L’étranger dans sa langue natale | Causeur

L’étranger dans sa langue natale

Quand le néo-français en termine avec la France

Auteur

Jérôme Leroy

Jérôme Leroy
est écrivain.

Publié le 17 décembre 2011 / Société

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« En étrange pays, dans mon pays lui-même », le bel alexandrin d’Aragon dans la Diane française me semble d’une troublante actualité ces temps-ci. Et ce sentiment d’étrangeté, pour tout dire, ne me vient pas de l’impression d’être submergé par une invasion allogène ou par le fait que le destin de la France se décide à Berlin, à Bruxelles ou sur les places financières, bref partout sauf en France. Non, ce malaise me vient d’ailleurs et touche à ce qui fait sans doute l’essence de l’identité française : la langue elle-même.

Tout commence une matinée de la semaine dernière. Je m’apprête, un peu plus à la bourre que d’habitude, à prendre le TGV Lille-Paris. Je n’aurai pas le temps d’acheter la presse alors je me contente, ce qui n’est pas trop dans mes habitudes, de saisir au vol les quotidiens gratuits mis à disposition dans des présentoirs. Je n’ai, à vrai dire, aucune sympathie pour les journaux gratuits, partant du principe que, dans une société marchande que je n’ai au demeurant pas choisie, tout ce qui est gratuit ne vaut rien, sauf l’amour. Et puis, non contents d’être des supports publicitaires entrelardés de quelques dépêches plus ou moins bien réécrites, les gratuits salopent les gares, les stations de métros et encombrent les banquettes. Mais bon, comme je suis un vieux camé à l’encre d’imprimerie, je décide de faire contre mauvaise fortune bon cœur.

Premier titre, parcouru d’un œil distrait, « Bientôt une application pour trouver un coloc dans la Métropole ». Après quelques secondes de réflexion, je comprends de quoi il doit s’agir. Sur les Smartphones, comme on dit, il y a des applications, c’est-à-dire des fonctions et des services qui n’ont plus rien à voir avec le téléphone, comme les montres gadgets qui, quand j’étais petit, faisaient radio en plus d’indiquer l’heure.

Coloc, c’est l’apocope pour colocataire. Il est vrai qu’aujourd’hui, les jeunes louent à plusieurs des appartements en vous faisant croire que c’est un choix de vie beaucoup plus sympa alors qu’en vérité, ils sont tellement paupérisés et précarisés qu’ils n’ont tout simplement plus les moyens d’éviter la promiscuité étant donné le prix du mètre carré dans les grandes villes. Quand à la Métropole, il ne s’agit pas de la France par rapport à ses DOM mais de l’agglomération Lille-Roubaix-Tourcoing par rapport à la région Nord-Pas de Calais.

Il m’a donc fallu un petit moment pour traduire ma propre langue afin de comprendre l’information, au demeurant inintéressante, que l’on voulait me communiquer.
Et je me suis alors demandé ce qu’il adviendrait de quelqu’un qui serait mort ne serait-ce qu’à la fin du siècle dernier et à qui, à peine ressuscité, on voudrait communiquer quelques données sur ce qui s’est passé depuis une grosse dizaine d’années : « Tiens, Lazare, à propos, je ne sais pas si tu es au courant, mais on vit une époque formidable, maintenant il y a des applications pour trouver des colocs dans la Métropole. Formidable, non ? » Non seulement cette désintégration de la langue est inquiétante, mais la rapidité du processus l’est encore davantage. On peut raisonnablement penser que les gens du XVIIème siècle et du XXème siècle, s’ils avaient pu se rencontrer, auraient à peu près réussi à se comprendre. Quelques variantes dans le vocabulaire et la prononciation mais, pour l’essentiel, le dialogue aurait pu assez vite s’instaurer malgré trois cents ans d’écart. Mais dans ce cas précis, c’est en à peine une génération que tout s’est obscurci dans la langue, notamment sous l’influence de la néophilie technologique et de ses conséquences sur la vie quotidienne et les mœurs.

