Krach boursier: au secours, la crise revient! | Causeur

Krach boursier: au secours, la crise revient!

Comme une impression de déjà-vu

Auteur

Benjamin Masse-Stamberger
est journaliste, il tient le blog Basculements.

Publié le 11 février 2016 / Économie

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Face à la chute des cours, médias et experts se penchent à nouveau au chevet de la crise financière. Une météorologie économique au doigt mouillé qui masque les vrais enjeux, au lieu de les révéler.

(Photo : SIPA.AP21855494_000001)

Tiens, la crise revient ! Le sujet fait de nouveau les gros titres des journaux et des télés, alors qu’il avait été relégué au fin fond des pages financières, dès que le plus violent de la crise précédente s’était un tant soit peu calmé. On avait pu revenir aux sujets vraiment importants : Juppé ou Sarkozy ? Marine ou Jean-Marie ? Macron ou Valls ? Après tout, la finance « ennemie » avait été réformée, remise à sa juste place, terrassée. Sujet suivant !

Or donc, revoilà la crise qui fait à nouveau la une, avec sa longue traîne de visages de traders accablés, et de graphes en forme de toboggans. Un krach serait en vue, nous dit-on, comme on nous annoncerait une tempête ou un nouveau virus. Est-ce que c’est grave ? Nos habituels médecins de Molière, économistes de banque, analystes supposément indépendants et autres experts plus ou moins autoproclamés, se pressent pour proposer leur diagnostic, définitif. « C’est la Chine ! » « C’est le pétrole ! »  « C’est les banques ! »

Les mêmes, en 2008, tenaient les mêmes propos rassurants

Généralement, la conclusion est la même : cette fois, c’est différent ! Bien moins grave qu’en 2008 ! « La Chine est en train de changer de modèle, c’est juste un moment un peu délicat… » « Il y a un peu d’inquiétude sur les banques, mais elles sont beaucoup plus solides qu’en 2008 ». Seul problème : les mêmes, en 2008, tenaient exactement les mêmes propos rassurants… Personne ne semble s’aviser que demander à un économiste de banque ou à un gérant de fonds, son avis sur l’état du système financier, c’est un peu comme demander à un apparatchik soviétique ce qu’il pense de la santé du régime. Ou à un entraîneur sportif, son sentiment sur le fléau du dopage : rien de grave, juste quelques cas isolés.

Ça va passer, donc, nous dit-on. Sauf que non, cela ne va pas passer, pour la simple et bonne raison que les mêmes causes produisent invariablement les mêmes effets. Depuis vingt ans, il n’y a plus de vraie croissance en Occident. Les usines sont parties, l’industrie aussi. Les multinationales se sont enrichies, grâce à la baisse du coût du travail, en revanche, ceux qui dépendaient de leur travail se sont appauvris – particulièrement les classes moyennes. Bizarrement, il paraîtrait que les inégalités auraient augmenté, on se demande bien pourquoi… Pour « solvabiliser » de manière factice ces classes moyennes en voie de relégation, les politiques ont donné pleins pouvoirs au secteur financier pour créer artificiellement de la richesse. Ce qu’il a fait avec zèle, quitte à chaque fois gonfler des bulles qui, inexorablement, ont fini par éclater. Non sans que les financiers eux-mêmes se soient infiniment enrichi au passage.

Les bulles succèdent aux bulles…

Ce fut d’abord la nouvelle économie, dont on nous a expliqué au tournant du siècle qu’elle créait un « nouveau sentier de croissance », des « gains de productivité inédits dans l’histoire » : grâce à elle, plus de cycles économiques, juste de la croissance à l’infini. Finalement, non, la bulle Internet a éclaté. Puis, on nous a doctement expliqué que, grâce à l’entrée de la Chine dans la mondialisation, on était entrés dans une nouvelle ère, « gagnant-gagnant », où tout le monde allait s’enrichir grâce à l’extension indéfinie du commerce mondial. En fait, on avait juste donné des crédits immobiliers à des gens qui n’avaient aucun moyen, pour qu’ils ne se rendent pas compte qu’ils étaient juste complètement appauvris. Et la bulle des subprimes a éclaté à son tour.

