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Il n’y a pas d’affaire Enderlin

Al Doura : nous voulons un débat

Publié le 30 mai 2008 à 12:17 dans Médias

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Une pleine page (et un édito) dans le Wall Street Journal, deux feuillets dans Le Monde (au demeurant, le seul quotidien français à avoir traité l’information) : le désaveu judiciaire infligé à France 2 n’a pas passionné les médias français. Il est vrai qu’il s’agit d’une vétille : un tribunal déclare qu’il existe de légitimes raisons de douter de la véracité d’un reportage à haute teneur symbolique diffusé dans le monde entier par la première chaîne de la télévision publique française. Au passage, le juge admet que, parmi les récits présentés comme des “faits” qui sont supposés former notre intelligence du monde, certains sont peut-être de purs bidonnages. De la réalité pour télé. Un monde en noir et blanc pour écran couleurs.

On se demandait comment allait réagir la profession, si prompte à faire feu sur les manquements moraux, réels ou supposés, de toutes les autres corporations. Par un examen de conscience collectif ? Un authentique débat interne ? La bonne blague. En serrant les coudes. Puisque que ce dont nous ne parlons pas n’existe pas, étouffons l’affaire. Il en va de l’intérêt supérieur du Parti (des médias). Lequel, comme le monde est bien fait, se confond avec celui de la démocratie : taire ou traiter comme insignifiante la défaite de France 2, c’est protéger le public (on imagine sans peine le charivari qui eût suivi un verdict inverse).

Cela devait être un remake de David contre Goliath, avec David dans le rôle du méchant. La chaîne publique avait attaqué en diffamation Philippe Karsenty, animateur d’un site internet “de notation des médias”. Après le verdict de la Cour d’Appel infirmant sa condamnation en première instance, celui-ci a été interrogé par la BBC et des médias australien, néerlandais, américains, tunisien. En France, les “grands journaux” ont signalé l’information sur leur site internet – où elle a l’avantage d’être très vite ensevelie –, mais seul Le Monde l’a jugée digne de sa “version papier”. Quant à France 2, elle a jugé que ses téléspectateurs avaient “le droit de savoir” : le soir du verdict, en fin de JT, David Pujadas a expliqué que la Cour avait “reconnu la diffamation mais relaxé l’auteur des propos diffamatoires au bénéfice du doute”. Fermez le ban. Pas un mot sur les “incohérences inexplicables” relevées par Karsenty (et le Tribunal) dans le reportage sur la mort de Mohamed Al Doura, ni sur “l’imprudente affirmation par Charles Enderlin qu’il aurait coupé au montage les images de l’agonie de l’enfant” – agonie dont il n’a pas fourni les images au Tribunal. Bref, les téléspectateurs, à qui l’on a expliqué il y a huit ans qu’ils avaient assisté à “l’assassinat d’un enfant” (terme employé par Jean-Claude Allanic, alors médiateur de France 2, quelques jours après la diffusion du reportage) ne sauront pas l’essentiel : après avoir visionné les rushes (dont ils notent les “réticences persistantes” de France 2 à les montrer), les juges estiment qu’il n’est plus possible “d’écarter les avis des professionnels entendus au cours de la procédure” qui avaient mis en doute l’authenticité du reportage. S’ils reconnaissent le caractère diffamatoire, en clair offensant, des propos de Karsenty, leur verdict signifie que l’offense était légitime. Jouant des subtilités de la loi sur la presse, France 2 se paie notre tête. En 14 secondes.

La direction de France Télévision (qui, il est vrai, a hérité à son arrivée de ce bébé pas très bien formé) s’est montrée plutôt discrète. C’est par la bouche de ses avocats qu’elle a annoncé son intention de se pourvoir en cassation, décision justifiée de façon fort cocasse par le fait que la Cour d’Appel avait cassé le jugement de la XVIIe Chambre. Si l’on pousse à son terme un tel raisonnement, il faut en déduire que l’appel est par nature superfétatoire. En attendant, la chaîne ne s’est pas fendue du moindre communiqué de soutien à son correspondant en Israël. Lequel a choisi de s’en prendre indistinctement à tous ceux qui osent le critiquer.

Entre Tintin et Galilée, Charles Enderlin se la joue « baroudeur » et chante le grand air de la victime. Après avoir annoncé sur son site que “les propos de Philippe Karsenty étaient diffamatoires”, il se plaint de la “campagne de désinformation et de diffamation » dont il est l’objet. Elle est excellente. Va-t-il poursuivre les juges pour diffamation ? Ainsi qu’en atteste l’échange (si on peut qualifier ainsi ce dialogue de sourds) que nous avons eu sur son site, mon honorable confrère a beaucoup de talent, y compris pour éviter les questions qui l’ennuient et répondre à celles qu’on ne lui pose pas – en tout cas, pas moi.

