Insécurité: ne plus subir! | Causeur

Insécurité: ne plus subir!

La volonté manque autant que les moyens

Publié le 24 octobre 2016 / Politique Société

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Qu'il s'agisse des incivilités quotidiennes, de la moyenne criminalité , de la grande criminalité organisée ou encore du djihadisme salafiste, nous devons plus que jamais mobiliser nos expertises, y compris en dehors des milieux traditionnels de la sécurité (policiers, gendarmes, renseignement).
policiers insecurite viry chatillon

Un policier devant la carcasse d'un véhicule de police incendié à Viry-Chatillon le 8 octobre 2016 © AFP/Archives Thomas SAMSON.

Le malaise qui s’exprime aujourd’hui dans la police révèle davantage qu’un problème de moyens ou d’effectifs. Il démontre un manque de perspectives, le sentiment d’être abandonné par les institutions. Il manifeste encore plus profondément la colère et le désarroi d’une nation (car les policiers parlent aussi en ce moment pour les citoyens) qui ne tolère plus les hésitations de l’Etat et de l’ensemble des élites qui nous dirigent actuellement face à la montée des multiples formes de contestation de l’autorité.

Un millefeuille de priorités

Voilà presque trente ans que nous sommes dans une posture de réaction par rapport aux questions de sécurité. Nous n’anticipons pas, nous subissons. Or, les menaces du XXIe siècle sont bien différentes de celles du XXe. Il importe donc de faire un gigantesque travail de réflexion pour comprendre la nature des dangers contemporains. Qu’il s’agisse des incivilités quotidiennes, de la moyenne criminalité , de la grande criminalité organisée ou encore du djihadisme salafiste, nous devons plus que jamais  mobiliser nos expertises, y compris en dehors des milieux traditionnels de la sécurité (policiers, gendarmes, renseignement). Psychiatres, sociologues, théologiens, économistes, géographes : autant de spécialités dont les grilles de lecture s’avèrent désormais incontournables pour ne pas sombrer dans le traitement de court terme. Exigence de compréhension d’autant moins facile à satisfaire que nos forces de sécurité sont soumises à une intense pression opérationnelle, que le commandement intermédiaire jongle avec de multiples priorités qui ne cessent de s’accumuler en mille-feuille, et que nos élites administratives et politiques qui prétendent aujourd’hui gérer l’Etat peinent à comprendre que nous approchons de la ligne rouge…

Inexcusable culture de l’excuse

Toutefois, il n’est plus possible de postuler que la situation pourra être maîtrisée grâce à de modestes ajustements circonstanciels allant de quelques gilets pare-balles à des voitures renforcées en passant par des vêtements ignifugés. Et il ne s’agit pas ici d’accabler facilement le gouvernement du moment et son ministre de l’Intérieur : c’est un cadre mental général qui se trouve à l’origine de nos actuelles fragilités. Lequel s’enracine dans la culture dite de l’excuse (portée par une gauche irénique, hors-sol) qui minimise en permanence la responsabilité des auteurs d’infractions.

La violence quotidienne sur certains territoires de la République est le symbole du recul de la « société de confiance ». Et surtout de l’acceptation de ce recul… Car notre véritable difficulté réside dans notre aptitude à consentir à l’application aléatoire de la loi.

La peur a changé de camp

Pourquoi nous retrouvons-nous dans cette situation ? Pour deux raisons. La première, c’est que nous ne disposons pas de la volonté (ni de la résolution pour nous en tenir à nos choix) pas plus que  des moyens (organisationnels et humains, non pas financiers) pour prendre du recul sur les événements, les « lire », examiner en profondeur les dynamiques (sociales, économiques, culturelles, etc.) de l’insécurité, et proposer une authentique stratégie d’anticipation, de prévention et de sanction des actes illégaux. Notons par exemple que dans les services de l’Etat, l’analyse criminologique reste un gadget. Il conviendrait de se rappeler que la connaissance pointue des menaces au niveau des décideurs faciliterait des processus d’arbitrage apaisés et pertinents (si toutefois l’idéologie cesse de s’en mêler). Les services de sécurité remplissent en effet quatre missions : le renseignement (qui vise à recueillir et interpréter les informations, afin de diagnostiquer correctement et de guider l’action) ; la prévention (c’est-à-dire les mesures non coercitives limitant la survenance des faits délictueux et criminels : vols, agressions, destructions, crises, attentats) ; la répression (dont les enquêtes, les investigations font partie, et qui désigne l’usage de la force et de la sanction dans le but d’empêcher les malfaiteurs de nuire et ainsi de contribuer à la dissuasion) ; et enfin la gestion de crise (l’intervention lorsque des événements dégénèrent, notamment le maintien de l’ordre). Il faut par conséquent penser ce continuum et en orchestrer la cohérence, alors qu’aujourd’hui il ne fait que résister miraculeusement et admirablement alors que les tensions qui le traversent auraient déjà dû en ruiner radicalement l’efficacité et la solidité.