Dernière histoire en date, donc : grâce aux hydrocarbures de schiste, les Etats-Unis allaient connaître une nouvelle ère économique, créer un nouveau sentier de croissance, faire baisser le coût de l’énergie, et réindustrialiser enfin le pays. Alléluia ! Comme toujours, de très sérieux cabinets de conseil ont validé cette thèse, avec force études et schémas à l’appui, reprise comme un seul homme par la presse spécialisée. Comme toujours, les investisseurs plus ou moins avertis se sont rués sur le secteur, ouvrant tout grand les vannes du crédit aux entreprises spécialisées. Bien sûr, une partie d’entre eux savaient bien que cette industrie n’avait pas autant d’avenir que ce que l’on promettait, mais c’était l’occasion de faire des gains rapides. Ceux-là sont évidemment sortis du secteur depuis longtemps. Mais sans doute tous ne s’attendaient-ils pas non plus à une baisse des prix du pétrole aussi violente – moins 70 % ! – elle-même due en grande partie à l’extrême financiarisation du secteur des matières premières, via les produits dérivés. D’où des variations extrêmes, quitte à déstabiliser des pays, voire des régions entières.

Et une fois encore, c’est le retour au réel

C’est bien sûr, l’autre raison de la nouvelle crise qui arrive : la finance, créature de Frankenstein, s’est totalement autonomisée de la sphère publique, en particulier aux Etats-Unis, bloquant toute réforme d’ampleur de son fonctionnement devenu fou. Ainsi, selon le Financial Stability Board, le shadow banking (hedge funds, fonds d’investissement…) représentait fin 2015, 80 000 milliards de dollars – soit plus de 50 % des actifs financiers et de 120 % du PIB mondial – contre seulement 50 000 milliards en 2007. Sans parler des produits dérivés, et du trading à haute fréquence, qui permet, à l’aide d’algorithmes, d’accélérer presque à l’infini la rapidité des transactions.

Autant dire que non, la crise financière ne va pas passer comme une mauvaise averse ou une grippe tenace. Car la crise n’est pas une maladie, mais plutôt le symptôme d’un dysfonctionnement massif de l’économie mondiale. Elle ne fait que révéler les problèmes que nous n’avons pas traités. Les histoires que nous nous sommes racontées. Les révoltes que nous avons ensevelies sous des montagnes de dette. La crise nous rappelle tout cela. Cela s’appelle le retour au réel. Parfois, cela fait mal.

 

Benjamin Masse-Stamberger tient le blog Basculements

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 14 Février 2016 à 11h45

      PSR dit

      Tant que vos restez dans du baratin ideologique et electoraliste, vous n’avancez pas !
      Si vous voulez jouer strateges sur l’economie et la finance mondiale, il faut jouer avec les grands pour être crédible ! S’agiter comme quoi c’est scandaleux que vous êtes tres en colere, la haute finance s’en fout. On calme la spéculation en la toûchant à la seul chose qui lui importe, ses intérêts.
      Ainsi l’exemple de la Grèce est typique, les spéculateurs y ont perdu des milliards, eux qui misaient sur une sortie de la Grèce. L’eurogroup leur a cassé les dents.
      Mais il faut la taille de l’eurogroup et les reserves de la BCE …
      Et c’est pas le moment de s’exposer ! La France n’y resisterait pas !

    • 13 Février 2016 à 13h47

      walkyrie dit

      Ca fera mal au contribuable qui est aussi épargnant. Il paiera deux fois. Pour renflouer les banques qui lui piqueront son pognon, et pour renflouer les états par l’impôt.
      Tout ça en France avec la bénédiction des gens au pouvoir qui n’ont plus la main, celle-ci étant en Europe technocratique.
       

      • 13 Février 2016 à 17h55

        Pathfinder dit

        @Walkyrie / L’épargnant est déjà mis à mal quand tout va bien: calculez vos impôts sur le salaire, le logement (les fixes), puis la TVA sur les produits et services achetés (les variables), et vous avez la part de travail que vous donnez à la collectivité. Ce “contrat social” est encourageant tant qu’il fonctionne… mais quand les épargnants ne parviennent plus à assurer les besoins de l’ensemble, la couverture est en premier lieu réduite pour ceux qui y cotisent. Frustrant?
        D’autres modèles ont été proposés. On annulerait les impôts sur le salaire, pour aider les plus faibles à subvenir à leurs besoins, et surtout maintenir le volume des échanges à un niveau supérieur. Plus idéologique, la TVA pourrait même être adaptée au volume de consommation – plus j’achète, plus je paie. Mais les Etats font la moue: finie la manne régulière issue de la plèbe docile.
        Les grosses fortunes et les grandes entreprises ayant leur propre “économie parallèle”, le modèle Delaware n’est pas prêt de lâcher du lest! De plus, cette même épargne n’est qu’une infime partie des finances. La quasi-totalité étant de l’emprunt, des sommes fictives d’où sont extraits les intérêts (bien réels, eux!) – le chiffre de 97% souvent est avancé, mais je n’ai pas moyen de le vérifier. Ci-joint un court film, plutôt bien fait:
        How The Economic Machine Works by Ray Dalio / https://www.youtube.com/watch?v=PHe0bXAIuk0

