Jean Lassalle: “Moi, les maires de France ne m’ont pas sifflé” | Causeur

Jean Lassalle: “Moi, les maires de France ne m’ont pas sifflé”

Entretien exclusif avec le candidat à la présidentielle (1/2)

Auteur

Daoud Boughezala

Daoud Boughezala
est rédacteur en chef de Causeur.

Publié le 27 mars 2017 / Politique

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Jean Lassalle est un fils de France. Il faut entendre ce centriste révolutionnaire ayant rompu avec François Bayrou, trop européiste et austéritaire à son goût, célébrer son village de Lourdios-Ichère, niché au fond de la vallée d'Aspe. De son accent chantant, le haut-béarnais déclare son amour de la France, un pays qu'il a sillonné en tous sens et qu'il ne se résout pas à voir soumis aux lois du marché. Le plus enraciné des prétendants à l'Elysée nous parle de sa terre natale, d'un monde paysan ancien qu'il a vu disparaître et de l'avenir qui tarde à se dessiner dans cette France rurale qu'on abat. Entretien à bâtons rompus.
jean lassalle lourdios departement etat

Jean Lassalle. Sipa. Feature Reference: 00660380_000010.

Daoud Boughezala. Lourdios-Ichère, votre petit village de la vallée d’Aspe compte aujourd’hui 160 habitants, contre 650 en 1860 et 340 il y a un siècle. Qu’est-ce qui explique un tel dépeuplement ?

Jean Lassalle1. Au fil du temps, la guerre de 1870 avec la Prusse et la tragédie de 1914 ont emporté beaucoup de monde. La Révolution industrielle a bouleversé mon village de la vallée d’Aspe dans lequel l’agriculture, le pastoralisme, l’exploitation de la forêt constituaient des éléments essentiels de la vie économique. Dans les années 1920, une immense épidémie de tuberculose a tué une part importante de la jeunesse, notamment des jeunes femmes, alors que la guerre avait déjà ravagé vingt-cinq jeunes hommes ! Dans l’entre-deux-guerres, la population s’est maintenue. C’est après 1945 qu’on a assisté à une vague massive d’exode rural. Ceux qui restent ont maintenu leur activité de paysan, travaillaient comme ouvriers, pour beaucoup dans la fabrique voisine de transformation du bois des forêts. Dans cette région frontalière, nous échangions beaucoup avec nos frères espagnols Aragonais qui partageaient notre communauté de destin. Par la montagne, ils achetaient nos produits, nous vendaient les leurs bien que la route ne soit arrivée à Lourdios-Ichère qu’en 1959, en même temps que l’électricité.

Aujourd’hui, on a peine à imaginer des villages aussi enclavés. Comment s’effectuaient les échanges avec l’Espagne et la région?

On circulait sur un chemin de muletiers, on allait à cheval à Oloron, la ville de dix mille habitants à vingt kilomètres de là. Seuls quelques courageux avaient des motos… Quand la route est arrivée au village, encore fallait-il la relier à la vallée. Or, la jonction entre la route et la Vallée d’Aspe ne s’est faite qu’en… 1977, l’année où je suis devenu maire ! Nous étions jusqu’ici le cul-de-sac de la vallée. Pour se rendre à Pau, on devait prendre le train toute la matinée, sachant que la gare inaugurée en 1928 se trouvait à quinze kilomètres de Lourdios.

C’est de cette situation archaïque que vous avez hérité en 1977 lorsque vous êtes devenu le plus jeune maire de France à Lourdios-Ichère…

C’était une autre époque, un autre siècle. Je devais garer ma voiture à deux kilomètres et demi de chez moi. Il n’y avait ni de téléphone, ni eau potable, ni évidemment d’assainissement des eaux usées. Les femmes approvisionnaient les familles en eau à deux kilomètres du village. Il fallait aussi marcher deux ou trois kilomètres pour faire les courses dans les deux épiceries de Lourdios. Jeune maire, à 21 ans, j’ai dû réaliser des routes et des adductions d’eau potable. Cela a toujours été un combat  pour que l’Etat finance ces équipements.