La deuxième raison, c’est effectivement (ce n’est pas un slogan facile ou une récupération politique) que « la peur a changé de camp ». Les professionnels de la sécurité sont unanimes sur ce point. Ceux qui violent la loi se montrent convaincus qu’elle ne sait plus s’imposer, qu’ils trouveront toujours l’astuce pour lui échapper, que notre société s’emploiera au bout du compte « à faire fondre » la sanction et à mettre en cause la responsabilité de la société plutôt que celle du délinquant. Nous convenons cependant qu’il convient de ne pas sombrer dans l’excès d’un système pénal automatisé et inhumain : ce serait trahir la démocratie et l’esprit de la République. Mais ne plus avoir la force de combattre pour un idéal, c’est l’avoir déjà perdu, et consentir finalement à la loi du plus brutal…

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 28 Octobre 2016 à 11h13

      Pol&Mic dit

      la Police Française ne pouvant intervenir où il se doit ,se venge sur le moindre citoyen (de souche….. pour faire plaisir à Hollande)
      CQFD

    • 26 Octobre 2016 à 16h28

      Hannibal-lecteur dit

      Ah, dis donc, Delbecque et Richard, en voilà une paire d’efficaces ! Nos sauveurs, assurément, qui ont trouvé le moyen absolu pour lutter contre l’insécurité : RÉFLÉCHIR !
      Bravo, leur analyse est pourtant bonne, et …cette rėflexion sans doute nécessaire ou même indispensable, mais ça n’est pas ça qui fera reculer l’insėcurité, c’est clair : il n’y a malheureusement qu’un seul moyen, en priorité : horrible à penser, la répression. Des flics. Et puis, mais seulement après on pourrait tenter …l’ėducation?
      Toute autre méthode est tristement vouée à l’échec, l’ėducation avant la répression, au stade où nous sommes, c’est tonneau des danaïdes, le mal est trop avancé.
      Pour semer la bonne graine, eh oui, faut avoir viré les ronces AVANT. 

    • 25 Octobre 2016 à 17h32

      Nobody dit

      Il était une fois une merveilleuse démocratie qui s’appelait la France. Malheureusement pour ce pays, à force d’être caillassés par les “jeunes” et d’être traités de fachos tous les jours par la presse et les gens de gauche, plus personne ne voulut faire flic; pas même les étrangers. Et il en fut de même pour les pompiers, les chauffeurs de bus, les médecins, les ambulanciers et les profs. Dans les cités, les gens honnêtes, qui travaillaient à l’école ou en entreprise, ainsi que certaines femmes voilées, rasaient prudemment les murs.

      Les gentils ” jeunes”, impunis de l’excusologie obligatoire, étaient désormais au pouvoir. Mais ils commencèrent très vite à s’ennuyer ferme. Pas le moindre flic sur lequel tirer à balles réelles ou à transformer en torche vivante. Pas le moindre pompier ou secouriste à caillasser: l’horreur absolue quoi.

      Aussi décidèrent-ils, comme un seul homme, d’aller conquérir Boboland et de détrousser les bobos gauchos du centre ville. C’était un passe temps plaisant et sans le moindre petit risque. De plus, ils ne supportaient plus la condescendance larmoyante et la niaiserie de bouffons de leur “protecteurs”.

      Dans les appartements branchés des sociologues, des journalistes de gauche et des petits branchouillés de la révolution, beaucoup claquaient des dents, morts de trouille. Impossible d’appeler ces fachos de flics au secours en faisant le 13. Nos bobos-écolos se mirent à gémir, à pleurer, et à appeler leur mère comme si la fin du monde venait. Tous ces angélistes niaiseux et masochistes, sans exception aucune, s’agenouillèrent pour prier. Mais il était un peu trop tard.

      Post écrit (à part l’horreur des torches vivantes) il y a une bonne dizaine d’années pour l’un des quotidiens prêchant “l’Excusologie officielle”.

      • 26 Octobre 2016 à 15h15

        Hannibal-lecteur dit

        Bravo pour la vision déjà réaliste!