    • 13 Février 2016 à 10h58

      Prince Murat dit

      C’est une évidence, une bulle spéculative gigantesque va exploser.

      Ce serait l’opportunité pour une refonte complète de notre système économique : disparition des paradis fiscaux, de la spéculation boursière, de l’exploitation des millions de travailleurs détachés (Bolkenstein) et de l’immigration…

      Bref, un grand nettoyage de l’épouvantable pourriture que présente désormais notre système ”capitaliste libéral” qui est devenu complètement fou !

      Concevoir une économie saine, juste et raisonnable. Instauration du ”Revenu de Base” ?

      Les ”anti-communistes primaires” vont piailler, mais le retour du Marxisme est inévitable, tout comme la République est revenue après Napoléon et les tentatives de restauration de la Monarchie.

      Le Capitalisme nous montre son ”niveau d’incompétence”, devenu totalement inacceptable ! Bien évidemment, tout comme la Terreur de 1793 avait servi de leçon, nous ne retomberons pas dans le Stalinisme !

      L’humanité peut progresser ! C’est ce qui nous différencie du monde animal. Nous allons sortir de la ”Loi de la Jungle” et c’est une bonne nouvelle !

      • 13 Février 2016 à 12h26

        PSR dit

        Il s’avère que pour agir sur les équilibres économiques et financiers mondiaux, il ne faut pas s’enfuir des institutions qui ont un poids pour agir à ce niveau. La France, hors UE, est un nain dans ce domaine !
        Le “revenu de base” est une mesure défendue par le Front de Gauche mais pas seulement ! Les partisans d’un pacte républicain, mais aussi au Modem. Mesure fort intéressante pour les plus démunis, mais pas seulement, en extension du RSA.
        C’est gentil mais ca va pas changer le système capitalo-libéral !

    • 12 Février 2016 à 16h09

      PSR dit

      Manifestement, les déclinistes se sont trouvés une nouvelle occasion de se réjouir des malheurs du monde.
      Mais evidemment, aucune leçon, idée pour l’attenuer ni idée pour eviter que ca se reproduise.

      • 12 Février 2016 à 16h57

        durru dit

        Il n’y a qu’une seule solution, mon cher: que le modèle de gouvernance change. Complètement. Mais ça, ce n’est pas pour demain…

      • 13 Février 2016 à 5h25

        eclair dit

        psr

        QUAND ON DIT RELOCALISER
        CHANGER LE MOD7LE 2CONOMIQUE
        SEPARER LES BANQUES DE DEPOTS ET DE JEU;

        Tout cela tu balaies d’une main!

        Ben quand on est aveugle et sourd comme toi. Il est difficile de comprendre que le vrai décliniste c’est toi!

        Un décliniste est celui qui provoque ou accompagne le déclin pas celui qui dit qu’il y a déclin et qu’il faut changer le modèle!

        Tu veux garder le satu quo! Est ce la politique actuelle qui provoque le déclin ou le fait de vouloir changer le modele!  

      • 13 Février 2016 à 10h36

        PSR dit

        Vous voulez changer la gouvernance financiere mondiale en agitant vos petit-bras de militants FN alors que vous n’êtes même pas cables d’enoncer une alternative monétaire à l’euro pour la France et voulez demander la permission !
        Donc durru accepte de subir ! Ca sert à quoi de se plaindre, alors ?
        @eclair.
        Vous êtes dans le rêve le plus total, en dépit du baratin de votre propagande que les autres devraient “ouvrir les yeux”…
        Examinon quelques secondes les délires que vous exposez de cette propagande :

