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Jouir à Kaboul

Au pays des accommodements raisonnables

Publié le 08 août 2011 à 16:34 dans Monde

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Cela s’est passé à la sortie du « Table Talk », un restaurant situé au cœur du quartier des expatriés à Kaboul. À peine son arme récupérée du casier de consigne et placée dans le holster, à peine le seuil du sas franchi, E. me touche les fesses. Je me retourne et l’embrasse à pleine bouche, tout en arrangeant mon voile de façon à ce qu’il couvre mes avant-bras dénudés. La rue somnole sous le soleil balsamique de l’après-midi. Soudain, un bruit strident de klaxon déchire l’air autour de nous. Nous avons été vus ! Serrés l’un contre l’autre. Le quartier entier entend un chauffeur de taxi hurler son approbation, tout en klaxonnant comme un forcené : « Yeah ! Good ! Good ! Good ! » D’un coup, viennent nous applaudir un vendeur ambulant de poissons rouges, un groupe de garçons à vélo, le gardien de la maison d’à-côté ainsi qu’une petite fille à moitié cachée sous un parapluie rose. Croyez-le ou pas, mais la révolution sexuelle à Kaboul débuta par cet incident, le 10 juin dernier.

[...]

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  • 10 August 2011 à 16h13

    PapaDoc dit

    Tout le monde sait, ou devrait savoir, que dans la presse écrite les titres et sous-titres des articles sont pratiquement toujours le fait de la Rédaction et non le choix des auteurs. Je sais de bonne source que c”est bien le cas à Causeur. Mais à Causeur comme partout ailleurs il n’y a pas que les lecteurs qui, parfois, lisent “de travers”. La Rédaction en est tout aussi capable. La preuve en est ce sous-titre absurde : “Soldates voilées au 2ème REP”, généré de toute évidence par une lecture trop rapide du court passage faisant allusion à la dénonciation par le padre du 2ème REP d’une initiative imbécile, mais dans une autre unité et qui n’était pas de la Légion où, effectivement, il n’y a pas de personnel féminin, Des intervenants sur le site il n’y a que Saul qui a relevé l’erreur et qui, par ailleurs, a su très bien résumer “l’affaire Pommerol”, c’est à dire l’affaire qu’ont été son rapport et sa divulgation. Je crains malheureusement que maints autres lecteurs, tant sur le site que sur le magazine, sans être intervenus pour autant, ont pu penser que l’auteur de l’article était “à côté de la plaque” en matière de connaissances relatives à notre Armée. Ma présente réaction ne se justifie que pour dédouaner l’auteur et pointer du doigt le coupable : la Rédaction. De cette dernière on peut espérer, une fois qu’elle sera sortie de la torpeur vacancière qui peut avoir sa part de responsabilité, un rectificatif agrémenté d’un mea culpa, tant sur le site que dans la prochaîne livraison du magazine.

    • 10 August 2011 à 18h13

      sausage dit

      Ou alors on peut se détendre. A voir.

    • 11 August 2011 à 23h20

      Pierre Jolibert dit

      Tout le monde sait, en effet, mais figurez-vous que nous sommes plusieurs, j’en suis sûr, à nous être abonnés pour qu’il existe de la presse DIFFÉRENTE. Causeur gagnerait tout simplement à supprimer tous les sous-titres. Félicitations à Saul pour sa perspicacité (et un petit article de rappel sur le rapport Pommerol ?). Félicitations à la belle Dalmeyer ; prochaine mission : demander à Mélenchon ce qu’il pense de la prostitution.
       

    • 11 August 2011 à 23h22

      Pierre Jolibert dit

      Tout le monde sait, en effet, mais figurez-vous que nous sommes plusieurs, j’en suis sûr, à nous être abonnés pour qu’il existe de la presse DIFFÉRENTE. Causeur gagnerait tout simplement à supprimer tous les sous-titres. Félicitations à Saul pour sa perspicacité (et un petit article de rappel sur le rapport Pommerol ?). Félicitations à la belle Dalmayer ; prochaine mission : demander à Mélenchon ce qu’il pense de la prostitution.
       