    • 25 Octobre 2016 à 16h32

      Nobody dit

      Il était une fois une merveilleuse démocratie qui s’appelait la France. Malheureusement pour ce pays, à force d’être caillassés par les “jeunes” et d’être traités de fachos tous les jours par la presse et les gens de gauche, plus personne ne voulut faire flic; pas même les étrangers. Et il en fut de même pour les pompiers, les chauffeurs de bus, les médecins, les ambulanciers et les profs. Dans les cités, les gens honnêtes, qui travaillaient à l’école ou en entreprise, ainsi que certaines femmes voilées, rasaient prudemment les murs. Les gentils ” jeunes”, impunis de l’excusologie obligatoire, étaient désormais au pouvoir. Mais ils commencèrent très vite à s’ennuyer ferme. Pas le moindre flic sur lequel tirer à balles réelles ou à transformer en torche vivante. Pas le moindre pompier ou secouriste à caillasser: l’horreur absolue quoi. Aussi décidèrent-ils, comme un seul homme, d’aller conquérir Boboland et de détrousser les bobos gauchos du centre ville. C’était un passe temps plaisant et sans le moindre petit risque. De plus, ils ne supportaient plus la condescendance larmoyante et la niaiserie de bouffons de leur “protecteurs”. Dans les appartements branchés des sociologues, des journalistes de gauche et des petits branchouillés de la révolution, beaucoup claquaient des dents, morts de trouille. Impossible d’appeler ces fachos de flics au secours en faisant le 13. Nos bobos-écolos se mirent à gémir, à pleurer, et à appeler leur mère comme si la fin du monde venait. Tous ces angélistes niaiseux et masochistes, sans exception aucune, s’agenouillèrent pour prier. Mais il était un peu trop tard.
      Post écrit (à part l’horreur des torches vivantes) il y a une bonne dizaine d’années pour l’un des quotidiens prêchant “l’Excusologie officielle”.

    • 25 Octobre 2016 à 14h20

      Orwell dit

      « le malaise d’une nation se qui s’exprime aujourd’hui dans la police »
      (oui, les policiers sont des citoyens de la Nation. Et le fait que la tâche qui leur incombe ; ils se voient empêcher de l’accomplir, est dégradant pour eux au eux, par une légion de sociologues théologiens économistes, géographes, métiers parasites à l’heure où nous avons besoin de protecteurs (nécessaires à la défense de la Républiques ; de notre notre patrie, de nos valeurs) et non de cloportes issus des enseignements de 68, inutiles à notre pays).

      Oui, j’en veux à cette gauche malsaine qui a remplacé les saints préceptes du Judéo-christianisme par des idéologies factices, reposant sur le pardon du prochain sur le mode Casimir de l’Ile aux Enfants, et dans la culture dite de l’excuse (portée par une gauche irénique, hors-sol) qui minimise en permanence la responsabilité des auteurs d’infractions. Oui, après tout, nous devrions encore nous sentir coupable de l’état de ces voyous qui savent intelligemment utiliser notre religion pour à la fois imposer la leur ?
      « si toutefois l’idéologie cesse de s’en mêler » ( mais que croyez-vous que ce soit autre chose qu’une idéologie qui les absout de tous leurs crimes ?)
      « Ceux qui violent la loi se montrent convaincus qu’elle ne sait plus s’imposer, qu’ils trouveront toujours l’astuce pour lui échapper, que notre société s’emploiera au bout du compte « à faire fondre » la sanction et à mettre en cause la responsabilité de la société plutôt que celle du délinquant. »
      (je me répète, mais si nous assistons à tant de violations de nos lois érigées sur l’essor de la civilisation c’est bien en raison d’un choc des cultures : celle qui tente d’émanciper son sujet d’un état barbare à celle qui la justifie théologiquement). Nos idées judéo-chrétiennes sont devenues folles… et offrent à nos égorgeurs le moyen d’agir en toute impunité.)
      « Nous convenons cependant qu’il convient de ne pas sombrer dans l’excès d’un système pénal automatisé et inhumain : ce serait

    • 25 Octobre 2016 à 13h35

      la pie qui déchante dit

      la solution est quand même simple et on s’étonne que celui qui a donné l’ordre de faire surveiller une caméra de surveillance par une voiture dument signalée “Police” dans un quartier de petits sauvageons n’y ait pas pensé …

      Il fallait faire surveiller la voiture de surveillance par un car de CRS ….

      • 25 Octobre 2016 à 14h20

        C. Canse dit

        Et le car de CRS serait surveillé par qui ?
        L’art de mettre en abyme la surveillance. 