“Enderlin contre les méchants” : tel est le récit canonique relayé par la plupart des médias – récemment encore par Canal + et l’AFP sous la plume de Marius Schattner, journaliste au bureau de Jérusalem. “Différents organismes ultra-nationalistes ont alors répandu la thèse d’un véritable complot anti-israélien, certains allant jusqu’à prétendre que le petit Mohammed n’était pas mort”, écrivait celui-ci il y a quelques semaines. La défense adoptée par Charles Enderlin nécessite qu’il ait en face de lui des extrémistes juifs, des nationalistes israéliens ou des émules de Thierry Meyssan. Certains des contradicteurs d’Enderlin appartiennent aux deux premiers groupes ; et, parmi eux, il en est qui manient l’invective et l’injure plutôt que l’argumentation – rendant un fier service au Parti des Médias qui s’estime ainsi dispensé de répondre à de tels adversaires. Les menaces, y compris physiques, proférées à l’encontre de Charles Enderlin et les insultes visant ses supposées préférences politiques ou ses prétendus tourments identitaires sont inacceptables – et pour tout dire, imbéciles.

Pour autant, rien n’autorise à confondre les uns et les autres, ceux qui s’interrogent et ceux qui dénoncent. Le procédé est connu : pour évacuer toute question, on disqualifie ceux qui les posent. Et on répond à des accusations imaginaires : Charles Enderlin se plaint de ce que je l’aurais accusé de ne pas avoir été à Netzarim le 30 septembre 2000 : or, c’est un fait qu’il n’a jamais nié et que j’ai tout simplement rappelé, sans en tirer la moindre conclusion d’ailleurs, n’ayant en aucun cas la religion du terrain – qui, lui, ne ment pas. Bref, pas la moindre accusation sur ce point mais un consensus total. (Sans doute est-ce inconsciemment qu’il use du registre sémantique du procès, lui-même se voyant dans le rôle de l’innocent injustement accusé).

Il est cependant plaisant qu’Enderlin invoque ici-même (voir dans les commentaires) son statut de “journaliste aux premières loges d’un conflit sanglant”, puisque précisément, ce jour-là, il n’était pas “aux premières loges” : n’est-ce pas la preuve que l’on peut faire du journalisme, parfois du bon journalisme, sans être “sur place” ? Passons sur cette légère incohérence.

Reste qu’à force de se dire odieusement diffamé et harcelé, il a contribué à personnaliser le débat. Aussi partage-t-il avec ses ennemis les plus virulents la responsabilité d’avoir transformé l’affaire Al Doura en affaire Enderlin. Il n’y a pas d’affaire Enderlin.

Cher Charles, nul n’attend de vous une autocritique en place publique. Ici en tout cas. Mais rien ne vous autorise à répondre par le mépris à tous ceux qui doutent de bonne foi. Autorisez-moi donc à vous poser ici sept questions. Ces réponses, vous nous les devez, car vous êtes le seul à pouvoir les donner. Et surtout, vous vous les devez à vous-mêmes.

- De combien de temps avez-vous disposé pour monter votre sujet à partir des rushes fournis par Talal Abu Rahma ?
- Vous avez affirmé avoir coupé l’agonie de l’enfant parce qu’elle était trop insupportable, mais vous ne l’avez pas montrée au Tribunal, ni à quiconque. Votre mémoire vous a-t-elle trompé ?
- Le 30 septembre 2000, vous avez affirmé dans votre commentaire que “l’enfant était la cible de tirs venus de l’armée israélienne”. Quelques jours après, au cours d’une émission durant laquelle vous interveniez au téléphone, le médiateur de France 2 a parlé de “l’assassinat d’un enfant”. (Plus tard, vous avez donné la parole à Yom Tov Samia mais vous admettrez que sa parole n’a pas le même statut que la vôtre ou celle du médiateur). En novembre 2004, Arlette Chabot estimait qu’”on ne saurait jamais d’où venaient les tirs”. Quelle est aujourd’hui votre intime conviction ?
- Comment expliquez-vous les contradictions existant entre les versions successives de Talal Abu Rahma, en particulier entre sa déclaration envoyée au Centre palestinien des Droits de l’homme début octobre 2000 et le fax adressé à France 2 en 2003, mais aussi quant à la durée de “l’incident” (je sais que le terme est mal choisi) et au nombre de caméramen présents ?
- La plupart de ceux qui ont visionné les rushes ont admis qu’ils comportaient des scènes de guerre jouées. Est-il selon vous possible et probable que votre collaborateur ait filmé des mises en scènes et que, dans la foulée, tournant sa caméra, il soit tombé sur une tragédie véritable ?
- Votre réflexe immédiat, dès que les polémiques ont commencé, a été de renouveler une confiance absolue à Talal Abou Rahma, et, d’une certaine façon, ce réflexe vous honore. Mais peut-être qu’aucun être humain ne mérite une confiance absolue. Par ailleurs, votre caméraman ne cache pas qu’il exerce ce métier pour défendre la cause palestinienne. Cela vous pose-t-il problème ? Vous est-il arrivé de douter ?
- Pensez-vous que votre travail est, par principe, irréprochable, au-delà de toute critique ?

