L’islam, une religion de la culpabilisation… | Causeur

L’islam, une religion de la culpabilisation…

… et de la compétition?

Auteur

Jean-Paul Brighelli

Jean-Paul Brighelli
Enseignant et essayiste, anime le blog "Bonnet d'âne" hébergé par Causeur.

Publié le 25 mai 2016 / Religion Société

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(Photo : SIPA.AP21825353_000006)

Myriam B. est une jeune musulmane comme on aimerait en voir plus souvent : originaire des quartiers nord de Marseille, elle a su en sortir, elle est apparemment libérée, mène la vie qu’elle entend, et réussit de brillantes études — elle est présentement en master de droit. Vêtue plus ordinairement de mini-jupes et de jeans moulants que de voiles — en fait, elle n’a jamais porté de voile. Maquillée assez pour avoir l’air d’une seconde Nefertiti — une Egyptienne d’avant l’islam. Ajoutons qu’elle est issue d’une double souche algéro-marocaine, preuve que les frères ennemis peuvent, s’ils le veulent, faire l’amour et pas la guerre. En elle, il y a les traits fins d’une Berbère, et la culture d’une fille formée à l’école de la République — ou plutôt, elle a fait l’effort de sortir de l’enseignement de l’ignorance pour se cultiver réellement. Je lui ai communiqué mon analyse du livre de Fethi Benslama dont je parlais la semaine dernière, et elle a bien voulu me faire partager ses réactions de lecture. Qu’elle en soit remerciée.

Myriam B. : Un jour, ma mère m’a surprise en mini-jupe et m’a lancé : « Myriam, tes os sont voués à l’enfer ! » — une malédiction dont l’écho résonne encore en moi. Parce qu’à l’inverse du chrétien, il n’y a pas pour le musulman de rédemption intermédiaire. Pas de pardon des offenses — pas ici-bas en tout cas.

Jean-Paul Brighelli : Qu’entendez-vous par « pas de rédemption intermédiaire » ?
Ce qu’il faut savoir, c’est que la culpabilité musulmane est une culpabilité religieuse spécifique — ce n’est pas la culpabilité religieuse que l’on connaît. Lorsqu’un catholique se confesse auprès d’un prêtre, le repentir est une démarche qui implique autrui, elle est hors de soi, autrui (le prêtre) est acteur dans la confession. En islam, il en est autrement. L’équivalent du prêtre est l’imam, qui n’est présent que comme conseil. Si un musulman avoue ses fautes auprès d’un imam, ce dernier ne pourra que le conseiller de bien agir afin que Dieu lui offre sa miséricorde ; mais il ne pourra pas lui garantir le pardon. Le repentir est une démarche absolument solitaire, elle est en soi, elle n’implique personne d’autre que soi, impactant l’image que l’on a de soi. Dieu n’est pas acteur, il reçoit la demande de pardon mais reste silencieux. Alors que le prêtre garantit le pardon, l’imam conseille de s’en remettre à Dieu, un Dieu infiniment silencieux. Deus tacitus !

On reste donc coupable à vie ?
C’est justement cela la nuance : on est dans un doute perpétuel, la certitude d’être coupable en libérerait plus d’un, mais l’on ne sait jamais, on se sent juste coupable parce qu’on ne se sent pas pardonné. La culpabilité chez le musulman est très ancrée et très pesante. Une faute n’est jamais explicitement expiée, puisque c’est après la mort que l’on sait si elle a été pardonnée, et non pendant la vie.
J’ai d’ailleurs noté, tout au long de mon éducation religieuse, que les péchés sont explicitement définis et sanctionnés. Par exemple si l’on a manqué à son devoir de prière, dans la tombe le musulman sera châtié par l’ange de la mort, qui à l’aide d’une barre de fer le frappera afin qu’il traverse sept couches de terre pour remonter ensuite et subir cela jusqu’au jour du jugement. Le mal est défini comme le « chirk » (association), ou encore « zina » (adultère), mais quand il s’agit du bien on parle le plus souvent de « bonnes œuvres » sans plus de détails, et la récompense est abstraite. Le paradis, et je reprends le sens que donne le Coran, est un endroit « inimaginable ». La sanction entre dans une logique humaine, la récompense elle, reste inintelligible… La sanction vient à l’esprit bien plus concrètement que la récompense.
Partant de là, un musulman ne se sentira jamais assez bon (Benslama dit bien qu’il rencontre des musulmans qui ont honte et ne se sentent pas assez musulmans) et être le meilleur des musulmans est une quête vouée à l’échec. D’ailleurs, nombre de musulmans qualifient leur religion de très difficile, allez savoir pourquoi… Ainsi, lorsque l’on n’a pas la réponse chez Dieu, on va la chercher soi-même, et donc chez autrui.
Autrui me dira que je suis un bon musulman, et s’il le fait, c’est que Dieu le pense aussi. Mais pour qu’autrui sache que je suis un bon musulman, il me faudra cacher mes fautes sous le voile d’une burqa (interrogez-les femmes portant la burqa et voyez si elles ne se sentent pas fautives de leurs actes passés), sous le nombre de mes prières à la mosquée, et finalement sous ce que je pense d’autrui.
Si je dis qu’autrui est mauvais musulman, c’est que je suis bon musulman. Si je me bats contre les non-musulmans, c’est que je suis bon musulman. Et, in fine, si je meurs en tuant les non-musulmans, c’est que Dieu lui-même saura que je suis bon musulman. Dieu ! Vois comme je suis bon musulman, je meurs pour toi !
Sans compter que se balader en burqa, c’est dire aux autres filles qu’on est supérieure — c’est un sentiment de supériorité bon marché ! Plus facile de se voiler en jugeant les autres que de réussir des concours et décrocher un job intéressant !