        - “RElocaliser” quel pouvoir avez-vous sur les entreprises ? Aucun ! que ca vous plaise ou pas, c’est comme çà ! Si vous voulez que des entreprises reviennet, il faut les séduire ! Et au vu de vos projets farfelus, qui investirait dans un pays sans monnaie stable, au déficit commercial gigantesque, à la dette augmentée de 30 % et qui met en place un protectionisme ?
        - Changer le “modele economique” ? Pour quel modele ? Voila ce qu’il fut énoncer ! Et là plus personne !
        - Séparer les banques de dépôt et de jeu ! OK ! Mais pour çà, il faut une décision au niveau mondial ou a defaut europe-US ! C’est faisable s’il y a la volonté politique.
        Qui parle de statu-quo ? Pas moi ! Mais il ne faut pas confondre “agir” et “s’agiter”. Ce que tu racontes n’est que de l’agitation.
        Si tu avais pris la peine de me lire, tu verrais que je propose des idées pour justement ne pas être aussi sensibles aux assauts des spéculateurs.
        A la difference du FN qui veut nous soumettre à ces assauts.

        • 13 Février 2016 à 20h12

          durru dit

          Mais vous n’avez même pas le niveau de réflexion d’un ado, PSR!
          Qui parle du FN, à part vous?
          Qui vous dit que j’accepte de subir? Je fais un constat, c’est tout. Que je sois d’accord ou non avec la situation, ça ne va rien changer à l’affaire.
          Au fait, quand on a identifié un problème, c’est qu’il est à moitié résolu. Pour votre gouverne. Mais je doute fort que vous puissiez comprendre ça.

    • 12 Février 2016 à 16h04

      Pathfinder dit

      C’est sûr que cette fois-ci, les économistes hard-cores peuvent se sentir rassurés (à défaut d’être rassurant):
      Il y a maintenant un nouveau puit auquel s’abreuver en cas de pertes: le “Bail in” [http://ellenbrown.com/2014/12/01/new-rules-cyprus-style-bail-ins-to-hit-deposits-and-pensions/]. L’EU a voté pour, et les banques n’ont pas refusé.
      Les deniers manquants seront pris en priorité sur les fonds de retraites, puis sur les placements, avant de se pouvoir rabattre sur les épargnes.
      Applaudissons.

      • 12 Février 2016 à 16h20

        Pathfinder dit

        “rassurants”…
        La question qui surgit ensuite est: où iront-ils donc se réfugier, quand les caisses auront ainsi été renflouées? Parce qu’il ne faut pas croire qu’un telle récupération de fonds (financiers) sauverait le Temple de l’Economie.
        Cette dernière a bien plus de composants que les deniers: les matières premières, les productions, le transport, l’énergie, la nourriture, l’eau, les commerces, les services et… les populations… tous font partie intégrante de ces équations, et sont liés entre eux, tels des dominos.
        Enlevez l’énergie, et tout tombe par terre. Enlevez les transports, et les productions s’arrêtent. Enlevez la tambouille et les populations se déplacent, etc.
        Detroit a été un cas d’école. Mais c’est encore l’argent (virtuel) qu’on sauve en premier lieu.

    • 12 Février 2016 à 14h16

      Martini Henry dit

      « La botte souveraine de la réalité, disait le vieux Léon. Les censeurs, les idéologues, les inquisiteurs de la pensée libre travestissent la réalité, la badigeonnent de leurs mensonges, traînent en justice ceux qui osent égratigner les façades peinturlurées. Et puis un jour, on entend un bruit de plus en plus proche, un fracas puissant qu’on ne parvient plus à étouffer, géante, irrésistible, « la botte souveraine de la réalité » vient, s’impose. Le contreplaqué de mensonges s’écroule, le glapissement des folliculaires stipendiés s’étrangle, les mots prostitués retrouvent leur sens. La réalité se dresse devant nous, irréfutable. Bien vu, camarade Trotski ! » Andrei Makine

    • 12 Février 2016 à 13h06

      Cardinal dit

      Chaque crise, comme les bombes, a besoin d’une bulle et d’un détonateur pour éclater. Le dernier détonateur fut celui de la bulle du marché de l’immobilier gonflée par les subprimes, ces prêts que les bénéficiaires ne pouvaient pas rembourser dont Clinton avaient été à l’origine pour s’assurer le vote des noirs américains. 

