Kery James (trop) à vif | Causeur

Kery James (trop) à vif

Qui est responsable de la situation des banlieues?

Auteur

Odile Cohen

Odile Cohen
est avocate.

Publié le 02 février 2017 / Culture

Mots-clés : , ,

kery james vif nerfs banlieues

Kery James. Sipa. Numéro de reportage : 00594445_000011.

L’Etat est-il seul responsable de la situation des banlieues? C’est la question que pose Kery James, rappeur célèbre qui remplit les salles de concert, dans sa pièce de théâtre A Vif, une parodie du concours de plaidoirie de la conférence du barreau de Paris, célèbre concours d’éloquence.

Joutes verbales

Deux avocats s’affrontent, d’un côté « un black » sorti des banlieues, Souleyman Traoré (Kery James) de l’autre un fils de bonne famille, Yann (Yannick Landrein). Le premier nie la responsabilité de l’Etat, l’autre la met en cause.

Le jeune homme des beaux quartiers accuse les hommes politiques d’avoir abandonné les banlieues et pointe le sous-investissement coupable de l’Etat dans le secteur éducatif. Pour lui l’Etat a tout fait pour en accroitre la précarité sociale.

Les avocats défendent des positions à rebours de leur milieu social. Cela s’annonce intéressant.

Un gloubi-boulga de débat

Je ne connaissais pas Kery James et j’étais curieuse de découvrir la façon dont un rappeur, joueur de mots par excellence, allait construire la joute oratoire et les débats contradictoires qui constituent le concours d’éloquence.

Des questions sont posées en désordre : Qu’est-ce que l’Etat ? Quel est le pouvoir des citoyens? Faut-il grandir en banlieue pour pouvoir la critiquer? Rien cependant sur la religion et la laïcité. Rien sur l’intégrisme, le salafisme, ni  l’antisémitisme des banlieues.

Pendant une heure, on assiste à un gloubi-boulga où tout se mêle, le passé colonial de la France, le racisme, la drogue,  le  49-3,

Aux accusations d’abandon des banlieues par l’Etat, l’avocat Souleyman Traoré-Kery James répond  par des clichés ou des fantasmes, des mots vides de sens, des formules creuses et vaines. La cuillère en argent contre l’adversité, la vie apaisée contre la précarité, les pistons contre les galères et le plafond de verre et j’en passe.

Au lieu d’une joute construite et argumentée, on endure une simagrée de débats d’idées, tissé d’arguments rabâchés, une farandole de clichés, une guirlande de faits faciles à manipuler.

Un exemple : « Les banlieues ne sont pas une crèche peuplée de nourrissons mais de gens qui veulent se sentir responsables ». Et d’appeler « à la responsabilisation des quartiers et de leurs habitants ». Décoiffant !

A plusieurs reprises, Kery James déclare fièrement qu’il n’est pas une « victime ».Il récuse les « pleurnicheries victimaires » qui seraient, selon lui, l’équivalent de drogues dures. Soit.

Il ne suffit pas de dénoncer le système

Mais cher Kery James, le ressassement à longueur de pièce de votre lecture ethnicisée des comportements conduit à l’effet inverse : ceux dont vous prenez la défense vous les enfermez précisément dans la catégorie de victimes.

De façon générale, il ne suffit pas de dénoncer le système pour ne plus lui appartenir. Croire qu’on est libre parce qu’on dénonce des injustices, c’est un péché d’orgueil, même lorsque vous étayez votre démonstration par des chiffres.

Il n’y a aucun doute sur la sincérité de vos engagements, puisque vous croyez aux réussites individuelles qui émergent des banlieues. Vous savez faire partager  les douleurs que vous racontez.  Mais la France n’est pas coupée en deux, comme vous tentez de le faire croire. La France est coupée en mille.  Elle n’est  pas  repartie en oppresseurs et en opprimés, ce serait trop facile.

Votre pièce relève d’une simplification abusive. La grande salle Renaud Barrault du Théâtre du Rond Point est comble.