Mais je ne voulais pas rester à ruminer ces sombres pensées car, comme le remarque justement Hemingway dans Au-delà du fleuve et sous les arbres, il ne faut jamais être triste le matin. Alors, j’ai chiffonné le premier gratuit et j’en ai ouvert un autre. Je suis tombé sur un entretien donné par Lars Bark, « l’un des père de Chrome, le navigateur de Google ». Cela commençait très fort. Et je n’avais encore rien lu puisque j’ai pu apprendre pour mon plus grand bonheur « que les systèmes d’exploitation vont concéder du terrain aux browsers qui deviendront des plates-formes complètes » mais aussi, comment avais-je pu vivre sans savoir « que l’idée des Chromebooks est de déporter le système d’exploitation sur le cloud sur lequel ne demeure plus qu’un seul browser ».

Alors j’ai regardé le soleil d’automne se lever sur une Picardie traversée à 300 kilomètres/heure et j’ai pensé, décidément : « En étrange pays, dans mon pays lui-même »

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 20 Décembre 2011 à 0h30

      busy dit

      Impossible de ne pas citer LTI, … ( Victor Klemperer)

    • 18 Décembre 2011 à 14h03

      Saul dit

      cette accélération de l’évolution de la langue ne cache t’elle pas un autre phénomène ? à savoir la “technicisation” générale de la société et des mentalités ?

      • 19 Décembre 2011 à 13h23

        laborie dit

        Jacques Ellul en 1960 à Bordeaux avait définitivement, déjà, bouclé le sujet.

        La Technique ou l’enjeu du siècle
        Le huitième jour de la création

        Indispensables… 

    • 17 Décembre 2011 à 20h53

      Alpin dit

      Une nouvelle bien triste,

      une grande artiste est passée de l’autre coté du miroir:

      Césaria Evoria.

      R.I.P

    • 17 Décembre 2011 à 20h22

      Bibi dit

      Indignez-vous!
      Et n’oubliez pas d’occuper rues, places, parcs, colonnes pour exprimer votre mécontentement révolté – en français AOC.
      N’oubliez surtout pas que la langue française est un héritage respectable, un capital qu’il faut faire fructifier, plutôt que dilapider à la manière d’une Ségolène ou d’un Eclair.

      Et militez pour mettre fin à l’exclusion d’Israël de la francophonie.
       

      • 17 Décembre 2011 à 21h12

        nadia comaneci dit

        Israël a toute sa place dans la francophonie. Au moins autant que la Roumanie !

        • 17 Décembre 2011 à 21h27

          Bibi dit

          C’est beaux, les discours. 
          Les faits – c’est toute autre chose.
           

      • 17 Décembre 2011 à 21h25

        Fiorino dit

        D’accord avec Nadia et Bibi.

        • 17 Décembre 2011 à 21h29

          Bibi dit

          La Roumanie est de plus en plus anglophone. Surtout la “jeunesse”;
           

        • 18 Décembre 2011 à 1h09

          nadia comaneci dit

          Je le constate avec tristesse Bibi et plus que cela, à chacune de mes visites. La jeunesse ne parle plus que l’anglais. Pire encore. Tous les ambassadeurs de Roumanie faisaient par principe leur discours en français. Cette année, pour la première fois, le discours du premier décembre, la fête nationale, était en anglais. Mes mititei sont moins bien passées.
          Et pourtant elles étaient sublimes.
          Comme un goût de cendres.

          Pour Israël, s’il ne tenait qu’à moi…
          Mais ce n’est même pas le Quai qui décide.

    • 17 Décembre 2011 à 19h47

      Jérôme Leroy dit

      @Fiorino

      Le problème n’est pas qu’elle évolue, elle l’a toujours fait. Le problème est, comment dire, qu’elle change de “nature”. Ce n’est plus seulement une question d’anglicisation, de relâchement ou de ce que vous voulez, c’est que nous avons affaire à autre chose. Les plus anciens d’entre nous se souviennent sans doute de la pub canada dry: ca le goût du français, ça à l’odeur du français mais ce n’est pas du français.
      Et cela est dû pour l’essentiel, à mon avis, à une société qui a uniformisé les modes de vie, de consommation et qui veut nous faire oublier notre triste condition d’esclave de la marchandise en inventant une babiole indispensable toutes les cinq minutes.