Mince ! Pas moyen de s’en sortir ici et maintenant !
Si ! Il existe en islam une immunité totale et le pardon absolu de Dieu — si une femme enceinte meurt pendant un crash d’avion, si on meurt en allant à la Mecque, ou encore si on meurt en martyr — et plus généralement, toutes les morts vraiment violentes, à condition bien sûr de faire partie de la communauté musulmane, l’oumma.
Camus a célébré dans l’islam l’intelligence du musulman à donner un sens à la vie. Mais ce n’est pas seulement le désespoir de la vie qui mène à la mort, c’est aussi ce qui se passe durant la période sombre : c’est dans le désespoir que les jeunes fautent, volent, se droguent, et finissent par se sentir coupables. Les laveurs de cervelles instrumentaliseront cela.
Un ami musulman libéré lui aussi, Wilem B., banquier d’affaires, a voulu me mettre face à une contradiction : « Et ceux qui n’ont pas été éduqués dans la culpabilité ? Ceux qui se sont récemment convertis et qui pourtant font la majorité des terroristes ? » Eh bien, c’est encore une preuve que la culpabilité est le noyau de tout ! D’abord, rien ne prouve que le ou la jeune converti(e) n’a pas été élevé(e) dans la culpabilité — l’islam n’en a pas le monopole, même si chez lui, c’est un principe. Et puis ce que l’on ne sait pas forcément, c’est que tout fidèle d’une autre religion qui se convertit à l’islam est bien mieux accueilli par Dieu que n’importe quel musulman. Les musulmans ont tous un immense respect envers les néo-convertis, comme des jésuites assistant à l’émanation d’une grâce divine. Par exemple un chrétien à qui l’on dit que jusque-là il a été dans le faux, dans le mauvais chemin, que s’il se convertit il pourra nettoyer son mauvais sang, celui-là n’est-il pas rééduqué à ce même sentiment de culpabilité ? On lui dit « Tu as été coupable mais tu ne le seras plus, et en mourant pour Dieu, tu te laveras de tous tes péchés », car cette religion, ou ce qu’on en fait, trouve son moteur dans la culpabilité.
La mort du djihadiste n’est pas qu’héroïque : c’est une manière de se punir consciemment ou inconsciemment en mourant pour Dieu. Je me sens coupable, si coupable que pour que Dieu me tende un paradis, il n’y a que la mort.

On n’en sort donc pas ?
L’islam est aussi une religion qui oblige à la vie familiale, afin de perpétuer la communauté musulmane. On dit que 50% de nos bonnes œuvres doivent être réalisées dans le cadre de la famille. Les jeunes qui se lancent dans le djihad passent tous par l’étape mariage. Il est amusant de noter en particulier dans les cités que les jeunes qui ne se lancent pas dans le djihad choisissent de se marier, c’est un phénomène extrêmement récent, qu’on ne remarque pas, et qui a tout de suite suivi le nouveau terrorisme. Il y a de plus en plus de mariages de jeunes délinquants : par exemple, mes voisins ont respectivement 18 et 19 ans, ils sont mariés avec un enfant, et ils sont délinquants. Ce n’est pas qu’une mode, c’est aussi la culpabilité, la honte de ne pas être parmi les élus, les meilleurs, ceux qui partent en guerre sainte. Explicite ou enfouie, et sous toutes ses formes, la culpabilité reste là. C’est « le vrai rongeur, le ver irréfutable », comme dit le poète.

