exercer la solidarité européenne et de régler son sort à l’euro.

  • 20 March 2010 à 11h32

    BvB09 dit

    @ Amerotke
    Ce que vous dites est sensé… et caractéristique à mon avis du pragmatisme allemand.
    Quand on sait, on décide et on fait (avec une préparation très longue), et quand on ne sait pas… On ne sait pas et on navigue à vue.
    Ce qui explique aussi qu´ils sont finalement beaucoup plus flexibles que ce que l´on croit.
    Alors que l´énarque…

  • 20 March 2010 à 11h26

    BvB09 dit

    @ Souris
    A mon avis la solidité de leur monnaie est un tel dogme chez les allemands qu´ils réfléchiront à 2 fois avant de prendre des décisions extrêmes.
    Pour Angela j´ai le même sentiment que vous.
    Elle est implacablement normale, et puis il ne faut pas oublier qu´elle n´est pas élue au suffrage universel ce qui permet peut-être de limiter la communication people de plus en plus nécessaire ailleurs.
    Il faut aussi dire que gouverner en Allemagne c´est quand même plus facile qu´en France.
    A-t- on les politiques que l´on mérite?

  • 20 March 2010 à 10h58

    Amerotke dit

    On ne peut pas reprocher à des gens, allemands ou autres, de ne pas vouloir faire de dettes, et d’ajuster leurs dépenses à leurs recettes, bref de ne pas vouloir péter plus haut que leur derrière.
    Quand on voit le nombre de personnes sur-endettées en France, on les comprend. Est-ce le fait de mes très lointaines ascendances germaniques (plus de 200 ans), mais c’est resté dans mon ADN, et je fais de même.

    Par contre, le problème qu’ils posent, c’est la dépression démographique qu’ils creusent. Il n’y a pas qu’en météorologie qu’une forte dépression annonce une tempête, et l’histoire, pour ceux qui l’ont lue, est là pour donner des exemples précis. La dépression démographique romaine a amené sur l’Europe des immigrations qu’on a appelé à l’époque des invasions barbares (barbare en grec veut dire étranger). Et ils ont leurs turcs comme nous avons nos maghrébins.

    Notre problème français est qu’avec une dépression démographique moins forte, nous avons un endettement financier beaucoup plus importants? A chacun ses soucis, mais je suis bien incapable de dire quelle est la meilleure solution. Comme disait Madame de Pompadour : après nous le déluge

  • 20 March 2010 à 10h54

    Souris donc dit

    ‘Tag, BvB09 !
    bin damit einverstanden ! Elle ne se laisse pas impressionner. Et ni par les mufleries de Berlusconi, ni par les familiarités de Sarko. Die Angela mag ich so sehr… Elle a une sorte de solidité bien germanique. Là elle est prise entre l’intérêt des Allemands et celui de l’Europe. Virer les Grecs ? Et tout s’écroule. Je vois venir un sale coup avec l’euro.

  • 20 March 2010 à 9h36

    BvB09 dit

    Moin Moin Souris,

    Alles klar wie eh und je!

    Les allemands savent compter et appellent un chat un chat.
    Volkswagen avait instauré les 35 heures avant les francais… et sont maintenant à 42 heures.
    Le bon sens avant l´égoisme ou l´intellectualisme.

  • 20 March 2010 à 9h32

    Lanturlu dit

    @ schneider
    20 mars 2010 à 0:21

    La vitalité économique exprimée en termes du mythique PIB et des chiffres à l’exportation hors Europe. D’accord, j’aurais dû le préciser.

    Je ne vous comprends pas lorsque vous dites: “des politiques de dumping social avaient une conséquence: la dévaluation monétaire chez les voisins jusqu’au taux de change qui rééquilibrait les coûts industriels”.

    Il ne me semblait pas que je vantais le modèle allemand en présentant deux aspects de son économie, càd. fortes exportations, mais accompagnées de terribles dégringolades sociales. Apparemment une société riche sur le plan macro-économique, mais pauvre sur le plan social. Et c’est le problème de nombreux pays un peu partout.

    Ce que je trouve étrange, c’est que Mme Lagarde reproche à l’Allemagne ses succès à l’exportation. Dans la même situation, je le répète, je ne crois pas que la France changerait sa politique. Je vois dans ces déclarations maladroites une diversion pour ne pas regarder les problèmes français de plus près.

  • 20 March 2010 à 9h29

    Aristote dit

    @ Schneider

    Tous les pays européens commercent plus avec leurs voisins européens qu’avec les autres. Si un pays, l’Allemagne en l’occurrence, poursuit une politique plus sensée, cela se verra donc d’abord dans ses échanges avec ses voisins. Mais la pertinence de sa politique se mesure en termes de performance comparée de ses exportations en dehors de la zone euro par rapport à celle des autres pays de la zone euro. Et là, il n’y a pas photo.

    La “relance” dans une économie ouverte, c’est essayer de remplir une bassine percée.

    Le destin de la France, c’est celui de l’Angleterre travailliste d’avant Thatcher. Pas vraiment folichon.

  • 20 March 2010 à 9h18

    Têtuniçois dit

    TeddyK , rassurez-vous on ne volera jamais aussi bas que vous . Vous n’avez toujours pas réussi à décoller du caniveau .

    Pour ce qui est d’Angela MERKEL avant qu’elle ne soit élue chancellière tout le monde la traitait avec compassion , la” petite ” On disait d’elle qu’elle était fade , sans expérience , sans compétence , sans charisme .
    Et tout d’un coup Angela Merkel est devenue par enchantement une femme exceptionnelle , compétente et tout et tout …..
    Ségolène Royal a été jugée incompétente par les sexistes de France et de Navarre . Curieusement elle va encore être élue triomphalement à la tête de la région Poitou Charentes …
    Ce qu’elle a pu faire en Poitou , elle est capable de le faire au niveau de la France mais voilà en France avec 20 siècles de judéochristianisme , confier le pays à une femme c’est comme si l’Eglise catholique élisait une femme à la tête du Vatican .

