Il est minuit, docteur Kouchner
C’est l’heure où les carrosses redeviennent des citrouilles
Publié le 05 février 2009 à 0:01 dans Politique
Mots-clés : Bernard Kouchner
Lorsqu’un homme public est sous le feu médiatique, guetté par des snipers embusqués dans tous les recoins du microcosme politique, on est spontanément enclin à lui tendre la main, à lui offrir un refuge, au moins provisoire. La dégringolade d’un chouchou des sondages est un spectacle qui suscite cette joie mauvaise que les Allemands, fins connaisseurs, appellent Schadenfreude, un sentiment qui est l’exact inverse de la compassion dont Bernard Kouchner a été longtemps l’incarnation, version laïque.
Le tumulte provoqué par la publication du livre de Pierre Péan, Le monde selon K. ne crée pas une atmosphère propre à l’examen serein de l’action politique et du parcours de l’actuel ministre des affaires étrangères. On voit, comme d’habitude, se former les bataillons des “pro” et des “anti”, la cabale et la contre-cabale, une occasion rêvée, pour certains, de régler de vieux comptes, qui avec Péan, qui avec Kouchner, Ockrent, parents et alliés.
N’étant lié ni matériellement, ni affectivement à aucun des deux principaux protagonistes de cette affaire, je n’en ai pas moins à me débarrasser de quelques préjugés subjectifs avant d’émettre un semblant de jugement.
Sur Péan : son anti-américanisme viscéral, sa haine d’Israël qui est allé jusqu’à lui faire écrire, après une enquête bidon, que des soldats israéliens avaient égorgé de leurs mains des Palestiniens à Sabra et Chatila, et d’autres écrits de la même veine me le rendent foncièrement antipathique. Et puis, faire profession de pitbull éditorial dans la sphère politico-médiatique témoigne d’une libido quelque peu perturbée.
Sur Kouchner : les quelques contacts personnels et professionnels que j’ai pu avoir avec lui me laissent l’image d’un homme chaleureux, plein d’humour, auquel on a vite fait de pardonner sa vanité, ses postures d’histrion et ses manies de jet-setter. De plus il a une fort jolie voix et une bonne mémoire lui permettant d’animer les soirées en reprenant les vieux chants staliniens de son enfance (La jeune garde, La Varsovienne, Notre Maurice a cinquante ans, etc.).
Mais, comme diraient les gens de justice : le dossier, tout le dossier, rien que le dossier, et laissons de côté l’enquête de personnalité pour nous concentrer sur les faits.
Dans les accusations portées contre Kouchner par Péan, il faut distinguer les critiques politiques, celles par exemple de son action au Kosovo, au Rwanda et au Moyen-Orient, de celles qui mettent en cause la moralité, et donc l’honneur d’un homme. Les premières, si elles sont légitimes dans le cadre du débat démocratique, peuvent et doivent être réfutées avec tous les arguments, et ils ne sont pas minces, qui peuvent être avancés en faveur de son action dans les diverses fonctions officielles qu’il a occupées.
Les autres mises en cause, celle sans lesquelles le brûlot de Péan serait passé aussi inaperçu que les pensums altermondialistes qui encombrent le catalogue des éditions La Découverte, concernent les activités professionnelles de Kouchner quand il n’est ni ministre, ni fonctionnaire international. Est-il bien convenable de se faire missionner par Total pour certifier que le pétrolier français n’utilise pas le travail forcé en Birmanie ? De ne reverser les sommes perçues à cette occasion à des associations humanitaire qu’après un concert de protestations des ONG de défense des droits de l’homme ? Est-il prudent, sinon moral, lorsque l’on souhaite poursuivre une carrière politique, de s’acoquiner, moyennant finances, et pas qu’un peu, avec des personnages comme Omar Bongo et Denis Sassou Nguesso ?