Au niveau de l’Etat, je relancerai la recherche fondamentale, notamment pour lutter contre les déserts numériques. Sur les neuf dixièmes du territoire français, depuis quelques années, le téléphone portable ne passe plus. C’est une difficulté pour les habitants et un obstacle au travail des élus. Et les deux tiers de la France sont privés de fibre optique. A Lourdios-Ichère, on a Internet mais à une vitesse qui rendrait fous les Parisiens !

De votre expérience d’élu local, à l’échelon municipal puis départemental, quels enseignements tirez-vous quant aux rapports qu’entretiennent les habitants d’un petit village avec l’Etat ?

Dès mon élection à la présidence de la République, je commencerai par reconstruire un Etat adapté à notre temps, c’est-à-dire un peu allégé en hauts-fonctionnaires à Paris car ils sont trop nombreux et souvent superflus. Ces technocrates croient œuvrer à l’aménagement idéal de la France. Depuis quarante ans, surtout depuis la fin du Commissariat au Plan et de la Datar, ils ont les mêmes fiches qu’ils glissent dans la pochette de la droite ou de la gauche, ce qui fait que le brave électeur vote toujours pour la même politique quels que soient ceux qu’il élit. J’abrogerai les trois dernières lois de l’administration Hollande en matière d’aménagement du territoire : la loi sur les grandes métropoles, les nouvelles régions, et la loi NOTRe qui crée d’immenses intercommunalités et condamne à mort les communes. Ce discours m’a valu un grand succès devant l’Association des maires de France alors que Macron s’est fait siffler. L’Etat n’a plus un sou et se retire des territoires. À Lourdios, on a failli perdre l’école plusieurs fois et c’est un combat permanent pour conserver notre maternelle. Car aujourd’hui s’il n’y a pas de maternelle dans un village, les mères de famille ne restent pas. Pour l’hôpital, on utilise celui d’Oloron-Sainte-Marie, à 25 kilomètres, mais il est question de le fermer, ce qui nous obligerait à aller au centre hospitalier de Pau, à 80 kilomètres de là. Quand on habite au fond de la vallée, cela prend presque trois heures pour s’y rendre à travers des routes très sinueuses, imaginez une femme enceinte dans ce cas-là !

Plus généralement, comment concevez-vous l’équilibre entre Etat, régions, départements et communes ?

Notre pays s’est construit autour d’un Etat à partir des provinces. Souvenons-nous que la rivalité entre Armagnacs et Bourguignons a duré quelques siècles. Notre pays est donc bâti sur des provinces fortes. Mais avec la République, il y a l’Etat et les communes. Les communes ont un sens très particulier en France, comme pratiquement nulle part ailleurs. Elles s’occupent de leurs habitants mais ont de surcroît la responsabilité du territoire. Or, la France est le troisième territoire d’Europe après l’immense Russie et l’Ukraine. Aussi, je permettrai aux communes de retrouver leurs prérogatives de façon à ce qu’elles puissent s’organiser comme elles le souhaitent. J’aimerais retrouver les communautés de communes d’il y a trente ans qui permettaient aux localités de se regrouper sur une zone géographique donnée, comme la vallée d’Aspe. C’était la bonne échelle parce qu’on se connaissait tous. La communauté de communes ne devrait pas être une instance de plus dans le mille-feuille territorial mais uniquement une organisation de facilitation. Idéalement, une intercommunalité pertinente permettrait aux communes de réaliser ce qu’elles ne peuvent pas faire seules.

Quelle différence avec les intercommunalités actuelles ?

Celles d’aujourd’hui sont géantes et s’étendent sur des centaines d’hectares au point que le lieu de commandement se trouve à trente kilomètres de certains villages. Il n’y a plus du tout cette proximité au moment où beaucoup de nos villages voisins ont perdu leur instituteur. Jusqu’à présent, Lourdios-Ichère appartenait à un regroupement de treize communes qui vient d’être élargi à quatre-vingts ! Cela désormais s’étend sur cent cinquante mille hectares.

Quid du département dans votre mille-feuille idéal ?

