Affaire Bensoussan: la Licra répond | Causeur

Affaire Bensoussan: la Licra répond

La lettre d’Alain Jakubowicz

Auteur

Alain Jakubowicz
Président de la Licra

Publié le 03 février 2017 / Société

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Alain Jakubowicz, Lyon, janvier 2012. SIPA. 00629937_000002

Cher(e)s Ami(e)s,

Ce qu’il convient désormais d’appeler « l’affaire Bensoussan » a donné lieu, depuis des semaines, à de vives controverses et à de nombreuses (parfois violentes) prises de position dans la presse ou par le biais des réseaux sociaux. D’aucuns ont cru bon d’instruire un autre procès, celui de la Licra, en raison de sa présence parmi les parties civiles et de s’ériger en précepteurs de morale antiraciste, distribuant des brevets d’honorabilité et de respectabilité.

Que ce type d’affaire suscite des interrogations et des réactions est une chose normale. Mais ce serait outrage que d’en débattre en quittant les chemins de la vérité et de l’honnêteté intellectuelle. Défendre nos valeurs universelles, c’est aussi agir avec une certaine idée de l’éthique et de la responsabilité.

Le moment est venu de « remettre l’église au milieu du village » et de s’attacher à regarder cette affaire pour ce qu’elle est véritablement et non pour ce que certains voudraient qu’elle soit.

La première question est de savoir comment Georges Bensoussan s’est retrouvé devant la 17ème chambre du Tribunal Correctionnel de Paris pour « provocation à la haine raciale ». Son procès, il le doit au Procureur de la République de Paris, qui l’a cité à comparaître pour répondre des propos suivants tenus sur les ondes de France Culture au mois d’octobre 2015 : « Aujourd’hui nous sommes en présence d’un autre peuple qui se constitue au sein de la nation française, qui fait régresser un certain nombre de valeurs démocratiques qui nous ont portés… Il n’y aura pas d’intégration tant qu’on ne sera pas débarrassé de cet antisémitisme atavique qui est tu, comme un secret. Il se trouve qu’un sociologue algérien, Smaïn Laacher, d’un très grand courage, vient de dire dans le film qui passera sur France3 : « c’est une honte que de maintenir ce tabou, à savoir que dans les familles arabes, en France, et tout le monde le sait mais personne ne veut le dire, l’antisémitisme, on le tète avec le lait de la mère. ». »

Georges Bensoussan peut répéter à l’envi avec ses soutiens, à longueur de tribunes et d’interviews, qu’il a été poursuivi par le collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), cela ne correspond pas à la vérité. Le CCIF a opéré un simple signalement au Parquet. Celui-ci disposait de la possibilité d’y donner suite ou pas. C’est donc à la requête du Ministère Public et non pas de telle ou telle association que ce procès s’est tenu.

La seconde question est de savoir ce que devait faire la Licra. Cette question s’est posée au lendemain de l’émission de France Culture. Interrogée, la Commission Juridique a considéré que les propos visés étaient susceptibles de tomber sous le coup de la loi. Le Bureau Exécutif a cependant alors estimé qu’il convenait d’attendre les suites qui seraient données à cette affaire par le Parquet. Le sujet a donc à nouveau été évoqué lorsque nous avons appris que celui-ci avait pris l’initiative des poursuites. Il convient à cet égard de rappeler la jurisprudence de la Licra qui consiste à se joindre au Ministère Public lorsque celui-ci poursuit pour des faits de racisme ou antisémitisme. Nous avons suffisamment dénoncé la frilosité du Parquet en la matière pour ne pas nous joindre à lui quand il demande l’application de la loi. Nous le faisons bien sûr avec le discernement nécessaire, dans le respect scrupuleux tant de l’histoire de notre association que de ses statuts et de son objet social.

En la circonstance, eu égard à la personnalité de Georges Bensoussan et à l’œuvre qui est la sienne, le Bureau Exécutif a décidé de prendre contact avec lui pour lui demander de dire publiquement, ce dont il a d’ailleurs convenu à l’occasion d’une rencontre avec certains d’entre nous, qu’il regrettait ses propos et que son intention n’était pas de généraliser et d’essentialiser « les familles arabes », mais seulement de dénoncer un phénomène qui gangrène le monde arabo-musulman. Nous souhaitions également qu’il présente ses excuses à ceux qui avaient pu mal comprendre ses propos et qui en étaient terriblement blessés, comme c’est le cas de beaucoup de nos amis parmi les membres de la Licra et au-delà. Les contacts que nous avons pris directement et indirectement avec lui ont été doublés de la lettre ouverte que je lui ai adressée. L’intéressé a opposé une fin de non recevoir tant à nos demandes qu’à celles de nos missi dominici. Dès lors, et en exécution de la décision prise par le Bureau Exécutif, nous avons estimé qu’il n’était pas possible à la Licra d’être absente de ce procès.

