Misère du féminisme de souche | Causeur

Misère du féminisme de souche

Consanguin, narcissique, inefficace: il est indigne de son combat

Auteur

Marc Molk
Peintre et écrivain

Publié le 08 mars 2017 / Société

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La Journée internationale des femmes est l'occasion de rappeler l'inefficacité de la plupart des associations féministes. Concentrées sur des futilités, elles ignorent les véritables atteintes aux droits des femmes qui ont pourtant lieu sous leur nez.

Manifestation féministe à Lyon, janvier 2017. SIPA. 00789773_000011

Dans sa forme actuelle, le féminisme officiel est, à grandes lignes, un ressassement désuet de tout ce qui a déjà été dit il y a quarante ans. Il dispose d’une presse amicale et nourrit la doxa ambiante de revendications attendues. Porté par des associations ayant pignon sur rue, ce féminisme autorisé emprunte les mêmes postures qu’à la grande époque, prend les mêmes intonations, mais sans plus le moindre allant. Il est routinier et n’enregistre plus aucun résultat depuis de très nombreuses années.

Un féminisme consanguin

L’homogénéité sociologique du milieu associatif dans lequel ses militantes évoluent, et qui détermine et organise ce qu’elles croient être les priorités du combat féministe contemporain, n’est jamais interrogée. Nous avons affaire à une très grande majorité de femmes blanches, cheveux courts, plutôt non maquillées, mangeant bio, dont le compagnon fait la vaisselle un jour sur deux. Elles sont bien éduquées, toujours bien intentionnées et, pour l’essentiel, bien insérées professionnellement. Une toute petite catégorie de femmes, dans les faits, est en charge du féminisme français depuis plus de vingt ans.

Ainsi, peu ou prou, leur mât de cocagne se résume à une bataille pour la suppression de la mention « Mademoiselle » des formulaires administratifs, le droit d’habiller sa petite fille en bleu et la parité dans les conseils d’administration des entreprises du CAC 40. Voilà. C’est à peu près tout. On parle souvent d’égalité salariale mais on ne fait qu’en parler. Pas le début d’une idée pour l’imposer. Cette revendication a d’ailleurs pris l’allure inoffensive d’une litanie. Une certaine mollesse, bien mystérieuse, qui joue la résignation sur cette question, devrait faire débat. La dénonciation du harcèlement de rue se fait enfin plutôt prudemment, sur un mode pudique. C’est qu’elle pourrait verser rapidement dans le politiquement incorrect, pour peu que l’on cerne explicitement le profil des harceleurs.

Ce féminisme, très préoccupé de questions symboliques, ignore, et depuis longtemps, le sort des femmes pauvres ou isolées. Ce n’est même pas une question pour lui. Il se préoccupe très peu du maillage des crèches hors des grandes villes, à la campagne par exemple, et se couvre les yeux quand on lui parle des milliers de femmes voilées. Il est pétri de relativisme culturel, obsédé par le signe, les dominations invisibles, la théorie du genre et les parités institutionnelles. C’est un féminisme de croisière, de classes moyennes bien-pensantes. Un féminisme qui voudrait certes bien faire, mais qui ne voit midi qu’à sa porte, la porte d’un immeuble du centre-ville. C’est un féminisme intramuros. Abstrait, théorisant, se voulant l’héritier du féminisme d’antan, il est usé à force d’être trop bien rodé. À bien des égards, pour un peu tout le monde, il en est même devenu folklorique.

Un féminisme intramuros

Ignoré de ce féminisme, à la périphérie de la société tout entière, un autre féminisme, presque clandestin médiatiquement, et passablement désorganisé, existe tant bien que mal depuis plusieurs années, et affronte des problèmes bien plus rudes. Il est porté par des femmes qui vivent loin, dans des tours et qui sont d’origine quelque chose. Ce féminisme-là, ce féminisme de banlieue, est tout bonnement ignoré par le féminisme de souche. Il ne s’agit pas seulement d’une indifférence polie mais d’un abandon en rase campagne.

