Et si nous devenions «robot-phobes»? | Causeur

Et si nous devenions «robot-phobes»?

Ils colonisent, sans réel débat, notre monde

Auteur

Thierry Blin

Thierry Blin
est maître de conférences en sociologie.

Publié le 19 mars 2016 / Société

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La semaine dernière, les médias ébahis ont rapporté la victoire d'un ordinateur face au champion du monde de jeu de go. Mais s'interroge-t-on seulement sur les répercussions de nos dernières avancées technologiques?

Image extraite de «2001: A Space Odyssey» de Stanley Kubrick (DR)

Depuis le 9 mars, impossible de suivre les actualités sans être en permanence harcelé par la dernière victoire en date de Google. Au rayon intelligence artificielle (IA), DeepBlue (programme développé par DeepMind, start-up rachetée par Google) vient de mettre une claque au champion du monde de jeu de go. Inattendu, inespéré. Cela marche mieux que prévu ! On pourrait certes ne pas pratiquer le go et n’en avoir cure. On aurait tort.

Pour l’instant, une machine gonflée à l’IA et soumise à des tests de QI pour enfant de moins de six ans, s’en sort pour ce qui est du vocabulaire et des similarités, mais, côté raisonnement et compréhension du monde, elle donne plutôt dans le burlesque involontaire. « Où peut-on trouver un professeur ? » : « Piano » ! Plus à l’aise au jeu de go, apparemment… Ce qui distingue encore l’intelligence humaine, c’est sa capacité à généraliser conceptuellement, son accès aux symboles, sa plasticité, sa flexibilité, son autofaçonnage permanent. Pas de problème. Patience. La machine maîtrisera, un jour, bientôt, dans un délai indéfini en fait, l’apprentissage non supervisé (l’« intelligence artificielle générale »).

Autant dire qu’il y a de quoi jouir par avance du côté de Google, saint patron du domaine, et de ses semblables. Ils ne se privent d’ailleurs pas de plastronner de plus en plus régulièrement sur nos écrans.

Il en est même parmi eux pour rêver au dépassement de l’humain, au « transhumanisme » ! La formule est simple : à bien y réfléchir, chacun d’entre nous est déjà amélioré par la technique. Google est une phénoménale mémoire à la portée du premier clic venu. Certains d’entre vous portent un pacemaker. Sauf qu’avec l’IA et les nanotechnologies, on ne joue plus dans la même division. Pourquoi diable en effet votre santé ne serait-elle pas contrôlée en permanence par des nanopuces1 ? Le soldat moyen et son semblable salarié ne tireraient-ils pas avantage de leur augmentation en améliorant ici la vue, ailleurs la mémoire ? Le téléchargement (l’uploading) de votre esprit sur un support informatique, avec pour horizon l’immortalité, cela ne vous tente pas un peu ? Sinon, un exosquelette, des organes artificiels plus performants ? Vraiment ?

On change ici de registre avec ce qui se faisait auparavant, puisque réparer n’est pas augmenter, dépasser. A force d’augmenter, que vise-t-on ? La indistinction progressive homme/cyborg. Programme qui réjouissait déjà par avance Donna Haraway, adepte des genders studies et auteur d’un Cyborg Manifesto dès 1983. Ce serait là, annonçait-elle, l’occasion de dynamiter toutes les frontières, homme/machine, homme/femme… Cette nouvelle utopie reçoit donc le nom de transhumanisme, c’est-à-dire tout à la fois l’« augmentation » scientifique de l’homme et son surclassement par la machine. Dan Brown, qui en fait l’univers de son Inferno (2013), a même élevé ce programme au rang de philosophie indépassable du moment !

