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Juge ou voyou ?

L’affaire de Filippis devient une affaire d’Etat. Tant mieux !

Publié le 04 décembre 2008 à 7:30 dans Médias

Dès vendredi soir, à ma suggestion, Causeur a été parmi les premiers à évoquer l’affaire Vittorio de Filippis et j’en suis plutôt fier. Attaché à une certaine idée de l’Etat et peu enclin au tir à vue obsessionnel sur la police ou la justice, je me sens très mal à l’aise quand des fonctionnaires se comportent en racailles.

Or, c’est très exactement ce qui s’est passé vendredi dernier au commissariat du Raincy, puis au TGI. A en croire quelques commentaires qui ont suivi ce premier article, certains d’entre vous se sont étonnés de voir Causeur oublier sa défiance envers le Parti des Médias pour sombrer dans une sorte de confraternalisme béat. En substance, certains nous ont reproché d’avoir dénoncé le traitement abject réservé par une juge d’instruction à Vittorio de Filippis, parce que c’était bien fait pour ce sale journaliste, de Libé qui plus est.

On retrouve d’ailleurs exactement le même genre de commentaires sur la plupart des sites généralistes qui évoquent l’affaire et ou une palanquée d’internautes se félicitent qu’un gros poisson soit traité (ou plutôt maltraité) comme tout un chacun. À ceux-là, je le dis gentiment : vous avez tout faux, ce raisonnement est indigent et qui plus est inélégant. Je crois que je leur dirais beaucoup moins gentiment si ce genre de saloperie m’était arrivé à moi ou à un de mes proches.

Pour aggraver mon cas, je suis en accord total avec la façon dont le personnel de Libération pose le problème dans son appel à manifester vendredi prochain : “Les journalistes, disent-ils ne sont pas des citoyens au dessus des lois. Pas plus que les magistrats chargés de les faire respecter. Jusqu’à preuve du contraire, le délit de diffamation ne relève pas de la qualification de terrorisme.” Oui, moi aussi, je crois que si on laisse filer cette fois-là, ce genre de gâterie nous pendra tous au nez.

Car Muriel Josié, la juge s’instruction qui a de toute évidence demandé aux policiers de réserver un traitement “soigné” à Vittorio de Filippis, ne s’en est pas prise à un magnat de la presse. On n’imagine pas un seul instant Patrick de Carolis arrêté et menotté devant ses gosses à l’aube. Ou Arnaud Lagardère soumis à deux reprises à une inspection rectale. On n’imagine même pas le martyr de service Denis Robert placé en garde à vue, pour une banalissime affaire de non-réponse à une convocation. On n’a de toute évidence pas tenté d’humilier cet homme-là parce qu’il avait été, pendant quelque mois PDG du journal (au moment de l’éviction de July), mais parce qu’il n’est plus aujourd’hui que journaliste au service éco de Libération. (En revanche, le plaignant à l’origine de cette affaire n’est pas exactement un justiciable lambda : Xavier Niel est le fondateur de Free, une des principales entreprises françaises de télécoms. Et donc aussi un des plus gros annonceurs du pays. Peut-être en reparlerons-nous…)

Dans cette affaire, Vittorio de Filippis, c’est moi, c’est nous, c’est vous. Vittorio de Filippis, c’est Joseph K, à qui une émule du juge Burgaud a voulu montrer qui était le plus fort, et où était le droit. Moi, qui suis d’ordinaire peu porté sur les happenings corporatifs, c’est pour cela que j’irai manifester vendredi à 13 heures devant le Palais de justice. C’est pour cela que je n’irai pas y réclamer, comme le feront sans doute certains, la démission de la Garde des Sceaux, parce que ça, je m’en contrefous. On n’aurait bien tort de se focaliser sur la pauvre Rachida Dati, qui a certes perdu une 129e occasion de se taire en apportant son soutien à une magistrate dont beaucoup de ses collègues pensent qu’elle maîtrise mal ses nerfs, mais ce n’est plus le problème. On ferait mieux de s’attaquer enfin au fond, à ce qu’on n’a pas su ou pas voulu faire sérieusement après le Tchernobyl d’Outreau: s’en prendre au pouvoir de nuisance hallucinant des juges d’instruction. Ce n’est pas seulement Muriel Josié qu’il faut sanctionner, c’est sa fonction même qu’il faut éliminer.