  • 10 August 2011 à 10h20

    Guenièvre dit

    La réalité est plurielle, la vérité est multiple , mais est-ce vraiment une découverte ?
    Ce qui est gênant dans ce récit, par ailleurs tout à fait sincère, c’est le ton ironique et provocateur du début comme si la relation de cette expérience heureuse était destinée à occulter ou à disqualifier dans l’esprit du lecteur les histoires tragiques qu’il avait pu lire sur l’Afghanistan. Comme si la vie des femmes « émancipées » des villes effaçait celles des recluses et des grillagées. Comme si les bordels ne pouvaient pas faire bon ménage avec la morale la plus stricte.. …
    D’ailleurs PD nous l’avoue, tout à la fin, avec ’honnêteté : « …Les Afghans, au moins ceux qui peuplent Kaboul et profitent à outrance de la présence étrangère dans la ville, semblent très bien savoir rendre à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu. …”au moins ceux qui peuplent Kaboul et profitent à outrance….”
    Commencer par cette phrase-là aurait sans doute suscité moins de réactions…

    • 12 August 2011 à 20h49

      BLANCHE dit

      J’aime vos premiers bavements : “La réalité est plurielle, la vérité est multiple”…

      Y a plus qu’a fermer sa gueule ensuite, parce que se profile deja le “Chacun ses gouts”…

  • 10 August 2011 à 10h00

    hathorique dit

    @ – sausage
    Je  n’ose appuyer sur le bouton répondre, de crainte que notre Sophie bien aimée ne soit de retour des profondeur de caves où officie le maître de chai. Votre texte est un délice
    Je vous souhaite de fructueuses récoltes avec de belles échappées, sur le Mont Vénus, pour chasser la grive des vendanges que l’on appelle en Savoie la vendangette, qui se gave goulument des raisins oubliés et confits ainsi peut être confus mais fort bien pourvu, vous pourrez effectuer votre chemin de Corinthe qui ne sera pas de Damas (sans allusion aucune  à Bachar el-Assad mais à St Paul )
    l’épeautre est l’ancêtre du blé il fût l’ une des première céréales cultivées au Moyen Orient il y a environ 7 à 10.000 ans ;  c’est un merveilleux agent thérapeutique
     Selon Hildegarde de Bingen, il y a plus de 800 ans,
    “l’épeautre donne de l’entrain à ceux qui en mangent un peu chaque jour, et met la joie au cœur”
    et j’ajouterai qu’un cataplasme d’épeautre est un excellent remède  pour les reins courbatus par trop d’efforts vendangeurs  
    bien à  vous   

  • 10 August 2011 à 8h59

    hathorique dit

    bonjour Skardanelli
    Je me probablement mal exprimée sur les Egyptiens et bien sur que vous avez raison, ils avaient parfaitement assimilé le symbolisme des actes fondateurs  et le syncrétisme des cultes antérieurs.
     Ils étaient tellement extraordinairement précurseurs qu’ils arrivaient à faire prendre à une lionne enivrée du vin rouge (peut être pas du beaujolais nouveau ) pour le sang des hommes et la rouler dans la farine d’épautre :=)
    ce fût la première Transsubstantiation

    bien à vous  

    • 10 August 2011 à 9h17

      sausage dit

      Hathorique la mystique,
      Très intéressant cette histoire de transsubstantiation (dammit, qu’il est difficile à écrire celui-là) !
      Sinon, pourquoi l’épeautre ? De nos jours, le rituel est presque le même excepté que la lionne finit par se rouler dans les draps d’un lion veinard ;-) (c’est peut-être l’effet beaujolais, cette fois)

  • 9 August 2011 à 23h38

    skardanelli dit

    Hathorique, je ne suis pas toujours d’accord avec vous, par exemple le vin que dieux prenaient pour du sang : comme si le symbolisme n’était pas à la portée des égyptiens, mais je vous ai peut-être mal compris après tout. Toujours est-il que je suis tout à fait d’accord avec vous, cet article est absolument puant. Quant à Pirate, il aura apprécié le coup de patte de la Lionne, j’en suis sûr.

  • 9 August 2011 à 23h09

    Max1987 dit

    Excellent article, qui sent le vécu tout en abordant la question de la perception de la sexualité par les Afghans d’une manière bien plus transversale. J’ai particulièrement adoré la référence aux humanitaires qui sont sur place dans le pays… D’après ce que vous en dites, leur volonté d’être “plus catholique que le pape” illustre bien un certain nombre de contradictions et de travers des occidentaux vis-à-vis de l’Orient avec un grand “O”. Poste colonialisme oblige, je suppose…

    Je ne comprends pas ces Messieurs qui parle de la culture d’opium. Aussi intéressant que cela puisse être ça me semble être hors sujet.