Ce n’est plus de la science-fiction

À première vue, l’affaire pourrait porter la signature de Spielberg ou de Ridley Scott. On se tromperait cependant à enterrer trop vite le dossier au rayon science-fiction. Depuis 2009, les tenants de cette post-humanité, organisent même une « université d’été de la singularité », avec, dans le rôle des mécènes, Google et la nasa… L’un des leaders transhumanistes, Ray Kurzweil, émarge depuis peu chez Google. Les enjeux sont suffisamment palpables pour que l’administration américaine, ait commandé (en 2002) à cinquante chercheurs un rapport particulièrement favorable (co-rédigé par Newt Gingrich, ancien speaker républicain à la Chambre des représentants), sur l’amélioration des performances humaines. Bref, programmes de recherche, mécénat des milliardaires du Web, création d’universités spécialisées, activation de groupes d’adeptes et sympathies au sommet donnent à ces allures de science-fiction les « moyens de moyenner ». Tout ne se réalisera assurément pas, mais on ne trouvera que du côté où l’on cherchera.

Le projet n’en comporte pas moins quelques contrariétés colossales. Rapporté à la concurrence pour l’emploi, ne serait-on pas confronté à une obligation implicite de « suivre le rythme » de l’amélioration de soi ? Qu’en serait-il de cette partie de l’humanité qui n’aurait pas les moyens, ou le désir, de jouer la partition du « trans » ? Quelle serait la nature du régime politique susceptible d’héberger la cohabitation inégalitaire entre les « augmentés » et la masse ordinaire ? Quid de l’idée d’une dignité humaine universelle, d’une commune humanité, avec l’apparition de tranches technologiques supérieures de l’humanité ?

Les transhumanistes déclarés sont assurément les plus désinhibés du cheptel de nos préparateurs en technologisation du futur. Un peu comme une cerise d’étrangeté hallucinante sur le gâteau technophile dont tout le monde se goinfre aujourd’hui. Mais, entre les robots (militaires) tueurs autonomes, ceux qui commencent à cohabiter avec nos vieux2, qui tiennent la main à notre progéniture, pour lesquels on revendique dès à présent des « droits », qui écrasent le travail ouvrier, qui supprimeront les pilotes humains des voitures, camions…, qui investissent en bourse par voie d’intelligence artificielle, et même, à un autre niveau, qui remplacent le libraire, comme l’Expresso Book Machine de la nouvelle boutique des PUF3… le peuplement du moindre recoin humain par la machine est en bonne voie. Le tout sans prise, sans délibération collective sur ce qui s’apparente à une colonisation, tout en douceur. Mécanique. Pour le plus grand profit d’entreprises-empires à la Google dont le monopole va croissant. De quoi devenir « robot-phobe » !

Il ne faut pas nécessairement regretter le passé, mais il n’est vraiment pas certain que l’avenir ne sera pas regrettable.

  1. La MGEN, le mutuelle enseignante, organisait récemment (le 9 mars) un colloque sur le transhumanisme avec l’Institut des sciences de la communication, CNRS/Paris-Sorbonne.
  2. Passion japonaise d’autant plus acharnée que fabriquer des robots évite de faire appel à une main d’œuvre immigrée.
  3. L’aimable machine vous imprime l’ouvrage demandé pendant que vous ingurgitez votre expresso. What else ?