C’est un juge qui doit aujourd’hui rappeler que les journalistes ne sauraient être les seuls à pouvoir échapper à la vigilance dont ils sont les champions. “Charles Enderlin peut d’autant moins se soustraire à la critique qu’elle le vise en tant que professionnel de l’information, correspondant en Israël et dans les territoires palestiniens pour les journaux de France 2 diffusés aux heures de grande audience, et, qu’à ce titre, il s’expose inévitablement et consciemment à un contrôle des plus attentifs de ses faits et gestes de la part de ses concitoyens comme de ses confrères”, estime la Cour d’appel. Son arrêt est d’autant plus notable qu’il rompt avec une tradition établie depuis une trentaine d’années de bienveillance mutuelle entre la magistrature et la presse. Il est de surcroît rarissime que le juge désavoue un “grand média”. Il convient d’ailleurs de rappeler que France 2 n’a pas été condamnée mais déboutée. “Le Tribunal a accordé un permis de douter”, ainsi que l’a joliment résumé Pascale Robert-Diard dans Le Monde. Les journalistes n’ont pas un permis, mais un devoir de douter. Y compris, et peut-être d’abord, d’eux-mêmes.

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  • 20 June 2008 à 7h29

    job dit

    a nina
    C’était la Mena à l’époque qui avait relevé le faux de thierry thuillier. Encore une fois la réaction face à cette désinformation fut minime de la part notamment des intellectuels ou des instances de la communauté juive.
    Une autre désinformation de taille à laquelle France 2 a largement participé est quand on a accusé un navire israélien d’avoir bombardé volontairement une plage de gaza “bondé” de civils provoquant la mort d’une famille gazaoui. Par la suite nous avons appris que le véritable responsable de cette tragédie était l’explosion d’une mine enfoui sous le sable par le Hamas. Les images notamment d’une jeune fille errant sur cette plage avait été “scenarisé” par Talal abou rame…
    Encore une fois le mal avait été fait pour l’opinion il en restait que le responsable de cette tuerie etait la “cruelle” et “démoniaque” armée d’Israel… .

  • 20 June 2008 à 1h02

    Nina dit

    @Lifka
    Je ne peux personnellement répondre entièrement à vos questions mais uniquement donner un tout petit début de réponse.
    En effet, si d’autres témoins journalistes étaient présents ce jour là pourquoi ne prennent-ils pas le temps de désamorcer cette affaire vieille de 7 ans ?
    On a pu durant l’audience à la Cour d’Appel se rendre compte que d’autres cameramen étaient sur les lieux en même temps que Talal Abou Rameh.
    Mais ils ne semblaient pas étrangement préoccupé par la scène que filmait le cameraman de France 2.
    Je pense que l’important est de retenir une chose : TOUS les journalistes et cameramen doivent IMPERATIVEMENT RENDRE COMPTE à l’autorité palestinienne !
    En d’autres termes : RIEN NE FILTRE SANS L’AVAL l’époque du Fatah et aujourd’hui du Hamas dans la bande de Gaza.
    Personne ne peut travailler dans cette bande de terre sans donner de compte rendu précis au niveau des images et des articles.
    Le dernier exemple en date est celui de ce journaliste italien qui a du faire des excuses dans son journal (de mémoire corriere de la serra), parce qu’il avait utilisé le terme “terroriste” dans son article alors qu’il aurait du y placer le mot “activiste” qui fait moins moche vis à vis des “résistants”.
    Il a du le faire sinon c’était terminé pour lui et son journal dans Gaza !
    Deuxième point : Les agences de presse utilisent depuis un bon moment des stringers. Des journalistes locaux palestiniens assermentés par le Hamas.
    Vous imaginez donc Lifka combien les infos sont d’une parfaite impartialité !!!
    Enderlin n’était pas là…Mais Enderlin n’est plus journaliste depuis longtemps. Il a adhéré au mouvement “la paix maintenant” et se doit lui aussi de rendre compte à son “parti” en rendant de menus services pour la cause !
    Je ferai remarquer un autre bidonnage qui a donné lieu à l’instar de l’affaire Enderlin, à une promotion au sein de France 2.
    En effet, Enderlin a été promu à l’échelon 4 depuis un an au moins…Intouchable le Charlie !
    Il s’agit de l’affaire Thierry Thuillier. Ce dernier avait relaté tout aussi éhontément un évènement totalement inventé durant un de ses reportages sur les territoires palestiniens et l’intifada.
    On voyait T. Thuillier affirmer que 3 adolescents avaient été tués près de la barrière de sécurité peu avant son arrivée.
    Une militante de shalom archav était venue à sa rescousse en lui racontant cette énormité, aidée en cela par quelques palestiniens qui entourait notre brave Thuillier.
    Je ne sais qui a réagi en premier : le gouvernement Israélien ? En tout cas, il fut démontré que c’était absolument FAUX…
    Le mal était fait…En droite ligne avec la mort du petit Mohamed Al Dura, Israel était assurément un pays tueur d’enfants…
    Qu’arriva-t-il à Thierry Thuillier ?
    Quelques jours après la diffusion de son canular à la téloche, il fit des excuses dans Libération en…troisième page…Il paraît que mieux vaut tard…
    Quant à sa promo pour “bonne conduite journalistique” : REDAC CHEF DE FRANCE DEUX !
    Ca paie la crapulerie non ?