N’est pas Talleyrand qui veut ! Si l’ombre du diable boiteux plane encore sur le Quai d’Orsay, l’art de mêler le génie diplomatique à la corruption la plus effrénée ne peut se déployer que dans des régimes où les libertés publiques, celle de la presse notamment, sont réduites à la portion congrue.
Bernard Kouchner a beau protester de la parfaite légalité de ses activités, ce que Péan ne conteste pas, il reste qu’elles écornent passablement son image de défenseur intransigeant des droits de l’homme, qui lui vaut son crédit politique et sa popularité inoxydable dans l’opinion. L’argument de l’étanchéité entre ses activités de consultant et celles de ministre ne résiste pas à l’examen détaillé du dossier.
Le personnage central de cette affaire, en dehors de Kouchner, est Eric Danon. Enarque, il entre au Quai d’Orsay à sa sortie de l’école. Il estime cependant au bout de quelques années que le département ne lui offre pas de poste à la mesure de ses talents. Il se met alors en disponibilité et rejoint l’entreprise familiale, Imeda, spécialisée dans le conseil et l’ingénierie dans le domaine de la santé. C’est dans ce cadre qu’il confie à Kouchner l’exécution de contrats signés, entre autres, avec le Gabon et le Congo. Bernard n’est pas un ingrat. Une fois nommé ministre, il rappelle Danon au Quai et le nomme ambassadeur à Monaco, une mesure de faveur au regard des usages de la maison : il est de tradition, en effet, de n’affecter dans la Principauté que des diplomates chevronnés, et non pas quelqu’un dont c’est le premier poste d’ambassadeur…
“Un peu plus de bouteille lui aurait sans doute évité d’envoyer des lettres de rappel de créances à Omar Bongo à partir du fax de l’ambassade de Monaco”, nous confie un haut diplomate. Cette bévue lui vaudra son rappel de Monaco et sa nomination comme ambassadeur à la conférence du désarmement de Genève. Cette “sanction” fait une victime collatérale : Jean-François Dobelle, un diplomate compétent n’ayant aucunement démérité est débarqué pour faire de la place à Danon et se trouve depuis sans affectation. “Kouchner doit devoir beaucoup de choses à Danon pour le cajoler de la sorte”, murmure-t-on alors dans les couloirs du ministère…
Sans la protection du ministre, l’affaire des fax à Bongo aurait en effet valu à Danon une mise au placard sans appel. Dans sa réponse à Péan publiée dans le Nouvel Obs, Kouchner déclare que le cas Danon va être examiné par le comité d’éthique du ministère, celui qui a été mis en place après que deux anciens hauts diplomates, Serge Boidevaix et Jean-Bernard Mérimée avaient été pris la main dans le sac d’affaires aussi louches que juteuses avec feu Saddam Hussein. Est-ce le prélude au sacrifice d’Eric Danon pour sauver le soldat Kouchner ? S’il en était ainsi, je crois que je serais triste de voir le prince charmant se transformer en crapaud.
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L'auteur
Luc Rosenzweig est journaliste.
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vienne dit
Robert Marchenoir vous me décevez, passer son temps à faire des comtes d’apothicaire cela ne vous ressemble pas. Dans mon souvenir il y avait davantage de largesse d’esprit et d’esprit tout court d’ailleurs dans vos commentaires du passé! Vous voilà bien aigri! C’est l’âge? Où tout simplement n’arrivez vous pas à sortir de votre opposition à tout ce qui ressemble de près ou de loin à la gauche ou une certaine conception de l’état?
Les temps changent, on peut parfaitement détester une certaine gauche et pour autant saluer les qualités d’un homme de gauche suffisamment intelligent pour être au dessus des clivages primaires.
Robert Marchenoir dit
Kacyj:
“6 000 € après impôt ne fait pas 10 000 euros par mois avec un taux d’imposition de 40%. Juste un petit peu moins dans la mesure où le taux ne s’applique qu’à la fraction des revenus dépassant un certain plafond.”
