De l’antijudaïsme à l’antisionisme | Causeur

De l’antijudaïsme à l’antisionisme

Aux sources de la haine d’Israël

Auteur

Charles Rojzman
a publié Violences dans la République, l'urgence d'une réconciliation (La Découverte)

Publié le 09 juin 2016 / Monde Religion Société

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L'antisionisme réalise la jonction entre le bon vieil antijudaïsme chrétien et musulman d'une part, la mauvaise conscience de l'Occidental en quête de bouc émissaire d'autre part. Anatomie d'une passion mauvaise.
israel antisionisme antisemitisme

Manifestation contre Enrico Macias, Roubaix. Sipa. Numéro de reportage : 00413855_000015.

Comment expliquer la virulence d’un antisionisme radical qui touche à la fois aujourd’hui  une partie importante de l’intelligentsia de gauche d’Europe, des Etats-Unis, de l’Amérique latine et l’ensemble du monde arabo-musulman? L’expliquer par la conduite des gouvernements successifs de l’Etat d’Israël revient à dire que les actions menées par cet Etat sont singulières et monstrueuses dans un environnement mondial où les atteintes aux droits de l’homme, les guerres et les conflits ethniques et religieux sont innombrables et encore plus importants. L’antisémite traditionnel a toujours affirmé, lui aussi,  que l’antisémitisme était provoqué par les agissements des juifs.

L’antisioniste à l’instar de l’antisémite traditionnel est saisi par une passion. En tant que « passionné », il n’est pas sensible à l’argumentation rationnelle et refuse la controverse sur les faits eux-mêmes. Bien entendu, je vise ici l’antisioniste et non la personne qui critique la politique du gouvernement israélien. Comme me le disait récemment une amie universitaire, donc en principe éduquée et habituée à exercer son esprit critique sur les événements sociaux et politiques : «  Je ne veux pas discuter avec toi du conflit israélo-arabe, car tu connais le sujet mieux que moi. »   Sa critique globale d’Israël n’était pas fondée sur une connaissance approfondie de l’histoire de ce conflit mais sur une affirmation de principe, inébranlable, confortée par la propagande de son milieu et de ses lectures orientées dans un sens unique.  Pour elle, définitivement,  Israël, c’était le méchant et le palestinien la victime.

Diaboliser, c’est manquer d’empathie

La diabolisation d’Israël dans une partie importante de l’opinion publique occidentale a des caractéristiques semblables à la  diabolisation d’une personne. Diaboliser une personne consiste à exagérer ses défauts, ses faiblesses et la violence de ses comportements. C’est manquer d’empathie pour les causes qui l’ont amenée à avoir de tels comportements. C’est oublier, volontairement ou pas, certaines parties d’elle-même, certaines caractéristiques qui méritent louange et approbation. C’est enfin donner raison sans discernement à ses ennemis et justifier les comportements hostiles à l’égard de la personne concernée.

Diaboliser. En fait, ce mot révèle qu’il s’agit bien là d’une tendance constante dans la psyché, individuelle et collective : cela consiste à voir dans les affaires humaines qui nous paraissent trop complexes l’œuvre du démon. Le Moyen-Age n’est pas loin, où l’on croyait que le diable ne se contentait pas d’attendre passivement les âmes des pêcheurs mais intervenait activement sur la terre pour pervertir et semer le trouble dans l’œuvre divine.  L’antisémitisme renaît  dans les époques où sévit la croyance aux complots, où les populations perdent confiance dans leurs dirigeants qui ne les protègent plus des aléas de la vie, où l’avenir se montre incertain et menaçant et où il n’y a plus de compréhension des événements. En effet, la théorie du complot répond  à un besoin d’explication et de certitude. Dans l’histoire de l’Europe chrétienne, les juifs ont joué ce rôle de bouc émissaire. Au Moyen-Âge, leurs actions malveillantes étaient censées expliquer toutes les grandes tragédies de l’époque, comme la peste.

