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Israël pour les nuls

La dialectique du sable et du soleil

Publié le 30 juillet 2011 à 16:00 dans Culture

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Sarah Glidden est une jeune dessinatrice américaine qui vit et travaille à Brooklyn. D’un séjour en Israël, organisé dans le cadre du programme Taglit (visant à faire connaître la « Terre promise » à des jeunes Juifs du monde entier), elle a rapporté un carnet de voyage dense et passionnant sous la forme d’un magnifique roman graphique de plus de 200 pages. Comment comprendre Israël en 60 jours (ou moins) nous fait vivre chronologiquement et en sept chapitres, ouvert chacun par une carte de la zone couverte, l’aventure de ce voyage initiatique prenant parfois – pour le plus grand dam de Sarah ! – des allures de simple virée touristique de jeunes en autocar. Le personnage de Sarah est singulièrement attachant : la jeune New-yorkaise « progressiste » est hantée par la question israélo-palestinienne (dont elle suit les soubresauts dans le New York Times), et soumet sa propre judéité à mille interrogations existentielles variées. Dans ses valises, elle hésite, au début, à emporter deux livres : une Histoire du conflit israélo-palestinien et un recueil nébuleux titré Combattre le sionisme. Réponses juives, américaines et progressistes. Une relation amoureuse avec un Jamil d’origine pakistanaise accroît encore son intérêt pour la question de la cohabitation des Juifs et des Arabes sur le sol israélien.

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    • 2 August 2011 à 9h31

      RotilBis dit

      Ça, c’est une histoire très banale en Israël.

  • 1 August 2011 à 22h46

    eclair dit

    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/08/01/israel-un-mouvement-sans-precedent-pour-plus-d-etat-providence_1555107_3218.html
    L’avenue Rothschild, dans le quartier huppé de Tel Aviv, presque entièrement couverte de tentes ; des manifestants qui affluent par dizaines de millier dans les villes du pays une fois la nuit tombée. Cent cinquante mille manifestants ont défilé samedi à Tel Aviv et près de 150 000 employés municipaux sont entrés en grève ce lundi. L’ampleur du mouvement social qui a débuté mi-juillet pour dénoncer la vie chère et la flambée des prix de l’immobilier est sans précédent dans l’Etat hébreu.
    C’est la première fois dans l’histoire du pays qu’un mouvement social de cette ampleur, hors cadre institutionnel, éclate. “La contestation n’a pas été lancée par les syndicats et les politiques et ne vise pas le conflit avec la Palestine et les pays arabes. Au contraire, ce mouvement dépasse les clivages habituels entre religieux et non religieux, droite et gauche, musulmans et juifs”, explique Annette Levy-Willars, écrivaine, journaliste et ancienne conseillère culturelle à l’ambassade de France en Israël. “Ce sont les classes moyennes qui sont dans la rue. Des gens qui ont un boulot, qui font des études, mais qui n’arrivent pas à vivre dignement”, explique-telle.

    La révolte des tentes comporte des similitudes avec les révolutions des pays arabes et des indignés espagnols. “On retrouve une jeunesse éduquée et qui se sert des réseaux sociaux pour mener la contestation”, explique Pierre Renno, docteur en sciences politiques et membre du Centre européen de sociologie et de science politique. Des appels à la grève ont été lancés dimanche sur Facebook et près de 24 000 utilisateurs on fait part de leur volonté de suivre le mouvement. “La colère s’est rapidement propagée. Les médecins, les mères de familles, les profs, toutes les couches de la société se sont réunies pour exprimer un grand ras-le-bol”, explique Annette Levy-Willars.

    Si le moteur des manifestations arabes et israëliennes est la situation socio-économique, les revendications israëliennes sont différentes : “En Tunisie ou en Egypte, le peuple réclamait un espace public démocratique, ce qui n’est pas le cas des Israéliens ou des indignés espagnols. Le moteur des Israéliens est économique. C’est une demande d’Etat providence”, décrit Pierre Renno : “Les jeunes se plaignent de faire l’armée, de se sacrifier pour l’Etat et de ne rien recevoir en retour”, déplore Florence Heymann, historienne au Centre de recherche français de Jérusalem. Selon Pierre Renno, “il s’agit d’un appel à l’aide et non d’un rejet de l’Etat, contrairement à ce qui s’est passé dans les pays arabes”.