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    • 24 Mars 2016 à 9h37

      Tootsie dit

      L’AUTOMATE EST UNE FEMME COMME… UN AUTRE !
      Il l’est déjà, « regrettable », cet avenir. Ça fait écho à la remarque d’un pilote de chasse racontant comment il dégomme du ciel telle ou telle cible, sur quelque terre du Moyen-Orient.
      Il évoque”la non réciprocité du danger”, entre l’adversaire et lui. C’est cela, le côté… satanique du tout-technologique. Comment il déresponsabilise l’homme « augmenté » des actes de destruction qu’il commet, tout en le mettant hors de la portée du danger.
      Idem pour les moyens utilisés dans l’industrie agro-alimentaire, le pharmaceutique et toute la bio-ingénierie qui utilise entre autres la… biolistique. Appliquant des savoirs issus des sciences militaires et criminelles.
      Ces forces sont du côté de la mort. Elles soutirent au vivant ses forces vives, sans rien lui rendre en retour. Si ce n’est de la mort. Forces masculines ô combien : toutes ces attaques innombrables faites à la nature et au vivant. Forces stériles quand elles sont réduites à ces attaques systématiques voire… systémiques. Qui veulent à toutes… forces se passer de la nature et de sa «prétendue» vulnérabilité. Faisant de la beauté une performance de plus. Autrement dit, le champion de demain et la vraie figure gagnante du modèle ultra-libéral, c’est l’automate.
      Le «robot» et le monde mécanisé sont un féminin dénié. Le tout-technologie, c’est à la fois la fiancée et l’épouse (réelle???) de l’homme. Un monde sans âme qui surplombe le monde et ses êtres vivants, avec toute l’arrogance d’un démiurge désincarné, bien trop divin à ses propres yeux, pour seulement reconnaître le merveilleux et le sublime, qu’il salit voire qu’il maudit, de toute la fureur de ses technologies dévastatrices.

      Un monde où la femme est une mécanique comme une autre
      et l’automate une femme comme… UN autre.

      L’automate est fils du mâle… veillant aux biens, quand il a perdu l’idée même du Bien.

      Quand on dit qu’« il » pleut et quelle heure est-« il »
      Ainsi soit-il !

    • 22 Mars 2016 à 19h36

      thierryV dit

      Nous avons placé le “progres” au centre de toute réflexion évolutive . Tyrannie du rythme des nouveautés qui interdit le temps de l’écoute et de la respiration . Nous sommes devenus nos propres cobayes . Obsédés par l’idée de rentabilité du nouveau .En cela , l’univers médiatique a placé une boussole a tout nos désirs et n’a juste qu’a suggérer pour créer . Un investissement fabuleux sur la tête de l’espece en folie collective.

      • 22 Mars 2016 à 19h42

        Sancho Pensum dit

        Qui ça “nous” ? Personne ne vous oblige à acheter la dernière voiture à la mode (quoique avec l’interdiction des anciens véhicules dans les CV, ça pourrait bien être le cas…), le frigo connecté en wifi, ou la version ultime de l’iphone 6 ?
        Si vous le faites, c’est que :
        1. vous avez le fric pour le faire
        2. ça vous fait du bien sur le moment
        3. vous n’avez pas de volonté

        Trois choses qui peuvent se corriger sans grande difficulté.

    • 21 Mars 2016 à 17h01

      Hannibal-lecteur dit

      Toutes les frayeurs vis-à-vis des robots ou de l’intelligence artificielle proviennent de l’oubli ( ou de la méconnaissance ) de l’évidence suivante: ces machines S’ARRÊTENT en fin de programme. Pour qu’elles deviennent dangereuses, il faudrait qu’elles soient aussi programmées – par l’homme ēvidemment – pour , en fin d’un programme être capables de se poser la question d’un autre programme à exécuter… Puis capables de faire un choix parmi l’infinité des programmes possibles : un choix inexistant à moins d’avoir été programmé lui aussi : par l’homme, évidemment. 
      C’est pas demain la veille… 

    • 21 Mars 2016 à 16h20

      Piroshky dit

      Pour ceux qui se posent toutes ces questions à propos de l’avenir de l’homme face à ce tsunami d’objets connectés, de contenus “personnalisés”,face à la perspective d’un monde totalement déshumanisé, je conseille vivement deux ouvrages écrits en fin du siècle dernier par un des grands spécialistes de l’intelligence artificielle, Jean-Michel Truong. L’un est : Le Successeur de Pierre, un roman, et l’autre qui développe le concept du premier, un essai philosophique qui s’appelle “totalement inhumaine”. A lire absolument, et à méditer sur ce qui nous attend. Pour info, je suis Expert en systèmes d’informations et télécoms,je travaille en recherche sur les réseaux du futur, donc, je vois bien ce qui arrive… Un conseil pour les années à venir, déconnectez-vous d’urgence si vous voulez conserver quelque chose d’humain en vous!