Ce rapprochement entre le diable et les juifs est très ancien. Il appartient à une tradition chrétienne  qui va des apôtres Jean et Marc à Luther et qui était une vision populaire très banale dans l’Europe chrétienne.  Cet antisémitisme se retrouve dans le Coran et dans les hadiths. Il est très remarquable qu’on ne le retrouve absolument pas dans les religions de l’Asie, bouddhisme ou hindouisme.

Tous les musulmans n’ont pas une haine consciente et déclarée des juifs mais très peu de musulmans ont une vision réaliste et objective de la question palestinienne. La théorie du complot universel ourdi par les « sionistes » remplace trop souvent la réflexion sur les enjeux politiques et territoriaux  du conflit. On retrouve ici cette symbolique de la diabolisation.

Inconscient collectif musulman

Comme le dit le penseur égyptien-allemand Hamad Abdel Samad dans une conférence mise en ligne le 21 mars 2016 : « Notre haine des juifs nous a empoisonnés.  On n’a pas de problème avec les juifs, il ne s’agit que du conflit israélo-arabe. » Le conflit israélo-arabe serait la cause de toutes ces crises ? Le prophète Mahomet a promis que le jour du jugement ne viendra pas à moins que les musulmans combattent les juifs. Imaginez qu’Israël dise aujourd’hui : «  Prends Jérusalem, prends Haïfa et Tel-Aviv aussi. » Serait-ce la fin de notre inimitié avec eux ? Dans ce cas, nous n’aurions pas droit au jour du Jugement. Notre Dieu établissait un lien entre le jour du Jugement et notre conflit avec les juifs. L’histoire ne parle pas de terres, d’occupation et de droit. La source de la crise est que nous ne considérons pas ces gens comme des êtres humains. » 

Ce rejet des juifs dans la parole même de Dieu reste gravé dans l’inconscient collectif musulman. Les juifs n’ont pas accepté la religion parfaite que leur proposait le messager de Dieu. Cet antisémitisme musulman réveillé par les humiliations de la colonisation occidentale, du sionisme et des victoires israéliennes, a contaminé dans l’histoire récente par la force des propagandes une partie de l’Occident de culture chrétienne.  Un occident chrétien qui avait également dans son inconscient collectif et ses traditions gardé le souvenir de ces juifs perfides qui avaient crucifié le Christ et refusé sa révélation.

Les textes sacrés des musulmans et des chrétiens s’accordent donc sur ce point : le véritable Israël, le «  Verus Israël », c’est nous ! Nous, chrétiens dont le nouveau testament doit remplacer l’ancien. Nous, musulmans, dont le message reprend les paroles des prophètes Moïse, Joseph, et même Adam, tous musulmans avant l’heure.  Or, il est de fait que l’existence juive dans sa continuité et sa vitalité à travers les siècles et encore plus aujourd’hui, depuis leur émancipation, représente à la fois une accusation et une menace pour les deux autres religions monothéistes.  Croyants et incroyants peuvent hériter des préjugés et des peurs du passé et  les transposer dans un langage plus moderne.

Des élites pétries de mauvaise conscience

Ainsi, les élites occidentales progressistes, héritières à la fois du christianisme et du marxisme,  pétries de remords et de culpabilité, rendues coupables à la fois de la Shoah, de l’esclavage  et des colonisations, hantées par un antisémitisme séculaire, resté gravé dans l’inconscient collectif, se libèrent de leur sentiment de culpabilité  en accusant Israël de colonialisme et d’apartheid à l’encontre de la population palestinienne. « Par la grâce des « vertus chrétiennes devenues folles », selon la forte expression de G.K Chesterton, d’un néo-marxisme dévoyé et d’un islamisme conquérant,  le monde voit désormais dans le palestinien, le peuple prolétaire, le pauvre, l’opprimé qui fait face à  la force brutale et expansionniste de l’israélien colonisateur. La diabolisation d’Israël, désormais universelle, y compris dans des instances internationales se manifeste par des mensonges, des exagérations, un déni de réalités historiques pourtant bien connues.