Bravo pour Valéry !
Alors vous comprendrez qu’une religion qui entretient le sentiment de culpabilité pour n’importe quelle faute commise, n’offrant dans son sens littéral que certaines morts spectaculaires pour expier ses fautes avec certitude, n’est pas une religion comme les autres. C’est une religion dont l’exégèse doit se faire avec grande prudence, car elle peut dériver très facilement. Un jeune qui va se péter la cervelle en plein Bataclan est un jeune chez qui on a cultivé cette culpabilité, c’est l’irrationalité de ce sentiment qui rationalise la mort elle-même.
Parce que la culpabilité musulmane est le centre de tout, c’est une culpabilité qui poursuit n’importe quel musulman, jusqu’à sa mort. L’extrémisme ou plutôt les jeunes que l’on pousse aux actes extrêmes ont le sentiment autosuggéré d’être les meilleurs des musulmans — des surmusulmans, comme dit Benslama. Ils annihilent leur culpabilité en s’annihilant eux-mêmes.
Voilà ce que je pense vraiment de l’islamisme, et voilà pourquoi l’Education nationale qui veut lutter contre la radicalisation n’a vraiment rien compris : il faut aider les jeunes à se débarrasser de ce sentiment de culpabilité, ou empêcher qu’elle puisse s’ancrer.

Concrètement, comment s’exprime ce sentiment de culpabilité ?
Les jeunes se sentent coupables car ils ont baigné dans une éducation à la culpabilité sur le long terme ou sur le court terme — and so do I ! Et cette culpabilité induite a entraîné en moi certains comportements que je ne peux réfréner. Et toute agnostique que je sois, ou à peu près, je reste dans cette idéologie de la faute — et de la punition. Il m’arrive de me dire que je suis vouée à l’enfer parce que je ne prie pas, que je ne porte pas le voile, chaque faute est considérée comme grave. Et si j’avais été faible et ignorante, j’aurais voulu me péter la cervelle au Bataclan pour me faire pardonner de ce qui soi-disant est une terrible faute, j’aurais pensé que ma vie entière est une terrible faute, j’aurais voulu me racheter en payant le seul prix possible.
Etudier le djihadisme implique l’analyse de la pratique religieuse en détail. Par exemple, il n’y a pas que les sentiments de désespoir, d’ennui, de volonté héroïque ou de culpabilité, qui sont à revoir, mais aussi la compétition qui vous lie intrinsèquement à tous les autres, parce que l’islam pousse à la compétition. Vous entendrez volontiers une femme dire à une autre : « Tu as de la chance, tu es partie à la Mecque, alors que moi non ». C’est poussé à un point tel, que toujours dans cette logique de parade compétitive, le ramadan lui-même est exploité. Ce doit être un mois de jeûne, prônant l’humilité, la modestie et la générosité. Mais ce n’est pas le cas : tous les hommes sortiront leur robe de prière pour marcher dans les rues, en groupe la plupart du temps. Et le soir venu, c’est à celui qui aura prié le plus souvent, le « taraouih » à la mosquée jusqu’à minuit passé : vois comme je lutte contre le sommeil et la fatigue physique d’une journée de jeûne !
Je suis sûre que presque personne ne ferait le « taraouih », s’il fallait le faire seul, dans son salon, mais c’est une prière communautaire… Par volonté de se crédibiliser auprès de tous et par là de Dieu, on crée des degrés à la religiosité du ramadan lui-même.
Il existe d’ailleurs, toujours dans le thème de la compétition, une hiérarchie dans les paradis, il n’y a pas le paradis mais les paradis, le plus haut niveau est dédié aux prophètes les plus rapprochés de Dieu, et aux martyrs, le plus bas niveau est attribué aux simples musulmans. Voilà pourquoi la notion de « meilleur des musulmans » ou de « surmusulman » est exploitée par Benslama : il y a une véritable compétitivité dans cette religion. Etre avec les prophètes au septième niveau, c’est finalement être comme les prophètes : imaginez ce que cela représente pour un musulman honteux de chacune de ses irrémédiables fautes, à quel prix y accéder ?
Je suis alors guerrier, j’ai plusieurs femmes et je vis au Moyen-Orient : je suis djihadiste, et si je ne suis pas un prophète, je suis dans tous les cas un martyr. C’est con, hein ?