Le public composé de « jeunes issus de la diversité »  manifeste son enthousiasme. Et rit  aux blagues du rappeur.

« Savez-vous ce qu’est un Bounty ?

Un Noir qui a réussi à sortir de la banlieue, « il est noir à l’extérieur, blanc à l’intérieur »

Applaudissements !

La pièce s’achève comme elle a débuté par une question : « Est ce que les Français ont les dirigeants qu’ils méritent ? » tirée de  sa chanson « Lettre à la République ». « Nous les Arables et les noirs/ On est pas là par hasard/ Toute arrivée à son départ/ Grâce à elle vous vous êtes gavés, jusqu’à l’indigestion(…) On ne s’intègre pas dans le rejet/On ne s’intègre pas dans les ghettos français, parqués/ Entre immigrés, faut être sensés/ Comment pointer du doigt le repli communautaire/ Que vous avez initié depuis les bidonvilles de Nanterre ? »

Le rideau tombe, le public se lève, la ministre Najat Vallaud-Belkacem, assise à côté de moi applaudit à tout rompre ce  rappeur qui se  dit « noir, musulman, (il est converti) banlieusard et fier de l’être »

J’apprends  que des bus scolaires sont affrétés, chaque soir, pour voir « le grand frère » Kery.

Dans le hall, j’écoute les conversations. Une jeune fille voilée fan du rappeur « se reconnaît trop dans le personnage ».

« A la base si beaucoup de gens comme moi ne vont pas au théâtre c’est qu’on ne s’y sent pas représentés » dit-elle.

On y est. Jean Vilar, au secours !

Faut-il appauvrir le théâtre avec ce genre de pièce pour y attirer les jeunes de banlieues ? Ces jeunes ne sont-ils pas capables d’aimer ce que notre culture, classique ou moderne offre, de Molière à Pennac ? Ces sorties scolaires ne peuvent-elles pas être un moyen de les sortir du bocal ghettoïsé ?

A l’évidence, pas pour Madame la ministre qui ce soir-là, a applaudi la médiocrité, les slogans contre la pensée, l’ethnocentrisme contre la citoyenneté laïque et républicaine. Kery James, comme Jamel Debbouze seraient-ils pour Najat Vallaud-Belkacem et nos responsables culturels l’horizon indépassable pour une grande partie de nos jeunes concitoyens ?

A l’heure où les grandes écoles comme Sciences Po s’ouvrent aux jeunes des banlieues, (qui doivent souvent doubler d’efforts pour rattraper une culture « classique »)  n’y a-t- il pas là une contradiction majeure ?

  • Article en accès libre. Pour lire tous nos articles, abonnez-vous !

    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 4 Février 2017 à 16h20

      Rico dit

      @Kerry

      « Savez-vous ce qu’est un Bounty ? Un Noir qui a réussi à sortir de la banlieue, « il est noir à l’extérieur, blanc à l’intérieur »

      Propos raciste bien sur qui font penser qu’être blanc serait un plus quand ont sait la galère qui touche majoritairement les familles blanches en France dans nos villes comme nos campagnes sur la terre de leurs ancêtres.

      Ce qui rend plus injuste encore leur infortune face a votre racisme,vous qui avez profité des bienfaits d’un pays construits et enrichis par leurs ancêtres.

      Vous n’êtes pas heureux en France,alors cassez vous avec votre racisme qui ne nous manquera pas Kery James et ce “neo-colonialisme blanc” qui devrait tout excuser des méfaits des autres races.

      Rappeler vous en matiere d’esclavage humain,avant celui plus récent “des vôtres” et le premier par la masse des victimes,qui fut celui des barbaresques sous les Maures et les Sarrasins contre les cotes Occidentales.

      Ah,pour sur,celui ci n’a pas fait couler beaucoup d’encre parce que les esclaves étaient blanc de peau,mais pourtant tout autant sinon plus inhumain encore de par la doctrine terrible de l’Islam que vous ne condamneriez pas dans vos “textes” afin de ne pas déranger vos ouailles et votre business partisan et racialiste.