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    Marc Cohen

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  • 6 December 2008 à 13h35

    freddy hache dit

    Quelle affaire, mais quelle affaire ! Qui croit sérieusement, comme les journalistes de Libé essaient de nous le faire croire, que les journalistes ne sont pas au dessus des lois, mais des citoyens comme les autres? Certainement pas les journalistes. Dans les faits il y a les journalistes et les citoyens comme les autres.
    Voyez-vous un citoyen comme les autres ne pas déférer poliment après une (ou plusieurs) convocation du juge ? Visiblement le journaliste se pense au-dessus des lois, il peut ne pas se présenter, il pense que rien ne peut lui arriver.
    Le journaliste se croit aussi au-dessus de toute critique. Vous avez vu la pétition au Nouvel Observateur des journalistes attaquent (et avec quelle arrogance) une décision de justice, dès lors qu’une juge ose condamner l’un des leurs qui a cochonné son travail (affaire Al Dura, Enderlin)? Sans même citer les attendus du jugement, ne parlons même pas de les réfuter (il ne faudrait surtout pas que le citoyen comme les autres soit informé, dangereux cela). Les journalistes de Libé, ils se sont précipités pour signer
    Et puis franchement, c’est bien fait pour sa pomme, à ce journaliste. Car ils ne font même pas leur travail de bons journalistes, Au lieu de traiter à longueur d’articles des mauvais traitements infligés par les Israéliens à ces pauvres Palestiniens (qui ne rêvent que de se faire exploser au milieu d’une fête de famille), ils auraient pu enquêter sur les procédés sympathiques de leur propre police nationale. L’herbe n’est pas plus verte dans le jardin du voisin, regardons d’abord dans le nôtre.
    Mais que le citoyen comme les autres subisse quotidiennement pareil traitement ne fait pas part des préoccupations de journaliste et ne nécessite pas de reportage. Par contre, quel scandale lorsque c’est un journaliste qui le subit. Une véritable affaire d’Etat.
    Que la police ait traité un journaliste de nazi ? Mais il faut les féliciter nos braves pandores. Cela prouve qu’ils sont dans le vent, qu’ils s’informent, qu’ils lisent vos journaux, pardi ! Journaux où tout citoyen comme les autres est traité de nazi fissa, dès lors qu’il émet une opinion différente de la leur. Faut pas vous plaindre si cela déteint sur eux, au contraire, soyez fiers, pour une fois que vous avez bien fait votre boulot.
    Enfin, comme pour un grand reporter, qui adore faire des reportages sur le terrain dans des pays exotiques, cet épisode aura offert à notre journaliste un grand reportage, que dis-je, un scoop en première ligne à domicile, sans les frais d’avions et d’hôtel cinq étoiles (ah, l’American Colony de Jérusalem et ses senteurs d’Orient …). Avec la crise, c’est toujours ça de gagné.
    La seule chose vraiment dégueulasse, je le reconnais, c’est que ces salauds n’ont pas donné le temps à ce citoyen pas comme les autres d’enfiler sa saharienne à 800 € de chez Armani. En saharienne, un grand reporter garde sa dignité, quelle que soit sa position.
    Et ne venez pas vous plaindre qu’on ramène systématiquement tout à des questions sur les juifs et les Israéliens. On fait exactement comme Libé et autres journaux qui s’imaginent être de gauche.

  • 6 December 2008 à 12h00

    Aga Kahn dit

    Mais ou est donc l’indignation voire la protestation au sujet de l’arrestation musclée du parlementaire anglais Damian Green?

