Il faut que Copenhague échoue !
Non, la climatologie n’est pas une science
Publié le 18 décembre 2009 à 9:49 dans Société
Mots-clés : Copenhague

Sale temps pour les climatologues.
Sommet de la dernière chance pour sauver la planète et l’humanité : les techniques de marketing les plus modernes et les pratiques de propagande les plus anciennes ont été mises à contribution, pour que “cette fois, on ne dise pas: on ne savait pas”. Désormais on sait ce qui nous attend si on ne fait rien et ce qu’il faut faire pour être pardonné. Il s’agit de sauver l’humanité, et en bonus toutes les espèces encore vivantes que nos abus n’ont pas encore éliminées. Pour cela, le chacun pour soi doit disparaître au profit du tout solidaire.
Communiant dans un élan altruiste inégalé, les dirigeants du monde entier, enfin agrégés en un être global et responsable, pourront alors faire jaillir la “force” toute puissance, d’ordinaire attribuée et réservée à Dieu, pour agir sur la nature, renverser les cycles, ouvrir ou refermer la mer, et limiter la hausse future de la température moyenne à 2 degrés. On se demande pourquoi ils n’en profiteraient pas pour limiter aussi à 2 % la hausse du chômage, de l’inflation, des accidents, la baisse de la bourse, du prix du pétrole.
Nous implorons un miracle de notre nouvelle divinité : la planète devenue une personne morale qui se fâche, punit, pardonne, récompense.
Elle nous tient par la peur. J’ai peur, tu as peur, vous avez peur, nous avons peur. De quoi ? De la nature qui perd la boule et dévaste tout parce que nous autres, humains occidentaux, avons abusé sans vergogne de ses générosités. Ceux qui nous disent cela ne sont pas des charlatans et des prédicateurs, mais des scientifiques – les climatologues qui, en faisant tourner leurs ordinateurs, ont réussi à faire parler la planète. Comment refuser cette promesse d’un monde meilleur ?
L’ennui, c’est que cet “immense espoir” repose sur un malentendu de taille. L’état de connaissance actuel de la climatologie ne lui permet de déterminer ni l’évolution du climat à court, moyen et long terme, ni les causes des dérèglements récents. Elles peuvent être naturelles, liées à l’activité humaine ou les deux.
Or, le GIEC transforme les croyances en certitudes, les hypothèses en vérités établies. Peut-être est-il légitime de décider de la réduction des émissions de CO², mais l’imposer comme le seul moyen de sauver la planète relève de la manipulation idéologique. Que les chercheurs défendent leurs convictions, c’est normal. En revanche, quand ils entretiennent la confusion sur la validité de leurs résultats, et se font dans les médias les propagandistes de l’apocalypse quelque chose ne va pas.
La climatologie est appelée à se développer avec succès. Mais elle n’en est qu’aux balbutiements. Rappelons qu’elle n’est pas une science qui a fait ses preuves, mais une agrégation ad hoc de disciplines très diverses allant de l’astronomie à la glaciologie, en passant par la géologie, l’océanographie, l’hydrologie, l’agronomie, la modélisation, chacune n’ayant qu’une vue très partielle des « choses » du climat. Un peu de modestie et de retenue de la part des climatologues seraient donc bienvenues.
Naguère peu développée, la communauté des climatologues s’est transformée en quelques années en une véritable entreprise multinationale dotée d’organismes unitaires qui parlent d’une seule voix. Grâce à un lobbying politique et médiatique efficace, elle s’est installée dans une logique d’entreprise monopoliste qui défend son pouvoir et ses intérêts. Elle a réussi à imposer à l’opinion publique et aux politiques sa “vision” de l’évolution du monde. Loin de favoriser la recherche, ce type d’organisation, unique en science, bloque son libre développement. Cette logique est dangereuse par nature, comme l’a révélé le récent “climategate”, qui a mis au jour les petits arrangements entre climatologues alarmistes pour préserver la “ligne officielle” du GIEC.
Un grand nombre de climatologues alarmistes aiment à rappeler que la climatologie n’est pas la météorologie. En effet, et c’est bien dommage. Car la météorologie, grâce à ses prévisions allant de quelques heures à plusieurs jours, soumet ses hypothèses au contrôle expérimental des milliers de fois par an et partout dans le monde. Elle peut donc être considérée comme une science dure même si son degré de fiabilité laisse encore à désirer.
Compte tenu de ses horizons de prédiction très longs, il faudra à la climatologie quelques siècles pour éventuellement atteindre le niveau de la météorologie. Jusqu’à présent, elle n’a été capable que de reproduire le passé, du moins ce que l’on en connaît. Elle n’a fait aucune prédiction avérée. Et tant bien même en ferait-elle une ou deux, ce ne serait pas suffisant pour établir un degré de fiabilité valide.
