Jamais sans mon chien
Et si on euthanasiait la SPA ?
Publié le 06 décembre 2008 à 13:36 dans Société
Ce mercredi-là commence par un coup de fil : on m’apprend que mon chien m’attend au refuge SPA du coin, il avait été ramassé alors qu’il divaguait sur la voie publique.
Je tente de contrôler mon agacement à l’idée de prendre mon camion pour aller chercher ce couillon qui “divaguait” juste devant chez moi et je remercie très courtoisement mon interlocutrice ; et j’ajoute, (qu’est-ce qui m’a pris ?) que nous sommes, mon chien et moi, un couple libre, qu’il a pris l’habitude de sortir seul et qu’il n’était pas perdu. Mais merci encore.
Le problème avec ces bonnes femmes bénévoles, désœuvrées et mal… disons honorées, enfin qui n’ont plus rien à se mettre, c’est leur besoin de faire la morale au mâle laxiste qui se cache derrière la liberté pour fuir ses responsabilités. Quand elles en tiennent un, il est bon pour le sermon voire pour la zonzon. Une fois sur place pour récupérer le fuyard, je n’y coupe pas. Monsieur, laisser son chien seul dans la rue c’est mal, c’est puni par la loi et la prochaine fois elle pourrait porter plainte, l’emmener à la fourrière et que ça pourrait me coûter 30 000 euros d’amende et 6 mois de prison.
Je tente d’expliquer qu’il n’a jamais mangé de bébé ou alors pas devant moi. Mais va faire comprendre à ces bonnes sœurs qui sauvent la vie d’animaux à qui elles coupent les couilles que c’est un chien anarchiste qui n’a pas besoin d’être attaché pour rester avec son maître, pardon son compagnon humain. Comme on dit de nos jours, il est autonome, quoi.
Va leur dire à ces quiches zoophiles que je n’ai pas de leçons d’éducation à recevoir et que ma méthode qui consiste à faire des allers-retours entre laxisme complet et tout-répressif, je l’ai mise au point sur mes gosses et qu’elle marche très bien sur mon chien.
Va leur expliquer à ces trumeaux qui rêvent de mettre une laisse à tout ce qui a une queue, qu’on est libres, nous, et qu’on prend le risque de se faire écraser par un 38 tonnes plutôt que de passer nos vies à la niche, devant un os en plastique ou Télérama. On est comme le loup de la fable : on ne veut pas la trace du collier.
Ces petites mises au point achevées, je repars avec mon cabot et sous les menaces d’une plainte en justice. Je ne laisse même pas l’amie des bêtes aller au bout de son réquisitoire suraigu, en lui expliquant, posément mais fermement, que, n’étant pas son mari, je ne lui reconnais aucune légitimité à mes les briser plus longtemps.
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L'auteur
Cyril Bennasar est menuisier.
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Ludovic Lefebvre dit
Oui, Expat, je suis remonté, mais pas très. Il en faut heureusement bien plus.
Ludovic Lefebvre dit
Mon chien est noir et attiré par les caniches abricots_ ce n’est même pas pour avoir des papiers, il les a déjà_. Je ne comprends pas l’hostilité faite à cet obsédé de cleps (le maître, je comprends) vu que ce satané animal est un gauchiste, un prométissage. Hé oui, les gogos, vous êtes entrain de vous en prendre à l’un des vôtres comme quoi vos indignations partent dans tous les sens.
Le nom ne fut pas choisi par moi, aussi je vais le rebaptiser Obama.
En tout cas, j’aime baucoup ce petit chien, preuve que je suis ouvert d’esprit et que vous, vous ne l’êtes toujours pas. Comme quand vous disiez : “une seule école, l’école laïque” en manifestant pendant que les cathos exprimaient : “le choix de l’école, une liberté.”
Autre réflexion sur la SPA où j’ai acheté mon chien, j’ai eu le droit à une visite de contrôle pour voir s’il était bien traité. Encore un oeil sur la vie privée !
Décidément, très bon article !
expat dit
Ludovic, je vous sens bien remonté, avec raison. Je pense que le problème en général est quand vous avez en face de vous des gens qui n’ont aucun inquiétude par rapport a leur travail – qu’il s’agit de fonctionnaires, de bénévoles et de je ne sais pas quoi d’autres. Heureusement ils ne sont pas tous comme ça, malheureusement il y en a beaucoup comme ça. Mais je pense sincèrement que cela ne vient pas des gens, mais de l’état français, sclérosé à mort..
Ludovic Lefebvre dit
Cet article est très bien, car il démontre comment des gens de nos jours se croient autorisés de faire des cours d’éducation, de morale et accessoirement s’occuper de la vie privée d’autrui. Ce qui devrait être sous l’autorité de l’Etat se retrouve systématiquement délégué à une pléthore d’associations incompétentes et c’est le désastre. Qu’il est impoli, inconvenant de rentrer dans la vie privée de l’autre sans y être convié.