Un monstre diabolique est ainsi créé. On reproche à Israël ce dont on a toujours accusé les juifs : les meurtres d’enfants innocents, la haine de l’humanité et la volonté de domination, en premier lieu au Moyen-Orient, du Nil à L’Euphrate, ensuite pourquoi pas jusqu’à Tombouctou et enfin dans le monde entier.  Un bel exemple de projection, au sens psychanalytique du terme,  de la part de ceux qui, en Orient,  veulent accomplir leur propre rêve de domination universelle, comme de ceux qui ressassent en permanence, en Occident,  leur culpabilité névrotique.

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    • 15 Juin 2016 à 15h51

      philgold dit

      30 000 dit-on serait le chiffre des départs des Juifs d’Europe chaque année vers des terres plus acceuillantes.
      Les Juifs quittent l’Occident de l’Etat providence vers des terres moins faciles.
      L’Europe donc la France se remplit de musulmans élevés (endoctrinés) depuis l’enfance à considérer la charia comme la référence première et ultime de toute loi légitime.
      L’Europe capitule comme à Munich les pacifistes devant le bellisisme allemand aujourd’hui c’est un tiers mondialisme siropeux devant l’idéologie islamo-faschiste de la Turquie de l’Arabie ou de l’Iran.
      Le seul islam qui compte qui imprime sa marque sur les populations est un islamisme radical et les premiers ennemis des braves musulmans modérés (et parfois héroïques) sont des démocrates qui s’opposent à la critique de l’islam et stigmatisent en islamophobie toute critique par l’homme blanc. Anti-colonialistes mentalement retardés et convulsifs.
      Les musulmans dans le tiers monde viennent chercher en Europe un espace de liberté dit-on. Les sondages montrent que depuis les révolutions arabes ils sont majoritairement en faveur de la démocratie mais ces mêmes sondages montrent aussi qu’ils sont opposés à la liberté d’expression et de choix. Quand ils prônent par exemple l’égalité et le droit des femmes à porter ou non le voile c’est dans la mesure où à la finale la femme se plie à l’autorité du mari. Résultat les printemps arabes finissent tous par l’instauration d’une nouvelle dictature militaire ou religieuse.
      Complaisance à l’égard de Daech dont un sondage à l’été 2014 a révélé que 16% des français ont des sympathies pour ce mouvement terroriste. Devant l’énormité, certains médias ont contesté sa validité mais en deux ans aucun n’a entrepris de contre-sondage.
      Seule consolation les chiffres serait l’expression de l’exception française. Le même sondage montre que les sympathies coupables sont de 7% pour les anglais et de 2% pour les allemands.

    • 15 Juin 2016 à 8h03

      Bibi dit

      D’après certains postillons ici, il est clair que l’antijudaïsme est vivant en France, au 21ème siècle.

      • 15 Juin 2016 à 8h25

        steed59 dit

        salut bibi, il y a 3 jours dans une réunion de boulot, un intervenant qui parle d’un arménien et qui conclut par “ah les arméniens, pire que les juifs”. L’antisémitisme ordinaire …

    • 11 Juin 2016 à 22h16

      kriktus dit

      c’est dommage que ce bon article, alors qu’il parle l’inconscient collectif des musulmans et des chrétiens, oublie de parler de l’inconscient collectif des juifs comme le fait que leur religion considère que Dieu les ait choisi comme le peuple élu.
      « C’est vous seuls que J’ai distingués entre toutes les familles de la terre, c’est pourquoi Je vous demande compte de toutes vos fautes. »
      ou
      “Car tu es un peuple consacré à YHWH, ton Dieu, et c’est toi qu’il a choisi, YHWH, pour lui être un peuple spécial entre tous les peuples répandus sur la terre.”

      • 11 Juin 2016 à 22h36

        Bibi dit

        Ce n’est pas inconscient du tout. Et la conscience de ce choix est lourde de signification et de portée, elle est lourde à porter. Elle comporte des obligations et exigences contraignantes. Pas facile d’être juif.
        Ce soir on fête la Pentecôte, et l’on lit le rouleau de Ruth la moabite. On commémore à la fois le don de la Thora, la Loi, et son accueil, son appropriation par le peuple Juif. Car il ne suffit pas de se faire donner (un ensemble de lois, une identité distincte) — encore faut-il l’assumer, consciemment et consciencieusement. Et c’est ce qu’a fait Ruth en se convertissant et déclarant “ton peuple est mon peuple, ton Dieu est mon Dieu”. Elle a accepté la charge.