  • 19 June 2008 à 14h39

    Lifka dit

    J’ai suivi tous les débats sur l’affaire depuis plusieurs années, vu tous les films, lu les PV de tous les procès, mais je reste sur ma faim sur un point au moins.

    Il y avait ce jour là plusieurs journalistes ou caméramen présents sur les lieux. Selon Enderlin les Israéliens se seraient acharné pendant 45 minutes sur le père et l’enfant. Or, non seulement on n’a aucune image concurrente de celles de France 2 – ce qui est déjà en soi étrange -, mais encore en 7 ans, aucun de ces journalistes présents n’a éprouvé le besoin de se porter témoin, ni d’écrire un article, que ce soit pour appuyer Enderlin et son caméraman, pour les désavouer, ou tout simplement pour dire “J’y étais et voilà comment était la situation ce jour là et ce que j’en ai vu”.

    Se peut-il qu’aucun de ces journalistes n’ait vu quoi que ce soit permettant de confirmer ou d’infirmer la version officielle d’un événément qui aurait duré 45 minutes?

    Etaient-ils tous si occupés ailleurs que non seulement les instants des tirs décisifs aient pu échapper à leurs caméras mais encore que le martyr enduré pendant 45 minutes par un enfant à quelques mètres de l’endroit où ils se tenaient ait si totalement échappé à leur attention qu’ils soient incapables d’en dire un mot ?

    Ou bien, si aucun d’eux n’a braqué sa caméra plus de quelques instants sur le père et l’enfant, n’est pas parce que leur position ne paraissait pas exposée? Ont-ils été si peu marqués que personne ne se souvient de rien?

    Et pourquoi ni Enderlin, ni la Mena ou Karsenty n’invoquent-ils (sauf erreur de ma part) leurs témoignages? Cela semblerait pourtant la première chose à faire.

    Que faut-il penser de ce silence consensuel que personne ne semble vouloir troubler? S’agit-il de protéger des gens qui continuent à travailler là-bas dans des conditions difficiles et que leur témoignage risquerait de mettre en difficulté? Ou s’agit-il d’un autre épisode de la “déontologie” journalistique (on ne critique pas un collègue)?.

    Quelqu’un a-t-il une réponse?

  • 19 June 2008 à 11h39

    popi soudure dit

    PS /merci a elisabeth levy pour son blog et merci a nina pour sa passion réconfortante !

  • 19 June 2008 à 11h31

    popi soudure dit

    oui , l affaire al dura sent plus que mauvais ! de nombreux points d ombre , nous cachent la verité ! ….. OUI LES PALESTINIENS DESINFORMENT ! de nombreux exemples emaillent de ce lieu guerre ! de jenine aux photos retouchées de reuter , les faux morts qui se relevent , photos trucés en tous genres ! mais l affaire al dura : excusez moi de l expression : C EST LE PONPON ! …… charles enderlin , a fait debordé le vase : par son discours nauséabond ! je n emploie pas le terme reportage car il n etait pas sur place et de par son commentaire juxtaposé sur les images bidonnées de taal abou ramane ! la : ila fait fort et recolte ce qu il a semé ! …….. les vérités ne sont elles pas bonnes a dire ! apparament / NON , pour une certaine caste journalistique : ca ne peut passer que sur un canal de pro mais surtout pas des amateurs ou bloggers du journalisme et du reporage ! ……
    qui ne connaissent rien a la réalité journalistique :c est a mourir de rire s il n y avait pas eu tant de retombés catastrophiques ( daniel pearl , lynchage de soldats israliens , nomination de lieux tel : place publique, effigie en timbre… ect etc) ….. ENFIN , il se passe quelque chose ! je commencais a désesperer de la probité journalistique , biensur : S IL Y EN A UNE !….

  • 17 June 2008 à 23h47

    Nina dit

    Bonsoir Stéphane,
    Ce soir encore sur radio-shalom, un pseudo débat non annoncé aux auditeurs a eu lieu pour faire “plaisir” à ces derniers qui ne cessent lors des forum de vouloir entreprendre de connaître la vérité sur la controverse de Netzarim.
    Même ici, sur causeur, les choses en sont restés là…hélas !
    Je vous rends justice cher Monsieur Juffa car si Philippe Karsenty fut un des promoteurs de cette affaire, vous et votre agence la MENA en furent les pionniers.
    Très tôt, tous les forumnistes ont pu avoir des éléments jamais évoqués dans les journaux sur le bidonnage d’Enderlin.
    Je pensais un peu naïvement que vous auriez au moins été invité UNE FOIS sur une radio communautaire pour en parler…Rien…Même ce soir, la malhonnêteté de radio-shalom fut flagrante !
    Trop en cheville avec la presse de gauche bien-pensante comme le Nouvel-Obs et Marianne, Monde diplo, Bernard Abouaf a interrogé de façon très succincte Luc Rosenzweig, un journaliste de RFI (signataire de la pétition du Nouvel Obs), et Shlomo Malka de RCJ !
    Abouaf se débarrasse de cette affaire en moins de 20 minutes pour ne pas faire de peine à sa famille de gauche.
    On en sera encore pour nos frais !
    Votre agence Monsieur Juffa est juste assez bonne pour faire référence dans les infos de Jérusalem de Pascale Zonshain (ortho douteuse) de radio-shalom mais JAMAIS ils ne parleront de vous ni de vos enquêtes !
    Vous valez moins que le GRAND ENDERLIN qui est un “ami de 30 ans” au moins !
    Je suis écoeurée !

