Keynes ? Mauvaise pioche

Publié le 25 août 2010 à 6:01 dans Brèves

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Si la crise est censée faire partie de l’héritage maudit de George W. Bush, la reprise économique, elle, est supposée émaner de l’activisme d’Obama et -le moins que l’on puisse en dire- c’est qu’elle se présente sous une forme pour le moins fragile et timide… En fait, il semblerait bien que ce Président ait, en même temps que les milliards utilisés au titre des stimuli, épuisé quasiment tout son capital de sympathie sachant que le débat – aujourd’hui – en est toujours aux interrogations par rapport à l’opportunité de dépenser toujours plus pour encore plus de stimuli…

Faux débat qui enfoncera les Etats-Unis dans la récession, car ce pays n’a plus – comme après la Grande Dépression – besoin de relance keynésienne. Les artifices de politique monétaire, baisses de taux quantitative et autres constructions d’autoroutes n’y redresseront pas plus une situation de l’emploi qui a désespérément besoin de mesures structurelles de fond. En réalité, tant le secteur financier que l’industrie, les services ou le système éducatif de ce pays auraient besoin d’une sérieuse remise à plat. Histoire se recentrer sur l’innovation et sur l’amélioration de la productivité.

Et il n’est pas du tout sûr que cette urgence absolue ne vaille que pour les USA…

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  • 26 August 2010 à 12h07

    Air dit

    “Les chiffres ne mentent pas. Ce sont les politiciens avec des chiffres qui mentent.”

    Évidemment qu’un chiffre ne ment pas, puisqu’il ne parle pas. les ventriloques qui les font parler qu’ils soient politiques, économistes ou autre…. les utilisent pour se donner raison ou se justifier…

    C’est souvent al réalité qui les fait mentir n’en déplaisent à Jérôme qui doit vivre dans la matrice.

  • 25 August 2010 à 22h19

    Benjamin dit

    @Ramonmercader:
    Merci pour la vidéo, je me suis bien marré. Et accessoirement j’ai apprécié la “synthèse” des deux doctrines, souvenirs lointain de fac…

    Pour les curieux:
    http://www.dailymotion.com/video/xc5c82_hayek-contre-keynes-vostfr_fun?start=449#from=embed

  • 25 August 2010 à 21h26

    ramonmercader dit

    @ fatback
    oui c’est assez rigolo
    il le sermone alors que l’autre se reveille d’une gueule de bois monumentale après une soirée passée au boxif du coin où le patron ne cesse de lui servir des verres ( le patron du rade a la tronche de bernanke c’est assez troublant) pendant que les bimbos gloussent et se trémoussent
    il lui dit à peu près ceci “maintenant mon ami tu vas goûter à mon éducation autrichienne”
    ouille !
    ceci dit en france on a grosso modo la même croyance
    le pognon pousse sur les branches d’un arbre planté dans la cour de l’élysée
    le seul à avoir les clefs c’est vous savez qui…
    suffit de lui demander …
    bref avec ça on risque d’aller loin

  • 25 August 2010 à 21h14

    fatback dit

    ramonmercader,
    Hayek gagne ? J’espère bien :)

  • 25 August 2010 à 20h52

    ramonmercader dit

    @ l’ours
    les états unis ne reviendront pas au travail
    ils feront payer la crise par les chinois à grands coups de billet vert dévalué (” le dollar c’est notre monnaie et c’est votre problème ” disait……je sais plus qui)
    sur cultural gang bang il y avait il y a quelques mois une vidéo désopilante montrant l’affrontement des théories économiques de keynes et hayek le tout slamé sur un air de rap avec bimbos bien pourvues grosses voitures et coups de pistolet
    finalement hayek ( dont le rôle dans la vidéo était tenu par un foutriquet chauve sans charisme ) emportait la mise
    hillarant !

  • 25 August 2010 à 18h21

    fatback dit

    Air,
    Les chiffres ne mentent pas. Ce sont les politiciens avec des chiffres qui mentent.

  • 25 August 2010 à 17h55

    jerome dit

    Air le seul probleme c’est que votre discours ne repose sur rien, aucun fait, aucun chiffre, aucune etude, juste de vagues impressions, des slogans entendus ici ou la, et parce que ca vous arrange.
    Au contraire. Saez et Picketty, deux economistes francais, en fait probablement deux des rares economistes francais – et pas des ultraliberaux -, ont demontre que les inegalites avaient augmente aux USA (a cause des salaires des PDG qui avaient explose depuis les annees 70) mais pas en France ni en Europe en general.

  • 25 August 2010 à 16h49

    Air dit

    “Le lien que j’ai donne le prouvait deja pour les annees 70-2000 mais les résultats d’Israel, du Canada et de l’Allemagne ces dernieres annees le confirment – rigueur = ”

    Ces résultats ne prouvent qu’une seule chose ; les agrégats eco sont au beau fixe – encore que, mais le travail précaire a explosé, sans parlé de la situation sociale.
    Très bien de faire des beaux chiffres pour garder sa quadrature des A, mais au final c’est sur le dos des autres.
    ca me rappelle un extrait d’un film dont j’ai beaucoup aimé une phrase d’une personne qui dit en substance ” leurs bonifications sont indexées à la hauteur de mon malheur”
    Tout est dit, et le vent des chiffres sur lequel se masturbent nos chers libéraux – en tout cas certains des libéraux-, n’est que le tourment des petits de ce monde…
    Plis ils sont hauts, plus ils boivent la tasse.

  • 25 August 2010 à 16h30

    L'Ours dit

    Gaétan et zenastec,

    vous êtes bien sévères, il s’agit d’une brève.

