Pourquoi il faut défendre l’identité (2/2) | Causeur

Pourquoi il faut défendre l’identité (2/2)

Gare au retour du refoulé

Auteur

Jean-Michel Castaing
est l'auteur de « 48 objections à la foi chrétienne et 48 réponses qui les réfutent » aux Editions Salvator.

Publié le 29 septembre 2016 / Politique Société

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christianisme identite primaire lr

Renaud LaVillenie aux Jeux Olympiques de Rio, août 2016. Numéro de reportage : AP21938470_000007.

Retrouvez ici la première partie de cet article.

Il ne s’agit pas de diviniser le passé, de cultiver la nostalgie de façon monomaniaque. Simplement, si notre citoyen postmoderne désire s’ouvrir aux autres, il serait bien inspiré de  commencer par réfléchir sur l’héritage que lui ont légué ses ancêtres. Car les « autres », de leur côté, ne tarderont pas à s’interroger sur sa provenance. S’ils subodorent en lui un individu « liquide », un avatar indéterminé qui cherche compulsivement à se bâtir un personnage avec une foultitude de « pseudos » sur les réseaux sociaux, ces « autres » ne tarderont à se détourner de cet ectoplasme qui n’aura rien à leur apprendre, rien à leur apporter. L’ « échange », c’est bien beau : encore faut-il posséder quelque chose à échanger.

L’homme dénué de toute identité n’a pas de consistance  propre. Simple buvard des poncifs et des mots d’ordre qu’il entend dans les médias, son destin est de devenir un perroquet. Quelle richesse pourra-t-il dès lors apporter à ses interlocuteurs ? Il restera une simple caisse de résonance de l’idéologie dominante, ou bien de sa secte, qui lui aura fourni une identité de rechange et la rhétorique qui va avec. Mais à quel prix ! Au prix d’un lavage de cerveau, dont l’opération aura été d’autant plus facile que notre individu liquide ne possédait aucune ressource symbolique greffée sur une tradition pour lui venir en aide à cet instant précis. Une tradition qui lui aurait souffler les objections nécessaires afin de  contrecarrer la manipulation mentale de ses nouveaux gourous. L’absence d’identité peut se payer très cher.

Autre illustration du retournement paradoxal de l’ « ouverture » faisant fi de toute identité, en dogmatisme : la morale. L’hypermodernité a envoyé balader la morale traditionnelle.  Mais cela ne signifie pas qu’elle soit devenue moins moralisatrice pour autant. Ne sachant plus qui elle est, notre époque est obsédée par ce qu’elle doit faire. Le devoir-être a supplanté l’être, c’est-à-dire l’identité. Celle-ci a été parée de tous les défauts par cette haine de soi que l’Europe occidentale a consciencieusement cultivée, afin d’ « expier » à sa façon ses crimes (c’est-à-dire par procuration, en en chargeant les ancêtres).

Les jeunes élèves n’apprennent plus qu’en passant qu’ils font partie d’un pays aux racines chrétiennes, un pays qui a été fait par des rois, des grands hommes, des génies, des héros et des saints. Que leur inculque-t-on à la place ? A ne pas être raciste, l’égalité homme-femme, la citoyenneté « participative », la « lutte contre toutes les discriminations ». Mais ce kit de moraline leur permettra-t-il de répondre à la question : « Qui êtes-vous ? » ?

Identités de substitution

Où trouveront-ils alors une identité dont ils n’aient pas honte ? Dans une madrasa d’Extrême Orient ?  Dans une ferme aux mains d’ extrémistes écologistes ? Dans une secte qui les persuadera que la rédemption de la société consiste dans le geste simple de « casser du flic » ?