  • 17 June 2008 à 12h46

    Stéphane Juffa dit

    Je ne suis pas un expert en matière de ouilles, en revanche, avec mes camarades de la Ména, nous prétendons être les journalistes de référence de la Controverse de Nétzarim.

    Ce n’est pas que nous nous voyons meilleurs que les autres, mais simplement, qu’après quatre ans et demi d’enquête, c’est la moindre des choses de connaître notre sujet.

    Ce qui m’amène à déplorer deux choses relativement à ce débat et à certains de ses participants : ils ont tendance à parler de ce qu’il ne connaissent pas, ce qui transforme la discussion en échange de salon, où l’important est d’avoir la plus longue et que les autres le sachent. Je parle de l’expérience, bien sûr, pour ne pas effrayer davantage l’ami Charles.

    Ainsi, je déplore qu’on ait laissé GWR répéter impunément un autre mensonge d’Enderlin, celui selon lequel un tribunal de Tel-Aviv aurait critiqué, ou même oblitéré, l’enquête menée par Tsahal à propos de l’”assassinat de Mohamed A-Dura”. J’ai, sur ma table, le jugement du procès invoqué par C.E à la “Séquence du Médiateur” et j’atteste que le juge n’a en aucune façon évoqué la qualité de ladite investigation. Il s’agissait d’une affaire de diffamation entre un M. Duriel et un lecteur du journal Haaretz.

    Bien évidemment, quand on est le perroquet d’un menteur, on ne se renseigne pas, on ne réfléchit pas et on dégurgite as is toutes les bêtises prononcées par le maître de maison. On sert même d’instrument pour rendre publics les courriers privés envoyés par Luc Rosenzweig au faussaire de Jérusalem.

    C’est regrettable, car, connaissant Luc, même sans avoir été dans le secret de son initiative, je suis certain qu’il a honnêtement tenté de tendre une perche à un confrère qui ne la méritait pas et qui va, maintenant, continuer à s’enfoncer jusque dans les tréfonds des douves de la respectabilité.

    Pour ceux qui sont intéressés par les détails du “procès de Tel-Aviv” et de l’usage méprisable qu’à tenté d’en faire Enderlin, je ne saurais trop recommander la lecture urgente de notre “breaking news” d’il y a presque exactement deux ans : Enderlin à nouveau pris par la Ména en flag de contrevérité [http://www.menapress.com/article.php?sid=1419].

    Secondement, je m’étonne de ce que la charmante Elisabeth Lévy persiste à parler et faire parler de notre enquête sans jamais ne nous avoir consultés. Ce, même lorsqu’elle se trouve en Israël pour des congrès ou que l’un de nos rédacteurs est à Paris pour des consultations ou des conférences.

    C’est dommage. D’abord parce qu’à la Ména nous ne mangeons que les journalistes corrompus et non les jolies femmes courageuses. Ensuite, parce qu’Elisabeth aurait visiblement plein de faits à apprendre sur un sujet qu’elle a décidé de traiter au fond, et, finalement, parce qu’en nous ignorant de la sorte, elle participe à la démonisation des journalistes israéliens en général et de ceux de la Ména, en particulier, et que cela donne aux signataires de la pétition pour Enderlin, aux perroquets et à leur volière, un plaisir qu’ils ne méritent pas.

    Je demande qu’on me pardonne cette intrusion “à l’israélienne” dans ce salon de thé, et qu’on m’excuse si je ne pourrai pas suivre ses discussions à la trace à l’avenir. J’ai juste lu les échanges et considéré que ces deux points méritaient d’être éclaircis.