    • 21 Mars 2016 à 11h35

      zelectron dit

      In fine, je préfère être robotisé que mort !

      … et donc vive le TRANSHUMANISME !

      p.s. mon dernier job ? fabriquer des machins-trucs industriels :-)

    • 21 Mars 2016 à 1h29

      Sancho Pensum dit

      Sur le sujet, il n’y aura pas, il ne peut pas y avoir de débat “en général”.
      Quand un patient va se faire dialyser à l’hôpital, où une machine supplée au dysfonctionnement des reins, quand Carmat met au point un coeur artificiel, quel intérêt de débattre sur les techniques ou les engins qui permettent de gagner de précieuses années de vie ? Il n’y a là aucune matière à débat éthique.
      D’autres dossiers, pourtant anodins en apparence, vont poser très rapidement de sérieuses questions… La voiture autonome par exemple. Son arrivée sur nos routes nécessite au préalable une récriture totale du cadre juridique (convention de Vienne de 1968). Et si ses avantages en terme de sécurité routière la rende désirable – qui deviendra responsable pénalement en cas d’accident ? Le “passager” de la voiture, son constructeur, le concepteur du programme informatique, le fabricant des capteurs ?
      Et quel pourrait-être le choix logiciel, par la voiture autonome, du dilemne suivant : tuer son unique passager en précipitant la voiture dans le décor pour sauver deux piétons étourdis, ou les écraser pour sauver son passager ? Question subsidiaire : qui accepterait d’acheter ou de monter dans un engin susceptible de prendre l’option 1 (sauver le maximum de vies) ?
      Ici, on n’échappera pas au débat… 

      • 21 Mars 2016 à 11h54

        Lector dit

        c’est le contraire, ce sont plutôt le coeur artificiel et l’homme augmenté en général qui pose question d’éthique anthropologique. C’est sur ces points qu’il devrait y avoir débat, réflexion, à nouveau. Le “débat” d’ordre juridique “à qui la faute” à propos de sécurité routière est secondaire.

        • 22 Mars 2016 à 19h35

          Sancho Pensum dit

          Dans les faits, ça se posera pourtant bien avec la priorité que j’ai donnée.
          Dès que votre survie est en jeu, les questions éthiques passent très vite au second plan, voire ne sont jamais abordées. Sauf à pré-disposer d’interdits très forts, par exemple religieux. Ex : interdiction de la transfusion sanguine chez les Témoins de Jéhovah. Sinon, c’est votre instinct de survie qui prend le dessus.
          A contrario, on aura beaucoup moins d’hésitation pour occuper l’espace public en débats de toutes sortes sur les questions qui nous apparaissent optionnelles, ou de l’ordre du confort : PMA/GPA, voiture sans conducteur, robots assistants…
          Expérience de pensée : imaginez que demain, frappée par un virus, l’humanité ne puisse plus se reproduire par les “voies naturelles” et que sa survie ne tienne plus qu’à des techniques exogènes. Vous verrez alors que même les plus radicaux des militants de la manif pour tous en feront la promotion…

        • 23 Mars 2016 à 22h44

          Lector dit

          l’instinct de survie ? Lorsqu’il pourrait être plutôt question de pulsion de mort ; bof. Si le remplacement de l’homme par la machine a des arguments concrets en sa faveur, il n’en produit pas moins de fait une déshumanisation par secteur. Idem de l’homme augmenté du point de vue anthropologique. Idem de l’eugénisme. Etc.

    • 20 Mars 2016 à 14h04

      radagast dit

      Cela dit je connais une personne travaillant au CRNS qui s’occupe de l’utilisations de robots pour l’accompagnement de patients Alzheimer et qui m’a confié avoir été abordé par Google en des termes qui font froid dans le dos .
      Les prétentions de ces firmes “transhumanistes ” ne sont pas des phantasmes et devraient êtres traitées comme il se doit par tout Etat conscient de ses responsabilités.