Le département est l’institution de proximité qui a fait ses preuves. Il permet d’intervenir aussi bien au niveau des infrastructures (routes, eau). Jadis, toutes les communes et les départements participaient au Fond national d’adduction d’eau potable, ce qui permettait de créer des fonds de réserve pour refaire les réseaux de canalisations. Or, les régions ne sont pas compétentes dans ce domaine et les départements n’ont plus un sou. Les communes n’existant plus politiquement, qui va s’en charger ? Ni les intercommunalités ni l’Etat, qui n’ont plus un sou. On est dans un système où rien n’a plus de sens.

… y compris les régions ?

Nos pauvres régions n’ont pas de passé. La réforme territoriale est un conglomérat construit en deux ou trois nuits à l’Elysée sans avoir été annoncée dans le programme de François Hollande. Les conseillers régionaux passent leur journée en voiture à faire des kilométrages fous et passent cinq minutes dans des réunions sans pouvoir s’occuper de leurs dossiers. Je ne conserverai peut-être même pas les anciennes régions (trop coûteuses et politisées), l’Etat, le département et la commune suffisent.

Avez-vous des solutions à proposer aux villes moyennes dont les centre-ville se meurent à mesure que leurs commerces de proximité ferment ?

Je donnerai les moyens à l’Etat et aux communes d’agir. Aujourd’hui, pour les grandes surfaces, c’est l’opération « portes ouvertes » en permanence : un distributeur arrive, décide d’installer un hypermarché à trois kilomètres du centre-ville, y accole un cinéma puis progressivement tous les services. Dans ces conditions, comment voulez-vous que les commerces du centre-ville puissent fonctionner ? Ils ferment les uns après les autres et les habitants n’ont pas intérêt à rester dans ces mouroirs. Partout en France, on assiste ainsi à un mini-exode vers la périphérie des villes : les gens doivent désormais sortir de leur ville pour aller faire leurs courses dans les champs. Une ville exsangue ne peut pas irradier toute la région dont elle est le centre. Elle devient un astre mort où les gens vivent comme ils peuvent et n’attire plus les entreprises.

Retrouvez bientôt la deuxième partie de notre entretien avec Jean Lassalle.

  1. Député des Pyrénées-Atlantiques, maire de  Lourdios-Ichère depuis 1977 et candidat à l’élection présidentielle.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 27 Mars 2017 à 23h44

      Livio del Quenale dit

      Sancho Pensum dit le27 Mars 2017 à 14h16

      &&&Lassale n’a pas compris,&&&
      -
      C’est lui au contraire qui n’est pas compris !

      les ronciers dans les campagnes, la foret vierge aux portes de vos agglomérations génératrices de violences de haine, de pauvreté, et il va bien falloir nourrir tous ces gens dans ces villes, que nourrissaient nos campagnes, que rongent aujourd’hui, le béton, le bitume, les autoroutes, les poubelles et les ronces.

      Alors qui n’a rien compris ?….
      la technocratie et les technocrates …
      et ceux qui suivent les technocrates et leurs diplômes citadins hors sol.

    • 27 Mars 2017 à 20h55

      RED (From Tex) dit

      « l’Etat, le département et la commune suffisent »

      BRAVO !!!!!!

      Mais QUI osera le faire, et priver de leurs prébendes tous les conseillers régionaux ?…

    • 27 Mars 2017 à 14h45

      C. Canse dit

      À propos de centristes, il serait vraiment savoureux d’assister à un débat réunissant François Bayrou et D. Cohn-Bendit ayant pour thème : la pédophilie et la loi, ha mais oui, la loi n’a aucune importance. C’est la “morale” qui prévaut.

      Ces marcheurs sont à hurler de rire, ceux qui suivent un type qui a fait de telles merveilles dans sa banque (Rotschild) qu’il perçut 3 millions d’euros en 2/3 ans ? Mais oui, une banque rémunére qui elle veut comme elle veut mais pas un député, ha bon ? 