  • 9 August 2011 à 17h32

    hathorique dit

    étrillée”, comme vous y allez, contredite peut être et alors c’est de la controverse que se nourrit le débat mais pas du pugilat ni de l’étrillage de quiconque, ce à quoi je me refuse car nous ne sommes pas dans une écurie

     mes sources sur le commerce de l’opium http://www.diploweb.com/asie/chouvy.htm

    dont un extrait
     ”Avant et après le 11 septembre 2001 Mais cette volonté de réduire drastiquement la production d’opium dont les talibans avaient pu faire preuve en 2000 ne semblait plus être de mise en 2001, puisque dès début septembre 2001 et avant les attentats commis aux Etats-Unis le 11 du même mois, les taliban auraient de nouveau autorisé les paysans afghans à semer le pavot à opium, ou du moins ne le leur aurait pas interdit, en leur laissant un mois pour se procurer les semences nécessaires, avant que les champs puissent être plantés début octobre.”

    • 9 August 2011 à 18h33

      pirate dit

      c’est donc bien ce que je dis, vous ne lisez et ne retenez que ce qui vous intéresse, et rien d’autre, de sorte que ça corresponde à votre schémat de pensée bien arrêté. Merci d’en faire vous même l’éclatante démonstration, puisque juste avant ce chapitre que vous mentionnez, on peut lire ceci :
      “L’édit du 27 juillet 2000 du mollah Omar (chef suprême des taliban et commandeur des croyant) décrétant que la culture du pavot à opium était désormais proscrite en Afghanistan, avait permis que la récolte de 2001 (185 tonnes) soit très faible au regard de celle de 1999 (4 600 tonnes) – lorsque, certes, un record mondial avait été battu – mais aussi comparativement à celle de 2000 (3 300 tonnes).”

      En gros, les talibans ont effectivement interdit la production d’opium et dès lors qu’il s’est s’agit de se préparer à la guerre, ils ont vendu leur stock. Ca s’appel l’économie de guerre, et ceci explique pourquoi aujourd’hui la production est si florissante. Ce que personnellement je n’ai jamais contredit. Vous préférez les vérités parcellaires parce qu’elles vous arrange, je préfère la palette tout entière parce que ça m’arrange aussi.

      • 9 August 2011 à 20h51

        hathorique dit

          
        je  vous ai  transmis le lien que j’avais lu dans son entier et donc  ne tronquant rien de ce qu’il s’y disait puisque  les talibans avaient dans un premier temps interdit la culture de l’opium
           
        mais  il est dit  AUSSI , qu’en Septembre   2001  les talibans avaient de nouveau autorisé les paysans afghans à pratiquer  la culture du pavot à opium , surement pour fournir des fleurs de pavot aux fleuristes hollandais 

  • 9 August 2011 à 16h38

    hathorique dit

     @ pirate
    Vous êtes délicieusement prévisible dans vos indignations je suis sure que si la rédaction de causeur organisait un concours de pastiches ” à la manière de Pirate” il se trouverait bien des talents pour vous pasticher avec panache
    Mais il faut descendre un peu de votre cheval de feu d’imprécateur tonitruant  et essayer de lire ce que les uns et quelques autres esayent de dire ;  vous êtes le terminator de ce site, sans vouloir vous offenser son “ange exterminateur” celui de Luis Bunuel bien sur.
     Je n’ai qu’une seule certitude, c’est de n’en avoir aucune. 
    Pour ce qui est de mes ” à priori” je ne les opposerai pas à vos “à postériori” ce sont deux notions qui peuvent être complémentaires ;   Kant, je résume,  soutient l’existence de structures à priori qui précèdent et conditionnent notre connaissance du monde et cela me convient dans le compliment que vous me faites,  à l’insu de votre plein gré . 

    Mais ceci nous mêne bien loin d l’Afghanistan, où les Talibans avant le 11 Septembre 2001, avaient le projet de rétablir la culture du pavot. 

    Je  disais, dans mon post que cet article contenait certainement une part de vérité, mais vous ne l’ignorez  pas, la vérité est peut être ailleurs.
     
     ce lien est pour vous http://philo.8m.com/fouc.html

     P.S  sur l’Afghanistan j’ai aussi lu Kipling dans “l’homme qui voulut être roi” et Kessel dans “les cavaliers” . 
    j’espère que vous me pardonnerez cet abus de littérature 

    • 9 August 2011 à 16h44

      sausage dit

      Mais ceci nous mêne bien loin d l’Afghanistan

      Je rectifie: …”ceci noumène”…

      Je vous en prie, continuez :)