La troisième question est de savoir si la Licra se serait, comme certains le prétendent « déshonorée » en se constituant partie civile « aux côtés » du CCIF. La réponse est simple : si la Licra devait renoncer à être présente, au tribunal, dans les affaires racistes et antisémites, au regard de la qualité des autres parties civiles, alors il faudrait dissoudre immédiatement notre Commission Juridique. Etre partie civile, ce n’est pas épouser les thèses de ceux qui sont assis sur le même banc.

En suivant cette logique, la Licra aurait-elle dû renoncer à défendre ce septuagénaire musulman laissé pour mort après une agression raciste près de Rouen parce que le CCIF avait décidé d’être présent au procès ? La Licra aurait-elle dû se taire quand Marine Le Pen comparait les prières de rue à l’occupation, au prétexte que le même CCIF tentait de vendre sa rhétorique victimaire infâme ? La Licra aurait-elle dû refuser de défendre ses valeurs parce que les Indigènes de la République se présentaient à certaines audiences, guidés par un opportunisme qui ne dupe personne ?

De la même manière, la Licra aurait-elle dû se résoudre à ne pas demander réparation dans toutes les affaires de racisme antiblanc, en raison de la présence régulière d’associations d’extrême droite ? Personne, parmi la génération spontanée de contempteurs de la Licra, ne trouvait alors la situation déshonorante et je n’ai pas souvenir qu’Alain Finkielkraut, en pointe sur ces sujets, se soit ému d’une telle situation. Dire de la Licra qu’elle se serait déshonorée en se constituant partie civile aux côtés d’associations infréquentables, serait aussi malhonnête que prétendre que Georges Bensoussan serait un suppôt du Front National parce que Louis Aliot lui a témoigné son soutien et sa sympathie à l’occasion de son procès.

On ne combat pas le racisme et l’antisémitisme en désertant le terrain et en le livrant à ses adversaires. La lutte contre la haine exige de mettre les mains dans le cambouis. C’est évidemment moins facile que de se draper dans une forme d’indignation sélective.

La quatrième question est de savoir ce qu’a réellement été le rôle de la Licra dans ce procès. Plutôt que de se livrer à des accusations indignes, celles et ceux qui se déshonorent eux-mêmes en traînant la Licra dans la boue, auraient été inspirés d’assister à la plaidoirie de notre avocate, Sabrina Goldman, que je tiens ici à remercier pour avoir tenu, avec compétence et dignité, la place qui devait être la nôtre dans ce procès. Georges Bensoussan lui-même, au terme des débats, a fait la part des choses entre les parties civiles. Sans excès ni anathème, Sabrina Goldman a expliqué les raisons pour lesquelles la Licra ne pouvait pas être absente de ce débat sans renier sa raison d’être. Ce n’était évidemment pas l’œuvre de l’historien Georges Bensoussan, très largement reconnue, qui était en cause. Il ne s’agissait pas non plus de sonder les âmes et les cœurs afin de savoir s’il est ou non raciste. Il ne s’agissait pas davantage d’instruire, comme l’aurait voulu le CCIF, un procès en « islamophobie », concept que la Licra combat avec la dernière énergie. La seule question qui était posée au Tribunal était de savoir si Georges Bensoussan avait « franchi la ligne jaune » en tenant les propos globalisants qui lui valaient sa citation à comparaître. Notre avocate n’a évidemment pas manqué de faire observer que le CCIF avait dévoilé son vrai visage, celui d’une association baignant dans le déni effroyable de l’antisémitisme, à l’instar de cette sociologue, qu’il a fait citer à la barre, et qui a expliqué que la haine des juifs qui sévit dans certains quartiers relevait du simple « ressentiment. » Loin de le regretter, nous devons être fiers que la Licra ait pu être là pour marquer sa singularité et témoigner de son refus de voir écraser nos valeurs universelles sous la pression d’une quelconque tenaille identitaire.