    • 27 Mars 2017 à 14h16

      Sancho Pensum dit

      Lassale n’a pas compris, ou feint de ne pas comprendre, que la réforme territoriale de Hollande, malgré tout le mal qu’on peut en penser, n’est pas un bidule décidé sur un coin de table, un soir de beuverie élyséenne.
      C’est l’aboutissement d’une volonté étatique, depuis des années, sinon quelques décennies, de réformer l’organisation des territoires sur une logique de métropoles. Consacrant par là, le lent dépeuplement des campagnes et des villes intermédiaires au profit d’une petite dizaine d’agglomérations.
      C’est pourquoi, dans cette fusion, on n’a pas regroupé, par exemple, Limousin et Auvergne, mais fait dépendre la première de Bordeaux, et la seconde de Lyon. Et ce qui n’a pas été fait, comme la réorganisation de Bretagne et de PdL autour de Nantes, ou le rattachement de la Corse à Marseille, n’est pas du à un défaut dans le raisonnement, mais à une hostilité politique.
      PS : à mon sens, plutôt de surcharger les grosses agglos existantes (Paris, Lille, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Nantes…) qui sont déjà plus qu’asphyxiées, à tout point de vue, il eût été préférable de privilégier le (re)développement de villes moyennes, ce qui aurait également eu la vertu de préserver le tissu rural avoisinant celles-ci. On y viendra sans doute, quand les grosses agglos auront été rendues totalement invivables, par concentration de tous les problèmes (logement, transports, délinquance, coût de la vie etc) et que les entreprises estimeront qu’elles ont plus à gagner à s’installer dans des villes moyennes que dans des mégapoles insupportables.

      • 27 Mars 2017 à 14h23

        Sancho Pensum dit

        Hélas, on a l’impression que la volonté qui existait dans les années 60-70, et qui ont présidé à la création de villes nouvelles pour désengorger les grands centres urbains ou de villes balnéaires sur la côte méditerranéenne pour éviter le mitage urbain et en préserver l’essentiel des côtes sauvages, on a l’impression que cette volonté n’est plus.
        Les politiques, ainsi que la haute fonction publique qui leur mâche le travail, d’aujourd’hui n’ont plus aucune vision. Ils se contentent de subir au lieu d’anticiper et d’accompagner le mouvement plutôt que de penser autrement.

        • 27 Mars 2017 à 14h24

          Sancho Pensum dit

          et qui a présidé

        • 27 Mars 2017 à 23h35

          Livio del Quenale dit

          et les ronciers dans les campagnes, la foret vierge aux portes de vos agglomérations génératrices de violences de haine, de pauvreté, et il va bien falloir nourrir tous ces gens dans ces villes, que nourrissaient nos campagnes, que rongent le béton, le bitume, les autoroutes, les poubelles et les ronces.

          Alors qui n’a rien compris ?

      • 27 Mars 2017 à 14h34

        Flo dit

        Je suis d’accord sur presque tout ce que vous dites.  
        Là où je suis pas d’accord c’est quand vous dites au début que la régionalisation façon Hollande n’a pas été faite sur un coin de table.  
        Je pense que cela l’a été, au sens que vous lui donnez à la fin de vos commentaires.  Ils ne se sont pas cassé la tête pour trouver des solutions inovantes. Ils ont préféré créer des petits Paris  à partir des métropoles régionales et  construire des régions autour. Une réflexion sur un coin de table. 

        • 27 Mars 2017 à 15h25

          Sancho Pensum dit

          Disons que c’était la solution la plus simple pour arriver au résultat recherché. Elle ne nécessitait pas la révision de la constitution pour supprimer les départements des grandes métropoles. Hollande n’aurait jamais eu la majorité pour le faire. Toucher aux régions ne nécessite pas de modifier la constitution. Mais c’est bel et bien une étape importante dans la réorganisation de la France autour d’une dizaine de grandes métropoles.
          Cette logique traîne dans les cartons administratifs depuis longtemps. On peut même penser que cette solution simple préexistait depuis plusieurs années à la décision de Hollande.

      • 27 Mars 2017 à 14h34

        steed59 dit

        “réforme territoriale de Hollande, malgré tout le mal qu’on peut en penser, n’est pas un bidule décidé sur un coin de table, un soir de beuverie élyséenne.”

        c’est pourtant l’impression que j’en avais ressenti. Faut pas oublier qu’initialement la Picardie devait fusionner avec la Champagne. Le fait de favoriser les grandes métropoles (au dépend des villes moyennes comme Clermont-F. ou Amiens) vient aussi du fait qu’il s’agit du socle géographique du futur nouveau système politique macronisé centre/gauche et centre/droit, laissant les territoires défavorisés au FN et à l’extrême-gauche – voire aux islamistes. Il s’agit bien d’un projet d’approfondissement de la fracture géographique, sociologique, économique.