La nature ayant horreur du vide, il est probable que le discrédit dans lequel l’hypermodernité a tenu les revendications d’appartenance, ne débouche sur la constitution d’identités de substitution plus redoutables les unes que les autres. Avec elles, le citoyen postmoderne n’aura en effet aucune possibilité de prise de recul que lui aurait conférée la maîtrise des codes et du langage propres à cette nouvelle identité. En embrassant une nouvelle vie, liée à une communauté d’appartenance de rechange, l’individu sera livré pieds et poings  liés à ses nouveaux maîtres qui, eux, possèderont les codes de navigation au sein de la nouvelle collectivité de l’impétrant.

Il y a infiniment plus d’inconvénients que d’avantages à ne pas savoir qui on est, ou pire encore, à ne pas être content de son identité dans le cas où on serait conscient d’ en posséder une. Ce qui ne signifie pas qu’il faille fermer les yeux sur les insuffisances de sa collectivité native, qu’il soit malséant de l’interroger avec un esprit critique. Mais les désillusions qui peuvent résulter de cet examen ne sont rien en comparaison des inconvénients occasionnés par une rupture brutale de filiation.

Perdre son identité, c’est se retrouver sans nom propre au milieu d’un vaste monde qui ne vous fera pas de cadeau, un monde « mondialisé » (excusez la redondance) qui n’hésitera pas, sous les dehors permissifs et « transgressifs » les plus chatoyants, à attirer les proies à « identité faible » dans les rets de ses convoitises. Ce monde globalisé, du moins la partie de celui-ci qui a signifié son congé au Dieu judéo-chrétien afin de Le remplacer par les divinités de l’argent, de la puissance, du sexe et du confort à tout prix, n’a pas de mal à flairer à cent lieux à la ronde les monades esseulées, dépourvues d’identité et de colonne vertébrale, afin de les transformer en client-consommateurs interchangeables entre eux, simples pions manipulables à loisir entre ses mains expertes.

Une alliance surprenante

Ainsi assistons-nous à l’alliance incongrue du progressisme le plus liquide et le plus « déconstructeur », avec le Moloch de l’économie financiarisée la plus débridée. Comment s’en étonner ? La mondialisation « heureuse » n’a que faire de soutiers revendiquant une quelconque identité pour eux-mêmes, et qui sont susceptibles, forts de leur tradition, de la remettre en question d’un moment à l’autre. En revanche, elle ne voit pas d’un mauvais oeil les déconstructeurs en tous genres s’égayer dans ses réseaux, et cela dans le but de traquer présomptueusement les « systèmes de pouvoir ». Sûre d’elle-même, elle peut même se payer le luxe de laisser ceux qui s’autoproclamant « progressistes » à leurs lubies d’abattre toutes les « forteresses identitaires » qu’ils veulent. Ces très immodestes soutiers, en sapant les édifices les plus vénérables, croient « faire l’histoire ». Mais ce n’est pas celle qu’ils pensent. Quel nouveau Marx leur apprendra qu’ils ne sont que les idiots utiles des forces qu’ils dénoncent ?

Si les peuples désirent garder leur identité, ce n’est pas afin de transformer leur histoire en musée, encore moins par réflexe xénophobe. Simplement, ils subodorent que cette identité constituera leur meilleur passeport pour le futur, comme  la meilleure garantie qu’ils ne seront pas broyés par le rouleau compresseur de l’indifférenciation, que cette dernière soit culturelle ou économique.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 3 Octobre 2016 à 16h33

      Sancho Pensum dit

      C’est assez amusant qu’un article qui conchie l’égalité encense, quelques lignes plus loin, l’identité, cette fabrique à clones.

    • 3 Octobre 2016 à 3h40

      Luis.dealmeida dit

      Et NOTRE civilisation, bordel!

    • 1 Octobre 2016 à 20h43

      walkyrie dit

      Le coran :
      - guerre sainte
      - polygamie
      - femmes sous tutelle
      Que répondez-vous à cela ?