Nous savons mieux que quiconque, à la Licra, les dangers du fléau de l’antisémitisme qui gangrène certains quartiers. Nos militants qui interviennent chaque jour devant des élèves en savent quelque chose. Les pouvoirs publics ont trop longtemps sous-estimé ce phénomène qui sert de terreau à la radicalisation et à l’islam politique. Mais ramener « toutes les familles arabes » à cette réalité est aussi injuste que mensonger et conduit à aggraver les tensions et les divisions de notre pays en faisant le lit de collectifs victimaires et communautaristes hostiles à nos valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité. Ce n’est pas ainsi que la République retrouvera les territoires qu’elle a malheureusement perdus depuis longtemps.

La Licra est fidèle à ses origines et entend le rester. Elle trace une voie, singulière, celle de ses fondateurs et de leurs continuateurs. Certains cette semaine ont vainement tenté de convoquer son histoire. Pour le faire utilement, encore faut-il la connaître. Bernard Lecache, notre Président fondateur, aimait à rappeler dans ses discours ce principe simple : « qui se tait ici après avoir crié là mérite le mépris. » Nous avons toujours su à la Licra qu’on ne lutte pas contre l’antisémitisme sans lutter contre le racisme, et inversement. Telle est la ligne de la Licra, une et indivisible. Nul ne nous y fera déroger.

Fidèlement.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 7 Février 2017 à 20h56

      Simon Néhmé dit

    • 7 Février 2017 à 20h32

      Ganzo dit

      Certes on ne peut suspecter la LICRA de fascisme mais bien de totalitarisme (assumé).

    • 7 Février 2017 à 11h15

      Danper dit

      La LICRA a appris beaucoup des Jésuites. Toutes ces associations qui sont dépositaires du BIEN ont toujours raison et même les plus honnêtes d’entre elles n’admettent jamais d’erreur. Je fais partie de la société civile et ne veut pas que ces organisations disent me représenter. Quant à la Justice, elle a de plus en plus tendance à justifier les malfrats au lieu de défendre les victimes. J’écris ces mots sachant que dans peu de temps ce sera malheureusement impossible si un coup de barre sérieux n’est pas donné pour “remettre l’église au milieu du village” comme l’a si bien dit M. Jakubowicz dans ses explications peu convaincantes.

      • 7 Février 2017 à 14h33

        AGF dit

        “Peu convaincantes”… C’est le moins qu’on puisse dire. Il se fout ouvertement du monde?

    • 6 Février 2017 à 17h20

      lafronde dit

      Nous avons l’honneur de pouvoir répondre à un plaidoyer de l’action de la Licra par son Président. Profitons-en.

      En résumé le Parquet poursuit un universitaire qui rapporte un anti-sémitisme culturel et familial traditionnel chez les arabo-musulmans. La Licra embraye, au côté du CCIF. La Licra n’adment pas l’assignation d’une ethnie à un comportement courant. Point rassurant la Licra ne cautionne pas le conncept d’islamo-phobie. Ouf !

      Il se trouve que le chef d’inculpation est l’incitation à la haine ». D’où une assignation même fausse ou fautive d’une ethnie à un comportement, serait une incitation à la haine ?

      On conçoit qu’à la marge pour des musulmans occidentalisés, républicains, cette assignation soit dépréciative, mais la Presse et les medias sont libres de témoigner en sens contraire et rétablir l’accroc à la bonne réputation de leur communauté.

      Le Parquet commet donc une faute de jugement, puisqu’il n’y a nul préjudice en face d’une poursuite judiciaire. C’est la démonstration du Progressisme. Le Parquet qui procède au titre d’une Loi progressiste à l’incitation d’association progressiste, met en oeuvre une Loi des suspects. Nul n’est à l’abris de cette tyrannie qui fait le lit du concept d’islamo-phobie et bientôt de l’islamisation, grâce au Grand remplacement migratoire en cours.

      • 6 Février 2017 à 17h23

        lafronde dit

        Suite
        Pourquoi la Loi Pleven est injuste et progressiste ? Elle repose sur une analyse erronée de l’Histoire. Un historiquement correct justement déconstruit par l’historien Jean Sévilla.