  • 6 December 2008 à 10h33

    Willy Langdepüt dit

    Le problème, Monsieur Cohen, c’est que vous ne montez au créneau contre les juges d’instruction que lorsque c’est l’un des vôtres qui est impliqué.
    Quant aux flics qui se comportent “comme de la racaille”, en l’occurrence ils ont fait leur travail: ce journaliste n’a pas été menotté “devant ses enfants” comme vous l’affirmez, les menottes elles-mêmes sont la règle car elles évitent que des “pétages de plomb” aient des conséquences encore plus fâcheuses (pouvant aller jusqu’au suicide), quand aux fouilles au corps, elles me semblent logiques… On en fait bien dans tous les aéroports !

    Nous vous prendrons au sérieux quand vous serez indigné de la même manière devant des agissements douteux d’une minorité de flics… dans les banlieues que vous ne fréquentez pas.

    Votre indignation est à géométrie variable.

  • 5 December 2008 à 22h48

    Docteur John Wayne dit

    Vous y croyez donc à la Justice sereine après toilettage institutionnel

  • 5 December 2008 à 22h40

    Sibersator dit

    C’est triste à dire, mais les journalistes (encartés) sont désormais et depuis longtemps en fait, “tous” des fonctionnaires comme les autres.
    Entre deux mensonges dans cette corporation (régnante et grouillante) je préfère celui des policiers qui n’ont aucun intérêt à ne pas dire la vérité.
    Quant aux magistrats, ce sont ceux qui rêvent encore…

  • 5 December 2008 à 12h07

    XP dit

    @

    “Si ce scénario est avéré, de Filippis aura finalement servi ses concitoyens, à ses dépends, en soulignant:

    -Les mesures contraignantes prises par la justice dans le cas d’un refus d’ ” obtempérer” et de négocier, que le justiciable soit « notable », de la presse, des affaires, ou simple quidam.

    -L’intérêt de saisir ses représentants pour demander la modification de la loi.”

    Mais enfin, si un juge convoque un justiciable et qu’il ne répond pas, je ne vois pas bien ce qu’il pourrait d’autres que d’envoyer les flics le chercher. Je ne dis pas que c’est bien, que c’est mal, je dis que je ne vois pas en quoi pourrait consister le moyen terme. Enfin si. En cas de non réponse, convoquer une deuxième fois, puis une troisième, ce qui semble avoir été le cas. Plus conciliant que ça, je ne vois pas, à part l’abandon des poursuites pour refus de coopération de celui qui est convoqué.

    Rappelens tout de même que s’il c’était rendu à la convocation, il ne risquait absolument pas d’être gardé, et ça lui aurait pris un quard d’heure, comme l’a d’ailleurs dit E. Lévy sur Europe 1, en soulignant que Finkielkraut était habitué à la procèdure, lui qui était souvent attaqué.

  • 5 December 2008 à 11h47

    la borie dit

    Questions :

    -De Filippis, en “affaires” avec la justice, reçoit-il une première convocation puis un deuxième mandat de comparution (sans appel à la force publique) qu’il transmet à son avocat sans lui demander conseils en la matière?..
    -Comment imaginer qu’il puisse ignorer les conséquences d’un refus de répondre au juge d’instruction? Son avocat consulté lui aurait immédiatement et vivement conseillé, en dépit de ses lourdes et prenantes fonctions de chef d’entreprise, de négocier avec le greffier, une date de rendez-vous à sa convenance.
    - Son avocat ne pouvait pas manquer de lui préciser les risques encourus à ne pas se rendre à une convocation (articles 122…. Du Code de procédure pénale).
    - Ne peut-on raisonnablement imaginer une tentative de bras de fer engagé par de Filippis en toute connaissance de cause ?

    Dans de tels cas les magistrats n’hésitent pas à recourir à la contrainte physique. Par négligence j’en ai fait moi-même l’expérience.

    Si ce scénario est avéré, de Filippis aura finalement servi ses concitoyens, à ses dépends, en soulignant:

    -Les mesures contraignantes prises par la justice dans le cas d’un refus d’ ” obtempérer” et de négocier, que le justiciable soit « notable », de la presse, des affaires, ou simple quidam.

    -L’intérêt de saisir ses représentants pour demander la modification de la loi.