    • 17 Décembre 2011 à 19h22

      Fiorino dit

      @ Jerôme Leroy
      La langue évolue, c’est un fait, combien mots des les anglos ont absorbés de la langue latine? Parfois l’anglais est même plus proche du latin que l’italien. Il y aura peut-être dans vingt-ans de centaines de millions de francophones en Afrique de langue maternelle, déjà dans les grandes villes c’est devenue la langue maternelle il faudra un jour tenir compte d’eux aussi non?
      Pour le Québec je ne suis pas d’accord, en déhors du language officiel ils ont plein de trucs en anglais:
      http://www.youtube.com/watch?v=EfFsB62U05A

      • 17 Décembre 2011 à 20h36

        Bibi dit

        Mais eux n’ont pas votre délicieuse manière d’enlever le H, certes muet, de l’hallucination, ou de fleurir un sujet avec un é.
        Mi piace molto, e mi fa sorridere.
         

        • 17 Décembre 2011 à 21h16

          Fiorino dit

          Meno male che non ti fa piangere :)
          En italien on utilise certains expressions ou mots françaises soit pour faire intéllo, soit pour parler de sexe en manière éduquée. Mais parfois aussi dans le langage umoristique. Par exemple “l’animateur” pour parler de qulqu’un qui sait mettre l’ambiance dans une fête. Par rapport à la H. Fiamma Nirenstein en bonne florentine aspire les C. Donc CASA elle dira HASA.

        • 17 Décembre 2011 à 21h43

          Bibi dit

          Pareil en anglais, pour l’intello. Dont le fameux “plus ça change, plus c’est la même chose” qu’on n’emploie guère.
          Je ne me suis jamais vraiment penché sur la raison qui a fait ajouter ce H à ces “fous de gaulois”. Peut-être leur exceptionnel sens de l’humour?
          Ça doit être une longue istoire, qui doit avoir des côtés ilarants ;-)
           

        • 17 Décembre 2011 à 21h52

          Bibi dit

          Fiorino,

          Tant que Fiamma prononce Hanoukka convenablement – pour moi c’est ‘alal :-D
           

    • 17 Décembre 2011 à 19h14

      Fiorino dit

      L’avenir de la langue française se joue en Afrique.

      • 17 Décembre 2011 à 20h04

        nadia comaneci dit

        Vous n’avez pas tort Fiorino, j’ai toujours été frappée par le phrasé délicat et érudit des Africains, leur art de mettre le mot exact à sa place, leurs périphrases ouvragées. Peuples de conteurs à l’évidence… Je parle bien sûr des Africains en Afrique, pas du sabir éructé qu’on parle dans les banlieues, quelque soit d’ailleurs l’origine du locuteur.

        • 17 Décembre 2011 à 21h09

          Fiorino dit

          Oui bien sûr je me suis abboné aux bouquet africain, d’ailleurs on ne comprend pas très bien pourquoi le bouquet arabe est obligatoire alors que je ne pige pas un mot et ça ne m’intéresse pas de donne du pognon à ce chaînes (j’en ai 9 en tout), alors que déjà les chaîne hispanophones et lusophones ou italophones sont 2 ou 3 par chaque langue, au lieu de favoriser les chaîne francophones africaines on nous bassine avec les chaînes arabes. Et pourtant ça bouge, maintenant Africa24 est une vraie réussite en tout cas à mon avis. C’est vrai qu’ils parlent très bien le français.

    • 17 Décembre 2011 à 18h33

      Alpheratz51 dit

      Eh! oui, la langue française ressemble de plus en plus à de la langue de veaux….

    • 17 Décembre 2011 à 17h42

      Agnès dit

      J’ai appris très récemment que si l’on souhaitait revoir une émission de TF1 (il faut vraiment être motivé, mais tous les goûts sont dans la nature…) il fallait aller chercher sur Internet “my TF1″. Bah oui, “my” ça fait très branché, je suppose.

