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J’aurais voulu être de droite

En attendant, j’ai parfois honte d’être de gauche

Publié le 28 février 2011 à 18:00 dans Société

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Parfois, j’aimerais bien être de droite. La droite, maintenant, c’est très tendance (même Carla est devenue de droite avant d’être bientôt enceinte électoralement) et c’est la bonne conscience en prime. Avant, la bonne conscience, c’était la gauche. La certitude de l’avenir radieux, l’horizon indépassable de la société sans classe, les jours de pain et de roses. Ca rendait sûr de soi, on allait au martyre le sourire aux lèvres, on savait ce que ça coûtait : on parlait pour les fantômes massacrés de la Semaine Sanglante et l’ombre juvénile des fusillés de Chateaubriand.

C’est la droite qui rasait les murs. Elle avait le pouvoir politique, économique mais elle rasait les murs quand même. Voyez comment vivaient les grands bourgeois chez Mauriac, les moins grands chez Nourissier et les petits, voire très petits, chez Maupassant ou Simenon. On se cachait, on avait un peu honte, on se sentait obligé de faire la charité en se rappelant qu’il serait plus difficile pour un riche d’entrer au paradis que pour un chameau de passer par le chas d’une aiguille. On lisait Léon Bloy comme d’autres revêtent un cilice, pour se faire souffrir. On se souvenait qu’il n’était pas rare de voir jusqu’au XIXème siècle des gens riches, le grand âge arrivant, se débarrasser de toute leur fortune comme d’une tunique de Nessus, la distribuer pour passer leurs dernières années confits en dévotion dans un couvent et espérer un hypothétique salut. Imaginez la même scène avec, disons, Serge Dassault, pour voir…

Et puis les choses ont changé. Les protestants ont commencé à déculpabiliser le riche. La fortune, signe d’élection divine. Cela a fait un tabac aux Etats-Unis, le premier pays de la droite vraiment décomplexée, de la droite sans mauvaise conscience : une Bible dans une main pour maintenir le pauvre dans la terreur de Dieu qui ne l’aime pas puisqu’il est pauvre, et de l’autre un fusil pour les pauvres qui auraient l’insolence de ne pas se laisser faire : Peaux-Rouges, Noirs, Communistes, ou si vous préférez Sitting Bull, Martin Luther King ou Sacco et Vanzetti, tous morts de mort violente au pays de la démocratie. À la fin, on en arrive aux mamans Grizzly des Tea Parties, comme la belle Sarah Palin, dont les discours sont tellement inspirés par le Bien, le Beau et le Vrai, que n’importe quel fou furieux se croit autorisé à tirer dans le tas des adversaires politiques et à faire six morts et douze blessés, ce qui, on en conviendra, est le comble de la bonne conscience déculpabilisée.

Chez nous, on n’en est pas là. Mais tout de même, la parole s’est pas mal libérée, comme on dit, et les dissidents de l’époque des Maitres censeurs d’Elisabeth Levy sont maintenant très écoutés.
J’entendais Michel Godet, il y a peu. Où ça ? Quelle importance : il est partout. Et quelle bonne conscience dans la façon de massacrer du fonctionnaire, de pourfendre l’assistanat, de célébrer les vertus définitives, cardinales, hypostasiées du Privé contre le Public : il sait d’ailleurs de quoi il parle puisqu’il a fait sa carrière exclusivement dans ce dernier. J’adorerais avoir de telles certitudes, être enfin certain que si les pauvres sont pauvres, c’est parce qu’ils ne se bougent pas assez et que la CGT est archaïque, corporatiste et dangereuse. En plus, tout le monde dirait que j’ai raison. Ça me changerait.

Parce qu’on n’ose plus trop bouger à gauche. La droite, son surmoi religieux a sauté tandis que nous, à gauche, on vit avec le ça du communisme : la dérive stalinienne, les expériences très moyennement réussies du socialisme réel à l’Est, la chute du Mur, on a beau dire, depuis, on se sent beaucoup moins à l’aise. Tellement moins à l’aise qu’un candidat comme Jospin modèle 2002 finit par dire que son programme n’est pas socialiste et que l’Etat ne peut pas tout tandis que DSK 2011, en président du FMI, prouve qu’un socialiste peut être un homme de droite comme un autre et saigner à blanc les peuples déficitaires, ce qui lui vaut la considération de tous.