    Pour le reste les humiliations, violences hors la loi subies par de Filippis restent à confronter aux preuves matérielles fournies et indiscutables.

    Comme de bien entendu, les versions proposées par les parties sont et resteront irréconciliables.

  • 5 December 2008 à 11h46

    Ribellu dit

    Le plus étonnant dans cette affaire, c’est tout de même que le juge d’instruction ait délivré un mandat d’amener mobilisant trois policiers dont un OPJ, et que celui-ci ait été executé dans des temps records pour une affaire de diffamation à 200 euros de préjudice portant sur un commentaire posté sur un site, quand dans le même temps des affaires de viols en réunion végètent, des mis en causes dans des cas de violences graves sont “remis en liberté sous contrôle judiciaire”, et que les citoyens lambda, c’est à dire ni patrons de presse ni bobos emmurés dans le VIème arrondissement de Paris aient l’impression que la police a complètement abandonné sa mission de protection du citoyen, et que la justice a renoncé à rendre la justice pour devenir un organe procédurier qui s’attache avant tout à “comprendre le parcours” des coupables avant de les châtier pour leurs fautes.

    Ne doit-on pas s’étonner que d’après la dernière étude menée sur le sujet, 80% (quatre-vingt pour cent) des personnes victimes d’agression renoncent à porter plainte?

    Sinon, à lire la version des policiers, je ne vois pas où ce monsieur a été humilié. Une fouille au corps? C’est la procédure. Qu’elle soit désagréable et humiliante, je veux bien, mais à ce moment là ça vaut pour des centaines de milliers de gardés à vue chaque année et il fallait se réveiller un peu plus tôt et demander que cette procédure grotesque soit remplacée par une autre au risque de passer pour des corporatistes qui ne savent s’émouvoir des conditions de garde à vue que lorsqu’elles touchent l’un des leurs.

  • 5 December 2008 à 9h03

    schneider dit

    @ Blueberry

    Libre à vous Blueberry, mais vous versez dans un travers bien connu des lecteurs de ce site, soit la francophobie branchée.

    Vous savez, il arrive qu’on puisse dire que quelque chose marche bien mieux en France qu’aux Etats-Unis sans que ce soit du chauvinisme éhonté.
    Que le différentiel de protection des droits de la défense entre système français et système américain soit énorme, c’est quelque chose qui n’est guère contestable. Et c’est d’autant moins contestable du point de vue du pauvre ouvrier de l’automobile à Détroit.
    Il est faux de dire qu’en France, le Juge d’instruction instruit seulement à charge. Pour le coup, je suis un peu de la partie, à titre d’activité professionnelle connexe, et j’ai du suivre une dizaine d’instructions. A partir des éléments qu’il a, le juge d’instruction cherche les preuves, ce qui peut se passer dans une certaine agressivité anxiogène pour le prévenu, mais s’il ne les trouve pas, il arrive très régulièrement qu’il ne renvoie pas devant la juridiction. Et il arrive également fréquemment qu’un tribunal relaxe à a vue de l’instruction. Y compris les plus pauvres qui étaient mal défendus.
    Après, c’est toujours le même problème, chaque juge agit avec sa personnalité propre, plus ou moins adaptée à la fonction et qui, dans les cas etrêmes, peut même être problématique.
    Mais le système américain, si vous n’avez pas d’argent, c’est la boucherie. Ce n’est vraiment pas comparable. En France la justice fonctionne également pour les pauvres, aux US, c’est une pure et simple justice de classe.

  • 5 December 2008 à 2h58

    L. Bronstein dit

    Athéna,

    La vocation journalistique post-moderne est une mission d’éducation des masses populaires.
    Deux plans quinquennaux – et le tour est joué. Les dissidents qui se croient jallis de la tête de Zeus finissent par se rendre à l’évidence: il n’y-a que la Pravda qui compte.

  • 5 December 2008 à 1h33

    Athéna dit

    A Nina et à ceux qui gardent leur sang froid. merci pour le débat.