        • 27 Mars 2017 à 15h02

          Flo dit

          Très juste Steed

        • 27 Mars 2017 à 15h32

          Sancho Pensum dit

          Vous ne pouvez pas vous empêcher de verser dans le complotisme politique, vous !
          Non, la logique est purement économique : regroupement des entreprises, des pôles de compétitivité, fermeture de services administratifs, dynamique des transports, constitution de régions fortes pour concurrencer les landers allemands, décentralisation étatique en évitant le morcellement, allègement du millefeuille administratif (*) etc.
          (*) les départements des métropoles sont appelés à disparaître ; pionner en ce domaine : Paris, dont le département vient d’être fusionné avec la ville.

        • 27 Mars 2017 à 16h02

          steed59 dit

          a part ça c’est bien aubry et royal qui faisaient le siège de hollande pour sauver l’une sont nord-pas-de-calais, l’autre son poitou-charentes. Et on a eu droit à moults versions de la carte de france des régions dont on se demandaient d’où elles sortaient les unes des autres (allo les débats parlementaires ?)

        • 27 Mars 2017 à 17h52

          durru dit

          Sancho, c’est une blague? Où avez-vous vu un quelconque “regroupement des entreprises, des pôles de compétitivité” ou une “dynamique des transports”?
          Que le pékin lambda a pu espérer à un tel aboutissement, certes, mais le vrai but des zozos, à part laisser leur nom sur une loi, peu importe laquelle, a été bien plus proche de ce que dit Steed, une séparation toujours plus explicite entre gagnants et perdants de la mondialisation.
          Pour ce qui est du millefeuille (Lyon aussi a bougé), j’aimerais voir ne serait-ce qu’un seul élu local ou un fonctionnaire territorial qui aura disparu suite à ces mouvements.

        • 27 Mars 2017 à 18h41

          Sancho Pensum dit

          Durru, Rome s’est fait en un jour ? Non. Il en est de même pour cette opération. Au niveau de l’administration, par exemple, il va falloir au moins 5 à 10 ans pour rationaliser les directions régionales. Pour l’instant, c’est plus complexe et… plus couteux qu’avant. Si vous pensez que j’ai affirmé que les objectifs qui ont justifié cette réforme sont déjà atteints, c’est que vous êtes encore plus con que tout ce que mon imagination fertile à votre sujet puisse oser esquisser…
          Que la ruralité et les villes de petite importance en bavent encore plus qu’avant, c’est probable, et vous ne faites que rejoindre mon 14h16, mais prétendre que cela était le but… vous êtes encore plus con etc.
          PS : au cas où vous ne l’auriez pas compris, je précise que j’étais, je suis et je resterai hostile à cette réforme.

    • 27 Mars 2017 à 14h09

      munstead dit

      “Jean Lassalle est un fils de France.” Causeur en revient au style pétainiste. Ça devait arriver.
      Pour le reste, le candidat nostalgique de la ruralité et de ses traditions nous ennuie. La France n’est pas la vallée d’Aspe. 

      • 27 Mars 2017 à 14h11

        steed59 dit

        manquerais plus qu’un candidat estampillé “banlieue”

        • 27 Mars 2017 à 14h12

          steed59 dit

          oups j’ai oublié qu’il y avait benoit hamon

    • 27 Mars 2017 à 13h40

      steed59 dit

      “Jean Lassalle est un fils de France.”

      C’est pas lui qui avait chanté en béarnais à l’Assemblée ?

    • 27 Mars 2017 à 12h10

      gnu dit

      J’ai lu le livre de Jean Lassalle et j’avais déjà beaucoup aimé.
      J’aime beaucoup cette belle personne, qui a eu on s’en rappelle le courage de faire une grève de la faim à l’assemblée.
      Merci M. Lassalle d’exister, on vous aime.