Maintenant, j’en suis même à avoir honte d’être de gauche. On se sent tous toujours un peu coupable, finalement depuis que les nouveaux philosophes et François Furet nous ont expliqué que Saint-Just ou Robespierre, ils étaient pratiquement des gardiens de goulag en avance sur leur temps et que le nazisme puisait ses racines à gauche puisque que l’Etat s’occupait de tout. Que finalement, vouloir maintenir la retraite à soixante ans ou réclamer le respect du Code du travail, c’était ça le conservatisme, voire les prémices du totalitarisme.

Alors on rase les murs idéologiques qui ont des oreilles et qui nous dénoncent à Michel Godet dès qu’on chuchote entre nous, le rouge de la honte aux joues, des choses du genre : « Tu ne crois pas que ce serait normal de limiter de un à vingt l’écart des salaires dans une entreprise, comme le recommande la Confédération Européenne des Syndicats qui pourtant ne sont pas des bolcheviques. » Et alors là, mes amis, c’est le déluge : « Honteux ! Démagogique ! Populiste ! Vous voulez paralysez l’initiative ! La compétition ! Partageux ! » Il y a même des dessinateurs de presses qui montrent notre vraie nature avec esprit en croquant Mélenchon lisant le même discours que Marine Le Pen (qui elle-même est à gauche des identitaires, d’ailleurs)

Non, ce serait quand même mieux d’être de droite. Par exemple, si j’étais de droite, et ministre, je pourrais mentir, décorer des amis que je ne suis pas censé connaitre, faire financer mon parti par la première fortune de France, brader un hippodrome et demander à ce qu’on cesse de me harceler uniquement sur ma bonne mine qui est celle d’un honnête homme. Ou alors, je pourrais prendre des avions avec mon conjoint lui-même ministre et me draper dans ma dignité post-gaullienne si on me faisait remarquer que je ridiculise la diplomatie française.

Je pourrais aussi expliquer aux Français, en le croyant vraiment si ça se trouve, que le premier problème, ce n’est pas le chômage mais l’insécurité et que si ça ne fonctionne pas mieux, c’est parce que les policiers et les juges ne font pas leur travail. Tout en supprimant des milliers de postes et en ne remplaçant qu’un départ à la retraite sur deux. Et personne ne me dirait rien quand je ferais le lien entre délinquance et immigration ou que j’amuserais le tapis avec les Roms, le temps d’un été.

Je pourrais, rêvons un instant, être patron de France Telecom et responsable d’un management meurtrier qui aurait conduit des dizaines d’employés au suicide, me faire remplacer parce que trop c’est trop, mais rester quand même, comme n’importe quel ministre qui s’accroche, avec le titre de conseiller spécial, uniquement le temps de faire valoriser mes stock-options dont le cours est un peu trop bas en ce moment.

Oui, vraiment, quelle malchance d’être de gauche et de ne pas savoir me lever tôt le matin, travailler plus pour gagner plus et surtout de ne pas être le dépositaire de ces valeurs fondatrices de la droite et si visiblement illustrées aujourd’hui : la liberté, le respect, la responsabilité individuelle et la dignité.

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  • 4 March 2011 à 11h36

    Thalcave dit

    Le persiflage de Jérôme Leroy est une rhétorique comme une autre. Je ne vois quelle perspective elle peut ouvrir. Qu’il ait choisi Michel Godet comme tête de turc, montre que l’”intellectuel” dans son acception française déteste le libéralisme. On peut lire les raisons de ce mécanismes dans “Pourquoi les intellectuels n’aiment pas le libéralisme, Odile Jacob, 2004″ de Raymond Boudon ou en trouver les illustrations historiques dans l’indémodable “L’opium des intellectuels 1955″ de Raymond Aron. Tocqueville avait déjà montré dans “L’ancien régime et la révolution française” que le corporatisme, aboli par 1789 s’est vite reconstitué en France après la réaction Thermidorienne. Gramsci prôna l’infiltration par des personnes soutenant les thèses marxistes des lieux où se forment les consciences : écoles, médias, sphère culturelle. Il n’y a pas qu’en France que ont été mis en œuvre ces préceptes, mais ils y ont bénéficié d’opportunités historiques rarement rencontrées ailleurs. L’Enarchie, autre facteur de l’antilibéralisme français, a été le fer de lance de l’état fort de l’économie encadrée des trente glorieuses. Avec le centralisme de la démocratie française, paralysant les contre-pouvoirs (voir le règne de la gérontocratie), la société civile a été progressivement étouffée. Elle est soumise aujourd’hui aux chocs des pays émergents comme la Wallonie, socialiste à la remorque des Flamands libéraux. Ce ne sont pas les plumitifs qui nous sortiront de l’ornière ni les démagogues.