    Vous avez raison. L’événement est totalement disproportionné. Même si De Filippis a été pris dans une affaire assez ridicule (se retrouver responsable du post d’un internaute). Il a été arrêté sans grands égards ? Certes… Mais de là à en faire une affaire d’état, ça devient tout aussi ridicule. Si les flics portaient plainte en diffamation contre Libé pour tous les articles mettant en cause la police, on en sortirait pas. Mais il faut dire que Libé représentante LA morale , la seule, la vraie, l’incontournable, la morale de Gôche.

  • 4 December 2008 à 23h14

    robespierre dit

    Combat de corporations Médias/Juges dans un verre d’eau ?

    Au fait la descente de flics avec chiens anti-shit dans les salles de classes, y-a-aussi une manif prévue ?

  • 4 December 2008 à 21h14

    candide dit

    @Raymond.

    Comme je l’ai dit ,sur un autre site ,concernant la condamnation à 20 ans de réclusion , infligée à un membre des PinkPanthers , je ne voudrais pas être à la place d’un juge qui aurait à juger cette dernière affaire et celle du meurtrier et surtout donneur d’ordre de notre ami J.P COURAUD .
    On reproche aux PINK’S d’avoir volé quelque 7 millions d’euros de diamants et autres montres ,colliers (valeur marchande et revue à la baisse par les assureurs ..) à des bijoutiers ,en plein jour , mais sans tuer quiconque .Alors que d’après J.P Couraud , les sommes ,sur lesquelles il enquêtait , donneraient le vertige ….il en est mort !Assassiné ,sans doute torturé pour savoir où les preuves ,qu’il avait accumulées , étaient cachées et, pas un journaliste n’a osé , à ce jour, relever le gant !

    J’en déduis qu’ils ont peur et dans ce cas je trouve lamentable leurs jérémiades sur le cas de Vittorio que je soutiens malgré tout !

  • 4 December 2008 à 21h00

    Candide dit

    Raymond ..voyons,vous voulez ma mort ?

    Un petit indice ,cela se passe sous le soleil français ,dans une zone paradisiaque…

    Oui ,je sais , pour notre ami cela a été l’enfer !

    Mais parmi nos amis journalistes , il s’en trouvera un ,courageux ,brave ,qui ne craint pas les fouilles au corps , et saura reprendre le flambeau pour mettre au pilori l’assassin mais plus que tt autre exploit présenter le donneur d’ordre à la justice !

    Marc Cohen en a -t-il la stature ? Lui seul peut ns répondre …..

  • 4 December 2008 à 20h50

    Raymond dit

    D’accord avec vous, Candide. Et si vous rappeliez l’affaire J.P.Couraud. pour nous tous, poissons rouges?

  • 4 December 2008 à 19h59

    Candide dit

    D’accord avec vous Raymond .Mais si on parlait un peu de J.P.Couraud ,qui lui n’aurait pas eu peur d’une fouille au corps !

    Si prompt ,habituellement ,à pourfendre l’injustice “Causeur” n’a cure de ceux qui ne sont plus là pour parler de la dénonciation calomnieuse et subir les conséquences d’une plainte !

    Oui pourquoi ce silence assourdissant ?C’était quand même l’un des vôtres !

  • 4 December 2008 à 19h56

    Malthus dit

    Je partage globalement le point de vue que vient d’exposer FXL.
    J’ajouterais que Cohen me donne l’impression de faire du sarkozysme en voulant, à chaud et sous l’émotion, altérer l’arsenal judiciaire suite à une affaire qui le marque. Et ce, même s’il se tient à distance de la chasse à la Dati.
    Oui, les victimes d’Outreau (qui ont subi “un peu” plus que le pauvre petit Filippis, excusez du peu) posent, elles, un réel problème. Mais la solution n’est pas dans une stupide suppression. De ce dont je me souviens, le noeud du problème était l’inexpérience du juge Burgaud. Pensez vous… Tout juste 30 ans et aucune expérience à moindre niveau dans le système judiciaire/policier/gendarme pour s’aguerrir, apprendre de l’intérieur.
    Pour info, mis à part en Espagne, un Inquisiteur devait avoir 40 ans et être docteur en droit canon et/ou en théologie. Comment se fait il que notre société dite moderne ne soit pas capable d’un recul semblable pour des pouvoirs approchants alors qu’ayant tant de bonnes intentions déclarées quant à la liberté et à la dignité des citoyens ?
    Des gamins diplômés sans réelle force de caractère peuvent devenir rien de moins que commissaire et diriger des “vétérans” de la police… (J’ai été atterré de voir lors d’un reportage la gamine, avec encore du lait sur le bout du nez, s’apprêter à commander un grand commissariat parisien)
    Là est le problème : l’expérience ne paie pas. Or, m’est avis que toute fonction de commandement/responsabilité devrait pourtant nécessiter un minimum d’expérience dans les rangs subalternes et un certain temps en tant que kōhai assistant son sensei.