        Dans l’Allemagne des années 1920-30 ce n’est pas l’anti-sémitisme qui fait la montée du nazisme, mais la volonté de revanche du Reich de Weimar, la suite de la crise de 1929 : retrait des capitaux et protectionisme américains, la politique austéritaire de Weimar, avec huit millions de chômeurs allemands !

        C’est l’intimidation, et non le libre suffrage qui aide Hitler à prendre le pouvoir absolu. Quant à la Guerre, le pacifisme coupable des élites politico-militaires de la IIIe République a précisément amené la Guerre, la défaite, l’occupation, la déportation.

        Les musulmans d’aujourd’hui : deux milliards d’âmes, cinquante Etats coordonnées dans l’OCI et la Ligue Islamique, appuyés par la superpuissance pétrolière et financière ne sont pas des déshérités et encore moins des désarmés ! Les comparer aux juifs désarmés d’Europe centrale des années 1930 est une escroquerie !

        La Magistrature française se prévaut d’un Loi progressiste pour faire Justice d’un préjudice impersonnel et introuvable. Son inculpé à travers ce chercheur universitaire c’est tout simplement l’Esprit libre de la France traditionnelle. Une République progressiste contre la Patrie, la Nation, son Peuple. 

    • 6 Février 2017 à 13h48

      Liamone dit

      la Licra a perdu son honneur. Le Charabia de son porte parole est une insulte à la République. Employer des termes aussi désastreux pour tenter de justifier la présence de la LICRA dans une telle forfaiture est pitoyable. Il y a la vérité nue et cruelle. Celle de l’antisémitisme instillé dès la naissance à l’extrême droite comme dans les communautés arabes. Tout ce que raconte le porte parole de la LICRA est honteux et déshonorant.

    • 6 Février 2017 à 1h38

      jcm dit

      C’est du terrorisme intellectuel , du muselage, de la menace par la justice pour attaquer des gens qui ont dit la vérité. de la merde en pot qui se campe en honneteté intellectuelle; ecoeurant.
      la licra est une honte.

    • 5 Février 2017 à 18h16

      snowy dit

      Ce n’ est pas la peine de se prendre la tête l’argeb
      l’argent coule à flot et la L’Icra veut sa part du gâteau au miel ! dégoûtant …. 

    • 5 Février 2017 à 15h46

      Sancho Pensum dit

      Bravo monsieur Jakubowicz pour l’action de votre association et pour votre objectivité et votre cohérence intellectuelle !

      • 5 Février 2017 à 15h49

        mogul dit

        Le jour où la LICRA poursuivra le PIR on pourra parler de cohérence.
        Pour ce qui est de l’objectivité, en dehors de la caisse de son assos… 

        • 5 Février 2017 à 20h50

          Sancho Pensum dit

          Vous retardez Mogul. La Licra a dénoncé officiellement le camp organisé par des proches de la mouvance PIR et réservé aux gens victimes du racisme d’Etat (cad aux non-blancs). Et s’est également déjà constituée partie civile dans un procès de racisme anti-blanc.

    • 5 Février 2017 à 9h40

      Villaterne dit

      Ce que ne veut pas comprendre Mr Jakubowicz, c’est qu’il n’est pas fait reproche à la LICRA de contester les propos de Mr Bensoussan (chacun ses idées), mais de le faire dans un tribunal.
      ARON plutôt que Vychinski !
      Ce que ne veut pas comprendre Mr Jakubowicz, c’est que nous sommes nombreux à estimer que ces ligues antiracistes sont en train de rétablir le délit d’opinion dans notre démocratie sous prétexte que certaines sont jugées fausses et dangereuses. Quand on met une « ligne jaune » à la pensée et aux idées, nous ne sommes plus dans une démocratie.
      Enfin ce que ne veut pas comprendre Mr Jakubowicz, c’est que nous sommes tous de l’avis de Pierre Desproges et que nous croirons à votre action lorsque vous mettrez un « s » à RACISME.