  • 4 March 2011 à 11h14

    Bérénice dit

    nadia,

    en parlant de perte de repères des sans grade et de ceux qui ont peur de le devenir ( en revanche pour le dessus du panier les repères n’ont jamais été aussi stables, sonnants et trébuchants … ), c’est là que la fille Lepen et son staff sont habiles et qu’ils vérifient que le discours politique n’est qu’une captation d’idéalistes assumés ou non : ils ont intégré à leur discours les poids-lourds symboliques de l’Etat et la laïcité qui sont aussi étrangers à leur fond de sauce que … la légèreté et l’élégance à Notre Trépidant Monarque.

  • 4 March 2011 à 9h35

    Sophie dit

    @ sausage

    “Ceux qui s’évertuent à traquer le raciste n’ont pas compris grand chose à la vie car ils n’ont rien compris quant à leur propre nature. Comme il m’embêterait d’être à leur place… morne vie, triste et monotone. Je sais bien que l’abstraction n’est pas donnée à tout le monde mais il n’en est apparemment pas de même pour se donner en spectacle.”

    Pas mieux!

  • 4 March 2011 à 6h58

    Aventin dit

    .
    Nadia, prenez soin de relire vos posts, il n’y en a pas un qui ne soit autre chose qu’une mise en cause personnelle dénuée de toute argumentation ; nous n’avons là qu’une série de déclarations vagues se donnant par le ton une importance qu’elles ne méritent pas.
    .
    La notion de vote protestataire fait partie de la propagande habituelle, de ce discours dont vous ne savez sortir. Dites-moi donc quel vote n’est pas protestataire, quel vote ne proteste pas contre un état des choses qu’il entend pouvoir changer ? Lequel ? Même le vote le plus conservateur qui soit n’entend jamais que protester contre une tradition qui tombe : “tout fout l’camp”.
    .
    Entend-t-on par protestataire qu’il est idéologiquement vide ? Tiens donc, Il n’y aurait pas de programme détaillé chez Marine Le Pen ? De fait, l’électeur du FN est intellectuellement déficient, ne lit pas, ne comprend pas ?
    .
    C’est en fait la seule chose que vous dites, avec ce fond de mépris caractérisant si bien le triste individu que vous êtes, bien incapable de produire un argument, et bloqué à la station de l’insulte.
    .
    Tout vote valide une protestation et un programme, que l’on vote Sarko, Ségo ou Marine Le Pen : le reste est de la propagande ; la protestation au sens ou vous l’entendez c’est l’abstention ou le vote blanc.

  • 4 March 2011 à 4h48

    sausage dit

    Bouof.
    Moi aussi je fais pipi très loin, merci de ne pas m’oublier Nadia.
    Sophie je vois en revanche que vous ne me ratez pas. Soit. Je suis ravi de vous donner l’occasion de me reprendre. J’ai toujours rêvé d’avoir une prof hyper sexy (ce qu’assurément vous ne manquez pas d’être).
    :)
    Bon sinon personne ne relève mon propos sur le racisme… Pourtant je tendais une perche. C’est pourtant pas très compliqué! Ceux qui s’évertuent à traquer le raciste n’ont pas compris grand chose à la vie car ils n’ont rien compris quant à leur propre nature. Comme il m’embêterait d’être à leur place… morne vie, triste et monotone. Je sais bien que l’abstraction n’est pas donnée à tout le monde mais il n’en est apparemment pas de même pour se donner en spectacle.
    Comme disent les Américains en imitant les Français: “c’est la vie!”

  • 4 March 2011 à 0h46

    nadia comaneci dit

    Quand je lis “Voter Le Pen n’est pas plus protestataire en soi que voter Ségo, Sarko, Bayrou ou qui que ce soit. C’est un vote. Un choix. On peut discuter ad libidum du bien fondé de ce choix, mais on ne peut nier que cela soit un choix, aussi librement consenti qu’un autre”, j’en conclus que le FN est un parti comme les autres. Il est différent en quoi à tes yeux du PS, de l’UMP ou du centre puisque je t’ai mal comprise ?

    Aventin, pitié, pas votre CV ! Je suis sûre aussi que vous faites pipi très loin. Vous vous donnez en spectacle là, ça fait de la peine.

