Le légendaire José Mourinho, entraineur du Real Madrid, s’est rendu coupable d’un délit puni par nos lois : l’homophobie.

Non, rassurez-vous, il ne s’est rendu coupable de rien du tout. Certes, il a bien qualifié de « maricones » les officiels de l’UEFA, mais il l’a fait lors d’une conversation privée, filmée à son insu par les reporters de la chaine de TV espagnole Cuatro, qui eux ont commis un délit, ou au moins une grave faute de goût en violant l’intimité d’une conversation privée à laquelle ils n’étaient pas conviés.

Mais que pèse le secret de la correspondance face à un crime aussi monstrueux que l’homophobie ? Après le scalp de Vanneste, les fondamentalistes LGBT réclament la tête de José Mourinho.

Ainsi Pascal Brethes, responsable du Paris Foot Gay, estime que les faits sont très graves, comme un témoigne ce best of issu de l’interview approfondie qu’il a donnée à nos confrères de France-Soir:

« Il est vraiment regrettable qu’un éducateur aussi important tienne des propos à caractère homophobe. Il est tout aussi navrant de constater qu’il n’y a aucune réaction, sur le plateau de la chaîne Cuatro, pour s’indigner de cette sortie. »

« Pédés, cela reste une insulte qu’on ne peut pas accepter (…) Si on laisse passer des propos homophobes, alors on laissera passer l’homophobie… »

« Seule la Ligue de football professionnel s’investit. C’est avec elle, d’ailleurs, que nous institutionnaliserons dès la saison prochaine une journée contre l’homophobie dans le football. »

Reste une question que France-Soir n’a pas posé à ce gay vigilant : quid des centaines de milliers de supporters qui à chaque soirée de Ligue 1 ou 2, de Coupe de France ou de la Ligue, de National, de CFA, et probablement même de foot féminin, accueillent immanquablement les joueurs adverses à leur entrée sur le stade aux cris répétés d’« enculés » ? On les emmène tous au poste illico ou bien on attend la fin du match ?

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