Infirmative action
Publié le 11 novembre 2008 à 6:30 dans Brèves
Entre la “race” et la “classe”, le nouveau président des Etats-Unis a fait son choix : en matière de lutte contre les discriminations, ce sont les plus pauvres, quelle que soit leur origine, qu’il faut aider. Et eux seuls. Du coup, ses deux filles noires “privilégiées par la vie” (selon lui) ne bénéficieront pas de l’affirmative action version Obama. A l’entrée d’Harvard, par exemple, elles devraient donc logiquement être discriminées en faveur de jeunes blancs défavorisés. Funny, isn’it ?
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L'auteur
David Martin-Castelnau est grand reporter.
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Music dit
Un oubli systématique : les handicapés … affirmative action ou non?
noop dit
Sur quoi repose ces histoires de dicrimination ? Quel est le ressort ?
L’oppression… réelle ou supposée.
Oppression économico-sociale ou raciale.
En France on confond allègrement les deux. D’ailleurs on ne parle plus de ghettos immigrés, mais de quartiers populaires… D’où les débuts de dicrimination socio-géographique. Ainsi on dit discriminé socialement dans une zep pour ne pas avouer discriminer racialement ou ethniquement. Mais si on voulait être juste on ne s’arreterait pas aux banlieues, on pousserait dans la France profonde et rurale. Peu de voitures y brûlent, mais là je fais du mauvais esprit. D’ailleurs peut-être que ça se fait et que les médias un peu monomaniaque “oublient” de nous en informer.
L’oppresseur même passif (à l’insu de son plein gré…lol), même pas volontaire du tout, est prié de se considérer actif. En France le blanc est clairement désigné comme l’oppresseur et toutes les préventions n’enléveront pas de l’idée au petit blanc que dans la discrimination positive c’est bien lui qui fera les frais. D’où le passage avec armes et bagages d’une partie de l’electorat (vraiment) populaire du PC au FN… au “grand dam” des nos élites germano-pratine et neuilléennes.
Aga Kahn dit
@Ludovic Lefebvre
Vous oubliez les nombreuses bourses qui font l’excellence du système universitaire US.
Ludovic Lefebvre dit
Très bonne iniative en somme qui permet à des intelligences ne pouvant assumer financièrement des études d’améliorer la qualité du pays en question. De plus, la race étant mise de coté, le racisme prend moins de place dans les esprits. Pensant que l’intelligence est innée, qu’elle n’appartient pas à une couleur de peau ou une classe sociale, je trouve souvent dommage qu’on la sclérose. Même si le Q.I ou le Q.E sont loin d’être d’une grande pertinence, c’est ce type de sélection que je souhaiterais pour la cité. Ils ont de la chance, les américains, de la méritocratie, moins de népotisme, de vérouillage, Ellroy ou Cobain qui peuvent faire carrière, ça fait rêver.
Aga Kahn dit
Not funny at all.
On a vu, dans les pays qui ont pratiqué la “démocratie populaire”, la création d’une nomenclatura et d’une intelligentsia fondées sur la “discrimination classiale”. Les plébéiens promus par la grâce de leur origine sociale ont rendu de grands services… à leurs camarades de classe dociles, et à eux seuls.