  • 3 March 2011 à 23h21

    Sophie dit

    Tiens, la vigie, vous avez vérifié “oxymore”? ;-)

  • 3 March 2011 à 23h18

    Sophie dit

    “Le FN, quoiqu’en dise Sophie, n’est toujours pas un parti comme les autres.”
    Nadia dixit.

    J’ai dit ça, moi? Où?

  • 3 March 2011 à 21h22

    expat dit

    Même avec Obama à la tête du pays on arrive à s’en sortir un peu. C’est quoi dire.

  • 3 March 2011 à 21h21

    expat dit

    Bon, juste comme ça n’est-ce pas – je sais que notre modèle est pourri (liberalistes, capitaliste à la con…)
    http://www.cnbc.com/id/41885392

  • 3 March 2011 à 19h32

    sausage dit

    Je dois vous avouer que je constate avec un certain étonnement le discours de certains encore en train de montrer du doigt le racisme et, de fait, les racistes.
    Cela n’a pourtant rien d’extraordinaire il est vrai, c’est même assez récurrent. Mais allez savoir, grand optimiste devant l’éternel ou simplement de bonne humeur car un bon dîner m’attend, je guette sur Causeur les preuves d’intelligences telle la vigie scrutant dans la longue nuit de fin d’expédition la lueur du phare. Je m’évite ainsi de sombrer parmi les écueils de la médiocrité. Non sans risques.

  • 3 March 2011 à 19h27

    isa dit

    Eh bé! Au moins on ne s’ennuie pas avec Jean_Luc Mélanchon sur Canal, ce soir.
    Autant, je ne suis en rien d’accord politiquement, autant sa position sur l’Islam m’a en chanté.
    Non, non, l’a dit il y a assez de mosquées, oui, oui, je virerais les gens qu iprient dans la rue.

    @Jérôme leroy: on vient d’entendre Chavez soutenir son ami Khadafi.

  • 3 March 2011 à 19h14

    Herbet dit

    @Marie
    Oui, vous avez raison,c’est tout à fait ça,une absence totale de sérénité dans la discussion.Ce phénomène mériterait une analyse approfondie!

  • 3 March 2011 à 18h22

    Aventin dit

    .
    Attention, une perle :
    .
    C’est la misère ordinaire qui les révolte, pas les quicks hallals, la Palestine ou la construction d’une mosquée. Qu’est-ce que la Palestine vient faire au milieu ?
    .
    Vous y êtes déjà allé dans ces quartiers ? Vous y avez vécu ? Vous y êtes en ce moment ?
    .
    Autant d’aveuglement me sidère, surtout lorsque l’on sait d’où vous parlez.
    .
    Et pourquoi pas les deux ? révoltés par la misère ordinaire ainsi que par la disparition de leur mode de vie, toujours plus minoritaire autour d’eux, ou encore par le recul de la laïcité ; et je ne vous parle pas de la grande entreprise de rééducation médiatique qui leur explique qu’ils ne voient pas ce qu’ils voient, qu’ils ne vivent pas ce qu’ils vivent, le réel étant traité au Karcher dans ces “émissions” idéologiquement conformes qui pullulent.
    .
    Ah les grandes déclarations sur le pays, alors qu’on vie dans une ambassade à l’étranger – dans les quartiers choisis de Londres les ambassades, pas à Luton…- avec un salaire de cadre A de l’administration. Vous êtes d’un grandiloquent ridicule ma pauvre nadia. Dieu qu’elle est drôle, et triste à la fois…
    .
    Vous êtes incroyable… au-delà de la caricature… une perf de niveau mondial à vous toute seule…

  • 3 March 2011 à 18h15

    a2lbd dit

    Dites donc Nadia

    Vous avez vu que la pas d’roadie du p’tit Komissar (vous savez le gosse cynique qui rêve en mouillant de faire Maure hisse !) et de sa morue est sortie ?

    Ils y font des riff du meilleur goût et se vautrent et dans l’abject et dans le fantasme avec une grossièreté qui leur sied bien ;-)

    PM – merci j’avais pas compris votre message et ça m’est resté dans la tête alors j’ai googlé….hihihihih trop fort.