    • 25 Octobre 2016 à 12h12

      adrchevreuil@gmail.com dit

      C’est déjà fait!!! j’attends la “parution dans vos lignes” pour confirmation de l’interet porté à vos éditoriaux, suivis avec “interets” AC.

    • 25 Octobre 2016 à 12h07

      adrchevreuil@gmail.com dit

      Dans une “démocratie telle que la notre” il est INADMISSIBLE!!!! que des individus quels qu’ils soient, ne puissent “impunément” s’en prendre aux Forces légales représentant la France” c’est à dire nos Policiers!!!!
      Il me semble , qu’un “laisser aller” Gouvernemental” est à déplorer, dans ce domaine, en particulier.. Comment peut-on “ADMETTRE” cette situation?????
      J’attends une “réaction ” des Pouvoirs publics” condamnant ces “agissements” !!!!

      • 26 Octobre 2016 à 15h59

        Hannibal-lecteur dit

        Patience, Cosaque.

    • 25 Octobre 2016 à 11h59

      meylanville dit

      Un exemple très simple et révélateur de l’état d’esprit de certains, mais qui se répand .
      - On a commencé par autoriser les cyclistes à tourner à droite aux feux rouges .
      - Puis on a créé des couloirs à contre sens dans les sens uniques de circulation, même dans les rues étroites, posant de nombreux problèmes de croisement .
      - Et on est arrivé à ce qu’il se passe aujourd’hui : les cyclistes roulent n’importe où, sur les trottoirs, sur les places piétonnes, à contre sens même dans les rues n’ayant pas de couloir réservé . La nuit, ils sont nombreux à n’avoir aucune lumière, et pas un seul policier pour les verbaliser .
      - Du coup, les livreurs et les scooters font de même, et ne respectent absolument pas le Code . Quand une rue bouchonne un peu, ils roulent sur les trottoirs en rasant les portes des immeubles, au point qu’il faut regarder en sortant pour ne pas se faire écraser .Et il n’y a toujours personne pour verbaliser .
      - Le stade suivant sera sans doute les voitures faisant ce que bon leur semble .
      Tout ceci sous des prétextes écolos-bobos, au mépris de tout “vivre ensemble”, formule que je déteste, puisque tout respect du prochain en est banni .
      C’est un nouveau type de communautarisme dont les tenants s’imaginent “sauver la planète” en empoisonnant la vie de tous les autres .
      Et ne vous avisez pas de leur faire quelque reproche que ce soit, puisqu’ils sont persuadés être dans le vrai et oeuvrer pour le bien de tous .
      Ces dérives de permissivité nous pourrissent la vie en prétendant l’améliorer .
      Les plus fainéants ayant adopté les vélos électriques dont ils rechargent les accus le soir grâce à….nos centrales nucléaires qu’ils combattent .

      • 25 Octobre 2016 à 12h17

        IMHO dit

        Mort aux cyclistes ! Mort aux vivants ! Vivent les morts !

        • 25 Octobre 2016 à 12h25

          saintex dit

          Où es ta manif de cyclistes en colère ? Charleville-Mézières, Hirson, Fourmies ? Ah Maubeuge : Ben oui, les morts au clair de lune.

        • 25 Octobre 2016 à 13h33

          Schlemihl dit

          Il ne s’agit pas de favoriser les cyclistes , mais de nuire aux voitures .

          Ce serait si beau , Paris sans bagnoles qui polluent , ne sont pas belles , et sont souvent conduites par des beaufs qui pensent mal et votent mal . sans voitures , Paris serait une ville d’art , ou tout ne serait que promenades musées et spectacles . Plus de commerçants vulgaires , de boutiquiers , de travailleurs de vieux ni d’ infirmes ! tous chassés dans des banlieues ou de joyeux garçons aventureux pourront leur casser la gueule , les cambrioler voler rançonner , ce qui est bien amusant .

          A bas les prisons ! libérons les voleurs , brigands , cambrioleurs , assassins , pour qu’ils puissent se réinsérer et exercer leurs fonctions nécessaires aux cinéastes . Je ne comprends pas pourquoi on se fâche de la plaisanterie des sauvageons à la Grande Borne . Bien sur , si ils avaient le mauvais goût de faire des sottises rue Jean Goujon , ce serait inadmissible . Mais ils exercent leur métiers dans les lieux convenables . Pourquoi les gêner ? ils ne font de mal à personne , personne d’ important veux je dire .

          Le triomphe du crime , Paris transformé en ville cadavre …. ce serait si beau ! mais qu’est ce qu’on attend pour faire la fête ….. 