  • 12 June 2008 à 16h24

    Nina dit

    Durant des années nous avons tenté de connaître la vérité par rapport au désastre provoqué par les images de Abou Rama et Enderlin sur la mort de cet enfant.
    Combien de fois ai-je appelé les radios communautaires pour faire état des doutes sur la véracité de ce reportage ?
    J’ai aussi essayé sur les grandes ondes sans succès…Ce qui me fait rire car les animateurs de RMC par exemple font croire à une totale liberté d’expression alors que c’est un questionnaire en règle auquel les auditeurs ont droit avant d’être à l’antenne.
    Il ne me restait plus que les radios juives.
    Durant des années, je me suis fadé consciencieusement Radio-J et radio- shalom.
    Je ne parlerai pas de la première puisqu’elle m’a laissé le droit de m’exprimer sur l’affaire Al Dura. Le créneau hebdomadaire du dimanche après-midi étant le moins approprié pour desciller les esprits sur Radio J, j’ai donc entamé une croisade sur Radio-Shalom qui comme tout le monde le sait est THE radio “peace, love, on est tous des frères” !
    Le trio gagnant : Patrick Girard, Bernard Abouaf, Robert Assaraf (Président de la station) avaient la même optique que nos chers pétionnaires du Nouvel-Observateur : Charles Enderlin est un GRAND journaliste, un confrère, un ami…donc au-dessus de tout soupçon !
    Ah…On n’en démordait pas alors sur Radio Shalom !
    Patrick Girard m’a même tancé vertement au cours d’un forum en prédisant : “Laissez donc la Justice faire son travail, et vous serez surpris, vous et tous les auditeurs, car Charles Enderlin sera lavé de tout soupçon”…
    On a vu…!!!
    Mais ce n’est pas cela qui est interessant…Non…C’est maintenant que les choses deviennent absolument délicieuses à observer…
    Depuis la publication de l’Arrêt de la Cour d’Appel de Paris, déboutant donc Charles Enderlin de sa plainte en diffamation contre Karsenty, les mémoires des auditeurs se sont réveillées…Patrick Girard étant remplacé depuis peu par Freddy Eytan, on ne peut évidemment pas lui dire comme à la cour de récré : “Hey…Tu vois mec ? On savait que quelque chose dans l’affaire Al Dura n’était pas cacher !”.
    Mais Girard n’étant pas le seul à avoir soutenu Charles Enderlin, nous voilà devant Bernard Abouaf et Robert Assaraf qui ne savent plus comment se dépatouiller devant l’énervement des auditeurs…
    Radio shalom a “le bon créneau horaire” et en faisant taire durant tant d’années les mauvaises langues (dont je fus), ils se trouvent bien en peine de ne pas paraître félons vis à vis de leur famille politique de gauche, leur confrèrie journalistique de gauche, leurs amis de gauche. La subtilité maintenant…Comment convenir que la Justice a fait un travail de recherches en visionnant les rushes ? Comment rétablir le contact avec des auditeurs écoeurés par tant d’aveuglement ?
    La SEMANTIQUE ! he he he…Fallait faire du Guillaume Weill Reynal donc !
    Abouaf reconnait que son Charlie n’aurait peut-être pas du dire durant son reportage : “l’enfant est la cible de la position israélienne”…WAOUH !!! Bel effort en vérité !!! Il aura mis 7 ANS pour émettre une petite critique à l’encontre de son pote journaliste.
    Quant au Président de la station, Robert Assaraf, ému par les auditeurs et par le compte rendu en faveur de Philippe Karsenty, il va proposer un peu tard hélas qu’une conférence se tienne sur cette affaire !
    Ce n’est pas du goût de Bernard Abouaf bien sûr et lorsque Assaraf va lui dire à l’antenne : “Bernard, il faudrait organiser un débat autour de cette affaire, après tout…Je vous laisse le soin de vous occuper de cela !”
    Confondant non ????
    Mais Abouaf ne répond pas…Il est gêné, ses potes de Marianne lui en voudraient, sa famille de journalistes de gauche lui feraient la gueule…Il n’y aura donc pas de débat sur l’affaire !
    On va attendre que cela se tasse…On va miser sur le temps et les 80 % de journalistes de gauche qui composent la presse française !
    Il ne s’agit évidemment pas d’un clivage gauche-droite, vous l’aurez compris mais de la substitution du pouvoir énorme dont jouit les journalistes au détriment de la vérité !
    C’est un marché de dupes et il est fort à parier que l’Omerta va continuer.
    Pourquoi en ce cas, les différentes associations soutenant Israel, le CRIF et autres n’ont pas proposé une manifestation devant les locaux de France 2 ? Et enfin, qu’attend Arlette Chabot qui devait démissionner…elle et tout le bureau à Jérusalem ?

  • 11 June 2008 à 11h33

    Naibed dit

    Réponse à Me G. Weill Raynal – soutien inconditionnel de Ch. Enderlin, Nidra Poller

    http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-14351-145-7-reponse-g-weill-raynal-soutien-inconditionnel-ch-enderlin-nidra-poller.html

  • 11 June 2008 à 8h38

    LALOUM dit

    Je suis un « vilipendeur » acharné des théories du complot et suis donc extrêmement précautionneux lorsque l’une d’elle essaie de voir le jour. Au point que j’ai été pour le moins agacé par les premières remises en question de l’affaire Al Doura. Cependant le manque de rigueur journalistique – pour ne pas dire la malhonnêteté intellectuelle – du reportage de Canal+ auquel vous faîtes allusion, a ébranlé mes convictions. Etonnamment, cela m’a plus questionné que le verdict de la Cour d’Appel !