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 30 Mai 2016 à 18h29

      AMA dit

      Dans sa triste réalité l’Islam est une religion de “soumission” et d’oppression. La culpabilisation de ceux qui hésitent à suivre ses préceptes est automatiquement engendré par ce régime totalitaire. Parler de religion au sujet d’une idéologie dictatoriale destinée à manipuler les foules jusque dans les aspects les plus élémentaires de la vie, parait très excessif. Il est très excessif aussi de comparer ce code civil aux autres religions. Il s’agit d’un RÈGLEMENT engendrant automatiquement la culpabilisation de ses insoumis.

    • 29 Mai 2016 à 17h08

      i-diogene dit

      … La paille dans l’ oeil du voisin..!Ptdr…

    • 29 Mai 2016 à 16h46

      anaellef dit

      Peut-être que le problème c’ est aussi l’ absence de libre-arbitre et l’ idée que la communauté est plus importante que la nation qui n’ existe pas dans les autres monothéismes.Si il y a libre-arbitre, il y a une responsabilité individuelle du croyant indépendamment de la communauté.

    • 29 Mai 2016 à 16h02

      gigda dit

      Très intéressant dialogue avec une femme qu’on aimerait entendre davantage (comme tous ces esprits critiques à qui la scène médiatique fait si peu place) .
      Pourtant je n’ai pas tout à fait le sentiment qu’il s’agit ici de cette culpabilité civilisatrice dont parlait Freud, celle qui permettra la sublimation – la culture. Pas de culpabilité morale disons, avec sa dimension introspective, division et réflexivité, ouvrant à la curiosité symbolique grâce à une loi intériorisée, mais d’un effroi plus archaïque, d’un ordre plus “superstitieux” et imposant, interdisant tout aménagement de connaissance.  La rivalité évoquée dans cette concurrence à l’autopunition en donne une mesure. On n’est pas là devant la constitution d’un surmoi, mais devant son ratage paranoïaque … totalisant, ou une mélancolie suicidaire. Un deuil n’est pas fait, la toute puissance du désir reste intransigeante. La loi n’est plus médiatiatrice.
      « La culpabilité dont il s’agit ne serait-elle pas plutôt du côté d’une identification à Dieu, comme Père, comme Père vivant. La culpabilité est alors l’indice du retour dans le Réel, de ce nom du Père forclos et qui réclame existence » La culpabilité dans la psychose, Jean-Jacques Tyszler.
      Je devine que d’autres élaborations ont eu cours à l’intérieur de l’islam au long des siècles. Mais c’est sous cette forme la plus a-religieuse (religere) qui soit, la plus archaique qu’il semble survivre. Les raisons à cela me semblent encore à chercher. J’en pressens quelques unes. L’islam est  un syncrétisme qui ne se reconnait pas d’origines ou de transmission rebelle comme le christianisme, il se les approprie, sur ce reniement d’antériorité, de généalogie. Ce n’est pas rien! Là déjà une auto-fondation qui ne paie pas sa dime de culpabilité. Le christianisme sera obligé lui de la déplacer par le sacrifice de son dieu et le renversement de cette culpabilité .. versant névrotique et versant psychotique … Juste réflexions errantes, venues de ce dialogue:)

      • 29 Mai 2016 à 16h23

        gigda dit

        Ajoutons par mesure de culpabilité, qu’il y a d’autres raisons bien sûr, à chercher du côté politique, historique ou sociologique… et que je fais de la théologie de comptoir; me suis laissée penser tout haut et court, en passant, comme habitude j’ai.  

    • 28 Mai 2016 à 15h29

      netrick dit

      Toutes les religions du “Livre”, christianisme, judaïsme et islam sont basée sur la culpabilité. Celle de l’homme ingrat envers son créateur. Et tous tentent de se faire pardonner par toutes sorte de sacrifices. Celui commun aux 3 religions est celui
      d’Abraham. Pour les catholiques, c’est le “péché originel” et le “Paradis perdu”. 

      • 28 Mai 2016 à 16h12

        ornoto.be dit

        C’est bien vrai, mais au moins la religion catholique pardonne, et c’est énorme ! Cela a permis le progrès. Voyez comme la religion islamique a véritablement paralysé les peuples soumis,ils n’ont plus rien inventé, créé dans tous les domaines et ce qui leur a été attribué dans le passé a presque toujours le fait de convertis ou de l’appropriation d’inventions dues aux peuples conquis.
        Et puis dans le Christianisme l’Autre n’ai pas vu comme un adversaire à soumettre, il doit être aimé, ce qui ouvre aussi a bien des choses.