      • 5 Février 2017 à 10h14

        AGF dit

        @ Villaterne
        C’est beaucoup plus simple que cela. Ils tiennent à leur statut de notables : ils hurlent avec les loups du temps présent. Qu’ils prennent une position un tant soit peu objective sur la réalité des exactions,dés délits et des crimes commis quotidiennement par la population musulmane blanche ou noire, et les portes de l’ Elysée ou des palais ministériels où ils ont leur rond de serviette se fermeront. Alors ” y’a pas photo”. Qu’est-ce qu’on a foutre des petits juifs qui ne peuvent plus mettre les pieds à l’école publique et qui dans certains quartiers A PARIS CHEZ MME HIDALGO ne peuvent même plus marcher dans la rue.
        Ascolovicz fait le beau chez la perruche Elisabeth Quin (Arte 28′), Jacubowicz a un cabinet florissant. De quoi les Juifs se plaignent-ils , alors qu’on a tellement à faire avec “l’islamophobie” dont se croient victimes les terroristes musulmans qui peuplent maintenant les territoires définitivement perdus de la République .En particulier la Ville de Trappes dont M.Hamon est le maire (il serait plus juste de dire l’otage).

        • 5 Février 2017 à 11h30

          Flo dit

          Ils cherchent, avec leur méthodes injustes, avec leur deux poids deux mesures à la puissance 4 à faire monter la haine,à diviser.  

    • 5 Février 2017 à 1h53

      Charles Liroquois dit

      Des généralités, de la langue de bois, rien sur la position de la LICRA dans cette affaire.

      Quel groupe serait essentialisé et accusé de quoi Mr Jacubowicz selon vous ?
      Si ces propos sont scandaleux pourquoi poursuivre celui qui les rapporte et pas l’auteur ?

      On en sera rien, il n’en sait rien lui même, la LICRA se porte partie civile pour poser la question.

      “La seule question qui était posée au Tribunal était de savoir si Georges Bensoussan avait « franchi la ligne jaune » en tenant les propos globalisants qui lui valaient sa citation à comparaître.”

      A noter la couleur de la ligne habituellement rouge qui est passée au “jaune”, bientôt elle sera transparente…

      En ne répondant pas aux questions Mr Jacubowitz, vous laissez à d’autres le soin de le faire pour vous.

      Si l’auteur des propos n’est pas devant la justice, c’est que ce n’est pas le fond mais la forme qui est devant le tribunal.
      Comme dit Jacques-Tarnero dans l’article du 4 Mars c’est le procès d’une métaphore…pitoyable.

      Pour résumer un article qui botte en touche, et confirme la faillite intellectuelle et morale de la part de la LICRA dans cette affaire, une faillite dont je doute qu’elle puisse s’en remmettre.

    • 5 Février 2017 à 1h33

      Charles Liroquois dit

      Des généralités, de la langue de bois, rien sur la position de la LICRA dans cette affaire.

      Quel groupe serait essentialisé et accusé de quoi Mr Jacubowicz ?
      Si c’est propos sont scandaleux pourquoi poursuivre celui qui les rapporte et pas l’auteur ?

      On en saura rien, il n’en sait rien lui même, puisque le seul rôle de la LICRA dans cet affaire c’est de poser une question au Tribunal:

      “La seule question qui était posée au Tribunal était de savoir si Georges Bensoussan avait « franchi la ligne jaune » en tenant les propos globalisants qui lui valaient sa citation à comparaître.”

      La couleur de la ligne qui devait être rouge est passée au jaune…bientôt Mr Jacubowicz demandera au tribunal si la ligne transparente a été franchi par Mr Bensoussan.

      Bref la LICRA termine probablement sa longue histoire avec ce procès et ce pitoyable article.

    • 4 Février 2017 à 20h25

      Mouah dit

      @ Flo et aux “Causeurs” qui ont répondu à mon “3 Février 2017 à 21h33″ :

      Et encore, à la LICRA je n’ai eu affaire qu’au planton de service (OmG, pourvu qu’y croient pas que “planton” est une injure raciste !:).

      Lorsque j’ai appelé le MRAP, en revanche, on m’a passé le service juridique. Et là, ma question benoîte : “Je voudrais savoir si le MRAP a porté plainte contre H. Bouteldja pour ses propos, etc. ?” a suscité l’échange suivant :

      - MRAP (sur un ton très agressif) : qui êtes-vous, Madame ? Que cherchez-vous ?
      - Moi (ton naïf :) : je suis une simple citoyenne, une sous-chienne, quoi, qui voudrait savoir si, etc.

      Là-dessus, mon interlocuteur a raccroché.

      P.S. : moi aussi, j’ai adoré votre “classement”, Flo ! :)

      • 4 Février 2017 à 20h28

        Mouah dit

        A l’époque, le no. du service juridique du MRAP était le 01 53 38 99 94/95.