      Il existe déjà une bulle dont on parle peu qui est celle des prêts aux étudiants US dont le total a pris des dimensions inquiétantes. La bombe est prête, dans sa bulle, ne manque plus que le détonateur. Si en rejetant Donald Trump les américains élisaient Bernie Sanders l’artificier serait tout trouvé si l’on croit son programme d’études gratuites qu’il sera bien obligé de faire rétroactif, donc annuler les dettes des étudiants.

      Puis nous avons en attente toute une série d’implosions si le prix du pétrole continue à baisser : Nigeria, Angola, Algérie, Vénézuela, Russie, Arabie Saoudite et quelques autres. Là pas de bulles, pas de détonateurs, juste une série de pétards ignifuges pour un feu d’artifice global.

      • 12 Février 2016 à 14h00

        Ibn Khaldun dit

        “Si en rejetant Donald Trump les américains élisaient Bernie Sanders l’artificier serait tout trouvé si l’on croit son programme d’études gratuites qu’il sera bien obligé de faire rétroactif, donc annuler les dettes des étudiants.”

        C’est une vue de l’esprit aussi dangereuse que le programme de Sanders. Il ne peut évidemment pas effacer cette dette (dont le montant est supérieur au PIB de nombreux pays africains). Personne ne le peut.

        Ces dettes sont aussi contractées vis-à-vis des banques par ces étudiants et ces dernières sont peu disposées à s’en laisser compter.

        Il y a, j’oserais dire, presque une inéluctabilité devant ce qui va bientôt nous tomber dessus. Le système ne peut et ne pouvait pas tenir de cette façon sans imploser. La politique suicidaire de la planche à billet fut un fusil à un coup. Il n’y a plus de cartouches. Tout ce que la FED et la Banque centrale européenne achètent désormais, c’est du temps…

    • 12 Février 2016 à 10h30

      keg dit

      Hollande a annoncé, mais sans le dire :

      1) création d’un bankthon
      2) lancement d’un emprunt “solidarité banque” à coup d’obligation (mais où chacun sera libre au delà du montant minimal de participation imposé.

      Il fallait écouter entre les mots!

      http://wp.me/p4Im0Q-WW

    • 12 Février 2016 à 9h42

      La Denrée dit

      C’est le même auteur qui il y a quelques années défendait la politique de taux zéro, nécessaire pour faire repartir l’économie. Cette politique de taux trop bas qu’ont effectivement pratiquée les banques centrales, et qui est à l’origine de toutes les bulles. Finalement, journalistes et économistes, match nul. 

    • 11 Février 2016 à 19h53

      André Plougardel dit

      J’attendais mon tour au guichet de la poste.Devant moi il n’ y avait que des personnes âgées qui se languissaient d’attendre.Mais à la poste, la vertu exigée des clients est la patience.Bien souvent sur trois guichet un seul est ouvert au client.Pendant ce temps celui-ci trépigne.Parfois il râle ,mais le plus souvent il ravale sa rage, résigné.Le français est résigné pour beaucoup de chose.Un peu comme le russe de l’ère soviétique.Le français est devenu un homo soviéticus en sursis.Il ferme sa gueule la plupart du temps.Il laisse pisser.Je posai la question de savoir pourquoi il y avait tant de monde, aujourd’hui mercredi.Une vieille dame avec une cane me répondit la mine joyeuse que les retraites étaient virées.La vieille dame attendait de toucher le virement de son pécule que l’on pouvait certainement imaginer n’être pas celui d’un dirigeant d’une entreprise coté en bourse.La vieille dame venait toucher son dû.Un dû que la société daigne lui offrir après une vie de dur labeur .Une vie misérable passée à trimer pour au final attendre derrière un guichet qu’on lui accordât cette aumône , cette misère tant attendue, tant espérée que l’on appelle “retraite”.Cette retraite qui sert si peu à assurer une vie paisible et tranquille.Une vie de repos bien méritée après une vie de souffrance.
      La vieille dame à la retraite fouilla son sac et en retira une facture à l’entête de laquelle était marqué “veolia”.C’était une facture d’eau.Elle devait s’acquitter de cette facture avec des jours de retard car il était marqué “rappel” sur le haut.La seule explication de ce retard est certainement le manque d’argent.
      Mais Véolia n’en a rien à foutre.La société qui gère l’eau, un géant de la privatisation scélérate des services publics qui a engendré les nouveaux barons qui font la pluie et beau temps et qui dispensent aux pauvres de la main gauche ce qu’ils leur confisquent de la main droite.