      • 12 Juin 2016 à 8h40

        L'Ours dit

        Je l’ai expliqué mille fois kriktus…
        Comme l’a bien expliqué Bibi, l’élection est un surcroît de devoirs, pas une supériorité.

        • 12 Juin 2016 à 22h09

          kriktus dit

          je ne comprends pas. ce surcroît de devoirs est-elle dû à une responsabilité spéciale du peuple juif envers Dieu? envers l’humanité? êtes-vous le lien entre Dieu et le reste de l’humanité? êtes vous en quelque sorte les fonctionnaires de Dieu car je ne comprends pas pourquoi vous devriez avoir plus de boulot que les autres?

        • 12 Juin 2016 à 22h49

          Bibi dit

          Nous sommes les premiers, les aînés.
          Relisez les 10 Commandements, et vous verrez qu’il y a un savant mélange (dosage), à la fois entre les choses à faire et les choses à ne pas faire, et entre les affaires relevant de sa conscience et sa foi, et celles relevant des relations avec son entourage. De ces commandements découle un règlement bien détaillé du comportement quotidien (le Talmud et ses mises à jour) du juif: il y est surtout question d’un comportement juste c-à-d moral. Et on doit des comptes à tous nos frères et sœurs en Humanité, et aux bêtes et à la Terre itou (elles aussi ont droit au Sabbat). Si ces comptes ne sont pas réglés convenablement, le compte avec Dieu ne peut l’être. En principe, Dieu ne nous pardonne pas des fautes/pêchés envers autrui que l’autrui en question ne nous a pardonnées. Bref, on est tenu à un code très exigeant, auquel aucun autre peuple n’est tenu. Les autres peuples font ce qu’ils veulent ou ce qu’ils croient bon (par ex., sacrifice d’enfants aux divinités), c’est leur affaire.
          Est-ce que c’est plus clair?

        • 12 Juin 2016 à 22h57

          Bibi dit

          P.S. Du moment où le peuple d’Israël a accepté la Loi donnée par Dieu, elle a cessé d’être divine. Ce qui la rend interprétable, exégètable, par les humains pour lesquels elle a été conçue.
          C’est pour ça qu’on la dit la Loi de Moïse et d’Israël (pas du tetragramme).

      • 14 Juin 2016 à 17h04

        i-diogene dit

        Kriktus,

        Sauf que la bible est un ouvrage mythologique écrit par des hommes, pour des hommes, et qu’ elle ne démontre aucune existence divine..

        Après, chaque secte religieuse en a une interprétation différente, mais de toute façon subjective..

        La notion de peuple élu, ou peuple supérieur aux autres a été reprise par le nazisme avec la race aryenne..

        .. On sait clairement où mène ce genre de concept..: chambre à gaz, fours crématoires et meurtres de masses à tout les étages..!^^

        Revendiquer l’ appartenance à une “race”, c’ est du racisme et de l’ incitation au racisme… Et après, on ose se prétendre persécutés..? Pfff….

      • 15 Juin 2016 à 16h09

        philgold dit

        Vos citations sont tirées de la Bible et plus encore du Pentateuque livre saint des chrétiens. Nier ces affirmations c’est nier la parole de D. pour celui qui croit en lui.
        Il reste à savoir si “ce Royaume de prêtres, cette Nation sainte” (autre citation du Pentateuque) est à la hauteur de sa vocation. Question à laquelle tout autre que D. est mal venu de répondre surtout si s’agit de proclamer un Vérus Israël de substitution et de propagande.

    • 11 Juin 2016 à 22h10

      Rico dit

      N’ayant pu dire un pt’it mot au sujet du “film” de Yvan Attal je le fait passer ici si possible.

      Il ne fait que proroger la lâcheté ambiante en tapant sur le con de Français Catho ou Athée dont il sait ne rien risquer,et se soumet au didact de l’Islam terroriste en ignorant volontairement l’antisémitisme violent et militant de la génération musulmane. 