Le GIEC nous dit que 90 % des scientifiques sont convaincus de la pertinence des thèses alarmistes ; il en conclut que l’hypothèse de la responsabilité humaine a un coefficient de probabilité de 90 % et qu’au nom du principe de précaution, il serait criminel d’attendre d’être sûrs à 100 % pour agir. Seulement, s’agissant d’une situation unique, celle de l’évolution du climat pendant le siècle à venir, l’utilisation de probabilités n’a aucun sens opératoire : nous n’avons qu’une seule planète et qu’un seul climat. Face à une menace incertaine, il est parfois préférable de ne rien faire. Or, la conviction des climatologues ne suffit pas à assurer que leurs modèles permettent de prédire ce qu’il adviendra d’un climat dont on ne connaît pas les lois qui le régissent. La science est amorale, elle ne se décide ni au consensus ni à la majorité, elle se construit par les découvertes des lois de la nature.
Il est indéniable que notre production de CO² a énormément augmenté en raison des excès de notre mode de vie occidental et du gaspillage afférent des ressources épuisables. Mais nos excès et notre contribution au CO² atmosphérique n’ont peut-être rien à voir avec la survie de la planète. Or, quiconque doute de la culpabilité humaine dans l’évolution du climat est immédiatement accusé de cautionner la pollution, le gaspillage, les inégalités et tous les maux du monde. L’état du climat n’a rien à voir avec l’état de la société. On n’a jamais résolu un problème en désignant un bouc émissaire. Réduire notre production de CO² ne créera pas un monde plus juste.
La réalité finit toujours pas s’imposer, mais ce retour au réel peut se payer au prix fort. Méfions-nous de nos bons sentiments, de nos peurs archaïques, de notre conviction d’omnipuissance. Osons dire non à la grande incantation sacrificielle de Copenhague, refusons les sirènes rédemptrices d’un monde sans CO² humain. Ce n’est pas la planète qui est en danger, c’est la société. Et face à ce danger-là, le seul remède, c’est l’intelligence humaine.
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L'auteur
Serge Galam est physicien, sociophysicien et citoyen.
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Zoltan dit
@Yanick Toutain
Ca vient peut-être de moi mais tes messages (surtout le dernier) me semblent totalement incomprehensibles. Je pense qu’il faudrait re-formuler ta pensée plus clairement.
Yanick Toutain dit
@fatback a dit :
18 décembre 2009 à 11:39
“J’adhère sans réserve à cet article jusque dans ces moindres détails.
Un exemple interressant soulevé par zoumit (dans les commentaires du ‘Syndrome de Copenhague’, 12 décembre 2009 à 18:08): ‘Suggestive correlations between the brightness of Neptune, solar variability, and Earth’s temperature’ de Hammel et Lockwood (2007).
Ces deux chercheurs américains trouvent une corrélation plus que significative entre l’irradiance solaire, la brillance de neptune et… la température sur terre ! Ces résultats suggèrent que le réchauffement observé depuis les 70′ pourrait tout aussi bien être liée à une plus forte activité solaire.”
Il vous reste à prouver que la ré-émission de photons solaires depuis Neptune n’est pas déterminée par la DISTANCE entre le Soleil et Mercure.
Mais en retournant à Newton !
Pour la connaissance de ce qui s’appelle la “constante solaire” (1367 W/m²) elle est obtenue depuis le ciel.
Sans la mauvaise foi des malades consuméristes
Yanick Toutain dit
Expliquez les ppm !
Donnez nous la cause de ce que la quantité de molécules CO2 mesurée ne fait que grandir.
Expliquez que l’énergie que nous recevons du Soleil de juillet est inférieure (!) à celle que nous recevons en janvier.
Expliquez-nous que le moindre trajet (-1/60) fait par les photons solaires de janvier augmente l’énergie reçue depuis le soleil jusqu’à un maximum le 3 (ou 2 ou 4 …) janvier.
Expliquez-nous que 61²/60² est la fraction de 1367 joules par m² par seconde que la Terre reçoit au milieu de l’hiver boréal (été austral)
Expliquez-nous – au passage – la confusion faite par vos collègues entre “distance Terre Soleil” et “longueur parcourue par les photons allant du Soleil jusqu’à la Terre”.
Et donc, les gens honnêtes comprendront la raison des yoyos annuels des températures terrestres.
Quant à l’aspect politique ; nous refusions le nucléaire pour passer au solaire. Il y a plus de 30 ans.
Ce sera la révolution anticapitaliste et la révolisation qui réaliseront ce projet
Yanick Toutain dit
Bonjour.
Les gens comme vous ont un rôle bien précis :
Au nom de titres et de diplômes dont on ignore les modalités qu’eut leur obtention (croyance en l’infini ? croyance en plusieurs infinis ? croyance en la relativité ? ignorance obtuse en Newton ? mépris des lieux absolus ? mépris des déplacements absolus dans le vide concret ? mépris des vitesses absolues de Newton ?)
… vous nous assenez vos certitudes camouflées en doutes.