  • 3 March 2011 à 18h15

    pelo dit

    @ Aventin
    “La décrédibilisation massive du personnel politique en place permettra l’émergence de nouvelles forces. Cette peur de MLP est irrationnelle, celle-ci sera emportée par le mouvement politique qui succèdera et les forces postérieurement constituées à une éventuelle élection de celle-ci. Le PS ne survivra pas à pareil échec, l’ump, nous verrons. Si le PS tombe définitivement, reconstruire à gauche et du côté de la République devient possible”

    Oui, oui, bien sûr, mon petit Aventin. N’oubliez pas non plus de mettre vos petits souliers sous le sapin le 24 décembre au soir. Le père Noël va passer, rien que pour vous…

  • 3 March 2011 à 17h54

    Aventin dit

    Ma pauvre Nadia, je suis encore bien obligé de vous rappeler à vos défauts récurrents, le manque total d’argumentation sur le fond ; voilà qui suffit à valider mes précédentes remarques dont l’objectif était de vous faire sortir de cette léthargie argumentative. Vous fuyez encore. Ce que vous avez écrit nadia n’est qu’écume ; ce sont des propos entendus cent mille fois qui n’épuisent en rien le problème. “MLP est vilaine, le FN c’est pas beau” : la soupe habituelle ; elle est à 20%, 14 mois avant l’élection. Alors on fait quoi ? On met la tête dans le sable ? Enfin, il n’y a pas de frustration de mon côté, mais une légitime colère de citoyen face au dénie démocratique qui se poursuit et s’organise. Si vous connaissiez le monde travail, en dehors de l’administration – ce après n’avoir fréquenté que l’école tout votre vie – vous pourriez peut-être sortir de ce carcan idéologique qui vous sert de pensée, vous qui en plus êtes de droite. Sur le reste, ne comparons pas nos CV, vous rougiriez d’avoir voulu tenter la comparaison, et croyez bien qu’en la cause, je suis tout à fait serein ; mais il est vrai que je reste étonné, je l’avoue, de ce que produit Sciences-po. Alors, quelle argumentation ? Toujours rien. En ce qui me concerne, vous n’aurez qu’à remonter ce fil.
    ;-)

  • 3 March 2011 à 17h37

    nadia comaneci dit

    A deux ailes, vous auriez parfaitement raison si les électeurs des le Pen, père et fille, voyaient en eux le dernier rempart contre la fameuse invasion musulmane. Dans ce cas, il faut effectivement appeler un chat un chat, un pétochard un pétochard et un raciste un raciste. Et rejoindre l’ami Pirate. C’est sans doute le cas sur Causeur, mais pas à Hénin-Beaumont. Enfin, je ne crois pas. Je vois plutôt des gens sans repère, qui ne savent plus à quel bulletin se vouer entre friche industrielle et chômage chronique, et glissent MLP dans l’urne pour casser la baraque et jeter éventuellement le bébé avec l’eau du bain. C’est la misère ordinaire qui les révolte, pas les quicks hallals, la Palestine ou la construction d’une mosquée.

  • 3 March 2011 à 17h27

    a2lbd dit

    …/…

    Pour ceux qui pensent pertinente l’intervention étatique et se tourne vers Montretout pour prier on se demandera juste jusqu’où ils sont prêt à aller pour conjuguer socialisme et esprit national.

    D’autres y ont cru avant eux…ça a mal tourné.

  • 3 March 2011 à 17h10

    a2lbd dit

    Bérénice

    Merci pour la correction… gramaticale.

    Nadia

    Comme vous je n’irai pas jusqu’aux conclusions extrêmes que tire Pirate. Néanmoins, je tiens la logique suivante: Il me semble que ceux qui, dans le même temps entretiennent une dilection puissante pour le laissez-faire économique et ont les yeux de chimène pour la boucherie LePen & fille (dont la spécialité est le pigeon en cassolette) devraient un moment s’interroger sur les origines réelles de leurs sentiments.

    Ne pas réguler c’est accepter comme inéluctable la domination des uns par les autres et admettre que seul le marché joue l’arbitre et attribue aux uns et aux autres les rôles.
    Acheter la viande faisandée de la Marine, c’est tenir pour certains c’est refuser que des individus par la voie du marché en migrant puissent améliorer leurs positions.

    Alors de deux choses l’une : soit ils crèvent de peur en pensant que le migrant va par ses capacités réussir à dominer c’est à dire à mieux comprendre le marché qu’eux mêmes et à mieux l’anticiper. Soit il pense que sa place est d’être un dominé et dans ce cas, on est fort prochedu racisme ordinaire et pluri-séculaire qui théorise en paradigme que certains ont par race, par religion, par ethnie droit à toutes les opportunités et d’autres à aucunes.

    …/…