        A vos téléphones !:) J’ai appelé plusieurs fois, pour cette affaire ou pour d’autres, y compris pour demander le montant de leurs subventions publiques.

      • 5 Février 2017 à 8h40

        malinamodra dit

        tres bien! vous avez fait ce que chacun devrait faire
        Jacubowicz cite le fondateur de cette officine
        “qui se tait ici après avoir crié là mérite le mépris”
        Il ne faut pas se priver de suivre ses conseils: harceler ces ordures partout et tout le temps

      • 5 Février 2017 à 11h20

        Flo dit

        Bonjour Mouah,
        mon classement vous a fait rire parce qu’en fait ça marche réellement comme ça. Tout le monde le sait, même si c’est tabou.
        J’ai tout de même oublié la catégorie qui est vraiment supérieure. Ce n’est pas l’arabe musulman, ce sont ceux qui sont aux manettes de tout ça Ceux qui instruisent les procès, qu’ils soient médiatiques ou juridiques. Le fameux “camp du bien”, les Intouchables dont la Licra est un instrument. Ceux qui ont le pouvoir et qui s’amusent à nous monter les uns contre les autres pour continuer à l’exercer. Le CCIF a décidé de se faire une place dans le camp du bien avec pour objectif d’en prendre peu à peu le pouvoir.

        • 5 Février 2017 à 11h35

          Mouah dit

          Ca m’a fait rire jaune, en fait :)
          Le but du CCIF, c’est l’intimidation. C’est faire de nous des dhimmis sans avoir besoin de tirer un coup de feu (quoique…).

        • 5 Février 2017 à 11h55

          Flo dit

          Mouah, je suis d’accord.et quand je vois que la licra court après le CCIF, le me dit que celui-ci est en train de gagner.  La licra, c’est une bande d’idiots utiles du CCIF. 

    • 4 Février 2017 à 17h09

      malinamodra dit

      On appréciera tout particulièrement ce passage
      En la circonstance, eu égard à la personnalité de Georges Bensoussan et à l’œuvre qui est la sienne, le Bureau Exécutif a décidé de prendre contact avec lui pour lui demander de dire publiquement, ce dont il a d’ailleurs convenu à l’occasion d’une rencontre avec certains d’entre nous, qu’il regrettait ses propos et que son intention n’était pas de généraliser et d’essentialiser « les familles arabes », mais seulement de dénoncer un phénomène qui gangrène le monde arabo-musulman. Nous souhaitions également qu’il présente ses excuses à ceux qui avaient pu mal comprendre ses propos et qui en étaient terriblement blessés, comme c’est le cas de beaucoup de nos amis parmi les membres de la Licra et au-delà. ”

      Dans les procès staliniens, que ce soit à Moscou en 36 ou en 1951 avec Slansky et Clementis (voir l’Aveu), on demandait toujours aux accusés de reconnaître qu’ils avaient eu tort et , une fois qu’ils l’avaient fait publiquement, on leur collait une balle dans la nuque.
      Alors Jakubowicz ne doit pas être comparé à Vychinski mais le procédé est le même et infirme à lui seul toute son argumentation.
      Ce qui compte dans cette affaire, ce n’est pas la condamnation c’est…l’Aveu ! Car cet aveu constitue un avertissement à la piétaille de la fachosphère qui serait tentée d’imiter Bensoussan. Oui il y a une différence: Vychinsly travaillait pour Staline, Jakubowicz prête main forte aux complices du terrorisme islamique
      Il en pense quoi Crassepoutine de cette référence ad Stalinum ?

      • 4 Février 2017 à 17h34

        i-diogene dit

        Quand c’est pas Hitlérien, c’ est stalinien..:

        - Toujours cette référence éculée et pleurnicharde à la Shoah-Business..!^^

        Si Bensoussan avait fait des excuses publiques, la LICRA se serait abstenue de se porter partie civile..

        .. Mais, il persiste dans sa connerie généraliste, donc qu’il assume ses propos devant la Cours..!^^

        • 4 Février 2017 à 20h19

          malinamodra dit

          Mais pas la peine d’écrire 7 lignes pour me donner raison!!!
          J’AI BIEN DIT QUE COMME VYCHINSKI, LA LICRA VOULAIT UN AVEU DU CONDAMNE !!! Parce qu’il faut que le condamné reconnaisse que c’est le pouvoir qui avait raison!
          Vous savez ce que cela signifiait dans un regime et pour un regime totalitaire? Vous vous êtes mis la bonde du tonneau dans les oreilles!