      • 9 August 2011 à 17h05

        hathorique dit

        @ Sausage 

        je vous lis d”humeur primesautière :  serait ce l’approche des  vendanges si peu tardives et surtout des accortes vendangeuses si attractives.

        je suis sure que vous pratiquez le vagabondage viticole :=)
        Bonne récolte  

        j’ai pensé à vous il y a peu en pèlerinant en Bourgogne  sur les chemins de tous ces beaux vignobles au nom de velours 

      • 9 August 2011 à 18h10

        sausage dit

        Chère Hathorique,

        Une journée au grand air. Levé aux aurores et les yeux encore fatigué quand il faut endosser la hotte (80 kg pleine, tout de même !). Les premiers seaux s’enchainent rapidement jusqu’au casse-croûte de 10h. Les simples coupeurs/cueilleurs savourent en étendant leurs jambes dans la glaise encore humide de la rosée. Là, une chaîne s’organise jusqu’au vieux J9 pour récupérer le pain et le saucisson et satisfaire ainsi les premières faims.

        Le soleil finit par éblouir nos yeux lavés de toute ces verdure tandis que nous rentrons déjeuner. Ambiance caustique quoique fatiguée, les plus rapides avalent leur café et s’en vont dans les dortoirs tenter de rattraper quelques minutes de sommeil. En vain.

        Le son de la cloche me tire de ma torpeur et m’arrache à mon muret. Nous nous entassons dans les fourgonnettes et suivons le même chaotique trajet du matin afin de terminer les rangées entamées. Le soleil à son zénith écrase un peu plus ses rayons sur mes épaules endolories tandis que je sillonne la vigne des vendangeurs, récoltant les grappes lourdes et charnues.
        La journée sera pénible mais jamais longue. Qui sait, peut-être une vendangeuse a attiré mon regard et il ne sera jamais assez l’occasion pour moi de prétexter remplir cette
        danaïdale hotte pour la rejoindre au milieu des ceps. Je me dis peut-être que Sisyphe avait une bonne raison de sans cesse laisser échapper sa pierre. Je le comprends même.
        Je voltige ainsi, d’œillades en œillades, toute l’après-midi. Jusqu’à la délivrance. Le trajet du retour, tous ensemble sur le tracteur, a des allures de colonie de vacance. La tête vidée, le corps fourbu, nous savourons chaque seconde de cette nouvelle liberté dûment conquise. Nous savons qu’elle sera de courte durée puisque demain sera plus éreintant encore. Autant en profiter :-)

        Je pratique en effet le vagabondage viticole. Souvenirs inoubliables.

    • 9 August 2011 à 16h59

      pirate dit

      ” Je n’ai qu’une seule certitude, c’est de n’en avoir aucune.” Cette phrase est merveilleusement facile et si courante quand au terme d’un étrillage on se réfugie immédiatement dans une neutralité de bon alois. Nous partons donc d’une affirmation : la jeune personne vit un afghanistan de conte de fée, à cette phrase donc la certitude n’en avoir aucune. Vous n’y voyez bien entendu aucune contradiction ici, ce serait se désavouer. Vous préférez donc commencer par me parler de ma prévisibilité, je ne saurais dire si vous l’êtes vous même, je ne vous lit pas assez pour ça (c’est vrai il n’y aucune fausse vanne là dessous), mais par contre cette réaction immédiate est tout à fait prévisible en effet. On passe d’une affirmation pleine de certitude aux pseudos accents de la sagesse. Maintenant ça m’intéresse où avez vous tirez cette curieuse information sur les talibans qui contredit non seulement la réalité passé, mais également ce que le ministre afghan en charge de ces questions expliquait dans Diplomatie, ainsi que la courbe graphique de production d’opium ?
      Quand au rôle que vous me prétez vous oubliez une seule chose, ce sont ici les autres qui me pretent ce rôle. Que je m’y tiennent parce que ça m’amuse l’écriture aucun doute, pour le reste vous supputer beaucoup, mais bien entendu sans aucune certitude, car je m’en voudrais de vous en préter…