    • 17 Décembre 2011 à 16h29

      Hersif dit

      La beauté d’une langue peut être révélée par la musique : rien de plus beau, d’une beauté apollinienne, qu’un spectacle alternant lecture et musique (pour piano généralement, mais aussi de la musique de chambre).
      Un auteur est lu par un comédien, de théâtre de préférence, qui sait parler distinctement et “joue” ce qu’il lit, puis la musique vient tout envoûter. Parole et musique se valorisent mutuellement ; on sort du concert ébloui et rempli de grâce.
      La langue française sera sauvée par ceux qui l’aiment et ce genre de spectacle diffuse à haute dose de l’amour, y compris l’amour de la vie.
      A contrario, la langue est dégradée par ceux qui n’ont pas intégré l’amour dans leur conception de la vie, dans leur philosophie de la vie, et pratiquent la “vie matérielle”.
      Aimons les belles choses et la langue française sera sauvée !

    • 17 Décembre 2011 à 14h47

      cepheides dit

      Houa, tout c’qu’on je lit ici, c’est juste énorme, genre !

      • 17 Décembre 2011 à 14h53

        pirate dit

        on peut résumer ainsi : c’est daï (nul) ou dar (ou frais… ou bien)

    • 17 Décembre 2011 à 14h27

      pirate dit

      A 100% d’accord avec cet article, non seulement les gratuits, qui n’ont strictement rien à dire de plus qu’une dépèche AFP plus épaisse de deux lignes nous envahissent en bouillie papier larguée sur les bancs et les sièges du tram au métro, non seulement ces titres ne sont pas foutu de parler d’un bouquin ou d’un disque (quand ils en parlent) sans nous expliquer systématiquement et uniquement l’aspect succes story et donc économique du sujet, mais en plus les pigistes derrière écrivent en novlangue pas tellement imbitable (sauf pour Leroy, mais c’est pas le sujet) qui n’ont rien d’autre à offrir qu’une déculturation complète du langage. Il y a peu j’entendais un énarque parler de “gouvernement monocolore” laissant le joli mot “monochrome” dans la poche de son incurable stupidité. Et mardi encore j’entendais une gamine de 17 ans dire “Muahahaha trop rigole avec la langue “ineptie” muahahaha !” la jeune fille avait été invité par notre prof de français (une autre sommité pour qui le mot “crève” tient du langage populaire….) à jouer à un jeu informatique (voir le site le point du fleu) de synonyme… donc avec des mots extravagants comme ineptie, sottise, insanité qui trop y servent à rien, mais définisse pourtant bien ceux qui s’en moquent et sont incapables de les utiliser, même à mauvais essiant.
      Le français comme l’anglais, et même plus sans doute, recèlent des mots merveilleux qui vont finir par devenir des reliefs préhistoriques d’un temps passé de poisson rouge, le k va remplacer tous les phonèmes en “qu”, et j’en suis déjà à me soucier d’utiliser un décodeur quand je m’adresse à un garçon de 20 ans, et même de 33… Il y a peu encore, un garçon éduqué (parents médecin) parfaitement capable de s’exprimer en français correctement, et assez intelligent pour avoir intégré le vocabulaire extraverti, historique et ravissant de la cuisine, me demandait ce que signifiait “consanguin”, je me suis moqué de lui en expliquant que non ça ne signifiait pas avoir ses règles, et que ça s’écrivait comme analphabète moins le x. Ca l’a fait rire et un peu choqué aussi, je lui ai rappelé l’existence de ces objets étranges que sont les livres, et ces lieux en voie de disparition que sont les librairies.
      En effet Alpin, les canadiens ont un art extraverti de détourner en équivalence le néologisme anglais, ça donne des mots exotique comme “clavarder” (chatter, discuter avec son clavier) ou “char” (voiture, accouplement entre l’anglais car et le français charette) et je les adore, comme les belges, rien que pour ça. Pour autant le langage cité me plait aussi, considérant ça richesse sémantique et ethymologique (voir le bouquin d’Alain Rey “comment tu causes”) mais son systématisme réutilisé à loisir par des borgnes de la pseudopresse, comme on est pseudopode, me fatigue sinon me désespère. J’adore lire (oui je sais on adore que dieu, mais justement) autant qu’écrire, cet avortement en direct me fout un bourdon pas possible.