        • 25 Octobre 2016 à 13h46

          IMHO dit

          Quel rapport entre cette prosopopée, celle à Schlemilhl, dire veux-je , et l’état de non-droit où l’on va tout droit ?

        • 25 Octobre 2016 à 16h15

          Schlemihl dit

          Eh bien voilà , mon cher IMHO , ma prosopopée , que j’appellerais plutôt une ripopée , ne fait que saluer le progrès du Droit en France , qui repose tout entier sur la Volonté du Peuple Souverain et Maître chez Lui .

          Le Peuple , bien entendu , est vert , socialiste , communiste , antibeauf , non fumeur , consommateur de cannabis ou de marijuana , partisan fougueux des sans papiers , ennemi déclaré des gens de boutique ( quelle odeur de magasin ! ) des fainéants qui travaillent , adversaire déclaré de la bagnole ( celle des autres ) . Le Peuple vit dans un endroit digne de son rang , lutte contre la pollution , a un pied à terre à Paris et quelques autres à Manhattan ou Majorque . Il ne veut plus que les banlieusards viennent perturber sa ville et se mêler aux personnes de l’ élite .

          La lutte contre la voiture empêche la canaille d’aller à Paris , les transports en commun étant ce qu’ils sont .

          Le seul Droit respectable est celui qui se fait respecter : le Droit du plus fort . Comme je l’ai entendu dire , le pouvoir est au bout du fusil . Ici , les fusils sont remplacés par les pistolets à Marseille , les cocktails Molotov à la Grande Borne , la municipalité à Paris .

          Je promet solennellement de soutenir nos institutions admirables , de vivre et de mourir pour elles , et au besoin de les combattre . 

        • 26 Octobre 2016 à 16h07

          Hannibal-lecteur dit

          ImhoBill, une prosopopée est une figure de rhétorique consistant à faire parler un mort, une chose etc.
          Même dans votre vocabulaire vous êtes dans l’à-peu-près, comme dans vos idées. 

      • 25 Octobre 2016 à 14h26

        Sancho Pensum dit

        Si cyclistes et piétons ont aujourd’hui de plus en plus de droits, c’est bien parce qu’on veut favoriser l’usage du vélo ou des pieds pour les déplacements urbains. A tel point, que mis à part les vélibs sur Paris, il n’y a probablement aucun vélo qui y circule qui soit totalement conforme à la réglementation (feux AV-AR, catadioptre sur jante, avertisseur sonore, gilet fluo…). On va quand même pas s’amuser à verbaliser les pratiquants d’un mode de transport soutenu totalement par le pouvoir politique.
        A contrario, il suffit de constater la règlementation nouvelle, et les multiples contrôles, qui s’abattent périodiquement sur les automobilistes ou les motards pour se rendre compte que ceux-ci sont de plus en plus persona non grata dans les métropoles.
        Il n’y aura pas de stade suivant, où les automobilistes feront ce que bon leur semble.

        • 25 Octobre 2016 à 16h22

          Schlemihl dit

          Sancho Pensum

          excusez ma curiosité . Avez vous déjà eu à vous occuper de personnes âgées ou infirmes ? vous est il arrivé de devoir transporter des fardeaux ? avez vous été obligé de faire de longs trajets pour gagner votre vie ( gagner sa vie , gagner son pain , oh que le langage est cruellement éloquent ! )?Savez vous la proportion dans une localité quelconque des personnes incapables de se déplacer seules , des malades débiles mentaux paralysés infirmes fous …?

          Ils sont plus nombreux que les clavecinistes . 

        • 25 Octobre 2016 à 19h12

          Sancho Pensum dit

          Je ne comprends pas bien le sens de votre intervention. Si vous souhaitez attirer mon attention sur le fait que la chasse aux automobilistes est excessive ou que la part attribuée aux cyclistes, piétons et TC est trop belle, vous prêchez un convaincu.
          Si ce n’est pas le cas, merci de préciser votre pensée.

        • 25 Octobre 2016 à 20h00

          Schlemihl dit

          Oui , je voulais dire que la chasse aux bagnoles commence à ressembler à une haine personnelle des travailleurs , des pauvres , et à un désir de tuer Paris , ville vivante , pour la transformer en ville d’ art , ville cadavre .

          Il semblerait que sur ce point nous soyons d’accord . Si je vous ai mal compris excusez moi . Il y a un juste milieu à trouver entre transformer le canal Saint Martin en autoroute et Notre Dame en parking , d’ une part , et persécuter les automobilistes , d’autre part .