    “LE GOUVERNEMENT RISQUE DE TOMBER À CAUSE DE PROBLÈMES SOCIAUX ET NON GÉOPOLITIQUES”

    Mais comme dans les révolutions égyptiennes ou tunisiennes, les revendications s’adressent à un seul homme. Les dirigeants de la contestation qui ont émergé de la base, exigent que seul le premier ministre Benjamin Nétanyahou négocie avec eux en présence de caméras et de micros. “Il faut changer de méthode et mener la négociation en pleine transparence et non pas en secret dans des bureaux comme cela a toujours été le cas jusqu’à présent”, a affirmé lundi Orly Weissenberg, une représentante des manifestants à la radio militaire. “Nous voulons négocier non pas avec des ministres mais avec Benjamin Nétanyahou, car c’est le seul à pouvoir prendre des décisions sérieuses”, a-t-elle ajouté.

    Le secrétaire général de la Histadrout, principal syndicat de travailleurs en Israël, Ofer Eini, s’est élevé contre cette position : “Je ne soutiendrai pas un mouvement de protestation dont le but serait d’humilier ou de provoquer la chute du premier ministre qui a été élu démocratiquement, nous ne sommes pas en Égypte ou en Syrie”, a-t-il affirmé à la radio militaire.

    Pierre Renno explique la contestation par “des problèmes sociaux qui ont été laissé de côté car le pays s’est trop focalisé sur le conflit israélo-palestinien”. Selon lui, “les manifestants constituent l’électorat de base des partis de gauche qui se sont effondrés au profit de la droite ces dernières années”. Le gouvernement, qui dispose au Parlement d’une forte majorité basée sur l’alliance entre droite, extrême-droite et partis religieux, pourrait sortir affaibli. Pour Florence Heymann, “Le paradoxe, c’est que le gouvernement de Benjamin Netanyahu, qui a basé sa campagne sur des questions de sécurité, risque de tomber à cause de problèmes sociaux et non géopolitiques”.

    • 1 August 2011 à 22h48

      eclair dit

      Malgré la croissance d’israel tous n’en profitent pas.

  • 1 August 2011 à 15h38

    Helvète dit

    Votre présentation fait envie. Malheureusement, le lien envoie sur Amazon qui signale que ce livre n’est pas disponible et ne sait pas s’il le sera à nouveau.

    • 3 August 2011 à 8h44

      isa dit

      Mais qu’avez-vous tous, là, à critiquer la mondialisation et à acheter sur Internet? a part pour les occasions, franchement, allez commander chez un petit libraire de quartier, quand même Amazon et la FNAC aussi!

  • 1 August 2011 à 10h38

    saintex dit

    Ben voilà, après avoir mitraillé au pif et sans sommation, M. Ajavon se refait une virginité avec trois pater et deux ave.
    L’est pas belle la vie ?

    • 2 August 2011 à 7h17

      isa dit

      Je l’avais lu dans le journal bi-mensuel Causeur. Cet ancien article n’a rien à voir avec l’article merdiapartesque publié plus tôt par l’auteur.

  • 31 July 2011 à 0h58

    pirate dit

    peut-être qu’on devrait distribuer ce bouquin avant les embarcations pour Gaza la martyr. Et peut-être aussi qu’un palestinien devrait faire le même ouvrage sur la dites Gaza.

  • 30 July 2011 à 20h30

    RotilBis dit

    Les centres commerciaux sont quand même moins grands qu’en France. 

    L’article donne envi de voir le livre, mais on craint un peu les fantasmes.  

  • 30 July 2011 à 19h39

    BLANCHE dit

    Francois-Xavier, “chroniqueur et professionnel de la presse”…

    CQFD

  • 30 July 2011 à 19h23

    Angel dit

    Malgre Benyamin Nthanyaou Israel J’ADORE.
    Depuis les heroiques faitrs d’armes de la Hagannah jusqu’a nos jours.

  • 30 July 2011 à 19h10

    l’oiseau bleu dit

    Le lien ne fonctionne pas mais vous pouvez  demander sur amazon.com puis cliquer en haut à droite et être dirigé sur le site français

  • 30 July 2011 à 16h57

    skardanelli dit

    Merci pour l’info.