        • 29 Mai 2016 à 16h56

          i-diogene dit

          Bin, oui, le pardon, c’ est bien pratique: on remet le compteur à zéro et on recommence..^^

          Pardonner aux autres aussi: le clergé, pape en tête pardonne et protège l’ intimité des pédophiles du clergé..!^^

          C’ est pratique, c’ est pas cher et sa pérennise la filière..!^^ 

      • 28 Mai 2016 à 20h26

        Thaïs dit

        Ce n’est pas que les religions soient basées sur la culpabilité, c’est notre pensée contemporaine imprégnée de l’idéalisme régressif de Rousseau qui se persuade que l’être humain est naturellement bon et parfaitement innocent et étranger au mal : d’ailleurs, quand un individu le commet (Baupin, Cahuzac, Thevenod etc…) , on en déduit immédiatement qu’il est probablement malade !
        J’ai entendu un élu dire de Baupin qu’il devait soigner son “addiction”.
        Mais là est l’erreur : Baupin n’est pas malade, c’est qqn qui a du pouvoir et qui veut en profiter pour “jouir sans entrave”, et il prend la consigne au pied de la lettre. Thévenod n’a aucune espèce de phobie, il se croit intouchable parce que ses copains sont au pouvoir et donc il ne paie pas ce qu’il doit et se croit au-dessus des lois. Et on pourrait citer bien d’autres exemples.

        Ce n’est pas la religion qui culpabilise l’individu : elle lui dit juste la vérité ! Tout être humain est capable du meilleur comme du pire, c’est une réalité d’expérience, que tout un chacun peut vérifier en lui et autour de lui.
        Croire que l’on est absolument innocent est une illusion puérile,et quand ce sont des adultes qui s’en persuadent, alors ils sont juste dans la mauvaise foi ou le déni de réalité, une sorte de “jawaderie”, si vous me permettez cette expression.
        La religion met l’homme face à sa liberté : il a le choix entre le bien et le mal, entre le vice et la vertu, entre la lâcheté ou la responsabilité. Elle lui donne quelques balises pour faciliter son discernement.La plupart du temps,elle lui prescrit même de réparer le mal qu’il a pu commettre, pour se “racheter” en quelque sorte.

        • 29 Mai 2016 à 9h51

          Hannibal-lecteur dit

          Heu… Thaïs, c’est bien vrai, tout ça, mais ça n’empêche pas que les religions AUSSI jouent de la culpabilité…sauf à dire  ” les clergés ” plutôt que les religions. Mais c’est bien sous cet angle que les prêtres et toute la hiérarchie harnachée d’ornements dorés tiennent les fidèles sous leur joug.

        • 29 Mai 2016 à 16h36

          isa dit

          Quel chouette monde qu’un monde ou le mal serait incarné par les trois que vous citez.
          Il m’avait échappé ce post ridicule. 

        • 29 Mai 2016 à 17h00

          i-diogene dit

          Bin, Isa,

          Il suffit de lire la presse:

          intolérance inter-religieuse, guerres, pédophilie, etc..!^^ 

    • 28 Mai 2016 à 14h35

      salaison dit

      à la un ,  à la deux, à la trois : plouf ! ( disent les enfants)
      cqfd 

    • 27 Mai 2016 à 15h39

      ornoto.be dit

      Les informations donnée par cette jeune femme m’inclinent encore plus à penser que Mahomet a mis au point une formidable machine de guerre au service de son ego délirant. Décérébration par toutes sortes de rites et d’obligations à caractères nettement sectaires, par l’endogamie, récompenses par les razzias, les femmes consommées, les esclaves déshumanisés, par la mort ou son risque par le combat sacré du djihad, et maintenant culpabilisation systématique organisée pour étouffer tout essai de libre arbitre.

    • 27 Mai 2016 à 10h20

      Peter33 dit

      Je pense que cette jeune femme devrait réviser sérieusement ses connaissances de sa religion. Dire que l’imam est l’équivalent du prêtre est aberrant. L’imam est élu par les membres de sa mosquée et sa fonction est de diriger la prière. Il est aussi disponible pour écouter, conseiller, mais n’a strictement aucune fonction inter-médiative ou sacerdotale. L’histoire de l’ange de la mort et de sa barre de fer relève de la fantasmagorie religieuse et ne repose sur aucun texte fondamental. Quant au pardon des fautes je ne connais pas un seul musulman “normal” qui passe sa vie avec le poids accumulés de ses péchés sur ses épaules ! Allah a 99 noms dont au moins 4 implique le pardon d’Allah. “Al Ghaffar” pour ne citer que celui-là signifie “Le Tout Pardonnant, Il pardonne les péchés de ses Serviteurs encore et encore “. Dans cette religion la relation entre le fidèle et son Dieu ne passe par aucun intermédiaire.