      • 20 Mars 2016 à 19h13

        cioranpat dit

        Une bonne panne d’électricité ou quelque gros rhume électromagnétique du Soleil ou quelque immanent-improbable-certain cataclysme terrestre, mettront au pas du Néandertalien tous ces loufoques rêveurs de fantasmes robotisés.

    • 20 Mars 2016 à 13h49

      radagast dit

      Je me rappelle parfaitement avoir entendu Giscard d’Estaing nous expliquer de son ton grave et patient de génie devant parler aux imbéciles (en fait je me demande si plutôt que génie il n’est pas avant tout un malin ) que le remplacement d’humains sur les chaînes de montage n’était pas un problème car les emplois créés par la conception , la commercialisation et la maintenance de ces robots , contrebalancerait les emplois détruits.
      C’est oublier que le fait que les hommes appelés à ces nouvelles tâches ne furent pas les mêmes que ceux dont les emplois furent détruits et encore faudrait il savoir en quelle proportion ce remplacement s’opéra.
      C’est nier que ceux qui travaillaient à la chaîne le faisaient parce qu’ils ne pouvaient ou voulaient pas faire autre chose .
      C’est ce que j’appelle des délires schumpétériens .
      Ces mêmes délires dont nous tympanisent les professeurs à l’ESSEC et alii qui sont bien placés pour savoir que n’importe qui ne saurait occuper leur fonction.
      L’utilité des robots , comme de toute invention humaine , sera ce qu’on aura décidé d’en faire .
      Qui pourrait s’opposer au remplacement des Humains par des robots pour l’intervention sur des sites contaminés comme Fukushima ou le soin de patients atteints du virus Ebola ?
      Le remplacement des hôtesses d’accueil ou des caissières de supermarché est une autre histoire…
      Un autre problème est celui de l’intelligence artificielle .
      On a beaucoup glosé sur ce combat de jeu de go.
      Le jeu de go avec sa simplicité apparente et ses arcanes est en plus paré à nos yeux d’occidentaux plus habitués aux échecs de tous l’exotisme et des mystères de l’Orient.
      Et la machine gagna…
      Je voudrais dire à tous ceux que cela désole , que la machine certes gagna , mais jusqu’à présent aucune machine ne me semble capable d’inventer le jeu de Go et de fournir la mystique qui l’accompagne .
      Que si la machine a gagné c’est grâce à des capacités de calcul que bien sûr nous ne pourrons plus jamais égaler

      • 20 Mars 2016 à 13h56

        radagast dit

        et à une utilisation judicieuse des statistiques.
        Il serait intéressant de reproduire la compétition de la machine non face à un joueur mais face à une centaine.
        Je me souviens d’un épisode de je ne sais plus quelle série (le prisonnier???) où le héros au demeurant fort sympathique , triomphait d’une machine voulue comme omnisciente par une seule question : “quoi?”.
        Ce qui me rappelle une histoire jésuite bien connue.
        La parade à ce risque que représente l’intelligence artificielle me semble évidente , elle s’appelle la fantaisie .
        En d’autres termes il me semble temps d’envoyer promener Descartes et de se plonger dans Chateaubriand .

        • 21 Mars 2016 à 11h59

          Fixpir dit

          Ce qui me rappelle une histoire jésuite bien connue.
          Qui vous a raconté cette histoire ?

    • 20 Mars 2016 à 5h38

      thierryV dit

      Il devient évident que le modèle n’est même pas proposé . Dire qu’il est incontournable c’est se foutre du monde car cela supposerait que l’espèce humaine n’est qu’un troupeau qui ne peut échapper à une certaine logique . 
      De mon point de vue il faut chasser le numérique de l’école, calculatrices comprises . C’est le survie de l’espèce qui est en cause .  Les médias se font le vecteur privilégié de cette vague sans aucune mesure et préparent le terrain pour le stade suivant . 
      Deux termes sont entrain de tout envahir : connections et applications. L’existence va se conjuguer a l’ombre du smartphone . on y trouve même des applications vous aidant à la masturbations .
      Leur est grave pour la dignité de l’espèce . 