Presque systématiquement, le féminisme de souche prend officiellement le contre-pied des revendications du féminisme de banlieue. Ainsi quand les féministes de banlieue supplient pour que la laïcité soit davantage respectée et imposée dans les quartiers, le féminisme de souche croit de son devoir de défendre dans sa presse et sur ses ondes la liberté des femmes de se voiler. Quand les féministes de banlieue remettent en cause l’éducation des fils d’immigrés et le mépris de la femme qui leur est inculqué dans les familles, les féministes de souche balaient cette question et le problème du harcèlement de rue reste à leurs yeux un vice de la population masculine dans son ensemble. Tout viendrait du trop grand nombre de figurines de Batman offertes à Noël aux petits Paul, Vincent et Sébastien. Seules face au rouleau compresseur intégriste, les féministes de banlieue sont sacrifiées sur l’autel d’une hypocrisie froussarde.

Un féminisme du dimanche

La notion de courage politique est au cœur de cette dissonance. Le féminisme de souche a de petits bras. Aucun courage n’est en effet nécessaire pour aller manifester sous les fenêtres du siège social de Saint-Gobain ou pour lancer des pétitions internet sur la féminisation des mots. Disposant de temps libre, le féminisme de souche frissonne à peu de frais, en s’affublant de barbes postiches pour débouler dans les couloirs du Théâtre de l’Odéon. Régulièrement, il se fend d’un manifeste signé par moultes actrices et personnalités, publié bien sûr dans Libération, qui retrace dans le ciel des idées, au même endroit exactement, le cercle de la vertu. Drôle de guerre, distrayante, menée par des militantes du dimanche.

Passé le périphérique, le courage extrême en revanche est de mise. Le courage de celles qui se coltinent les barbus, les vrais, face à face, ou dénoncent, sur place, la mise sous coupe réglée de quartiers entiers par le salafisme. Quartiers dans lesquels les femmes ne peuvent plus s’asseoir dans les cafés ou porter une jupe. Quartiers dans lesquels les filles sont convaincues explicitement par leur entourage de l’infériorité de leur statut métaphysique, avec force arguments religieux, et mandales dans la gueule quand ça ne suffit pas. La véritable offensive d’une phallocratie conquérante a lieu sur ce front aujourd’hui. Mais – pour dire les choses comme elles sont – il existe pour nos féministes de souche deux mondes de femmes, distincts, deux populations de femmes en France, qui ne peuvent – on se demande pourquoi – prétendre aux mêmes libertés.

La jonction ne s’est jamais faite entre les filles et les petites-filles des premières féministes françaises et les militantes féministes de banlieues, fraîchement révoltées et issues de l’immigration. Les premières ne fréquentent pas les secondes. Elle ne les connaissent pas, les ignorent, et tiennent absolument à continuer de les ignorer. Plus que tout, elle méprisent leur réalité. Les unes s’attaquent aux symboles de l’oppression patriarcale de l’homme blanc, encore et toujours. Les autres subissent l’oppression patriarcale en acte des Frères musulmans… mais c’est leur affaire après tout ! Les unes engueulent leur Jules parce qu’il laisse traîner ses chaussettes dans l’appartement. Les autres sont mariées de force au bled à seize ans. Rien à voir.

L’exception Femen

Hormis le mouvement Femen, qui est le seul à faire preuve de bravoure, avec le désordre et la violence de toute bravoure, mais qui sauve, techniquement, depuis plusieurs années, l’honneur du féminisme français, l’immense majorité des associations féministes en France ne pratique qu’un simulacre de combat féministe, à destination d’une société du spectacle et de la bonne conscience qui se nourrit seulement de leur rhétorique. C’est un théâtre, une scène où l’on vient chercher un brevet de femme libérée pour pas cher, un dada culturel d’occidentale conscientisée, souvent à l’abri de tout, et en tout cas du pire. C’est une mascarade à l’usage d’une société blanche nostalgique de l’effervescence des années 70.