Vous avez raison. Mais mon évaluation finale (10 000 € bruts) est probablement correcte en termes d’ordre de grandeur, dans la mesure où j’ai réduit le salaire présumé de 14 300 € à 10 000 € pour tenir compte de divers allègements possibles (quotient familial, etc). Le fond de mon argument demeure quel que soit le calcul. Six mille euros après impôts, c’est déjà très élevé par rapport au salaire moyen des Français. Et annoncer son salaire après impôts est malhonnête, quand on appartient à un courant de pensée qui minimise constamment le poids des prélèvements obligatoires.
Jérôme:
“J’ai ecoute Kouchner se defendre hier sur France 2. Il n’a pas evoque ni meme sous-entendu quoi que ce soit relatif a l’antisemitisme.”
Extrait de l’interview de Kouchner au Figaro: “Lorsque je lis des phrases sur la «contre-France», je pense immédiatement à l’«anti-France» et cela me rappelle de façon répugnante une autre époque. Quand je suis accusé de «cosmopolitisme», j’y vois la même origine.” L’allusion est sans ambigüité.
PMB:
“Accord avec Robert Marchenoir au 5 février 2009 à 1:18. Si, si !”
Je cours mettre un cierge à Saint-Nicolas-du-Chardonnet.
P-M.B. dit
Accord avec Robert Marchenoir au 5 février 2009 à 1:18. Si, si !
Ce n’est pas Péan qui compte ici mais Docteur Kouchner and Mister Bernard, qui se dirige, je l’espère, vers un fin de vie publique pitoyable*.
La classe politique dans son ensemble, ex-potes du ps compris, n’est pas très violente dans sa réaction. Comme elle n’en use pas très différemment de lui, on la comprend :-)
Hier, à l’Assemblée ou chez Pupu de la deux, il a crié-pleuré : moi qui ai toujours été à côté des victimes. Heu… devant, non ? Côté caméras, pour être plus précis ?
* Cela lui donnerait le temps de copier 1000 fois :
Le bien ne fait pas de bruit
Le bruit ne fait pas de bien
David Desgouilles dit
@Jérôme
Oui au JT de France 2, il n’a pas ramené ça sur le tapis. Mais dans l’après-midi à l’assemblée nationale, il y a incontestablement fait allusion.
xavier dit
@ Kacyj. Désolé pour vos couilles mais c’est bien LR qui parle d’un truc qui n’a rien à voir, à savoir de ce qu’a écrit Péan sur Sabra et Chatila (et en mentant au passage). Ces obsessions ce ne sont pas les miennes…
Jerome dit
@ Three Piglets”
“Pour l’instant, je dois dire que l’accusation d’antisémitisme de K et de ses partisans est plutôt un mauvais point pour eux.”
Vous etes un vrai obsede. J’ai ecoute Kouchner se defendre hier sur France 2. Il n’a pas evoque ni meme sous-entendu quoi que ce soit relatif a l’antisemitisme.
Vois etes un grand malade.
L’Ours dit
Non avec cette phrase:
“il a tiré un trait sur son droitdel’hommisme exarcerbé, peut-être difficile à invoquer pour lui dans le contexte des bombes au phosphore israéliennes lâchées sur Gaza!”
et pour qu’il n’y ait pas d’ambiguité, voici mon premier message qui date du 4 février 2009 à 18:43 :
“Si je comprends bien, Esther a octroyé des aides somptuaires à Bongo qu’il s’est empressé de reverser à BK conseil… enfin, seulement une fois que BK, devenu ministre lui souffle dans les bronches!
ça me paraît oiseux, d’autant que Péan ne fait que soupçonner et n’apporte aucun élément à charge prépondérant, mais on ne sait jamais. A suivre!”
ET:
“Sur les conclusions, si on mêle de l’antisémitisme là dedans, ce serait une énAURME connerie!”