“Il est indéniable que notre production de CO² a énormément augmenté en raison des excès de notre mode de vie occidental et du gaspillage afférent des ressources épuisables. Mais nos excès et notre contribution au CO² atmosphérique n’ont peut-être rien à voir avec la survie de la planète. (…). L’état du climat n’a rien à voir avec l’état de la société. On n’a jamais résolu un problème en désignant un bouc émissaire. Réduire notre production de CO² ne créera pas un monde plus juste”
Expliquez les ppm !
Expliquez que l’énergie solaire de juillet est ….
rackam dit
Sophie s’éveille, phrases courtes, immédiatement compréhensibles…
J’ai mis une fable sur le fil Bruni, où personne ne va plus.
Pourvu qu’elle comprenne… elle a du pilou dans le cervelet.
Saul dit
waah Dout ze monde audour de boi, pour m’ aider à draverzer cedde ébreuve, je suis fladdé…
Sophie dit
Et Rackam qui joue au coiffeur!
Winston dit
Bravo et merci pour cet article plein de bon sens Mr Galam.
Je crois que c’est Lénine qui déclara : “La religion est l’opium du peuple”
la climatologie est donc en passe de devenir la nouvelle religion.
Faute d’opium, le peuple se shoote à l’antigel !
rackam dit
Saul en malade imaginaire, des couettes lui retombant jusqu’aux chevilles comme un rasta…
Sophie qui joue au docteur, son pyjama en pilou tirebouchonnant sur ses leggins, le cheveu à la Delphine de Vigan, comme une manche à air par grand vent.
Rotil en bon samaritain.
C’est la commedia dell’arte.
Sophie dit
Saul,
Une tisane de thym, avec du miel et du jus de citron.
Sans oublier de se faire dorloter!
Bon rétablissement.
ROLLAND dit
La climatologie est au service des dirigeants du monde, c’est pour l’instant une nouvelle forme d’endoctrinement, et nous n’avons pas la possibilité de règler les problèmes de la planète dans un ordre logique.
Une fois de plus tout est question de privilèges et de profits.
Brovo à TOTAL, EDF, AREVA et les autres, vous avez de belles années devant vous.
Rotil dit
@ Saul,
Je viens d’alerter le 15. Tenez bon, ils arrivent !
Saul dit
c’ est vrai Comtesse, vos arguments se tiennent….
me levant ce matin avec une creve d’ enfer, le nez gui goule, mal à la dède, emmidouflé sous 3 gouettes snirf, je ne désire plus que vumigation, moujoirs et dolirhumes me désinderezzant soudainement des réjauffement glimadiques et migroglimadiques…aaTCHAAA !
souris donc dit
Jérome, vous avez raison, et le refroidissement n’est pas un sentiment de, mais un constat prouvé par la consommation d’électricité de ceux qui ont un chauffage électrique. Sauf à penser que chaque année on vieillit et on est plus frileux, l’an dernier nous avons eu un hiver très froid, et en 2007, un hiver plus doux, mais il a fallu allumer le chauffage jusqu’en juin, et de nouveau dès début septembre.
Nous sommes scrutés par la statistique : personne n’a songé à interroger la consommation d’électricité des ménages ?
jerome dit
Bonne nouvelle, Copenhague a echoue.
Il faut dire que parler du rechauffement climatique quand il fait -10 en France, ce qui est relativement exceptionnel, c’est assez fort.
Toute cette affaire met quand meme en lumiere un phenomene malheureusement repandu: la politisation de la science – pas l’utilisation de la science par les politiques pour leurs propres interets, mais l’instrumentalisation par des scientifiques (pas tous evidemment) de leurs recherches dans des buts ideologiques. Au moins, a l’epoque stalinienne, c’etait impose par le pouvoir. Maintenant, le totalitarisme politiquement correct est tellement interiorise qu’ils le font d’eux-memes.
On voit le meme phenomene surtout dans les sciences molles, plus faciles a manipuler et a falsifier : en sociologie et en histoire surtout, mais aussi en archeologie maintenant. C’est assez inquietant.
Sophie dit
Oui, oui, bien sûr, Saul, vous pouvez compter sur moi.
Mais je vous garantis que le pyjama en pilou, même avec des nounours brodés, ça demande plus d’abnégation que la nuisette toutes fesses à l’air!
C’est peut-être cela qui explique que le taux de reproduction soit plus élevé au Congo qu’en Laponie.
A cette heure tardive, j’espère, Sire, que vous avez deviné que je plaisante…….
Saul dit
ah bon ? meme pas un réchauffement “micro climatique”, Comtesse ?
pourtant le froid peut y inciter… : )
Sophie dit
De Cassis, Ramon? Vous en avez de la chance! Parce qu’ici, le réchauffement climatique laisse à désirer!
GERARD dit
Vade retro satanas;
ALLEGRE SORT DE CE TEXTE.
olivier dit
Ce que je trouve triste c’est qu’on en est réduit à justifier l’existence d’êtres vivants par la seule raison qu’ils nous sont utiles d’une certaine façon. Ça n’est sans doute qu’un manque de sensibilité, une incapacité d’émerveillement et de respect devant la beauté de la nature.