      • 20 Mars 2016 à 13h25

        ZOBOFISC dit

        c’est quoi : “Leur est grave pour la dignité de l’espèce” une grosse faute d’orthographe ou un calembour ? 

    • 19 Mars 2016 à 20h20

      Parseval dit

      l’apprentissage non supervisé ça existe déjà, hein, Kohonen c’est les années 70…

    • 19 Mars 2016 à 14h44

      Fixpir dit

      J’ai un peu de mal à comprendre que ressorte ce débat. Les “robots” sont partout. Dans votre moteur de voiture, dans les lignes de prod, dans votre téléphone, sur les lignes électriques, au travail, à la maison, dans la régulation des feux, etc…

      La photo semble faire allusion aux robots androïdes. Pas demain la veille, effectivement.

      “Le robot remplaçant l’homme” me semble une tarte à la crème, de plus surannée. On discute de la question depuis 1831 et la révolte des Canuts.
      Par contre, comme risque réel, le robot surveillant l’homme me semble infiniment plus inquiétant. Déjà aujourd’hui, la combinaison du tracking de la position du smartphone, des appels émis et reçus, des heures de repos et de mouvement, des sites visités, notamment FaceBook et de l’analyse des textes écrits et lus devrait faire froid dans le dos à tout individu normalement constitué. Sans compter qu’un jour pas si lointain, l’analyse des textes écrits pourrait être complétée par l’analyse sémantique de ce qui est dit autour du smartphone.
      Enfoncée, la Corée du Nord ! petit joueur, Aldous Huxley! (Pfff, pensez ! juste une surveillance pendant que l’on est DANS la maison, quelle nullité dépassée!)
      Attention les yeux ! Voilà le smartphone!

      • 19 Mars 2016 à 15h55

        Ex Abrupto dit

        Une grande société informatique, évincée de la visibilité médiatique, mais toujours grande, a investi dans l’intelligence artificielle. Médiatisée via sa machine Watson.
        Et qui est capable dans l’une de ses applications de déterminer un profil psycho médical convenable d’un individu à partir de quelque centaines de ses tweets! 

      • 19 Mars 2016 à 15h56

        Rico dit

        “Le robot remplaçant l’homme” me semble une tarte à la crème, de plus surannée. On discute de la question depuis 1831 et la révolte des Canuts”.

        Alors soyez sur que cette tarte a la crème,certains l’ont prises au visage car la robotisations dans la métallurgie a bien pris la place de plus d’un “opérateur manuel”.

        Des machines robotisés avec bras porte-outils comme porte-pièces peuvent effectuer un trois-huit après avoir été “chargés” en pièces brutes par un seul opérateur sur un espace temps de deux ou trois heures.

         
        Le calcul est vite fait et vous verrez qu’une journée de 7 heures  permet a une machine robotisé fonctionnant sur deux jours,de “remplacer” 5 poste de travail robotisés pour un poste humain qui exécute le chargement.

        Ce remplacement n’a rien de surannée car le phénomène ne fait que s’accélérer en parallèle d’un chômage de masse dans les pays industrialisés,en France comme ailleurs.

        La “dérobotisation” adviendra t’ elle si cela s’avère nécessaire en matière d’emploi et de paix civile ou la précarité sera t’ elle le seul choix imposé au uns en face d’un modernisme qui profite aux autres.  