Un féminisme de classe

L’abandon à leur sort, par les féministes de souche, des féministes issues de l’immigration, n’est pas uniquement la conséquence d’un éloignement géographique, sociologique ou culturel. Il est une des variantes d’une lutte des classes classique, livrée ici au sein de la population des femmes françaises. Une lutte que se mènent les femmes entre elles.

Que l’immense majorité des militantes féministes de souche renvoie depuis des décennies maintenant les féministes de banlieue à leur isolement constitue à lui seul un cas d’école dans l’histoire du combat que tous les privilégiés mène contre tous les déshérités. Une relégation est ici à l’oeuvre. Comme l’ouvrière il y a quarante ans, le sort de la pauvresse de banlieue fait plus qu’indifférer la féministe déjà émancipée, la féministe embourgeoisée. Il la conforte secrètement dans le miroir qu’elle se tend à elle-même de femme libérée.

Au début du siècle, les femmes de banquiers conduisaient de grosses cylindrées, à tambour battant, sur les routes ensoleillées de la Riviera. Ceci cinquante ans avant que les autres femmes aient simplement l’opportunité de passer le permis. Au plaisir de sentir le vent tiède de la côte d’Azur les décoiffer et faire s’envoler leur carré Hermès devait s’ajouter une satisfaction mesquine : celle d’avoir été plus maline que leurs semblables, d’avoir su tirer leur épingle du jeu. La féministe de souche n’épouse pas les luttes de la féministe de banlieue parce qu’elle méprise, au fond, toutes ces oies encore soumises, toutes ces idiotes qui n’ont pas l’énergie de se libérer ou le bon goût de l’être déjà. Chez la féministe de souche, l’orgueil est dédaigneux. C’est qu’elle s’imagine avoir plus de mérite que l’habitante infortunée des cités.

Un féminisme post-colonial

Mais le féminisme de souche, blanc et sclérosé, soutenu par une large classe moyenne bien-pensante, n’est pas seulement un corpus idéologique embourgeoisé. C’est aussi le prolongement d’une arrogance coloniale, pourtant si souvent dénoncée dans ses rangs. L’égalité homme-femme pour la blanche de souche, mais la soumission, tolérable, compréhensible, si exotique, si pittoresque, pour l’indigène récemment débarquée des colonies.

Une indigène avec laquelle aucune communauté de destin n’est envisagée, aucune solidarité théorique ou actée, ni hier, ni maintenant, ni jamais. Là encore, l’entre-soi impose sa loi, un entre-soi ethnique grimé en multiculturalisme tolérant. Chacune chez soi et les vaches seront bien gardées. Le relent colonial, ce fameux relent qui emplit la bouche de tant de gens irréprochables, il me saute aux yeux chez celles qui encouragent l’assignation des femmes de banlieue à leurs moeurs d’origine, comme on parle de langues et cultures d’origine. Beaucoup de celles qui justifient des rapports de domination dont elles n’ont pas à souffrir, mais qui pèsent sans ménagement sur des femmes sans défense, portent un faux nez, le faux nez de la tolérance.

Le féminisme de souche est multiculturaliste parce qu’il est, en profondeur, ségrégationniste. Il faudrait que les féministes de souches reconnaissent les femmes de banlieue comme leur égales, leurs soeurs, leurs amies à la rigueur, pour qu’elles envisagent de les défendre. Or ce n’est pas le cas. Les représentations post-coloniales sapent chez la féministe de souche le moindre élan, même timide, de solidarité avec la fatma en tchador et l’africaine à doudous. L’indigène est un bon sauvage, et sa femelle est à coup sûr heureuse de le servir docilement. Ne nous en mêlons pas. Ces femmes à l’évidence ne sont pas comme nous. Elles appartiennent à une autre race de femmes. Laissons-les régler leurs affaires entre eux.

Un féminisme indigne de son combat

Si l’on considère que l’égalité homme-femme n’est pas un principe universel, mais une spécificité, une création propre aux sociétés occidentales, au même titre que le hula hoop ou le camembert au lait cru, alors il est logique que les acquis des luttes féministes soient réservés aux femmes occidentales. Voici le raisonnement actuel du féminisme de souche. Il a renoncé, sans le dire à personne, à la portée universelle de l’impératif d’égalité homme-femme.