      André Plougardel militant FN ,chômeur

      • 13 Février 2016 à 13h04

        PSR dit

        PMurat evoque une question qu’il appelle “Revenu de base” et qui selon lui interesserait le FN mais qui n’ose pas l’evoquer (allez savoir pourquoi ? ca donne une idée du mode fonctionnement de ce parti !).
        Il y aurait une inquiétude d’apparaître “communiste” …
        Tout celà n’est pas sérieux car le FN est incapable de sortir d’un mode incantatoire, négatif et de collage d’etiquettes.
        Dans le fond, débassé de cette électoralisme obcessionnel de quoi s’agit-il, au delà de cette question particuliere ?
        De s’interroger sur ce que sont les missions particulieres de l’état, au delà des fonctions regaliennes habituelles.
        Ainsi, on peut s’interroger (et y apporter réponse) sur la question de la santé (pour ma part, et beaucoup d’experts, il faut remboursement à 100% à tous, ca ne coute rien, ca economise même), mais aussi le logement.
        La question d’un “revenu de base” n’a rien de communiste, mais ne peut être abordée isolément. Elle s’inclut dans une refonte totale du concept d’occupation et de ressources de compétence (ce qu’on gère maladroitement comme l’emploi). Dans un tel cadre toute ressource de compétence ou en acquisition de competence est rémunérée.
        Sur le plan technique, le mecanisme du RSA étendu fait l’affaire.
        Mais sur le plan de le mentalité, c’est un autre monde ! Il n’y a plus des chômeurs mais des compétences. Celui qui a perdu un emploi est disponible pour diffuser sa competence, si elle est utile ou pour en acquerir une autre.
        Bon, ce n’est pas çà qui va resoudre une crise boursiere éventuelle.

      • 13 Février 2016 à 13h09

        PSR dit

        Il y a une chose etrange, André.
        Vous dites être chômeur et militant FN.
        Ce qui, je suppose signifie que vous imaginez que le FN pourrait avoir une réponse à votre chômage. Pouvez-vous nous expliquer, sans parler des autres partis, en quoi le FN aurait quelque idée pour diminuer le chômage ? Car si on regarde les quelques idées économiques, on peut déjà être certains, s’ils l’appliquaient, de quelques centaines de milliers de chômeurs de plus.

    • 11 Février 2016 à 16h11

      isa dit

      Benji, vous pourriez nous citer un économiste qui ait écrit que, définitivement, nous étions sur un trend de croissance constant????
      Les économistes se bornent à étudier la longueur des cycles de croissance et de décroissance.

    • 11 Février 2016 à 13h43

      fabien dit

      Beaucoup de bonnes choses dans cet article.
      En revanche, j’ai du mal à suivre l’argumentation sur le pétrole de schiste US.
      Il a effectivement créé de la valeur pour les US qui sont en train de réindustrialiser en masse. Il a même réussi à casser les reins de l’OPEP pour quelques années (4 ou 5). Accessoirement, ça fait baisser la facture énergétique de l’Europe.
      Quand aux variations extrêmes, le pétrole n’a pas attendu les schistes pour en connaître. Il est même probable que, à terme, les pétroles de schistes aient un effet stabilisateur sur les prix.

    • 11 Février 2016 à 13h31

      Brennec dit

      Seuls coupables oubliés, on se demande pourquoi, les états et leurs complices les banques centrales. Article beaucoup trop simplificateur et limite trompeur.

    • 11 Février 2016 à 13h14

      Angel dit

      En ce qui concerne les cours du prix du petrole n’est pas un peu la faute des Etats Unis et de leur copine preferee l’Arabie Soaudite ?
      En partie bien sur.

      Mais faire baisser lesprix du petrole met en difficulte la Russie, l’Iran, le Venezuela, L’Equateur ……………