      • 27 Mai 2016 à 10h35

        Nonobstant dit

        Il est clairement dit dans cet article que l’imam est un conseil ! Ne vous focalisez donc pas sur le terme “équivalent”, un imam ne correspond surtout pas à un prêtre, et encore moins à un rabbin :)

        Nonobstant, j’ai trouvé cet article très intéressant. Après lecture, l’islam est finalement plus stupide que je ne le croyais …..

        • 27 Mai 2016 à 11h45

          Peter33 dit

          Il est surtout clairement dit qu’il est “équivalent”. Reportez vous a la définition du Larousse de cet adjectif. Un prêtre est également un conseil.
          Que vous vous contentiez de cet article sans grand intérêt pour juger que cette religion est encore plus stupide c’est votre droit absolu. Je pense que comme cette jeune femme vous n’y connaissez pas grand chose et donc votre avis importe peu.
          Régis Blachère, André Chouraqui, Denise Masson pour ce citer que ceux la sont aussi selon vous des gens stupides.

        • 28 Mai 2016 à 15h15

          Moira dit

          Bien d’accord Nonobstant !
          chipoter sur les nuances d0un terme pour ne pas répondre au fond .. c’est une méthode vieille comme le monde !

          L’Islam n’est pas stupide -sinon on pourrait avoir pitié !
          ce sont ses adeptes qui sont rendus stupides , soumis et décérébrés puisque c’est le but de cette religion manipulatrice -
          ( donc pas idiote , les manipulateurs sont tout sauf stupides et donc d’autant plus dangereux ET responsables )

    • 27 Mai 2016 à 8h59

      mithys dit

      Un athée n’est responsable de ses actes que vis-à-vis de sa conscience, bien plus exigeante qu’un dieu qui “pardonne”. La culpabilité religieuse, la notion de péché, la “rédemption”, relèvent de la malhonnêteté intellectuelle et morale, puisque les dieux, objectivement absents, n’ont qu’une existence subjective, imaginaire et donc illusoire. Ils n’existent que dans la tête des croyants parce que les religions les y ont mis précocement, ce qui perturbe, voire annihile l’esprit critique, indépendamment de l’intelligence et de l’intellect ultérieurs.

    • 27 Mai 2016 à 8h41

      mithys dit

      “Myryan B. est apparemment libérée”, mais elle témoigne du fait que, plus que les deux autres monothéismes, l’islam (= soumission), laisse des traces indélébiles au moins dans le cerveau émotionnel de l’adulte … Je propose une hypothèse explicative (psycho-neurophysiologique : http://originedelafoi.eklablog.com

    • 27 Mai 2016 à 4h19

      Livio del Quenale dit

      “”Alors que le prêtre garantit le pardon, l’imam conseille de s’en remettre à Dieu, un Dieu infiniment silencieux”"
      -
      Comme dans toutes les religions les ministres du cultes n’ont aucun pouvoir de cet ordre, s’ils prétendent intercéder auprès de Dieu c’est une imposture, il est comme les hommes : conseil un peu plus éclairé, peut-être (pour les meilleurs)dans vos démarches spirituelles et/ou mystiques voire philosophiques mais c’est tout il n’est qu’un guide dans les méandres et arcanes de la religion qu’il représente, mais sûrement pas dans votre foi et vos relations avec Dieu qui vous sont infiniment intimes et personnelles et peu importe la façon dont vous vous adressez à lui, si, dans le respect ce qui traduit le respect que vous avez de vous même.
      Les religions s’arrogent illégitimement le contrôle de la foi.
      En fait elles ne sont légitimes que dans l’organisation de la communion dans la foi de ceux qui ont besoin d’être ensembles pour ça.
      La dérive vient de ce qu’à l’origine ce besoin, acquis ou créé, a rapidement été utilisé pour contrôler les masses populaires. Pouvoir que les chefs d’églises utilisaient pour gouverner peuples états et même les souverains eux même, encore aujourd’hui voire même de façon autoritaire et/ou intégriste.