Si en revanche l’égalité hommes-femmes est un principe universel, alors ce principe est supérieur, par définition, à l’argument des coutumes ou des traditions, ainsi qu’à celui des religions. Tout relativisme culturel est impossible en regard d’un principe universel. Entre féminisme et multiculturalisme, il faut choisir.

Je crois pour ma part que l’égalité hommes-femmes est un principe universel, qu’il s’agit de défendre à l’échelle de l’humanité tout entière. Ce n’est pas un simple luxe d’occidentales. Tant que le féminisme de souche réservera à la défense des droits des blanches sa vindicte, parce qu’il ne se définit lui-même comme légitime que dans sa sphère culturel d’origine, il restera indigne de son combat. Et il laissera sur le côté bien des Françaises qui auraient besoin de son appui. S’il se décide enfin à se (re)penser comme un principe universel, et vient au secours de toutes les femmes opprimées parce que femmes, il pourra sortir de l’éther pathétique dans lequel il barbotte depuis des décennies. Il pourra alors se faire à nouveau le fer de lance puissant de l’idéal d’égalité entre les sexes.

Les féministes de souche inquiètes des dysfonctionnements patents de leur lutte devraient décrocher leur téléphone et appeler les féministes de banlieue, afin de faire leur connaissance, tout bêtement. Il faut briser ce mur géographique, sociologique et culturel immense, haut, ancien, qui isole les femmes des quartiers de leurs concitoyennes des centre-villes. Il faut défragmenter la sociologie du militantisme féministe, organiser un front unique, commun, pour que la lutte produise à nouveau des résultats utiles, réels, tangibles. Le sort des femmes de notre pays dépend de cet effort. Seules les militantes actives des centre-villes peuvent agir ici, opérer une révolution, pour peu qu’elles remettent en cause la portée, le périmètre de leur lutte et qu’elles s’interrogent sur l’étendue de leur solidarité.

Enfin, si un grand travail de rescousse en direction de toutes les féministes de banlieue est à entreprendre, il faut tendre aussi la main aux féministes du Maghreb, d’Afrique noire, à toutes les féministes en somme, sans distinction d’origine, de race ou de religion. Seul un féminisme qui assume son universalité et organise la diversité de ses troupes pourra à nouveau agir efficacement.

Addendum

Je prie les militantes féministes spécialisées dans les inquisitions de ne pas perdre trop de temps à m’agonir. Qu’elles me fassent grâce des anathèmes automatiques qui leur viennent sans réfléchir dès que le titulaire d’un pénis se mêle de leurs affaires. Je veux leur dire ici que si j’ai effectivement un pénis, il ne m’empêche pas de penser, il ne fait pas de moi un être mal intentionné, un demeuré ou un dominant sournois. En fait il m’a permis d’avoir une fille, que j’aime et qui m’aime, et que j’aimerais voir grandir dans une société harmonieuse et égalitaire. Aucune autre raison ne m’a poussé à écrire ce texte.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 12 Mars 2017 à 23h44

      buddy dit

      Je souscris à presque tout ce qui est dans cet article. excepté pour les Femen émanation Ukrainienne, qui se contentent de hurler sur Poutine et sur le catholicisme … Français.

    • 11 Mars 2017 à 17h24

      François dit

      Quelle naïveté confondante cher Marc. Croyez-vous réellement que les féministes souhaitent une quelconque égalité homme/femme ?
      L’Occident et ses féministes en exemple gynocentré ?
      Que pensez-vous du Rwanda où l’hémicycle est occupé par 63% de femmes députés ?
      Que dire en France des institutions comme la justice où elles sont représentées à 80%
      Vous devriez songer à vous acheter un collier et une laisse avant qu’elle ne vous la colle d’office.
      C’est touchant cet amour du sexe…faible ?