Et ça, avant vos soupçons d’ethnocentrisme à mon endroit!!!
Spoon dit
Ah bon, on n a pas d element??
Pourtant il est averé que Koukouchner a placé un de ses pote et neanmoins patron a l ambassade de monaco, non?
Il est averé que ce meme danon a envoyé un courrier a Bongo pour lui rappeler ses impayés au brave et genereux kouchner, non?
Bizzarement, Mr K ne repond pas a ces accusation et les balaye du revers de la desormais eculéé charge d antisemitisme notoire………
Et bizzarement , ce n est pas le faible et acculé pauvre monsieur kouchner qui n est que ministre des affaires etrangeres et qui leche toutes les gamelles du pouvoir depuis 30 ans, le pauvre, qui est remis en cause mais le surpuissant Pierre Pean, cet homme qui , comme chacun sait, detient les clefs du monde qui est mis sur le banc de l accusation grace aux pires poncifs eculés…
Il ne manque plus qu on le represente avec un nez crochu et une gueule antipathique, ce pauvre pean, par ceux la meme qui pourchassent sans vergogne toute trace d antisemitisme, comme l ours, et ce sera le ponpon….
Three piglets dit
“J’ai juste repris une de ses phrases pour montrer que c’est lui qui plaçait le débat sur la judaïté, c’est tout!”
Vous parlez du cosmopolitisme?
L’Ours dit
Idem pour Péan, je n’ai jamais dit le contraire!
J’ai juste repris une de ses phrases pour montrer que c’est lui qui plaçait le débat sur la judaïté, c’est tout!
Maintenant, Péan est quand même celui qui met en cause l’honneur d’un autre homme et non l’inverse! Il me semble donc que les preuves qu’il doit apporter sur la place publique doivent être probantes!
Et j’ai précisé qu’en l’état actuel des choses, on n’a pas les outils pour vouer un homme aux gémonies!
J’avais eu le même comportement pour Baudis et j’ai le même pour de Villepin ou Drey, alors que je ne peux saquer ni l’un ni l’autre!
Il ne s’agit pas de juger des volontés politiques d’un homme mais de son honneur! C’est pourquoi la plus stricte mesure dans ses propos est la moindre des décences!
Three piglets dit
“Je ne sais pas pourquoi mais “Three piglets” me fait toujours penser à Maus, la BD de Spiegelman.”
Et on use la corde.
Faites gaffe, elle va rompre à force de l’utiliser.
On va finir par croire qu’il y a deux types d’hommes: les juifs et les antisémites.
Three piglets dit
Mais moi également l’Ours et ce principe est EGALEMENT valable pour Péan que l’on traine dans la boue dans l’article de LR et dans les commentaires.
Je lirai son livre et j’observerai comment se défend K.
Pour l’instant, je dois dire que l’accusation d’antisémitisme de K et de ses partisans est plutôt un mauvais point pour eux.
Kacyj dit
Juste un petit peu d’économie publique : 6 000 € après impôt ne fait pas 10 000 euros par mois avec un taux d’imposition de 40%. Juste un petit peu moins dans la mesure où le taux ne s’applique qu’à la fraction des revenus dépassant un certain plafond.
Je ne sais pas pourquoi mais “Three piglets” me fait toujours penser à Maus, la BD de Spiegelman.
Gwendan dit
Le livre précédent de Péan sur le Rwanda était trés éclairant sur la stratégie de Kagamé,aprés il est vrai que l’homme a ses défauts son livre à la gloire de (et par) Chirac était à peine lisible. Maintenant ,est-ce que l’engagement de Péan doit forcément invalider ce qu’il dit à propos de Kouchner? D’aprés ce que j’en ai lu je trouve qu’il fait mouche à plusieurs reprises. Celà dit ,c’est vrai que la référence à la Palestine est hors de propos et pas franchement heureuse ,et j’ignorais son article sur Sabra et Chatila. Mais j’aurais tendance à y voir plus du propalestinisme primaire qu’un réel antisémitisme de la part de l’auteur.
