Insécurité : Le droit contre le bon sens | Causeur

Insécurité : Le droit contre le bon sens

À qui profite l’impuissance contre le crime ?

Auteur

Cyril Bennasar

Cyril Bennasar
est menuisier.

Publié le 29 avril 2013 à 18:00 / Politique Société

Mots-clés : , , ,

insecurite taubira juges

Dans les cités de Marseille, le déploiement des Compagnies républicaines de sécurité n’entrave que provisoirement et superficiellement  la bonne marche des affaires, et les stratégies commerciales d’élimination de la concurrence par coups de feu se poursuivent.
Chaque semaine, de jeunes dealers sensibles et défavorisés perdent la vie quand d’autres du même type, mais mieux armés, gagnent des marchés et, si les accidents de travail sont souvent mortels pour ceux qui commercent à la kalachnikov (car il existe ailleurs des gens qui achètent et vendent de la drogue pacifiquement et même amicalement), après tout, c’est le métier qui rentre, aussi vite qu’une balle dans la tête ou de l’argent facile.
On peut regretter que ces territoires soient perdus pour la République mais, perdus pour perdus, je m’habitue assez bien à l’idée que les nuisibles dangereux qui y règnent sans partage s’éliminent les uns les autres et pratiquent une sélection naturelle qui rappelle la guerre du feu, pratiquement en famille, quasiment entre cousins.

[...]

*Photo : paral_lax <°)><.

  1. À la matinale de Canal+ où il était question de La France Orange mécanique, en l’absence bien sûr de son auteur, Laurent Obertone, une journaliste a eu cette phrase : « Le problème avec ce livre, c’est que les gens le lisent. »
  • Couv n°1 - avril 2013

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    publié dans le Magazine Causeur n° 58 - Avril 2013

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    • 30 Avril 2013 à 15h26

      Sophie dit

      ” avec la complicité de démagogues inconscients.” Ou conscient.

    • 30 Avril 2013 à 12h18

      kravi dit

      Très bon papier, qui pointe le véritable danger causé par ces démissions itératives : le recours à l’homme providentiel qui s’empressera de rogner les fondements de notre si fragile démocratie.
      Les délinquants s’ingénient à détourner la Loi avec la complicité de démagogues inconscients.
      Il existe un “Institut pour la Justice” qui essaie de lutter contre ces dérives. Bien entendu, il est considéré comme fasciste par vous savez qui.

    • 29 Avril 2013 à 22h08

      Patrick dit

      “Pour notre ministre de la Justice, qui ne croit pas aux vertus de la répression, on ne doit même plus répondre à la violence par la prison.

      Normal, il faut bien garder quelques places libres pour y mettre les maires qui écoperont de 3 ans fermes parce qu’ils refuseront de célébrer des “mariages” gays.

      Que pèsent, dans la balance qui détermine nos choix politiques, des déclarations antisémites pour celui qui voit son monde régresser dans la violence et la sauvagerie ?

      Puisque la garde des sceaux (des sots ?) vous dit qu’elle veut changer la civilisation !

      Tout se tient“, disait quelqu’un sur ce site.

      • 30 Avril 2013 à 10h30

        Etoile Vesper dit

        Mme Taubira veut changer NOTRE civilisation ! On voudrait nous faire croire que cette indépendantiste guyanaise qui n’avait pas de mots assez durs pour insulter la France il y a quelques années a opéré un virage à 180° ! Et quand elle cite Nietzsche à la fin de son discours, on devrait mieux tendre l’oreille afin de comprendre ce qu’elle a voulu nous dire : “Les vérités tuent, celles que l’on tait deviennent vénéneuses”.
        Oui, tout se tient.  