      • 9 August 2011 à 17h18

        pirate dit

        a autre chose, il est amusant également de constater que vous me rappeliez que vous aviez dit que cet article contient une part de vérité. Infime selon vous. C’est d’autant amusant quand vous consacrez deux post à assener les votres de vérité, à réitérer l’aspect superfétatoire voir anecdotique de ce que vit cette jeune femme, et qu’apparement vous n’avez absolument pas compris le sens réel de ce qui est dit ici. D’une part que l’occident serait bien inspiré de regarder les gens qui peuplent un pays avant de les considérer exclusivement sous l’angle religieux, qu’elle a parfaitement conscience que c’est à Kaboul que ça se passe, dans une ville sous forte influence occidentale, et qu’en conclusion (et c’est des paroles de femme amoureuse) elle a un avis qui tient de l’espérance. Vous préférérez venir ici nous asséner l’exact discours inverse, totalement perméable à ce qui vous est dit, afin de mieux nous faire part à ce qui ressemble fort à un genre de militantisme, d’où l’espérance est totalement interdite et où seul la violence sexuelle sous toute ses formes est autorisé. Un avis différent et original du dogme établi à propos de l’Afghanistan, Hatorique nous ramène tout ceci au bercail, et ensuite de me fluter sur l’air de la légerté je n’ai qu’une certitude celle d’en avoir aucune. Votre seule intervention démontre l’exact contraire.

  • 8 August 2011 à 21h36

    hathorique dit

    Je suppose que vous voulez parler du “l’Axe du MALE”
    et non le sort des femmes en Afghanistan n’est aucunement de l’orthodoxie mal pensante, mais une cruelle réalité bien pesante pour elles,  qui leur coute parfois la vie ou les incite au suicide.  
    Je persiste et signe, l’excision, les mariages de jeunes enfants, les bacha bazi sont des coutumes indignes et elles sont combattues par des afghans des deux sexes.
    Je n’ai à aucun moment dans mon post fait allusion à de quelconques bougnoules dont j’ignore tout à fait qui ils sont, ne connaissant pas de pays appelé Bougnoulie.
    Dans cet article, il n’est nullement question du marché des pistaches ou de la confection des sabres mais de la liberté sexuelle chez les Afghans , qui ne sont ni des bougnouls ni des arabes pas plus que ne le sont  les Iraniens d’ailleurs.
    Je suis en désaccord avec l’article qui n’évoque aucunement la liberté sexuelle très surveillée des Afghanes, mais celle d’une jeune occidentale vivant une passion amoureuse dans le quartier des expatriés à Kaboul,  quartier qui est bien sur représentatif de l’ensemble de l’Afghanistan.  
    Quand au livre de Atiq Rahimi, qui est un exilé afghan il me semble la meilleure source pour parler de son pays,  autrement qu’en brève de comptoir
     

    • 8 August 2011 à 21h52

      pirate dit

      et moi je suis toujours, et encore surpris les gens qui détiennent des certitudes à propos d’un livre, mais qui refuse totalement que d’autres émettent d’autre vérité, sous prétexte qu’ils ont un vue bien à eux des auteurs des textes. Est-ce que l’un en a rajouté pour faire plaisir à son éditeur, c’est impossible il dit la vérité vraie, est-ce que la jeune journaliste qui sort avec un mec armé vit à “St Germain des près” Kabouli et est aveuglé par l’amour, c’est forcément une certitude, dans les deux cas vous êtes juge et seulement vous. Est-ce que la vérité se trouve entre ces deux extrêmes, j’en ai peur, la vérité aimant souvent plus la nuance que les gens emplis de certitude. En gros Hathorique vous ne savez rien que ce que vous lisez, et vous ne faites confiance sur aucune autre base que sur votre intime conviction, elle-même forgée sur des à priori. Oui les Bachar Bazi existe bien, j’en ai entendu parlé par le Courrier Internationale quand à moi, et là on disait que la coutume avait reprit de plus belle depuis l’éviction des talibans. Vous voyez, vous êtes d’accord avec les talibans… ça va, pas trop dur à porter ?
      Vous savez quand on parlait des émeutes ici en 2005, comme on est entrain d’ailleurs de parler de ce qui se passe à Londres, il y avait Fox News, et il y avait CBS… vous regardez quel chaïne ? Les deux, ou celle qui vous arrange ?

  • 8 August 2011 à 21h28

    Saul dit

    “, comme l’armée française laquelle, à en croire les détails du rapport du Padre Benoît Julien de Pommerol, aumônier du 2ème régiment étranger de parachutistes en mission en Afghanistan, a joyeusement imposé le port du voile à ses soldates afin de les « protéger » des regards trop insistants.”

    je connais quelqu’un qui a servi là bas, et lui ai demandé si c’était vrai cette histoire de soldates françaises voilées
    sa réponse : “c’est des conneries !”