      Vos amis muslims plus que les blancs sans doute, et n’oublions pas non plus ces Africains qui vendaient les leurs en esclavage au cul du bateau des blancs qui n’allaient pas les chercher dans la savane fort de conflit tribaux entres noirs, qui démontre bien que les Africains n’étaient pas plus humains que les négriers Blancs.

       Essayez d’imaginer le monde sans la race blanche qui malgré ses imperfections réussit malgré tout bien souvent a sauver des vies,soigner des malades sur des continents d’infortune non-blanc,éviter des conflits ethniques etc…

      Et faites le compte des blancs et des noirs dans les ONG pour comprendre que si votre vie n’est pas si mal au milieu des blancs,vous êtes libre de repartir dans le pays de vos racines.

    • 4 Février 2017 à 9h24

      lafronde dit

      Cela devait arriver ! Après le discours victimaire vulgarisé par SOS Racisme, l’expression musicale du rap, rebelle/victimaire dans ses textes, voici l’expression scénique victimaire. La présence du Ministre sent la subvention publique /subversion culturelle.

      En fait tout être humain est victime/bénéficiaire de l’attention et de l’éducation qui reçoit (ou non) de ses parents. C’est irrévocablement inégal, mais c’est la condition humaine.

      Les idéologues progressistes voudraient “égaliser les chances”. C’est impossible : on ne peut égaliser la confiance en soi, atout maître de la réussite. Tout ce que peut – et doit – faire la Société c’est aider les moins bien lotis. Comme pour les blessés après un accident, ce ne sont jamais ceux qui revendique le plus fort qui ont le plus besoin d’aide. 

      Ainsi à l’école, c’est l’enfant isolé, souvent en butte aux vexations de ses camarades, qu’il faudra repérer. L’échelle sociale des parents ne commande pas la réussite scolaire, puis professionnelle des enfants. Tant d’exception des les deux sens l’attestent. L’enfant immigré n’est pas défavorisé en tant que tel, surtout que dans bien des écoles et collèges, ils forment une communauté capable de se défendre et souvent d’opprimer ! 

      Les sociologues ne peuvent enquêter sur la situation psychologique et parentale des familles. Ils n’ont donc aucune cause première à mesurer, et doivent se contenter de corrélation statistiques avec les catégories socio-professionnelle , ou pire avec des stats ethniques interdites. Sans les causes premières l’Etat et son administration centrale ne peuvent agir avec un ciblage précis et pertinent. 1er gaspillage du budget à cent Mds d’€ !

      Si la famille est la matrice de la réussite ou de l’échec scolaire, alors toute aide efficace doit venir de la Société civile locale, et si elle est publique de pas plus loin que la municipalité. La Société civile locale, en banlieue, c’est l’immigration elle même ! A elle de prendre soins de ses propres enfants ! 

    • 3 Février 2017 à 19h19

      Fantasio dit

      Comme le souligne la fin de l’article le drame c’est que l’éducation nationale emmène des jeunes de banlieues par bus entier voir ces conneries (la “blague” du bounty bordel…).
      Comment tu veux que ces jeunes s’intègrent c.a.d. deviennent des français comme les autres si même l’école les cloîtres dans leur univers médiocre, “déculturé” et quasi anti-français (je dis quasi pour être gentil).
      On déplore le manque de mixité et de “vivre ensemble” mais on fait tout pour éloigner deux France bien distinctes, “eux” et “nous”.
      J’en profite aussi pour dire à quel point le discours victimaire sur l’accès à la culture m’agace. “Eux” (la banlieue, les arabes, les noirs) n’y ont pas accès parce discrimination, discrimination et discrimination (alors que les musées et bibliothèques sont gratuits pour les mineurs par exemple) alors que “nous” (les blancs) c’est notre élément parce qu’on est riche (forcément) et que, c’est bien connu, chaque petit céfran possède l’intégrale de la pléiade dans la superbe bibliothèque en chêne familiale et va voir des exposition tous les week-ends.