    Pour justifier leurs allégations, les journalistes y abordent en premier lieu les spéculations fumeuses sur le 11 septembre pour finir dans une seconde partie, par les doutes estimés ridicules sur le reportage de Charles Enderlin.
    Sauf que… sur la première partie, leur thèse était étayée mais aucunement sur la seconde. Comme s’il suffisait d’avoir des preuves de l’une pour démontrer l’autre.
    Ils se sont même permis d’être ironiques à l’égard des participants et spectateurs d’une conférence sur l’affaire Al Dura sans absolument jamais nous en proposer la teneur.
    Lorsqu’on est, comme moi, exigeant et rationnel sur une recherche de la vérité, ils sont arrivés au contraire du but recherché. Maintenant, je doute !

  • 10 June 2008 à 17h40

    BISCOTTE dit

    Oh ! j’ai oublié une question :

    A partir de combien de mots peut-on raisonnablement mettre en cause un témoignage selon vous ?

  • 10 June 2008 à 17h34

    BISCOTTE dit

    @G.WR

    Pardon d’insister, mais ma question ne porte pas sur ce qu’a dit enderlin voila X années dans une interview au téléphone, mais sur ce qu’il écrit aujourd’hui sur son blog en réponse a une question d’un internaute.
    A la lecture de cette réponse, il semble clair qu’enderlin a considéré les quelques secondes qu’il a coupés comme étant celles de l’agonie de l’enfant. Ce sont ces quelques secondes qu’il qualifie de ‘trop’ encore aujourd’hui et non l’ensemble du film.

    Pire ! il dit, qu’a l’instant ou il commentait les images, il était persuadé que l’enfant était mort et que les quelques secondes coupées ne pouvaient qu’etre celles de son agonie. Comment pouvait-il le savoir ? Réponse : Grace à ‘ce qu’il savait’.
    Que savait-il donc qui lui permettait de dire que l’enfant est mort, avant meme d’en avoir le témoignage de l’ambulancier ?
    Que savait-il donc pour dire que l’enfant est mort, tout en se gardant d’annoncer celle du père ?
    Comment a t ‘il fait pour diagnostiquer la mort de l’enfant, mais pas celle du père, alors qu’il ne connaissait pas encore le témoignage de l’ambulancier ?

    Je vous remercie de me répondre sur ces points précis et sur la base de ce qu’écrit enderlin aujourd’hui sur son blog.

  • 10 June 2008 à 17h27

    G. Weill Raynal dit

    Et j’ajouterais, pour être complet, que je ne vois pas ce que change le seul fait, d’avoir écrit, « c’était trop », des années plus tard, sur un blog. Certains réclamaient dix lignes. Trois mots vous suffisent. On n’arrête pas le progrès.

  • 10 June 2008 à 16h15

    G. Weill Raynal dit

    A Biscotte

    Enderlin répondait à une banale interview pour Télérama un ou deux mois après les faits. Je dis « banale » car la polémique telle qu’on la connaît aujourd’hui n’était pas née. L’article n’était qu’un « marronnier » : recueillir les réflexions de l’auteur d’un scoop dont le reportage venait de faire le tour du monde. Le journaliste de Télérama avait posé la question bateau de chez bateau : n’avez-vous pas un peu trop forcé sur l’émotion au détriment de la réflexion, les images ne sont-elles pas réductrices par rapport à la complexité du problème, etc. Enderlin avait simplement répondu qu’il n’avait montré que le minimum, l’enfant terrorisé dans les bras de son père et qu’il avait coupé le reste dont, notamment l’agonie.

    Qu’il ait dit dans cette interview « c’était insoutenable » ou – des années après, sur un blog… – « c’était trop » ne signifie en aucune manière qu’il ait affirmé que le plan précis de l’agonie de l’enfant (celui où l’enfant gît au sol et où son coude, effectivement, se soulève) était à lui seul insoutenable. Enderlin, encore une fois, répondait à une question banale « n’en n’avez-vous pas trop montré » et il répondait « je n’ai montré que le minimum, c’était suffisamment insoutenable ». Ce type d’interview consiste le plus souvent en une conversation rapide, parfois au téléphone. Ceux qui s’acharnent aujourd’hui contre Enderlin font comme si la question posée avait été : nous avons des doutes sur la réalité de la scène que vous avez filmée, l’enfant est-il vraiment mort, pourquoi n’avez-vous pas montré l’agonie ? Je vous accorde que si, à cette question précise, Enderlin avait alors répondu « j’ai coupé l’agonie, car cette scène était insoutenable », on serait en droit aujourd’hui de lui en demander des comptes. Mais rien n’est plus facile que de citer une phrase hors contexte. C’est bien ce que font les accusateurs d’Enderlin depuis huit ans. Et le pire, c’est que ça marche. « Donnez-moi dix lignes de n’importe qui, et je me charge de le faire pendre » disait-on déjà aux belles heures du Tribunal Révolutionnaire, sous la Terreur.