        • 4 Février 2017 à 20h35

          durru dit

          Malina, Diogène est fin prêt pour intégrer un régime totalitaire, son cerveau est complètement lavé et il adhère totalement aux méthodes. Vous enfoncez des portes ouvertes.

        • 4 Février 2017 à 21h49

          malinamodra dit

          Non DURRU c’est un charlot nombrilique mais avec une capacité de résistance inégalée!!! La seule chose qui le découragerait serait que personne ne lui réponde mais c’est même pas certain que cela marche!!
          Bon cela dit, il est moins sinistre que Golvan, il fait rire, meme s’il a un humour d’almanach Vermot

        • 5 Février 2017 à 11h24

          Flo dit

          Idiogène, c’est Rantanplan.

      • 5 Février 2017 à 11h23

        Flo dit

        Oui, c’est l’AVEU qui était exigé. Les fameuses “excuses” que l’on se doit de proférer si on veut ne pas être mis au ban.

        On ne pratique pas la balle dans la nuque chère aux communistes mais on pratique le bannissement médiatique.

        • 6 Février 2017 à 2h14

          i-diogene dit

          Oui, et même une balle rouillée pour qu’il attrape le tétanos..!^^

          … Sauf que si Bensoussan avait fait des excuses publiques, il n’ aurait pas empêché les poursuites judiciaires, mais juste la LICRA en moins sur la liste des bénéficiaires des dommages et intérêts..!^^

          - soit Bensoussan n’ a pas le sens du commerce,
          - soit il recherche un coup de pub en copiant la technique Zemmour..!^^

    • 4 Février 2017 à 16h51

      ji dit

      Flo, votre classement m a bien fait rire. La Licra aurait pu être plus honnête en disant qu’on gagnait à tous les coups quand on avait été sous domination historique / politique d’un autre groupe : Les juifs avaient des points d’avance mais les perdent avec Israël, car il sont vus comme horribles dominants, les africains, globalement c’est bingo, les blancs c’est loupé. 
      Je viens de lire avec bcp de retard l’arabe du futur, c’est très drôle, la société décrite  est évidemment épouvantablement antisemite, heureusement que l’auteur est arabe. Il y a vingt ans au Liban dans une famille  prosyrienne le père de famille dix mn après mon arrivée avait sorti son fusil en m’expliquant que c’était pour tuer des juifs, et que nabuchodonosor était son idole, ensuite j’allais 5 mois en Israël et partout sur la route il y avait des affiches énormes “Kill Israël”, C’est pas les mêmes arabes qu’en France mais ça met dans l’ambiance !

      • 4 Février 2017 à 18h14

        ji dit

        Et j’en ai gardé un intérêt et une affection pour Israël. 

    • 4 Février 2017 à 14h20

      Christine dit

      “Nous avons toujours su à la Licra qu’on ne lutte pas contre l’antisémitisme sans lutter contre le racisme, et inversement.”
      C’est magnifique, en vérité !
      Mais, voyons, de quel racisme s’agit-il ? De nos jours il ne suffit plus de proclamer sa haine du racisme, il faut hurler sa haine des racismes et lutter en conséquence.
      Doit-on faire le compte des procès dans lesquels la LICRA était partie civile pour apprécier la nature de sa ” lutte” ? Chiche.
      En passant : je ne savais pas qu’Alain Finkielkraut appartenait au CA de la LICRA mais je suis très déçue d’apprendre dans un même mouvement qu’il n’a pas démissionné bien avant … 

      • 4 Février 2017 à 17h11

        malinamodra dit

        Oui !!! mais vous savez!!! je crois que quand on a été une fois stalinien , maoïste ou trotskiste on n’en guérit jamais!!
        Le PS vient de faire les frais de ses nuits de débauche avec la crapule trotskiste

    • 4 Février 2017 à 13h05

      Ganzo dit

      La France des “Lanceurs d’alerte” et des “signalements au Parquet” est celle de la délation Mr.Jakubowicz.