    ajoutons que Paulina, pourtant présente à Kaboul, n’en a pas vu, puisqu’elle cite comme source non son propre témoignage, mais le rapport d’un aumonier militaire du 2ème REP.
    aumonier qui d’ailleurs ne fait que rapporter un fait isolé : un lieut’co a donné l’ordre à une sergent-chef de se couvrir, mais en aucun cas le padre ne dit que c’est une politique générale de l’armée française.
    l’officier devant l’ampleur prise par cette affaire a dit regretter.
    ajoutons qu’il n’y a pas de femmes dans la Légion…

    sinon pas mal comme billet

  • 8 August 2011 à 19h40

    Maquis_Art dit

    Mille fois d’accord avec Pirate. Je commence à en avoir ma claque de ces commentateurs (pour ne pas dire “censeurs”) qui, chaque fois qu’on ose apporter un regard différent sur leur Axe du Mal – quand bien fût-il argumenté et puisé sur place, nous crachent leur orthodoxie mal-pe(n)sante. 

    Ceux-là même qui se targuent de trouver chez Causeur un regard qui diffère de la doxa journalistique s’indignent quand on ose pondre un article qui ne fustige pas l’intégralité du Loyent-Orient pour son essence qui serait nécessairement islamo-fasciste et coincée du cul.

    A les écouter, un article sur le marché des pistaches en Iran ou la confection de sabres traditionnels au Yemen devrait commencer et terminer par des paragraphes rappelant que les Arabes et les tribus dérivées – pour résumer ainsi ce qui ne sont finalement que des bougnoules – restent des sauvageons en mal de femmes excisées, psycho-rigides sur les pratiques sexuelles et farouchement anti-occidentaux. 

    Dieu merci, le génie de Causeur tient plus à certains de ces auteurs qu’à beaucoup de ses lecteurs. 

  • 8 August 2011 à 19h09

    hathorique dit

     Vous avez bien de la chance Madame de vivre dans cet Afghanistan de conte de fée (de fesses) mais la vie des  femmes n’y est peut être pas   aussi idyllique que dans votre conte des mille et une nuits, même si bien sur votre article recèle certainement une part, mais une part infime de vérité,  sur les conditions de vie dans ce pays .

    Un article sur la situation des femmes AFGHANES en Afghanistan qui sont je crois trop souvent les martyres d’une cause loin d’être gagnée, du moins pour elles et leurs filles et même les jeunes garçons ne sont pas à l’abri car la prostitution enfantine n’a jamais cessé, même sous les Talibans,  ces jeunes enfants  (les bachas bazis),  chair à canon des pédophiles, que l’on se partage comme des trophées  
    Pour vous citer
    ” A condition que les Occidentaux qui y vivent sortent enfin de leur crispation quasi-catatonique à l’égard d’une religion et d’une tradition auxquelles ils attribuent une influence démesurée sur les autochtones.  
      C’est peut être justement ces moeurs là, qui provoquent chez les Occidentaux cette crispation quasi-catatonique car  ils n’ont pas la chance de vivre dans le “Kaboul -St Germain desPrés” que vous décrivez   
      
      http://www.rmc.fr/editorial/166327/lafghanistan-pays-le-plus-dangereux-pour-les-femmes/    

     http://sylvielasserre.blog.lemonde.fr/2009/05/24/les-garcons-jouets-dafghanistan-bacha-bazi/

       je recommande à ceux qui ne l’auraient pas lu, le magnifique roman de Atiq Rahimi d’un écrivain Afghan exilé en France “Syngué Sabou”Pierre de patience

    • 8 August 2011 à 19h20

      pirate dit

      j’aime quand les gens qui lisent des livres expliquent la vie à des gens qui vivent sur place. Quand au bacha bazi, je cherchais le nom justement, et désolé mais les talibans leur faisaient la chasse, comme ils faisaient la chasse au pavot, mais, il est vrai, on a sûrement un point de vue meilleurs depuis la distance, et on sait mieux, toujours, que ceux qui vivent leur vie au quotidien.

  • 8 August 2011 à 18h40

    pirate dit

    Ca fait plaisir de lire ce genre de témoignage, tellement, très, très loin des poncifs habituels. Et Impat de tomber immédiatement dedans…
    Enfin bon, pourquoi la prochaine fois ne pas parler de l’homosexualité traditionnelle (et coutumière) en Afghanistan, que les talibans ont d’abord chassé et qui revient en force. Ces garçons de salon que l’on habille en jeune femme, et dont j’ai oublié le nom d’usage sur place.

  • 8 August 2011 à 16h49

    Impat1 dit

    Bon, mais c’est peut-être jouir avec le feu, quand même, non ?