    • 17 Décembre 2011 à 11h32

      Alpin dit

      @Jérome Leroy,

      Il serait très simple de faire comme les cousins québécois,qui disposent de,ou trouvent rapidement des équivalents y compris sous forme de néologismes savoureux.

      Fréquentant trop peu la presse et les revues canadiennes,les journalistes français manquent une vigoureuse source d’inspiration langagière qui devrait pourtant vous redonner le moral.

      Au final ici,on ne sait ni parler anglais, ni être raisonnablement chez soi dans sa propre langue.

      • 17 Décembre 2011 à 12h03

        Jérôme Leroy dit

        Bien sûr, Alpin, mais le problème ici est qu’il ne s’agit pas seulement de ce phénomène d’anglicisation, déjà ancien puisque Etiemble parlait déjà il y a plusieurs décennies du “franglais” mais d’une novlangue qui se soumet à un réel changeant à toute vitesse plutôt que de le penser, ce qui est en théorie un des rôles de la langue, justement.

        • 17 Décembre 2011 à 12h33

          Alpin dit

          @Jérome Leroy,

          J’entend bien,mais ce que je pointais ici,c’est que dans le cas du Québec ,pour ce qui est de la réaction face à cette avalanche accélérée DONT la forme est anglicisée ,nos cousins aux premières loges pourtant, se débrouillent nettement mieux.

        • 17 Décembre 2011 à 12h39

          Jérôme Leroy dit

          C’est sans doute, comme chez les Belges francophones, d’ailleurs, le “syndrome de la minorité linguistique”. On fait beaucoup plus attention à ce qu’on est sur le point de perdre que lorsqu’on se croit faussement encore en position de force.
          Je sais aussi que toutes les lois, en France, sur la question (Toubon, etc…) ont été ridiculisées par les beaux esprits libéraux-libertaires et que l’Académie, comme “instance de régulation” est hélas à peu près aussi écoutée qu’une mission culturelle en troisième partie de soirée.

        • 17 Décembre 2011 à 19h34

          Fiorino dit

    • 17 Décembre 2011 à 10h45

      bea33 dit

      Je suppose que si on avait parlé du delco ou du levier de vitesses au ressuscité ça ne lui aurait pas plus parlé.
      Toutefois votre pessimisme me semble de mise.
      Il faut également souligner que les gens des médias en général sont les premiers à être les vecteurs de cette langue qui bouge dans le mauvais sens.
      Que penser des titres de sites internet créés par nos télévisions de service public tel que le pluzz ou culturebox
      Elles n’ont plus de nom de public que par leur financement.

      • 17 Décembre 2011 à 12h08

        Jérôme Leroy dit

        Oui, Bea, d’autant plus que l’exemple que vous me donnez est celui d’un domaine spécialisé, la mécanique en l’occurrence. Là, le premier que je donne par le d’un phénomène de société comme on dit et delande que toute personne de plus de trente ans, disons, se livre à un excercice de traduction.
        Quand au passage sur les nouvelles technologies, il s’étale tout de même dans un journal lu par des centaines milliers de personnes qui vont le lire, comme moi, sans le comprendre à part une minorité de férus en informatique comme il y avait une minorité de féru en mécanique naguère, quand on pouvait encore voir les moteurs…Et cette minorité ne se donnait pas comme maitresse du monde parce qu’elle savait changer une durite:)

        • 17 Décembre 2011 à 18h43

          Jrockfalyn dit

          “Et cette minorité ne se donnait pas comme maitresse du monde parce qu’elle savait changer une durite”… Jérôme, tentez donc d’envoyer votre femme chez le garagiste et vous verrez si la facture n’est pas digne de celle d’un “maître du monde”… :-o

    • 17 Décembre 2011 à 10h35

      borgoloff dit

      « Tiens, Lazare, à propos, je ne sais pas si tu es au courant, mais on vit une époque formidable, maintenant il y a des applications pour trouver des colocs dans la Métropole. Formidable, non ? »

      Très clair pour nos amis les jeunes, sauf Lazare. Ki cé ça ?