    • 3 Février 2017 à 11h54

      Charles Lefranc dit

      Les politiques sément le chomage , les banlieusards le récoltent et apprécient . L’ etat n’ a pas pour 1er devoir de rendre cosmetiquement supportable la banlieue : l’etat a le devoir de retablir le travail en France ; or depuis VGE c’est la déroute , le laissez-faire , la delocalisation : Quand un industriel investit a l’exterieur du pays il doit investir autant en France. La banlieue veut travailler , l’ etat doit lui en fournir les moyens . Que Najat VB aille frimer ailleurs qu’au theatre , qu’elle donne des vrais programmes de soutiens scolaires aux zones , voilà son boulot . Or elle s’en moque , elle préfere applaudir a la ruine educative-sociale-economique de la banlieue plutot que d’ y donner un espoir de travailler.

    • 3 Février 2017 à 11h53

      persee dit

       Tant d’argent distribué inutilement dans ces banlieues depuis des lustres , pour des “opprimés ” qui  se plaignent toujours et encore d’être stigmatisée et oubliés , tout en agressant , pompiers , médecins et infirmières qui ne veulent plus se sacrifier ! S’il y a des populations qui auraient des raisons de se plaindre c’est le monde rural qui en bave en silence et crève dans l’indifférence . Mais la différence est de taille , ils sont de culture chrétienne et un peu à droite . Par conséquent , ce monde là ne doit pas compter ! 

    • 3 Février 2017 à 11h01

      Ambrosius dit

      “Madame la ministre“ applaudit cette médiocrité parce qu’elle en est elle-même un produit représentatif. Tout cela est vraiment lamentable.

    • 3 Février 2017 à 9h31

      accenteur dit

      “A l’évidence, pas pour Madame la ministre qui ce soir-là, a applaudi la médiocrité”
      Tout est dit. La médiocrité au pouvoir en a détourné plus d’un du parti socialiste. Pour cette seule raison. Cette ministre, image de la bêtise, de l’ignorance et du parti-pris idéologique de la gauche, a insulté le mot culture. Et pourtant, j’ai souvent répété en me marrant quand j’entends le mot culture je sors mon oreiller.

    • 3 Février 2017 à 3h04

      Bataille de France dit

      Juste pour savoir je suis allé sur youtube. Mis un de ses clips. On comprend de suite que ce gars ne lit pas et tourne en rond avec ses idées qui ne sont pas si intellectuelles. Je crois qu’il a besoin d’aide.

    • 3 Février 2017 à 0h05

      Guillaume-Salluste dit

      Ca me parait étrange D
      e voir ce type qui joue l’ange
      Sur une scène à Paris
      Qui se lâche et nous dit
      Que si dans les banlieues
      On est à mille lieues
      De se penser français
      C’est la faute à la France
      Et ça avec des mots
      Qui sonnent souvent faux
      Quant à la prosodie
      Et la syntaxe aussi.

      Le rap, c’est facile.
      Même Ribéry y arriverait :)

    • 2 Février 2017 à 22h38

      Matpoly dit

      Quel intérêt y a-t-il à écrire un article sur ce spectacle?

      • 2 Février 2017 à 23h11

        Bacara dit

         Si,  intéressant et bien écrit : c’est comme un aperçu d’un monde  lointain et les interrogations finales visent juste. 
         

    • 2 Février 2017 à 22h12

      Cracker causeur dit

      La gauche a fourni tous les alibis, toutes les excuses aux immigrés.
      Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd, et c’est ainsi qu’on a le terrorisme, la montée de l’islamisme, les émeutes ethniques, les bus caillassés, les écoles saccagées, le racisme anti-blanc et anti-occidental en un mot.

    • 2 Février 2017 à 20h02

      steed59 dit

      “un rappeur, joueur de mots par excellence,”

      vous avez déjà entendu/lu du rap ? de la diarrhée littéraire .. 
       