    • 10 Mars 2017 à 22h49

      Bacara dit

       Je suis une femme et today j’ai donné aux Restos . Bizarre que personne ne parle de la collecte des Restos. L’humanisme ne va pas bien loin.

    • 10 Mars 2017 à 15h04

      MC dit

      Je suis une femme et 1000% d’accord – malheureusement – avec cet article.
      Ces femmes, comme leurs époux sont cette classe “dite bobo” aveuglée par une idéologie qui n’en est même pas une. C’est cette frange de la population qui propose d’accuillir tous les réfugiés (mais pas chez eux). Se vantent de bouffer et d’acheter français mais laissent crever les agriculteurs, les ouvriers, et trouvent qu’Uber c’est franchement chouette. Et en général aiment bien donner des leçons. Plutôt sélectifs dans leurs mépris : la Manif pour tous, c’est des nazis; des franges de la population qui appellent au meutre, voient le provoquent (suivez mon regard), là on met des bougies et tire la larme à l’oeil en expliquant que “c’est normal, il va falloir s’y habituer”. Je crois qu’il n’y a pas nécessité d’en ajouter.

    • 10 Mars 2017 à 11h02

      plouc dit

      hé bien l’ auteur de cet article devra s’ adapter à l’ islam conquérant ou bien parler à Allah puisque nos gouvernants ont décidé que notre société devait devenir multiculturelle afro arabo musulmane !!!
      il n’ a pas l’ air non plus de réaliser les conséquences de l’ immigration à majorité musulmane ces 40 dernières années !!! le ” wake up call ” risque d’ etre douloureux pour ces doux reveurs de ” identité heureuse ” avec cette islamophilie aigue ambiante qui règne dans la bobosphère des Terra Nova et gauche caviar parisienne !!!!

      • 12 Mars 2017 à 23h41

        buddy dit

        Les 40 dernières années? Ca veut donc dire que Hollande est au pouvoir depuis 40 ans?
        Et que Fillon n’a jamais inauguré de mosquées au côté d’une petite fille voilée? C’était donc un montage photo des Terra Nova?

    • 9 Mars 2017 à 10h39

      Lennuier dit

      Honneur – et si vous peignez comme vous pensez et écrivez – double honneur à vous !

    • 9 Mars 2017 à 8h50

      Nicolas dit

      Juste un mot : bravo!

    • 8 Mars 2017 à 22h07

      RED (From Tex) dit

      Quel dommage qu’il faille un homme pour dire ça !…

      Merci en tout cas pour cette bourrasque décoiffante mais salutaire !

    • 8 Mars 2017 à 21h09

      Ambrosius dit

      Très bien Marc. Vous avez su mettre le doigt exactement là où ca fait mal. Espérons que cette douleur saura réveiller nos féministes de pacotille!

    • 8 Mars 2017 à 20h15

      naaj dit

      Bravo Marc ! Quel article. Tellement vrai !

    • 8 Mars 2017 à 19h26

      lisa dit

      18h30 rue de Charonne, dans un quartier de Paris traditionnellement de gauche et dans boboland depuis pas mal d’années.
      Une petite fille noire en grande tenue islamique, comme sa mère, longue tenue noire du haut de la tête aux chevilles.
      Voilà, après 40 ans de féminisme, elles disent quelque chose les féministes ?

      • 8 Mars 2017 à 19h37

        Laurence dit

        Lisa,
        Perso, plus de 20 ans à les voir ronger impunément les arrondissements 11 et 12 de la Fontaine au Roy (Jean Pierre Timbaud je n’en parle même pas) à Nation. Je ne vois pas comment cela pourra s’arranger avec la Madame la Soumise à la mairie.

        • 8 Mars 2017 à 19h45

          lisa dit

          OUi, qui fête la rupture du jeune du ramadan dans les grands salons de l’Hotel de Ville mais a supprimé la crèche du même Hotel de Ville.

          Des petites filles voilées j’en avais déjà vu mais là cette tenue…

          Il y en a vers Timbaut des fillettes en tenue noire de haut en bas ?