      • 26 Octobre 2016 à 16h18

        Hannibal-lecteur dit

        Pour une fois qu’ImhoBill est de bon sens, je me joins à lui, Meylalacampagne, pour vous demander un petit peu de tolérance, là où la rigueur est inutile. Vieux con de piéton, c’est sûr qu’ils font peur ces cyclistes partout, et sur les trottoirs, et plus encore quand je suis avec mes petits-enfants en bas âge, mais finalement, y a-t-il tant d’accidents. Et renvoyer ces vélos sous les roues des bus, est-ce si bien?
        Bref, aucune tolérance n’est …tolėrable face au vrai danger, par exemple l’Islam aujourd’hui pour prendre le pire, mais laissez quelques libertés là où elles ne sont que des inconvénients, pas des agressions. 

    • 25 Octobre 2016 à 11h37

      Zinho dit

      Dans le même temps l’hymalaya de règlements et de surveillance font que le quidam vit traqué, assommé de PV.

    • 25 Octobre 2016 à 11h37

      Rico dit

      En aparté,mais pas si éloigne de votre sujet attenant au mépris des victimes du vivre-ensemble imposé par la force de l’antiracisme et des ses aficionados inconséquents de toutes classes sociales,j’ai écoutés d’une oreille ce matin,un de ceux qui tuent la France et sa pseudo République, mais qui aussi déboute le droit a la race Occidentale/Caucasienne a se plaindre d’un racisme exacerbé grandissant et entretenu par l’ UMPS .

       Bernard Tapie : « Il y a trois fois plus de suicide de jeunes que de gens morts du terrorisme. »
       Doit on en conclure que le suicide pour cause de chômage mérite plus d’attention car plus de morts?

      Comparaison indécente que ne reprend pas Bourdin.

      Bravo nanard pour la comparaison qui feras plaisir aux victimes d’attentats et leurs familles qui pour elles,ces victimes,sont mortes non pas par choix existentielles aussi désastreux soit ils ,mais assassinés,voir « massacrés et torturés » par des monstres haineux qui ont décidés pour elles le moment et la façon de mourir qui fut comme on le sait, affreuse et dramatique pour des gens qui vivaient leurs vies comme tous,sans le moindre désir de mourir une seule seconde, laissant des familles marqués a jamais dans leur chair.

       Toujours aussi démago et opportuniste, parlant selon les affinités politiques du moment si ce ne sont surtout celles qui arrangent ses affaires personnels.

        Encore heureux que ce ne soit pas Zemmour parce que alors la ou même,Marion avec l’expression poussières sous le tapis,car le débonnaire Bourdin ne l’aurait évidemment pas loupée encore une fois.

       Faux cul Bourdin,mais ça c’est pas nouveau. 

      Ha!Les bons principes que voila en Occident a déshumaniser le débat dès lors qu’il s’agit de victimes,mais surtout a évoquer une compréhension humaniste pour leurs bourreaux.

      Dommage que le suicide ne concerne pas les diplômés djihadiste qui ont de beau jour devant eux avec des gugus comme ceux la au pouvoir. 
       

      • 25 Octobre 2016 à 11h45

        Rico dit

        “Dommage que le suicide ne concerne pas les diplômés djihadiste qui ont de beau jour devant eux avec des gugus comme ceux la au pouvoir.”

        Il est bien entendu que “donner” sa vie pour des chimères en ayant pour but de tuer le maximum de gens n’est en aucun cas un suicide,mais un acte meurtriers ni plus ni moins pour ceux ne comprenant pas ma pensée. 

      • 25 Octobre 2016 à 11h52

        L'Ours dit

        Bien d’accord!

      • 25 Octobre 2016 à 12h28

        saintex dit

        Le jour où je serai convaincu que le suicide est un choix existentiel, je le serai tout autant à croire que la burka est l’expression de la liberté des femmes.