  • 25 August 2010 à 16h26

    rocardo dit

    Pour citer Michel Crozier,”Etat moderne,Etat modeste”.
    Oser écrire que réduire la dépense publique,c’est de la pensée économique maistream,il faut quand même oser.
    Allez sur BFM,là vous avez de la mainstream bien grasse:c’est la même daube que servent les guignols style Fitoussi.

  • 25 August 2010 à 16h21

    rocardo dit

    Il faut savoir ce qu’on entend par rigueur budgétaire.
    Si c’est se focaliser sur les déficits et donc augmenter taxes et impôts,surtout en France où les prélèvements font déjà crever l’économie,sûr que toute croissance sera plombée.
    Si c’est baisser drastiquement les dépenses de l’Etat(57% du PIB en France),alors c’est au contraire une bouffée d’oxygène à l’initiative privée,donc à l’économie réelle,donc à la croissance.Comme le dit Jerome en citant les trois pays ayant appliqué cette politique,ça marche(il aurait pu ajouter l’Australie,d’ailleurs).
    Un pays va illustrer combien la relance est néfaste:la Chine,où une bulle immobilière monstrueuse s’est formée.
    Seulement,couper drastiquement dans les dépenses collectives,cela signifie pour les politiques se couper un ou les deux bras.
    Il va falloir que les citoyens se décident à leur couper la tête.

  • 25 August 2010 à 15h50

    jerome dit

    Fitoussi est un economiste comme mon chien est le Pape de Rome.
    Le lien que j’ai donne le prouvait deja pour les annees 70-2000 mais les resultats d’Israel, du Canada et de l’Allemagne ces dernieres annees le confirment – rigueur = croissance, relance = dette et crise. La recette est simple: moins de depenses publiques = plus de croissance. Il faut evidemment un minimum de depenses sociales, variant suivant les pays, leur culture, ce que les populations sont pretes a payer, mais la regle est impitoyable.

    Sur le plan theorique, le keynesianisme (aussi bien la theorie reelle de Keynes que la pratique assez differente des Etats) a ete demonte depuis les annees 70 et son absurdite a ete exposee a tous les economistes (c-a-d pas les clowns qu’on voit a la tele). Il n’y avait que pour les USA que sa validite, limitee, pouvait etre envisagee, parce que c’est (c’etait) un marche plutot ferme. Il n’y a plus de doutes aujourd’hui au vu de la faillite de la politique d’Obama.

  • 25 August 2010 à 15h24

    austin dit

    en matière d’analyse fine de la finance, je préfère largement l’hétérodoxe Lordon qui écrit mieux, malgré certaines outrances à mettre sur le compte d’une juvénilité gauchiste, maladie infantile bien connue.
    On ne règle pas la question Keynes en un billet aussi arrogant qu’insignifiant.
    Déjà il faudrait distinguer Keynes du keynseianisme.
    mais il semble que ce Monsieur ait une opinion définitive qui ne semble pas laisser beaucoup de place au débat.
    Nous reviendrons nous mêmes sur ces sujets dans un article de fond et de rentrée.
    En attendant, il faut lire l’entretien accordé par Fitoussi sur les conséquences générées par les plans de rigueur en Europe : comment plomber définitivement les espoirs de reprise déjà si atone.
    Obama s’en était ému lors du dernier G20, la France au lieu de coller de manière consternante aux obsessions teutones aurait du faire alliance avec les Usa contre le front british/teuton, mais ela impliquerait de considérer que l’économie demeure subordonné au politique. Ce billet qui sent le prêt à penser mainstream préfère nous asséner les poncifs du café et des écoles de commerce.
    Affligeant

  • 25 August 2010 à 15h18

    zenaztec dit

    Gaetan Brunoy
    Effectivement pour qu’elqun censer decortiquer:”Michel Santi , ex-cambiste et trader, décortique, scrute et analyse le monde de la Finance.” c’est un peu court

  • 25 August 2010 à 14h35

    PiccoloJr dit

    Merci pour cet article très complet, détaillé et argumenté.

  • 25 August 2010 à 13h04

    Gaétan Brunoy dit

    Hum, j’espère que la patronne ne paye pas cher un aussi insignifiant billet.

    La prochaine fois d’expliquer pourquoi la relance keynésienne est hors de propos, ou d’exposer le contenu de la “remise à plat” à laquelle vous appelez.

    Même si pour ce faire, il faut dépasser 3 paragraphes.

  • 25 August 2010 à 12h55

    Air dit

    un ex-trader contre la politique d’Obama. Le monde est plein de surprise…

  • 25 August 2010 à 9h12

    jerome dit

    Va falloir prvenir Krugman, il continue a demander un stimulus encore plus fort, alors que le plan de “relance” d’Obama a ete le plus cher de toute l’histoire des USA et n’a eu aucun effet positif – et probablement eu des effets negatifs. Et ceci alors que la dette explose.
    Une etude prouve qu’en temps de crise, les pays qui depensent pour “relancer” s’en sortent moins bien que ceux qui font des economies:
    http://www.bancaditalia.it/studiricerche/convegni/atti/fisc_policy/ii/2.5_hemming_mahfouz_and_schimmelpfennig.pdf

  • 25 August 2010 à 8h21

    L'Ours dit

    Assis sur un tas de pognon obtenu grâce à l’industrie -donc au travail – puis à un crédit faramineux, les Etats unis ont pendant quelques décennies pris des travailleurs hors de chez eux (délocalisations, importation massive), pour payer moins cher ce qu’ils produisaient eux-même avant. Le résultat est que ce qui les enrichissait s’est tari et qu’ils croient encore que c’est en caressant la corne d’abondance qu’elle va cracher des biftons.
    Qu’ils reviennent donc à ce qui avait fait leur fortune: le travail!