      • 29 Mai 2016 à 3h47

        salaison dit

        “un Dieu infiniment silencieux”
        ……………..
        forcément !
        -

    • 26 Mai 2016 à 17h17

      salaison dit

      Islam ?… une religion!… (mais en pire!)

    • 26 Mai 2016 à 12h52

      netrick dit

      Netrick avait dit quelque chose qui a été censuré ?

    • 26 Mai 2016 à 9h05

      L'Ours dit

      Tous les abattoirs, j’ai bien dit tous, d’île de France abattent leurs bêtes de façon hallal (pour des raisons économiques).
      Évidemment pour les non musulmans, la viande ne sera pas étiquetée comme telle! Vous en mangerez sans le savoir.
      Et il paraît qu’on n’a pas un problème d’islam en France.
      Et ça ne dérange personne?

      • 26 Mai 2016 à 9h07

        L'Ours dit

        Ah! oui, j’allais oublier: “à bas les cathos! et E. Bastié au milieu!”, c’est tellement plus important!

        • 26 Mai 2016 à 10h59

          IMHO dit

          L’histoire de la viande halal me fait l’effet d’un bon gros bobard.
          En effet, quelles raisons économiques?
          Cette méthode d’abattage est plus compliquée et pénible pour l’abatteur que l’abattage européen.   

      • 26 Mai 2016 à 13h17

        ti suisse dit

        bonjour l’Ours, ..donc-alors le couteau pour l’abattage (pas dit sacrifice) a été visé (cric-crac) par l’iman du quartier, le boucher est évidemment musulman et la bête ‘tournée’ vers la Mecque, je dirais sud-est,
        ..elle est très bonne cette viande, enfin perso n’y vois que du feu (vieille expression, antérieur à la roue, ..’le ma poule /tiens, pour la volaille, qui de neuf ?!)

      • 26 Mai 2016 à 17h20

        salaison dit

        c’est bien pour ça qu’il est GRAND TEMPS que le Ministère qui est concerné, mette le nez  dans tout ce m……!
        et ensuite les cons…..sommateurs ! 
        faut savoir ce que l’on veut ! non mais! 

      • 28 Mai 2016 à 15h08

        Moira dit

        Tout à fait ! 100 % de la viande distribuée en île de France est halal .

        La chaîne d’abattage halal, nécessitant une personne de moins que celle de l’abattage non musulman , cette formule fait la conquête des directeurs d’abattoirs qui ne voient que l’argent et se foutent et de la rleigion et des animaux .
        Sans parler des subventions qui viennent des pays du Golfe pour halaliser à vitesse grand V -les abattoirs ici

      • 28 Mai 2016 à 16h17

        ornoto.be dit

        Oui L’Ours, c’est affligeant de constater l’indifférence des Français à propos du Halal.
        On dirait qu’eux aussi ont été décérébrés par l’individualisme consumériste, autre religion célébrée par la Pub.

    • 26 Mai 2016 à 6h50

      thierryV dit

      Culpabiliser pour que cette religion se sente chez elle, ce ne sera en tout cas pas mon cas. Quand à leur problèmes et leur propres frustrations ,qu’ils les règles entre eux . Ça commence à faire beaucoup.

    • 26 Mai 2016 à 2h29

      Livio del Quenale dit

      j’ai du mal a comprendre que cette femme…ou plutôt jeune femme, ça a peut-être une incidence sur le fait qu’elle ai prit conscience de tout ce qu’elle dit, y compris de se dire agnostique et cependant écrire cette phrase :
      -”Il m’arrive de me dire que je suis vouée à l’enfer parce que je ne prie pas, que je ne porte pas le voile, chaque faute est considérée comme grave. Et si j’avais été faible et ignorante, j’aurais voulu me péter la cervelle au Bataclan pour me faire pardonner de ce qui soi-disant est une terrible faute”.
      -
      Il me semble que prendre conscience des choses c’est le problème à moitié résolu. Mais elle est jeune et n’est-elle pas encore parvenue à se débarrasser des oripeaux de son enfance ?
      Vient-elle d’épouser cette forme indépendance d’esprit et qu’elle ne se la soit pas encore appropriée.
      Ou bien est-ce une posture de par ce fond de culpabilité dont elle parle et qui lui reste.
      Ou bien veut-elle se garder une porte de sortie, lors de reproches éventuels vis-à-vis de sa communauté qui le reste de toute façon.
      Il faut reconnaître que l’indépendance d’esprit et l’anticonformisme, ne sont pas chose faciles à assumer, tant que l’on n’en est pas totalement convaincu.
      Enfin, elle est sur la bonne voie, si elle commence à considérer les dogmes religieux (ou autres) comme une insulte à l’intelligence. Et surtout si elle sépare la foi de la religion.