        • 25 Octobre 2016 à 14h43

          Sancho Pensum dit

          Bien vu !
          Le suicide est bien souvent le résultat d’une violence de la société envers ses membres. Certes pas aussi volontaire que les actes de terrorisme.
          Pour répondre à l’ami Rico : l’attention qu’on porte à un type de mortalité ne dépend pas de sa quantité. Personne ne va négliger l’anti-terrorisme au prétexte que le nombre de tués reste marginal, par exemple aux 150000 morts du au cancer (dont 40 % sont évitables), ou aux 20000 accidents domestiques mortels.
          La règle semblerait plutôt être celle-ci : l’attention est portée sur les morts causés par autrui, que ce soit l’homicide, le terrorisme, ou les accidents imputables à un tiers (comme les accidents de la route*).
          Et de fait, l’immense majorité des décès (cancers, maladies cardio-vasculaires, suicides, accidents domestiques…**) bénéficie d’un traitement médiatique bien moindre que la “petite poignée” de morts violentes.
          (*) le cas des accidents de la route est “amusant” : ils s’agit des seules statistiques où l’on agrège les “tués tout seul” et les “tués par autrui” – un peu comme si on agrégeait les homicides et les suicidés…
          (**) mis à part le tabac, où comme pour les “morts violentes” on a inventé un responsable, le fabricant de tabac. Pourtant personne ne vous oblige à fumer, comme personne ne vous oblige à ne pas vous mettre de la crème solaire sur la plage. Alors pourquoi, alors qu’il s’agit de deux comportements individuels, l’un est attribué à un tiers, et pas l’autre ?

        • 25 Octobre 2016 à 14h44

          Sancho Pensum dit

          par rapport aux 150000

        • 25 Octobre 2016 à 19h25

          Rico dit

          @Sancho Pensum et saintex.

          Bonsoir.

          Un choix face a une situation ou une difficulté existentiel si cela vous convient mieux,mais aucunement comparable par le fait de se donner la mort soi-même a celle,de mort imposé par un acte délibéré d’autrui afin de nuire a votre vie alors même que votre choix est bien de rester en vie.

          Je comprend bien ce que vous dites et je paayant été confronté a une personne proche,mais le sujet n’est pas celui que vous avez entamé mais bien une comparaison maladroite ou pas   

        • 25 Octobre 2016 à 19h39

          Wil dit

          Sancho Pensum dit
          “Bien vu !
          Le suicide est bien souvent le résultat d’une violence de la société envers ses membres.”
          Sancho dans ses oeuvres!
          T’as lu ça dans la psycho pour les nuls ou un truc comme ça ou quoi?
          Qui es tu pour faire se genre de déclaration péremptoire?
          T’as fait une T.S. au moins dans ta vie?
          Il y a probablement autant de raisons différentes de se suicider que de suicides et même plus si on compte les faux suicides qui ne sont que des appels au secours et ceux qui veulent vraiment crever et se loupent.
          T’es tellement pitoyable Sancho que tu appliques au suicide qui est un sujet aussi complexe que l’est l’esprit humain,le même théorème de gauche qui est :”dis moi qui tu es,je te dirai de qui et pourquoi tu es une victime de la société.”
          Comme si la plus part de ceux qui veulent se suicider étaient victimes d’une soi disant violence de la société.pfff,n’importe nawak!

        • 25 Octobre 2016 à 20h00

          Rico dit

          @Sancho Pensum et saintex.

          Bonsoir.

          Un choix face a une “situation,difficulté ou drame” existentiel si cela vous convient mieux,mais aucunement comparable par le fait de se donner la mort soi-même a celle,de “mort imposé” contre vous,par un acte délibéré d’autrui afin de nuire a votre vie,alors même que votre choix est bien de rester en vie.

          Je comprend bien ce que vous dites et je partage “le fait d’une violence souvent méconnue ou ignorée dans notre société sur la personne désespéré qui se suicide” soyez en plus que sur,mais le sujet n’est pas celui que vous avez entamé,ni le tabagisme ou l’insécurité routière,mais bien une comparaison maladroite ou pas,de Tapis,qui par ce raisonnement que j’estime cynique comme le ferait un Mollah…minimise la mort par acte de terrorisme ou d’assassinat de masses sur la population,en soumettant une comparaison chiffré injustifiée quand tant d’autres exemples existent.

           Le suicide reste malgré tout décidé par soi-même,qu’on le veuille ou non,sans pour autant ne manquer d’empathie pour cette victime et ses souffrances qu’elle ne supportait plus,mais les propos de Tapis n’ont aucune raison d’être pour expliquer le mal-être des chômeurs.

          Et puis Tapis parlant du mal être des chômeurs…lui qui ne s’est jamais gêné pour en créer (sic). 
           
            

        • 25 Octobre 2016 à 20h01

          Sancho Pensum dit

          Et vous Wil, avez-vous déjà entendu parler des suicides des agriculteurs, dont la paupérisation est plus ou moins organisée par le pouvoir politique, ou les géants de l’agro-alimentaire, ou des policiers, qui ne sont pas assez pris en considération par leur hiérarchie ou leurs concitoyens. On pourrait aussi parler de France Télécom, de Renault etc…
          Mais bon, comme dit Saintex, peut-être que le suicide est pour vous aussi, un choix existentiel…

        • 25 Octobre 2016 à 20h03

          Rico dit

          Mauvaise manip pour mon com incomplet.