    • 11 Février 2016 à 11h58

      PSR dit

      En 2008, les spéculateurs on fait chantage sur Obama et ont obtenu la rançon qu’ils souhaitaient : quelques milliers de milliards de dollars.
      Et ceux qui ont joué à la roulette avec les épargnes ont finalement été blanchis et quelques années passant, sont maintenant félicités.
      Et puis finalement plutôt que réagir contre ces parasites autrement plus puissants et aux degats immenses que sont les spéculateurs financiers, on a préféré s’en prendre à des proies plus accessibles et moins armées. Ceux qui travaillent et seraient trop payés, trop protégés, soignés et mineraient les profits des spéculateurs.
      Autre cible : l’Europe qui est par sa taille et sa force finaciere un morceau difficile à avaler .. Ah c’etait tellement plus simple avec des economie de la taille de France, Italie …
      Il se sont fait les dents sur la Grece, dans l’espoir que ca allait éclater l’Europe ! Loupé ! Il se sont cassés les dents.
      Il suffit pourtant d’une action concertée euro-americaine pour les ruiner, les mettre en prison. Mais il faudra tailler plus large, y compris dans les dirigeants des banques qui continuent à jouer les arrogants moralisateurs.
      Ceci dit lorsque l’eclatement de la bulle est annoncé, ca signifie que nous sommes capables d’anticiper et d’agir.
      Les actions à prendre pour assainir sont connues. Reste la volonté politique au niveau européen et americain. Helas côté americain, Obama est en cohabitation et le congrès pour une bonne part acoquiné avec les speculateurs.
      Reste donc l’Europe. Perso, mais ce n’est qu’un pronostic, la BCE et nos economies ont la taille et la force de résister et limier les dégâts, s’ils ne tardent pas. Esperons que GB et la City ne restent pas à la traîne !

      • 11 Février 2016 à 12h37

        durru dit

        …ce qu’on appelle en langage fleuri “wishful thinking”…

        • 11 Février 2016 à 12h42

          PSR dit

          a part des sarcasmes, rien à dire donc ?

        • 12 Février 2016 à 15h40

          durru dit

          Tout est dit: vous vendez du rêve!
          “Reste la volonté politique au niveau européen et americain.” Comme si c’était pour demain la veille.

      • 12 Février 2016 à 16h06

        PSR dit

        Vous devriez savoir, durru qu’à la difference de 90 % du discours des FN&co ici, je ne fonctionne pas à l’incantation.
        Savoir si US et Europe saurant se réunir pour faire face à une nouvelle crise boursier est de l’ordre du pronostic. Par contre ca n’empeche pas de considérer que c’est une solution pour contrer les dégâts !

        • 12 Février 2016 à 17h00

          durru dit

          Mais arrêtez avec le “FN” à chaque phrase, nom de Dieu! Quel rapport?
          On parle pas d’US et d’Europe ici, mais de quelques pauvres abrutis qui ont les destins de centaines de millions de gens entre leurs mains, ils s’en foutent et de toute façon ils ne savent pas du tout quoi faire!

        • 13 Février 2016 à 10h41

          PSR dit

          assumez, durru ! Vous défendez l’ideologie du repli et d’un discours incantatoire. Que vous agitiez contre les forces de la finance et de la spéculation n’est que de l’agitation stérile ! Les leviers pour agir contre sont connus et on fait leurs preuves ( la Grece en est un exemple).
          Vous agiter amene des voix au FN mais ce n’est pas votre agitation qui changera quelque chose.

        • 13 Février 2016 à 20h17

          durru dit

          Vous me montrez où je défends ce que vous affirmez. N’importe nawak.
          Je ne m’agite pas, et je n’ai rien à cirer “forces de la finance et de la spéculation”. Si les gens ordinaires étaient dirigés par des individus qui défendaient leurs intérêts, “la finance et la spéculation” n’existeraient même pas, ou alors à la marge.
          La Grèce, exemple de quoi donc? Qu’on se marre un peu.

    • 11 Février 2016 à 11h23

      fredikhan dit

      Cher Monsieur,

      je bois du petit lait en vous lisant car j’ai pose le meme diagnostic dans un essai satirique paru en 2012, Le festin de Trimalcion, sur la crise precedente: nuls en economie, nos politiques ne savent qu’augmenter les liquidites pour ne pas traiter les problemes de fond que sont la desindustrialisation et la delocalisation des emplois. Resultat; les financiers engraissent jusqu’au moment ou tout s’ecroule comme un chateau de sable…l’Histoire se repete.
      Bien a vous
      Frederic Maziere

    • 11 Février 2016 à 11h16

      Wil dit

      Ah je suis désolé M.Masse-Stamberger mais maintenant c’est différent.Si,si.
      Maintenant en cas de défaut des banques le fric des épargnants peut être réquisitionné et les comptes bloqués pour sauvé les banques.
      C’est pas beau ça!
      Vous voyez bien qu’il n’y a pas à s’en faire…