      Et c’est avec des gens comme ca que la situation ira de pis en pis pour les  Français de confession Catholique facile a dénigrer et les Français de confession et d’origine Juive qui perdront tout soutient en France de ces derniers grâce a des Attal diviseur,loin d’être des juste dans leur analyse “artistique”.

      Cet acte hypocrite n’a rien d’anodin et encore moins d’honnête. 

      Mais qu’il sache,ce monsieur qui insulte les uns parce que facile en s’écrasant contre les autres parce que risqué,que ces familles Française jugés avec ignominie “d’extrêmiste de droite” par les fous furieux de l’immigration responsable de l’antisémitisme réactivé en France,ne votent pas contre leurs compatriotes juif mais contre la poussée de l’Islam xénophobe-antisémite-terroriste, qui les inquiètent a raison.

      Le courage ne s’apprend pas et je me marre quand j’entend les leçons de courage et les critiques a l’encontre d’une époque contre des Français dans une FRANCE perdante,apeurée,occupée,traumatisée et jugée si peu solidaire face au drame juif,ce qui n’est pas faux pour beaucoup.

      Que de mots dur a l’encontre des Français de la part des intellectuels d’origine ou de confession juive dont beaucoup dans le cas inverse certainement,aurait été très loin d’être des juste par peur plus que haine comme les Français ordinaire et sans pouvoir.

      Les artistes comme Attal on du pouvoir pourtant et  si être ” un juste” n’est pas donné a tout le monde,ce film ne l’est aucunement ou plutôt “injuste” serait il le terme approprié.

      Décevant,mais pas étonnant. 

    • 11 Juin 2016 à 17h05

      QUIDAM II dit

      Malheureusement les violences dans cette région ont commencé bien avant la question des territoires, et même bien avant l’existence de l’Etat d’Israel. En fait, il y a toujours eu des violences entre les différentes communautés, et notamment à la fin du 19° siècle (le massacre de chrétiens au Mont Liban), ce qui a provoqué l’intervention des puissances occidentales au Liban, en Syrie et en Palestine où existaient une communauté juive depuis la plus haute antiquité, et une communauté chrétienne depuis 2000 ans, c’est-à-dire, depuis des siècles avant la conquête arabo-musulmane.

      Les deux terroristes, qui viennent de commettre des “assassinats non ciblés”, n’ont pas été abattus par les israëliens car en Israël la peine de mort est abolie. Ils venaient de Hebron où il n’y a pas de juifs… parce que tous les juifs en ont été chassés lors de ce qu’il est classique d’appeler « le massacre d’Hebron » qui eut lieu le 24 août 1929, donc bien longtemps avant le problème des territoires, et la création de l’Etat d’Israël.

      En 1920 (du 4 au 7 avril), a eu lieu le pogrom de Jérusalem, autrement appelé « émeutes de Nabi Moussa ».

      En 1934 (le 5 août), eut lieu le massacre de Constantine en Algérie.

      En 1941 (les 1er et 2 juin), eut lieu « le farhoud », un pogrom contre les juifs de Bagdad.

      Et tout le monde connait la connivence entre le grand mufti de Jérusalem, Hadj Amin al-Husseini (créateur de la 13e division de montagne de la Waffen-SS Handschar) et le régime nazi… Yasser Arafat prétendait être le neveu de ce “grand mufti”. 

      Ne pas prendre en compte la dimension foncièrement antisémite de l’hostilité à l’égard de l’Etat d’Israël, et ignorer le caractère à la fois conquérant et parfaitement réactionnaire du monde arabo-musulman, c’est se frapper soi-même de cécité. 

      • 11 Juin 2016 à 22h17

        Bibi dit

        Le mot “communauté” ne convient pas au MO. Les conflits millénaires concernent clans et tribus, sectes islamisées, religions, etc.
        Les juifs vivaient à Hebron depuis toujours. Il paraît que le village dont sont originaires les terroristes de Sarona comporte un clan de juifs islamisés qui allument des bougies le vendredi soir, et à Hanouka.