    • 29 Avril 2013 à 21h36

      Patrick dit

      “Un jour, un jour le Diable vint sur terre,
      un jour le Diable vint sur terre pour
      surveiller ses intérêts, il a tout vu le
      Diable, il a tout entendu, et après avoir
      tout vu, après avoir tout entendu, il est
      retourné chez lui, là-bas.
      Et là-bas, on avait fait un grand banquet,
      à la fin du banquet, il s’est levé le Diable,
      il a prononcé un discours:

      Ça va
      Il y a toujours un peu partout
      Des feux illuminant la terre
      Ça va
      Les hommes s’amusent comme des fous
      Aux dangereux jeux de la guerre
      Ça va
      Les trains déraillent avec fracas
      Parce que les gars pleins d’idéal
      Mettent des bombes sur les voies
      Ça fait des morts originales
      Ça fait des morts sans confession
      Des confessions sans rémission
      Ça va

      Rien ne se vend mais tout s’achète
      L’honneur et même la sainteté
      Ça va
      Les États se muent en cachette
      Les anonymes sociétés
      Ça va
      Les grands s’arrachent les dollars
      Venus du pays des enfants
      L’Europe répète l’Avare
      Dans un décor de mil neuf cent
      Ça fait des morts d’inanition
      Et l’inanition des nations
      Ça va

      Les hommes ils en ont tant vu
      Que leurs yeux sont devenus gris
      Ça va
      Et l’on ne chante même plus
      Dans toutes les rues de Paris
      Ça va
      On traite les braves de fous
      Et les poètes de nigauds
      Mais dans les journaux de partout
      Tous les salauds ont leur photo
      Ça fait mal aux honnêtes gens
      Et rire les malhonnêtes gens.
      Ça va ça va ça va ça va.”

      De Jacques Brel (1955)

      • 29 Avril 2013 à 22h26

        saintex dit

        En fait, il y a toujours un Brel de circonstance dans un propos, toujours un poète éclairé dans une mémoire. C’est bien ainsi. Celle-ci, je ne l’avais plus entendue depuis deux mille ans. Merci Patrick.

    • 29 Avril 2013 à 21h24

      Etoile Vesper dit

      Extrait : “Que vaut la liberté de la presse quand on n’a plus celle de prendre le RER la nuit tombée ?”. Eh oui, toute une frange de la population issue de l’immigration nous a privés de la plus élémentaire des libertés : celle de circuler chez nous librement et sans crainte ! 

      • 30 Avril 2013 à 10h36

        lisa dit

        Oui, et cela fait longtemps, connaissez vous la phrase patentée hypocritement correct ?
        Je ne rentre pas par strasbourg saint denis, ça crainet ?
        Mais ça craint quoi ? n’ai-je jamais demandé ? 

    • 29 Avril 2013 à 21h18

      Etoile Vesper dit

      Merci, Cyril Bennasar. Mais je désespère que ce sursaut que vous appelez de vos voeux de la part des magistrats n’arrive jamais : le mur des cons des représentants de la magistrature, sur lequel sont épinglés les portraits de parents de deux jeunes femmes sauvagement assassinées, nous renseignent assez je crois sur la considération que cette corporation accorde aux victimes… 

    • 29 Avril 2013 à 19h54

      cage dit

      Pulsions mortifères de la gauche qui avant, incarnait la vie, l’invention…  
      Passé l’inévitable accusation d’ »Obertonisation des esprits » », une lecture transversale est à faire avec le « mur des chiottes » du SM et votre article.
      Comment en est-on arrivé à ce syndrome de Stockholm, où les victimes ont pu devenir des suspects et où tte expression et/ou analyse de type Zemmour ont été rendue impossible sous risque de lynchage? Pdt ce temps, combien de victimes, silencieuses, invisibles, à compter ds la population la plus faible, femmes, enfant, jeunes et personnes âgées, entre autres, familles, écoeurées ?
      Ds la lâcheté et la sclérose en “planques organisées” des 68tard bien aux abris, la délinquance violente vécue au quotidien est bottée en touche par le relativisme du « oui mais…et la délinquance en col blanc? »