      • 26 Mai 2016 à 11h27

        Hannibal-lecteur dit

        Sûr qu’elle n’est pas très claire dans sa tête, mais surtout, peut-on la considérer encore comme musulmane et ses corréligionnaires ne la considèrent-ils pas, eux, comme une pute?

        • 27 Mai 2016 à 3h47

          Livio del Quenale dit

          Oui peut-être,
          mais je me concentrais sur sa réaction singulière face aux questions du journaliste JP Brighelli, quant au livre qu’elle à écrit.

          J’essaye de comprendre les difficultés que peuvent avoir ces jeunes de banlieues Nord de Marseille, quartiers difficiles s’il en est.

          Et du mérite, négligé, peu mis à l’honneur, pas assez salué, qu’ont certains de ces jeunes à vouloir se sortir de leur condition et les filles en particulier.

    • 26 Mai 2016 à 1h18

      Esprit critique dit

      Les trois premières idéologie totalitaires sont les trois religions dites du livre.
      Une gradation dans l’art de bâtir des sociétés d’individus abrutis et soumis, terrorisés et infantilisé a vie …
      Les Hitler, Pol-pot , Mao, Staline, Khomeiny et autres plus ou moins sanguinaires ne sont que des reprises des principes mis au point par les prophètes….
      L’Islam est la forme la plus aboutie avec l’apostasie et la façon de considérer “L’infidèle”….
      J’invite Arbrecentenaire et Hannibal a vivre les yeux ouverts.
      Je suis ravi d’avoir vu l’Ours !

      • 26 Mai 2016 à 1h33

        i-diogene dit

        Absolument..!^^

      • 26 Mai 2016 à 7h01

        QUIDAM II dit

        @Esprit critique.  Votre propos me semble très idéologique. La réalité indiscutable est que les seules sociétés où sont respectés les droits de la personne sont justement les sociétés de tradition judéo-chrétienne. (Il y a là au moins une corrélation incontestable.)

        Hitler, Pol-pot , Mao, Staline, et Khomeiny ont eu précisément pour but de liquider les traditions judéo-chrétiennes : Saint Jean de la Croix et Maïmonide n’ont pas été les auteurs préférés de ces criminels.

        Alexandre de Macédoine (dit « Le grand ») qui fut, pour le moins, un grand conquérant n’a jamais rien su du monothéisme. Bien au contraire, il a été enseigné par Aristote.

        Pour sa part Socrate a été condamné à mort par les Athéniens polythéistes qui l’ont reconnu « coupable de ne pas croire aux Dieux de la Cité et d’en introduire de nouveaux, et coupable de corrompre la jeunesse. »

        Enfin, la Rome antique et polythéiste a poursuivi, persécuté et exterminé tous les druides de la Gaule celtique jusqu’au dernier.

        Ce qui est dangereux, c’est le prosélytisme fanatique. Toutes les religions ne sont pas prosélytes. 

      • 26 Mai 2016 à 11h23

        Hannibal-lecteur dit

        Esprit piètre critique, à propos d’yeux ouverts, avec quelles lunettes avez-vous vu des individus abrutis, soumis, terrorisés , infantilisés à vie par la religion catholique? Voyons un au hasard, Victor Hugo? Une autre, moderne, Mère Térésa? Vos phantasmes vous égarent… mais peut-être, avec l’Islam, êtes-vous plus proche d’une certaine réalité.  

        • 26 Mai 2016 à 16h06

          arbrecentenaire dit

          C’est celui qui le dit qui l’est… Sous le très Saint Louis, on coupait la langue, découpait lèvres supérieure et inférieure pour être bien sur que le blasphémateur ne récidive pas. D’autres exemples ? La sodomie punie de mort. On en passe…

        • 28 Mai 2016 à 13h10

          Hannibal-lecteur dit

          Votre exemple de situation exceptionnelle et rare prouve exactement mon reproche: où avez-vous vu les abrutis etc.? Merci de votre confirmation. 

    • 25 Mai 2016 à 22h22

      lili23 dit

      Pour les existentialistes il est impossible de penser une perception et réciproquement de de percevoir une pensée bien que la conscience a à être sur le mode de l’avoir été il peut y avoir des extraterrestres conscients dans l’univers