L’Ours dit
Relisez-moi 3 P, et vous verrez que je ne défends pas Kourchner!
Je ne fais que dire, comme je l’avais fait avant pour d’autres, que j’estime qu’on n’a pas les éléments pour condamner! Je déteste cette façon qu’on a de clouer au pilori des gens avant leur p^rocès, et là encore pire, avec des allusions!
Croyez-moi, je ne suis pas le dernier à me révolter quand on a les preuves de la pourriture!
Qu’il y ait donc un article sur Madoff, et vous verrez en quelle estime je tiens ce genre de
pourrritures!
Three piglets dit
“Et dire que les mêmes se plaignent qu’on les accuse d’antisémitisme s’ils attaquent un juif!”
Y aurait des attaques, injustifiées, contre “les juifs”, l’accusation d’antisémitisme serait recevable.
En revanche, si la providence fait qu’un salaud soit également juif, et que, par le plus grand des hasard, on retrouve une défense systématique et inconditionnelle de ce même salaud ici sur Causeur (on avait déjà eu droit à ce numéro avec le pauvre Dray-victime-des-médias, snif), tout en traitant les autres d’antisémites malades et obsessionnels, c’est se foutre de la gueule du monde, et tout cela en niant une solidarité tribale, c’est encore plus fort.
Three piglets dit
“3p et la cuiller, vous êtes des clones? Apprenez à lire avant de venir avec fatuité faire sortir des grenouilles de votre bouche d’égout!”
Écoutez mon cher ami,j’ai rarement vu autant de mauvaise foi chez les partisans de Kouchner (on se demande bien ce qui peut les pousser à défendre inconditionnellement cet homme en accusant quiconque d’antisémitisme).
On se fait traiter de malade, d’antisémite, on n’a pas vraiment compris le texte (sans nous l’expliquer bien entendu), et-que-c’est-un-chouette-homme-si-bon comparé à l’ignoble révisionniste (???) Péan.
Et voilà qu’on ressort l’accusation sur la France à propos du Rwanda (oui, faire de même avec Israël serait antisémite bien entendu) pour faire diversion, le sempiternel “ci-pas-moi-ci-l’autre” infantile et contre-productif.
Stummelschwänzchen dit
@robespierre
Quadrature du cercle : Péan est-il professionnel lorsqu’il invente des témoignages comme dans l’article sur le Liban ? D’une ” certaine façon ” oui, certes, mais quand même…
Kacyj dit
@ Xavier
Vous nous cassez les couilles avec vos sempiternelles allusions à tel ou tel défenseur de la cause israélienne. Comme vous dites, on se demande vraiment ce que cela vient faire ici mais cela vous démangeait, il fallait la placer. Au passage, notez tout de même comme une sorte de frémissement dans nos divers médias qui nuancent un peu les présentations qu’ils faisaient sur le conflit, y compris France2 hier soir.
Même Le Monde de ce jour (éditorial et article de P.Bernard), avec qui LR n’est pas excellents rapports démolit Péan et son argumentation idéologique. Il va beaucoup plus loin que LR (dont vous ne semblez pas avoir totalement saisi la teneur du propos). Mais j’oubliais que ce quotidien est le fer de lance du combat sioniste.
Je le dis et je le répète, le véritable enjeu de cette polémique est la question du Rwanda. Alors cessez de nous prendre la tête avec les juifs, Israël et tutti quanti comme le demande Sitbon.
L’Ours dit
Voilà la meilleure façon de mettre un baillon!
Dire qu’on a un parti pris ethnique!
Et dire que les mêmes se plaignent qu’on les accuse d’antisémitisme s’ils attaquent un juif!
Continuez donc à faire les malins derrière vos claviers, foutriquets de mes deux!