  • 20 March 2010 à 7h41

    vivianne dit

    En lisant les propos de Lagarde, les bras m’en sont tombés et cela m’a fait penser aux enseignants qui expliquaient la violence de certains garçons par l’humiliation que représentaient pour eux les meilleurs résultats scolaires de leurs petites camarades filles… ( “les territoires perdus de la République”) .
    Soyons tous médiocres, telle semble être la devise de l’égalité actuellement en vogue.
    Ceci dit, les Allemands ne vont pas si bien que cela, mais grâce à un système en alternance encore existant, aux syndicats partenaires de négociations et non en confrontation systématique, grâce peut-être à l’absence d’idéologie à tout prix il y existe encore une industrie productrice de qualité et de renom. Mais ils ne sont pas si bien lotis que cela, justement, la rigueur est passée par là et y est toujours de mise (retraite salaires prestations sociales etc.)
    Tout cela , c’est une fois de plus l’échec d’une certaine Europe qui a du , tout en les maudissant, appeler l’Otan et les US pour mettre fin à une guerre sur son territoire, en ex Yougoslavie (mais ne valait-il pas mieux effectivement mettre fin enfin à cette guerre ).
    A l’Europe les grands mots de solidarité, de bras ouverts et de mains tendues et aux autres de venir remettre un peu d’ordre là dedans lorsque le contribuable de l’UE ne veut ou ne peut plus financer les graves néglicences des dirigeants emportés par leurs propres discours.

  • 20 March 2010 à 2h17

    Procope dit

    @ Souris

    “Les syndicats appellent à la grève générale et les Grecs descendent dans la rue pour protester contre le recul de l’âge de la retraite de 61 à 63 ans(!!!).
    Les Allemands devront-ils dorénavant travailler non plus jusqu’à 67 ans mais jusqu’à 69 ans, afin que les Grecs puissent tranquillement jouir de leurs préretraites ?”

    Cette citation dit tout et est remarquable.
    Comment se fait-il qu’en France il n’y ait pas un homme politique capable de prononcer une explication aussi claire pour faire comprendre que l’on ne peut plus vivre au dessus de nos moyens ?
    C’est dangereux.
    Il ya eu Mendes-France qui disait ” La différence entre l’homme de gauche et l’homme de droite, c’est que l’homme de gauche dépense plus qu’il ne gagne et l’homme de droite moins “.
    Il n’a pas fait long feu.

  • 20 March 2010 à 2h02

    Zyx dit

    Remettre les pendules à l’ heure ça fait du bien de temps en temps. Le plus scandaleux dans cette histoire, c’est que les grecs n’ en sont pas à leur première arnaque. Ils avaient déjà traficoté leurs comptes publics pour pouvoir être admis à partager l’euro, pour le malheur des européens. Bien qu’elle ait raison sur le fond, je trouve tout de même la réaction d’ Angela plutôt malsaine et décevante. D’accord pour sanctionner les grecs et pour éventuellement les éjecter et après? Qu’est-ce qu’on fait? Va-t-on un jour créer une réelle gouvernance de l’ Euro? Coordonner les politiques économiques européennes ? Ajouter un peu de rationalité à nos relations commerciales avec le monde extérieur? Placer sous contrôle le délire des banquiers? Dommage qu’Angela se contente de gérer le problème comme une épicière, sans vision, sans proposition. L’Europe crève plus sûrement d’ un manque de vision et de leadership que des agissements de clowns comme les grecs.

  • 20 March 2010 à 0h49

    TeddyK dit

    “Angela Merkel , c’est la Ségolène Royal allemande .”

    ça vole de plus en plus bas ici !

    Comparer cette femme politicienne Allemande compétente à Mme Royal, candidate aux élections présidentielles incapable de présenter correctement son programme, c’est vraiment n’importe quoi …

  • 20 March 2010 à 0h21

    schneider dit

    @ Lanturlu

    “Mais, oh surprise, la vitalité économique outre-Rhin est encore bien là, cependant au prix d’un appauvrissement des salariés et de la baisse de la consommation intérieure.”

    C’est toujours assez impressionnant de lire des choses comme ça. Si les salariés connaissent un appauvrissement, et que les gens vivent plus mal, qu’appelez-vous la “vitalité économique” de l’Allemagne?

    L’Allemagne, depuis 15 ans, c’est un comportement de passager clandestin, une logique parasitaire. L’Allemagne compresse ses salaires et compte sur les économies voisines (et non asiatiques, comme le notait un causeur, en contradiction de l’article) pour assurer des débouchés à ses produits industriels. Mais si tout le monde fait pareil, si chacun compte sur le voisin, qu’arrive-t-il? La dépression généralisée des économies européennes.
    Traditionnellement c’était inefficace, parce que de telles politiques de dumping social avaient une conséquence: la dévaluation monétaire chez les voisins jusqu’au taux de change qui rééquilibrait les coûts industriels.
    Sauf que bien entendu, problème, on a désormais la même monnaie. C’est beau l’euro dans l’optique allemande, très coopératif, juste un outil pour ficeler les bras des voisins.

    La stratégie allemande est à proprement parler complètement absurde. Et c’est un germanophile qui vous parle. Mais depuis 15 ans, au sommet de la société allemande, la lumière est éteinte. Cessez de vanter ce modèle.