        • 8 Mars 2017 à 19h49

          Laurence dit

          J’en ai vue une : c’était une petite africaine. Mais c’est la jeune pousse qui cache la forêt, c’est tellement choquant qu’on finit par trouver les fatmas usuelles plutôt soft. C’est à cet instant qu’on réalise que c’est foutu.

        • 8 Mars 2017 à 19h53

          lisa dit

          Oui, il y a 20 ans j’étais étonnée par les simples foulards, maintenant on réagit à une petite fille emburquanée.

        • 8 Mars 2017 à 19h59

          Lector dit

          rive gauche idem et en banc de linceuls noirs. Londres en plein Paname !

        • 8 Mars 2017 à 20h09

          Laurence dit

          C’est à pleurer Lector :(
          Cela fait longtemps que je n’ai pas mis les pieds à Londres qui de l’avis général est effectivement plus atteint. Comment les descendants des Londoniens admirables pendant le Blitz ont pu capituler à ce point ?

        • 8 Mars 2017 à 20h33

          Wil dit

          Meuh non,vous hallucinez tous.
          Selon les bobos médiatiques vivants entre le 16eme et le 4eme d’Est en Ouest et le 9eme au 15eme du Nord au Sud,le “grand remplacement” n’est qu’un fantasme du FN.
          Allons,allons,revenez à la raison.
          Attention,Vous faites le jeu du FN!Vous allez être exclu du monde la bien-pensance si vous continuez!
          On vous aura prévenu.

        • 8 Mars 2017 à 20h58

          Lector dit

          Laurence, Londres et la GB n’ont jamais été assimilationnistes comme le fut la France ; ça fait longtemps là bas qu’il y a des femmes en burqa… sinon je me souviens aussi quand j’étais gosse des boutiques pakistanaises.. et tenez souvenez-vous de ce film de Stephen Frears : https://www.youtube.com/watch?v=xzSdRNxWJbs

        • 8 Mars 2017 à 21h45

          Laurence dit

          Wil,
          :)) oups je vais finir fichée mouvance fâcheuse sphère comme diraient les idiots pansus
          Lector,
          les anglais n’ont jamais été assimilationnistes, c’est vrai, mais s’ils s’accommodent des communautés exogènes selon le credo live and let live et tant qu’elles restent minoritaires, pourquoi ne réagissent-ils pas lorsqu’une de ces communautés menace clairement de les phagociter. C’est paradoxal.

        • 8 Mars 2017 à 22h52

          Lector dit

          ’cause they let live too much ? Or many. Political correctness may be… as usual should I say

        • 9 Mars 2017 à 15h05

          lisa dit

          Lector,
          Ce qui m’a choquée c’est que c’était une petite fille, pour les femmes, on est malheureusement habitués…

        • 9 Mars 2017 à 16h21

          Lector dit

          j’avais bien compris. Bonne fin de journée.

    • 8 Mars 2017 à 19h23

      lisa dit

      18h30 a

    • 8 Mars 2017 à 18h59

      steed59 dit

      Tiens une petite blague en l’honneur de la Journée de la Femme :

      ” Une femme entre dans un restaurant et demande au serveur : Excusez-moi, est-ce que vous servez des dindes ?
      Le serveur, tout surpris, lui répond : Mais enfin madame, nous servons tout le monde ici” 

    • 8 Mars 2017 à 18h27

      chezblob dit

      L’hypocrisie et lâcheté que vous dénoncez avec raison s’applique aussi au racisme, et le refus de condamner le racisme autre que le bon racisme blanc en est symptomatique. Lorsque des Asiatiques sont régulièrement agressés physiquement et dépouillés à cause de leurs yeux bridés le politiquement correct exige silence car les assaillants sont des “nobles sauvages” des cités. Les atrocités commises par des non-blancs constituent l’anathème suprême du tiers-mondiste.

    • 8 Mars 2017 à 17h59

      Malg dit

      Je plussoie à tout ce que vous écrivez. 