  • 10 June 2008 à 16h14

    Ludovic-Lefebvre dit

    En tout cas, il y a eu toute une émission sur canal + consacrée à cette affaire, une double page dans le monde, des articles sortent, une polémique s’installe. Il n’y a pas d’omerta sur l’affaire Al Dura.

  • 9 June 2008 à 21h29

    BISCOTTE dit

    @Guillaume W.R
    Vous ne cessez de dire que ce qu’Enderlin qualifiait d’insoutenable n’est pas la seule scène de l’agonie qui d’ailleurs n’existe pas, mais l’ensemble des images.
    Or voici ce que je lis sur son site, en réponse a une question d’un internaute :
    “…J’ai effectivement coupé plusieurs secondes d’images considérant que c’était trop et, selon ce que je savais, c’étaient les dernières images avant la mort ce qui s’est avéré exact par la suite d’après notamment le témoignage de l’ambulancier.CE”
    http://blog.france3.fr/charles-enderlin/index.php/2008/06/04/73528-
    remerciements#co

    Il semble que le ‘c’était trop’ apporte un démenti à la ligne que vous défendez. Les images coupées sont celles de l’agonie -du moins c’est ce qu’en pensait enderlin- et le trop signifie bien qu’il ne pouvait en supporter plus.

    Qu’en pensez-vous ?

  • 9 June 2008 à 0h55

    Nina dit

    Je me demande comment interpréter l’abandon d’intellectuels de gauche comme Finkielkraut aux jérémiades de Charles Enderlin ?
    Il n’est plus seul Finky…Elie Barnavi vient de rejoindre le camp des sceptiques du reportage du grand pro qu’est Charlie…
    On va attendre encore mais je crains que le soufflé ne retombe.
    La Cour de Cassation a 13 mois pour se prononcer ce qui amènera l’affaire Al Duran/Enderlin à 2010 tranquillou…à moins que je gourre !
    C’est en fait cela que je crains le plus : l’enlisement et m’est avis que France 2 et plus précisément Arlette Chabot qui avait promis de démissionner ne tablent sur la longueur de la procédure…
    Enderlin, dans un droit de réponse plein de fureur donne l’argument suivant : “Israel a mis une chappe de plomb sur la mort du petit Mohamed Al Dura en tamponnant “secret défense”…
    Il ne tente donc même plus d’argumenter sur les incohérences de son reportage mais accuse l’Etat d’Israel (en cela il a raison) de ne rien dire…Complot quand tu nous tiens !

  • 8 June 2008 à 14h45

    job dit

    J’invite les journalistes petitionnaires du nouvel obs à lire cet émouvant article de Judea Pearl paru dans le Wall street journal.
    Il est , le pére de leur confrère Daniel Pearl égorgé par ses ravisseurs dont les images d’Al dura ont servis pour justifier leur crime.
    Extrait :
    …L’une des choses qui m’attristent le plus est que la presse et les médias ont joué un rôle actif, peut-être même important, dans l’exacerbation de la haine et de la cruauté. Il ne s’agissait pas seulement de fanatisme.

    Mon attention a été éveillée à cet aspect des choses par la Consul général pakistanaise, venue nous présenter ses condoléances à notre domicile californien. Alors que nous parlions de la composante antisémite du meurtre de Danny, elle me dit :

    « Que peut-on attendre de ces gens qui n’ont jamais vu un Juif de leur vie et qui ont été confrontés, jour et nuit, à des images télévisuelles de soldats prenant pour cibles et tuant des enfants palestiniens ? »

    A l’époque, rien ne permettait de savoir si elle essayait d’exonérer le Pakistan de sa responsabilité dans le meurtre de Danny, ou de la faire endosser par les médias européens et arabes en raison de leur déshumanisation tenace des Juifs, des Américains et des Israéliens. La réponse est devenue évidente en 2004, quand un ami m’a appris que des photos de Mohammed Al-Dura étaient utilisées comme arrière-plan de la bande vidéo du meurtre de Danny.
    Al-Dura, les lecteurs doivent s’en souvenir, est l’enfant palestinien âgé de 12 ans qui aurait perdu la vie sous les balles israéliennes, à Gaza, en septembre 2000[. Comme nous le savons à présent, il est très probable que toute la séquence était une escroquerie, mise en scène par des reporters locaux et les caméramans de France 2, la chaîne d’information officielle française. France 2 a diffusé la vidéo, à plusieurs reprises, et l’a distribuée dans le monde entier à quiconque avait besoin d’un prétexte pour exacerber la colère ou la violence, dont les tueurs de Danny.

    La Consul du Pakistan avait raison. Les médias ne peuvent être entièrement exonérés de leur responsabilité dans la mort de Daniel, ni de celle qu’ils ont dans le « tsunami de haine » qui a déferlé sur le monde et qui continue d’augmenter….
    on peut le lire en entier
    http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-14333-145-7-critere-daniel-pearl-judea-pearl-remise-en-ligne.html

  • 7 June 2008 à 21h22

    Naibed dit

    2 Enderlin / Karsenty — une déontologie en question
    http://www.ajm.ch/wordpress/?p=1092

    (au temps pour moi)