      • 2 Février 2017 à 20h05

        laborie dit

        verbale et non littéraire…

        • 2 Février 2017 à 21h58

          Wil dit

          Bonne réponse de laborie à ce que voulait dire steed j’imagine.
          Personnellement,bien que mélomane et musicien,je n’écoute pas de rap et n’ai jamais pu le supporter plus de 2 minutes pour deux raisons qui n’ont rien à voir avec la musique malheureusement,qui sont que quand on a été élevé en banlieue dans les années 70-80 comme moi,on ne peut pas aimer le rap qui est et a toujours été une musique de racailles et de racistes anti-blancs.
          Si on aime le rap en tant que blanc on est un collabo,une sorte de dhimmi.Un collabo de la racaille,de l’islam qui se repend,du mitterrandisme et donc du communautarisme des années 80,de la gauche caviar et de son arrivisme électoralisme,du mondialisme des bobos de Paris qui ne savent et ne veulent rien savoir de la mixité ethnique parce que justement Mittérand(donc,la “bonne gauche” issue de Pétain,hahaha!) leur a dit un jour que c’était “bien” toute cette merde, de l’oublie du peuple français des banlieues dont je fais partie à partir du moment où Mitterrand aidé par Chirac qui voulait se débarrasser de Giscard a appelé à voter à gauche,ect.,bref,quand on est blanc et qu’on aime le rap on est un collabo de l’abandon de la principale valeur de la France qui est que son peuple est un et indivisible et qu’il est le seul souverain.
          Le seul rap que j’écoute est celui de Rage Vs The Machine ui est un putain de bon groupe et pas pour le paroles qui ne valent pas beaucoup mieux que ce que je viens de dénoncer mais pour la puissance de la musique.

        • 2 Février 2017 à 22h01

          Wil dit

          Après relecture de mon commentaire,j’avoue que comparer collabo et dhimmi,c’est n’importe nawak.
          Désolé.

        • 2 Février 2017 à 22h06

          steed59 dit

          Fuck you i won’t do what you told me

        • 2 Février 2017 à 22h26

          steed59 dit

          mother fucker !

        • 2 Février 2017 à 22h36

          Wil dit

          Yeah steed,that’s what i am.

      • 2 Février 2017 à 20h07

        alain delon dit

        N’allez quand même pas le crier trop fort à vos compagnons de cellule…

    • 2 Février 2017 à 19h55

      Christine dit

      “Kery James, comme Jamel Debbouze seraient-ils pour Najat Vallaud-Belkacem et nos responsables culturels l’horizon indépassable pour une grande partie de nos jeunes concitoyens ?”

      Oui, et pour nombre de professeurs …
      L’Education Nationale a abdiqué depuis des lustres, grâce aux efforts conjugués des pédagos et des démagos idéologues. Beau temps qu’on ne cherche plus à élever les esprits.
      Dans ce milieu, la médiocrité le dispute à la suffisance. La fabrique de crétins ne connait pas le chômage, ceux-ci ne se rendant même pas compte du mépris dont ils sont ainsi l’objet.
      J’ai fait découvrir naguère le théâtre de Shakespeare et Vermeer, entre autres, à mes lycéens de banlieue. Leur enthousiasme, leur émotion et leur reconnaissance, m’ont alors bouleversée. J’espère qu’ils s’en souviennent encore. C’est une époque révolue, c’est fini, on flatte les egos et on applaudit sur commande.
      Kery James et son confrère vont voter Macron, chantre de la banlieue apaisée par la mondialisation heureuse et le fric pour tous et nous, nous faisons déjà partie d’un autre monde.

      • 2 Février 2017 à 22h21

        Cracker causeur dit

        Malheureusement, j’ai peur que vos prédictions se réalisent.

    • 2 Février 2017 à 18h40

      alain delon dit

      Mais à quoi vous attendiez-vous chère Odile? Sauf fausse naïveté de votre part, évitez le prochain débat au Collège de France organisé par Joey Starrrr sur l’avenir de la Police Nationale.