    • 27 Mars 2017 à 11h39

      Sancho Pensum dit

      “Sur les neuf dixièmes du territoire français, depuis quelques années, le téléphone portable ne passe plus”
      Neuf dixièmes ????
      Et “ne passe plus” signifie que la situation a empiré… ????
      Je l’aime bien Lassale. En voilà un qu’on ne soupçonnerait pas de s’être fait payer un costard à 7000 boules, mais est-on bien sûr qu’au 21ème siecle, la priorité soit de reconstruire la France des départements et des adductions d’eau ? 

    • 27 Mars 2017 à 11h31

      clark gable dit

      On ne reviendra plus dans cette société des années 50 ou tout se passait tranquillement avec de surcroit aucune taxe et impots ( ou presque ) a régler ce qui permettait a tous les petits commerces, artisans et autre paysan de survivre méme quand ils ne gagnaient pas grand chose
      Promettre un retour vers ce passé c`est tromper les électeurs ou alors c`est ce Lasalle qui manque de lucidité et ne connaît pas la réalité économique actuelle

    • 27 Mars 2017 à 11h10

      keg dit

      Faut-il choisir entre l’honnêteté montagnarde ou à la crapulerie en plaine et pleine connaissance de cause (à effets désastreux)?

      Donnez vous la peine de vérifier (surtout quand on vous en donne les moyens, gratuitement) avant que de jeter l’eau du bain… ! Merci au nom de l’intégrité de choix en connaissance de cause.

      http://wp.me/p4Im0Q-1C4

    • 27 Mars 2017 à 10h55

      chercheur dit

      Je vais voter Lassale

    • 27 Mars 2017 à 10h10

      Estela dit

      A défaut d’être président, il devrait impérativement être président du Sénat. 
      Oh, oui, je suis d’accord avec M. Lasalle, la Datar faisait un travail au service des usagers.
      La loi Notre ne fait que créer des coquilles vides qu’il faut peupler de fonctionnaires territoriaux dont les missions ne servent pas les citoyens, mais l’existence sert le mandarinat de recyclage d’élus inutiles

      • 27 Mars 2017 à 23h31

        munstead dit

        Le Sénat étant une assemblée à peu près  inutile, il serait en effet à sa place. Demandez à Raffarin ce qu’il en pense…

    • 27 Mars 2017 à 9h48

      Flo dit

      Je me demande si je ne vais pas voter Lassalle. 

    • 27 Mars 2017 à 9h47

      hoche38 dit

      Au delà du bon sens, de la chaleur et du réalisme évident du personnage, j’ai été frappé par un propos récent de Jean Lassalle: il nous parlait d’un temps où “l’administration était BIENVEILLANTE”! N’est ce pas le fond du problème?

      • 27 Mars 2017 à 11h29

        isa dit

        ?
        Restez chez vous bien au chaud, ce sera à peu près aussi utile.
        Ou faites la grève de la faîm.
        Nan mais c’est vrai il est gentil et certainement honnête…  

      • 27 Mars 2017 à 11h34

        isa dit

        Eh bien je viens d’être retraite et j’ai eu à faire à des gens d’une telle gentillesse que j’ai cru au début que leurs appels téléphoniques c’était une blague.
        Eh bien je peux vous dire que je fais une super pub pour la Ccnav.
        Comme j’étais en retard, un tres jeune homme ( je précise pour Steed, il n’avait pas ma photo) est venu chez moi pour chercher le papier manquant pour que je sois dans les délais.
        Depuis, j’en censé le service public français ( à côté d’un abruti d’ Orange, ça fait du bien). 

    • 27 Mars 2017 à 9h03

      Habemousse dit

      Je ne sais si ce monsieur a les qualités d’un homme d’état, ce dont je suis certain c’est qu’il est un raconteur né : voir sur Youtube « son premier enterrement en tant que Maire » : à mourir de rire.

      Quel personnage ! 

      • 27 Mars 2017 à 9h09

        Habemousse dit

        ” l’Etat, le département et la commune suffisent.”

        Et plein de bon sens en plus ! 

        • 27 Mars 2017 à 14h13

          munstead dit

          Du bon sens? Au mieux la connerie. Pardon pour cette trivialité, mais voir encensé un tel benêt réactionnaire rural est quand même stupéfiant. Dans deux semaines, il va nous mettre en chanson (et en béarnais) du Barrès et du Maurras.