        • 19 Mars 2016 à 19h28

          Fixpir dit

          Et pas qu’en métallurgie. Y a-t-il un métier, surtout qui subsiste en France, qui ne soit pas automatisé, au moins partiellement ?
          C’est le cercle vicieux “charges élevées -> (entreprise Bidule) Dites donc, Durand, avec l’augmentation des charges de l’an dernier, la ligne automatique Truc pour faire nos produits est amortie en 1,5 ans -> 7 personnes au chômage -> donc les charges augmentent -> (entreprise Machin) Dites donc, Dupond…”

        • 19 Mars 2016 à 19h42

          Lector dit

          ils restent les conducteurs de machines à virer, les caissières en tous genres etc.
          Je me souviens d’un reportage récent dans lequel un OS japonais à qui l’on demande ce qu’il pense du nouveau robot qui va le remplacer ne comprend même pas qu’il risque d’être licencié. Bah, Charlie Chaplin, connait pas.

      • 19 Mars 2016 à 16h45

        Lector dit

        la photo ne fait pas allusion aux androïdes pour le coup mais à l’intelligence artificielle, en l’occurrence rebelle, celle du supercalculateur HAL 9000 dans 2001 l’odyssée de l’espace.
        Quant aux robots humanoïdes ils existent déjà en prototype ainsi qu’en fonction, au Japon, depuis 10 piges au moins. Dont présentatrice tv/hôtesse d’accueil, à “visage humain” (les expressions traduites mécaniquement sous le revêtement latex) ; en plus des droïdes qu’emploie quelqu’entreprise dans ses bureaux et des bras articulés qui remplacent l’humain à l’atelier.

        • 19 Mars 2016 à 19h17

          Fixpir dit

          HAL : C’est vrai. Je suis pris en flagrant délit d’inculture cinématographique !

        • 20 Mars 2016 à 13h30

          ZOBOFISC dit

          Si ça évite de se faire jeter par une connasse derrière un guichet de l’administration : Vive les robots !

    • 19 Mars 2016 à 13h40

      Chaquehommeestuneile dit

      La fin des relations humaine, entrainera l’enfer sur terre. D’un côté on aura une société robotisé, déshumanisé, de l’autre des archaismes en réponse à cet extremisme, retour du spirituel et religieux, les religions vont avoir de nouvelles ouailles encore plus azimutés.
      Toute ces “avancées” devraient faire l’oeuvre d’un débat citoyens, le progrès pour le progrès est un fascisme. Rien d’étonnant à ce que ce soit les adeptes des gender studies, du capitalisme, les premiers à défendre le transhumanisme

    • 19 Mars 2016 à 13h26

      Rico dit

      La robotisation a déjà remplacé l’homme dans bien des secteurs si ce n’est la métallurgie alors oui,je crois que comme souvent cette bonne vielle formule “la réalité dépasse la fiction” reste toujours d’actualité si j’ose dire.

      Et l’espèce humaine ne devrait elle pas réguler sa démographie planétaire avant de donner plus de place a la “robotique remplaçante” notamment dans le monde du travail des pays industrialisé ou la main d d’oeuvre s’avère plus nombreuse que les places a prendre.

      bien entendu,je parle d’un point de vu sociétale plus qu’économique,car les demandeurs ne se soucient aucunement de qui fait le travail,mais le coût en proportion de ce qu’il rapporte.
          
      Le robot-domestique style Cyborg reste une question de temps et de privilège qui ne se fera pas demain a la portée de tous.

      Reste a savoir de quel coté sera le Terminator?

      • 19 Mars 2016 à 14h10

        Chaquehommeestuneile dit

        De nbs chercheurs Us, pas franchement jugé obscurantiste comme Hawking, tirent la sonnette d’alarme sur l’IA qui à terme pourrait remplacer l’espèce humaine…. En même temps c’est bien nous, humain, qui créons et acceptons tout ces changements

    • 19 Mars 2016 à 13h08

      Guigui dit

      Pas DeepBlue, nom de Zeus ! AlphaGo ! DeepBlue a été démantelé juste après sa victoire contre Kasparov (ce qui reconnaissons le est une sévère insulte que les machines auront sûrement à coeur de venger dans le sang quand elles prendront le pouvoir).