      • 4 Février 2017 à 17h40

        i-diogene dit

        Arf…

        Si on devait compter essentiellement sur les mouchards professionnels (flics, contrôleurs du Fisc, etc..), peu d’ affaires seraient jugées et beaucoup plus passeraient au travers des mailles de la justice..!^^

    • 4 Février 2017 à 13h00

      Tonio dit

      “Le CCIF a opéré un simple signalement au Parquet. Celui-ci disposait de la possibilité d’y donner suite ou pas.”
      Si je comprends bien (?) on ne peut même plus citer des propos tenus par d’autres sans craindre les foudres des délateurs stipendiés ?
      Et pour le film “le film qui passera sur France3″ faut-il aussi poursuivre France3 qui commet le même délit que Besoussian, pendant 1h45 ?
      Au fait combien de fois la LICRA se serait-elle émue d’un racisme anti-blanc ? JAMAIS, ce n’est pas sa tasse de thé ! elle s’est toujours tue en arguant de sa constance dans la dénonciation du seul racisme anti-non-blanc, qui est son seul fonds de commerce.
      DECODEX, LICRA même combat!

    • 4 Février 2017 à 12h27

      AGF dit

      @ Flo à propos des cathos:
      J’ai dû mal m’exprimer . Le catho de gauche est l’antisémite le plus dangereux. Sa furieuse envie de repentance anticolonialiste s’est reportée sur Israël, comme chacun sait génocidaire des néo-nazis “palestiniens”. D’où sa haine du sionisme commode substitut du Juif.
      Néanmoins le ca

      • 4 Février 2017 à 12h33

        AGF dit

        (suite)Néanmoins parmi les cathos de droite l’antisémitisme se limite à une petite frange d’irréductibles que l’on trouve encore parmi les proches de Jean Marie Le Pen. Mais en regard de la nocivité de ceux de gauche ,qui excusent et soutiennent souvent , tous les actes antijuifs y compris les assassinats et l’exclusion, ils sont devenus folkloriques.

        • 4 Février 2017 à 20h30

          Mouah dit

          Hors-sujet (quoique…) :
          Si vous connaissez “l’enfant juif de Montaigne”, j’espère qu’il a “oublié” tout ça et qu’il trace une belle route !

    • 4 Février 2017 à 10h44

      AGF dit

      Parfois quand certains se trouvent dans la position de Fillon ou de Jacubowicz ils préfèrent le suicide au déshonneur. Mais quand on ne sait pas ce qu’est l’honneur on se vautre sans complexe dans sa turpitude.

      • 4 Février 2017 à 14h26

        durru dit

        Je crois que vous faites un contresens à comparer Fillon et Jakubowicz sur le terrain de l’honneur.

        • 4 Février 2017 à 15h20

          AGF dit

          Je ne crois pas. Les domaines d’application sont différents.

    • 4 Février 2017 à 3h38

      Monge dit

      Dialectique foireuse bien dans l’esprit de collaboration de cette association qui n’en finit pas de dégénérer. 
      Ou y apprend ainsi que si le procureur n’avait rien fait on serait resté dans sa niche, mais que puisqu’il s’active alors activons nous.
      C’est rendre le procureur arbitre des élégances alors même que subordonné au politique et à sa carrière il n’a en vue que le respect de la norme du jour.
      C’est laisser la réflexion à un paltoquet quelconque pourvu d’une toge au lieu de se définir par soi-même car ce que l’ on craint c’est de ne pas en être du bon côté, bien sûr.
      On pourrait presque dire que dans la plupart des cas, dans ce domaine, partager l’opinion du procureur c’est être du côté de Pilate et Dieu sait que la Licra veut nous convaincre qu’elle a les mains propres.
      Ceci nous ramènerait à ce que la Licra baptiserait les heures les moins lumineuses de notre passé. Celles où dénoncer les partisans rapportait beaucoup mais ou défendre les résistants était moins rentable.
      Dans combien de procès pour racisme anti-blanc la Licra s’est elle portée partie civile ? Combien de paroles à t’elle étouffées et combien de travaux universitaires à t’elle entravés.
      Ce texte est un crachât à la figure de M. Bensoussan, pour qui j’ai la plus grande estime, et une preuve de mépris pour les lecteurs.
      Dans d’autres temps on eut demandé des comptes à cette officine mais elle n’a rien pour payer ses dettes, même pas son honneur.
      Si la vérité rend libre la Licra n’est pas prête de sortir.