  • 4 December 2008 à 19h42

    vingtras dit

    Chaplin dans le Dictateur se demandait plus simplement : “… mais pourquoi les coiffeurs ?”

  • 4 December 2008 à 19h39

    Raymond dit

    Ce petit texte du pasteur Niemöller
    cité et recité mais oublié par ceux qui, dotés d’une mémoire de poisson rouge, disent tranquillement (ou moins tranquillement): “ça ne me concerne pas, ce type est un journaliste (de Libé, qui plus est), il n’est pas de mon milieu ni de ma paroisse etc. etc.”

    « Quand on a arrêté les communistes, je n’ai rien fait, je n’étais pas communiste.
    Quand on est venu arrêter les juifs, je n’ai rien dit, je n’étais pas juif.
    Quand on est venu arrêter des socialistes, des syndicalistes, quand on a arrêté des catholiques, cela ne me concernait pas…
    Quand on est venu m’arrêter, il n’y avait plus personne pour protester… »
    Contrairement à XP, pour une fois que je suis d’accord avec Marc Cohen et Elisabeth Lévy, je ne vais pas me priver de le dire.

  • 4 December 2008 à 19h33

    spoon dit

    Je vois que l affaire fillipetti fait couler beaucoup d encre chez nos amis indignes de la presse. Bien entendu , le fait que ce monsieur officie a libe n y est pour rien, soyez sur que si il avait officié a minute, l indignation aurait ete la meme…….

    M Cohen nous dit que le fait que ce monsieur soit un bobocrate premiere categorie n excuse pas le comportement de la juge, certes, certes….

    Mais le fait que M fillipetti soit “victime” de cette petite aventurette de rien du tout qui ne choque que les bourgeois de la rive gauche ne l excusee pas lui d voir ete pendant des annees, le procureur de toutes pensees deviantes, le chasseur de facho a tout les coins de rue, le tenant de la pensee boboide vindicative. excusez nous, M Cohen, d avoir donc un leger sourire sardonique qui retentit au fon fond de notre conscience…

    Je note au passage qu il est de bon aloi, chez nos gauchos, de generaliser leur cas/ ainsi nous etions tous des juifs allemands, puis des americains et aujoud hui tous des Fillipetti en puissance… je suis au regret de vous dirte que je bne suis rien de tout cela, que de tares me direz vous…. c est grave docteur cohen???

    Pour finir, je reviend sur votre ridicule proposition d en finir avec le juge d instruction ( au passage je note que l on compre outreau avec la garde a vue minable du journaleux de libe;;;;attendons un peu et bientot on va comparer son cas avec les rafles du vel d hiv!!!)
    Donc puisqu il y a la preuve que 2 juges d instrucytions se sont avere incomptents ou de mauvaise foi, voire zeles, il faut supprimer la fonction entierement/ dans la meme logique, puisqu il y a des trains en retards, supprimons les trains, puisqu il y a des pilotes d avions qui se crashent, supprimons les pilotes d avions!!! Allons meme plus avant et supprimons le mensonge, la mauvaise, foi, l inncomptence, le paradoxe, les faux fuyants, la faiblesse, bref supprimons la vie, ce sera mieux
    ou alors retournons dans le ventre de maman, horizon indepassable des clients du cafe de flore