        • 25 Octobre 2016 à 20h09

          Wil dit

          pfff,on voit bien que tu ne sais pas de quoi tu parles sancho.Tu ne fais que des généralisations sur le suicide.
          Quand on a un peu étudier le sujet,on ne peut faire aucune généralisation sur l’esprit humain et ses problèmes dont le suicide n’est qu’une conséquence extrême,à part la généralisation d’Einstein sur la connerie humaine qui est infinie bien sûr.

        • 25 Octobre 2016 à 20h10

          Wil dit

          Généralités pas généralisations,pardon.

    • 25 Octobre 2016 à 11h17

      philpat dit

      on a l’impression que les lois sont faites (les avocats sont nombreux à l’assemblée) pour les malhonnêtes gens.
      les policiers doivent se faire abattre avant de riposter, les malfrats ne vont pas en prison à moins d’être condamné à 5 ans…
      l’état n’a plus les moyens mais trouve de l’argent pour bien traiter les migrants…
      finalement ça n’est pas une impression, c’est une certitude

    • 25 Octobre 2016 à 10h59

      L'Ours dit

      Wil,
      bien, bien, disons que j’ai mal interprété vos posts précédents.
      Sans-doute à cause d’un manque de finesse d’esprit que vous avez su déceler en moi.

    • 25 Octobre 2016 à 9h44

      IMHO dit

      http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/hcfpsd3.pdf

      Page 150.

      11 % de ménages victimes de vols et 5 % de personnes victimes
      d’agressions…
      En une année (moyenne, sur la période 1998-2000), près de 11 % des ménages se déclarent (note IMHO: lors de l’enquète de victimisation ) victimes d’un vol sans violence (de toutes natures confondues : cambriolages, voitures ou objets quelconques), tandis que 5 % des personnes se disent victimes d’une agression physique ou verbale
      Il est important de souligner que le mot « agression »
      n’implique pas nécessairement une violence physique.
      En réalité, les deux tiers des agressions déclarées dans l’enquête ne donnent lieu qu’à des menaces ou des injures.
      Par ailleurs, si le tiers restant des agressions se caractérise bien par des coups ou blessures, il faut se garder d’y attacher toujours l’image classique de l’agresseur s’en prenant à sa victime de façon préméditée et par surprise.
      Un peu moins de la moitié des victimes d’agressions physiques ont déclaré qu’elles en connaissaient l’auteur.
      Plus de 20 % des victimations physiques se déroulent soit dans un logement, soit sur le lieu de travail.
      On peut aussi considérer qu’une proportion non négligeable des agressions déclarées relève de la conflictualité des rapports sociaux.
      Les circonstances ne permettent pas forcément de distinguer entre un agresseur et un ou des agressés : un tiers des violences physiques ont en effet eu lieu au cours d’un rixe entre plusieurs personnes. Il s’agit de violences réciproques .

      • 25 Octobre 2016 à 10h05

        Archebert Plochon dit

        Ah la divination par les statistiques… vous avez essayé l’haruspicine ? Sinon on peut aussi avoir une sensibilité et savoir lire les physionomies, les attitudes, les paysages urbains, mais cela fait moins “science” aussitôt.

        • 25 Octobre 2016 à 10h53

          IMHO dit

          Archebert, pour voir les ” physionomies, les attitudes, les paysages urbains “, il faut sortir de chez soi: comment faites-vous, vous qui campez dans votre WC, le fusil à la main ?

        • 25 Octobre 2016 à 12h26

          mogul dit

          Il arrive que l’enculage de mouche frénétique obture aussi un peu les mirettes…

      • 25 Octobre 2016 à 12h38

        saintex dit

        Ca me rassure de savoir que ce n’est pas pareil si je prend le poing de mon collègue de travail dans la gueule à l’atelier ou celui de mon voisin en montant lui demander du sel.
        Ah non pardon, ça me rassure de savoir que ça va m’arriver plus souvent que de prendre celui des racailles auquel me viendrait l’idée saugrenue de refuser mon larfeuille et de les accompagner tirer de l’argent au distributeur. Ah, 1937 quelle année !

    • 25 Octobre 2016 à 7h36

      Archebert Plochon dit

      Détruire les nids de ces frelons à la pelleteuse serait indiqué… De toute façon cette rénovation hausmanienne de nos banlieues s’imposera d’elle même le jour prochain ou plus aucun service de l’état ne voudra y mettre les pieds. Déjà plus de profs ni de médecins, bientôt plus de transports ni de courrier. Juste un peu de patience.