    • 8 Mars 2017 à 17h50

      Warboi dit

      Salaires inférieurs de 24%, retraites de 26%, huit fois plus de temps partiels et 27% de femmes à l’AN.
      Voilà le constat.
      La disctinction “desouche” ou des quartiers n’est pas le sujet, ce n’est qu’une façon de détourner le débat.
      Que fait-on pour que cesse ce scandale ?
      C’est le seul sujet qui vaille et il concerne autant les hommes que les femmes.

      • 8 Mars 2017 à 19h30

        Antimisandre dit

        Libre à vous de cautionner l’imposture permanente des pseudo “féministes” actuelles. En l’occurrence, il n’existe AUCUNE différence de salaire, lequel n’est pas synonyme de “revenu”. Même chose concernant les retraites : déplorer une (prétendue) “inégalité” liée au genre est aussi stupide que le faire entre un patron et un salarié…
        Le temps partiel n’est pas forcément “subi”, contrairement à ce qui est seriné à longueur de temps. Quant aux 27 % de femmes élues à l’Assemblée, le vote est démocratique…

        Le (pseudo) “féminisme” actuel n’est que misandrie et discours victimaire à la limite de la pathologie. La quasi totalité des “causes” défendues tiennent de l’imposture et s’appuient sur le mensonge, notamment par omission. Les filles seraient soit-disant sous représentées dans les filières scientifiques. Que je sache, la médecine ou la kiné ne relèvent pas spécialement du littéraire. Pas un mot, en revanche, sur la sous-représentation des garçons dans le domaine social et para-médical. Rappelons qu’en termes de “discriminations”, jamais aucune fille ne s’est vue interdire d’intégrer quelconque école que ce soit. Plusieurs garçons ont en revanche dû saisir la HALDE pour intégrer une école d’esthétique… La liste est longue des impostures de ces aimables créatures, dont les lubies sont grassement financées sur les deniers publics.

        Loin de militer pour des “droits”, elles se vautrent dans une rhétorique victimaire permanente dans l’unique but d’acquérir des “privilèges” et conserver ceux dont elles bénéficient déjà.

        Le scandale est bien l’argent gaspillé dans le “terrorisme intellectuel” auquel se livre une poignée de vaginocrates ne représentant qu’elles-mêmes.

        • 8 Mars 2017 à 20h32

          steed59 dit

          “Quant aux 27 % de femmes élues à l’Assemblée, le vote est démocratique…”

          libre, en effet, aux électrices de choisir un homme de son parti, plutôt qu’une femme d’un autre

        • 9 Mars 2017 à 2h54

          Warboi dit

          Je sais que vous êtes idiot, mais vous savez quand même comment se choisissent les candidats ?
          Heureusement, les choses changent et aujourd’hui un candidat à la présidentielle est en train de nommer des femmes sur des circonscriptions éligibles.
          Il était temps.

        • 9 Mars 2017 à 16h23

          Lector dit

          comme si cela n’a jamais été le cas auparavant…

        • 9 Mars 2017 à 20h45

          steed59 dit

          Facile pour un parti qui part avec zero députés sortants

    • 8 Mars 2017 à 17h44

      Maringo dit

      Franchement, les Femens ne sont pas la meilleure vitrine des féministes. Des femmes qui exhibent leur nichons à la moindre occasion, je ne trouve pas ça du meilleur goût.
      Et je ne vois pas trop de différence entre elles et les publicités qui exhibent des femmes à moitié nues pour vendre un produit : dans les 2 cas on utilise le corps de la femme pour attirer l’attention .

      • 9 Mars 2017 à 23h24

        Hannibal-lecteur dit

        Pas assez, pas assez, j’aime voir le corps de la femme, et si j’étais femme j’aimerais le montrer.
        Le seul fait que la nudité féminine choque les religions du livre suffit à la justifier. Ces religions qui ont sur cet aspect falsifié les enseignements de Jésus, côté chrétien, et rejeté sur la femme la turpitude de l’homme côté musulman : dans les deux cas , une honte.