expat dit
JKB – aucun problème que vous ne soyez pas en accord avec cet article, (et je dois dire, pour moi, il a peu d’intérêt si ce n’est que la relation entre la dame de la SPA et l’auteur – et les commentaires qu’on peut faire sur les gens – bénévoles ou fonctionnaires ou autres qui tiennent des petits pouvoirs et qui les tiennent bien) donc discutons-en ! (si vous voulez bien supporter mon français limité – je trouve un tel style ici que parfois je ne comprends rien sans ma dictionnaire : wordreference.com bien sur)
JKB dit
expat : “Il me semble que ce fil est devenu (pour le plus part) une série d’insultes entre personnes”
Et moi il me semble que l’article lui même était une série d’insultes : “bonnes femmes mal honorées” “ces bonnes sœurs qui coupent les couilles” “quiches zoophiles” “trumeaux” “aucune légitimité à mes les briser”…
Moi cet article me fait inmanquablement penser au “blues du dentiste” de Salvador et Vian : “J’suis pas journaliste, j’suis menuisier, entre voisins faut s’entraider, hou là là”
Faut dire que chez Causeur, il sont en grande réunion pour élaborer une stratégie pour ne pas parler d’Hébron et de ses pogroms.
martin stéphanie dit
Ces dames sont devenus comme ça parce qu’elles en ont marre d’avoir en face d’eux des irresponsables qui prennent des animaux comme ils achètent des jouets aux gosses pour s’amuser
Arrêtez de tout rapporter à l’être humain , nous ne sommes pas seuls
dom dit
Quel goût pour le grave, quelle passion pour le drame ! Les aboyeurs dopés à la moraline qui sévissent à l’encontre de Bennasar et des causeurs réjouis par son texte sont pourtant passés à côté de l’essentiel : ” Va leur dire à ces quiches zoophiles que je n’ai pas de leçons d’éducation à recevoir et que ma méthode qui consiste à faire des allers-retours entre laxisme complet et tout-répressif, je l’ai mise au point sur mes gosses et qu’elle marche très bien sur mon chien.” Ca mérite bien un appel de dénonciation à enfance en danger ça, non ?
A lire ces indignés étranglés de rage, qui face aux machistes, qui face aux étrons canins, on se demande si l’école n’a pas aussi renoncé à faire découvrir l’humour et le rire à ses élèves ; le second degré, vous connaissez ?
expat dit
Odilon, c’est exactement ce que je voulais exprimer, l’ambiance se détériore et c’est dommage. Parce que à force d’essayer de faire le tri entres les insultes et les commentaires intéressants, on se lasse..
Odilon dit
Vous êtes la voix de la raison, expat. Mais comme vous le savez, nulle autre voix ne rencontre autant de surdité. L’insulte est tellement plus facile que le raisonnement. La solution est sans doute de les ignorer, mais cela demande une dose de zenitude qui n’est pas évidente à préserver. Et puis, on vient dans ce salon pour le plaisir de discuter sur des articles intéressants. Or, dans cette ambiance, le plaisir disparaît vite.
expat dit
peut-être, peut-etre pas, mais je pense que je dois avoir le droit de ne pas être toujours d’accord avec vous sans que vous sortiez les bats de baseball verbaux ? Je pars sur l’idée qu’on peut être d’accord de ne pas être d’accord (‘let’s agree to disagree’) ce qui nous laisse libre de défendre nos points de vus avec des faits, des expériences, etc. Non ?
Raymond dit
A la décharge (si jose dire après le récit des exploits du hardeur Miniloup), à la décharge donc des intervenants, il faut reconnnaître que le texte de départ n’encourageait pas à la philosophie.
expat dit
@odilon
Je suis d’accord avec vous, ce n’est pas évident. Mais voilà un bon sujet à débattre…
expat dit
non non Ours, ce n’est pas à vous. Jamais ! Certains perdent leur sang froid, et je pense que quand on perd son sang froid pour des attaques personnelles, vaut mieux les ignorer…
Odilon dit
@ expat
Mais comment installer un salon au milieu de cette Commune Permanente qu’est internet? La question reste posée.
L’Ours dit
Expat,
j’hésite…
non! ce n’est pas à moi que vous vous adressez! Il est trop évident que mon message n’est pas au premier degré. Comme il vient juste après mon post, j’ai eu un doute.
expat dit
Il me semble que ce fil est devenu (pour le plus part) une série d’insultes entre personnes – je n’appelle pas ça un salon. Je n’appelle pas ça un débat. Peut-on revenir aux idées ? Peut-on débattre entre nous intelligemment sans les attaques personnelles ? Sinon tout le site perds un peu de son intérêt, et c’est dommage.
L’Ours dit
C’est pas drôle Ludovic,
un jour il y a eu un petit voyou de quartier qui a embarqué ma petite Bichon qui est rentrée bien tard, et pas accompagnée par une gentille dame de la SPA.
Il a fallu trouver des familles d’acceuil pour les trois petits noirs et blancs et quand j’ai retrouvé le fautif, il n’a pas assumé!
Vous êtes un mauvais exemple pour toute la gent canine!
C’est à désespérer!
Pirée dit
Le chien de Monsieur Lefebvre a peut-être tiré un bon coup, mais compromis la lignée de la caniche. Les connaisseurs en généalogie canine appellent ça : imprégnation. Une portée de corniauds, les suivantes gâchées. Car les chiennes baisent pendant leurs périodes de fécondité. Que voulez-vous? Ce ne sont que des bêtes!
Odilon dit
Bah, il y a pire que les amies des bêtes: les amis des analphabètes.