    • 1 Octobre 2016 à 17h39

      commissaire joss dit

      à la question “qui êtes-vous?”, ils répondront qu’ils sont la France d’aujourd’hui. Le Passé est désormais effacé, quel intérêt pour le nouvel homme contemporain que d’apprendre qu’il y a eu l’Histoire? Celle-ci s’est retirée et les champs de ruines propres ont remplacées les champs de ruines sales. Nous vivons effectivement dans un monde des petits comités, des sectes de tous poils et des communautés. Sans vouloir être pessimiste, l’Humain programme sa lente auto-destruction, il ne se supporte plus et ça commence à se voir comme le nez au milieu de la figure. Il n’y a que les progressistes pour être optimistes. ADN oblige…

      • 2 Octobre 2016 à 11h21

        beornottobe dit

        cependant…… l’homme (ou la femme) d’aujourd’hui est le résultat d’une histoire!…….
        qui dira le contraire?…… (n’est-ce pas les “populos” de la première heure ??????(révolution)

    • 1 Octobre 2016 à 8h12

      QUIDAM II dit

      S’il n’existe pas d’identité française (réelle ou romancée) affirmée, le nouvel arrivant n’a pas d’autre choix que de demeurer dans la sienne : ainsi prospère le communautarisme.
      Cela paraît évident.

      • 1 Octobre 2016 à 16h56

        Renaud42 dit

        Il n’existe pas d’identité réelle objective. Cette idée des déconstructeurs n’est pas fausse mais le projet mondialiste est de détruire les identités telle une secte malfaisante qui plonge ses adeptes dans le chaos pour mieux les contrôler. Toute identité objective est un violence mais l’absence d’identité ouvre à l’hyper violence.

        • 2 Octobre 2016 à 6h28

          QUIDAM II dit

          Il est permis de penser que le passage des siècles crée une réalité objective : Rabelais, Ronsard, Molière, Voltaire, Racine, Hugo ; des événements historiques tels que la révolution française ; et bien d’autres choses… ont modelé une identité française flagrante, très originale et indéniable… « objective » en quelque sorte.

        • 2 Octobre 2016 à 10h07

          Hannibal-lecteur dit

          Quidam II, oui, bien sûr, et gloire à nos ancêtres pour cette magnifique invention dont nous sommes les héritiers reconnaissants.
          Il est probable que ceux qui n’aiment pas l’idée de cette identité soient d’abord dépourvus de la culture nécessaire à sa connaissance. Malheureusement, être ignares n’enlève rien à leur nocivité.
          ” Toute identité objective est une violence ” est une idée à la mode du jour particulièrement creuse et peut se dire de tout, aussi stupide que celle du Pape sur la violence du capitalisme à opposer à celle des terroristes!

    • 30 Septembre 2016 à 19h21

      rolberg dit

      L’identité, il faut plutôt la créer. Tabler sur un passé commun, c’est du coup risquer de ne pas accueillir, voir de rejeter les individus ou groupes qui ont un passé différent. Je sais, le passé d’un peuple, relève déjà en grande partie d’une création à partir de divers mythes. N’empêche qu’il est senti comme vrai. Il faut innover. Les peuples vivant sur un même territoire doivent apprendre à vivre ensemble, la majeure responsabilité échouant aux majorités. 

      • 30 Septembre 2016 à 20h29

        Hannibal-lecteur dit

        Voilà l’erreur. Faire cadeau de notre passé commun au nouvel arrivant, lui faire cadeau du gaulois pour ancêtre ce n’est pas le rejeter c’est l’accueillir. Et c’est ce qu’il vient chercher, en fait, puisqu’il n’a pas mieux chez lui, même s’il n’en a pas conscience. 
        Quant à l’enrichissement apporté par sa présence, il y a des doutes liés à la qualité de sa culture personnelle et surtout au fait qu’en cette ère de mondialisation, ce qu’il y a de bon dans sa culture il y a longtemps qu’on le connaît et qu’on est allé y faire les emprunts qui nous convenaient. 

      • 30 Septembre 2016 à 20h48

        Hannibal-lecteur dit

        Créer une identité, rolberg…vous n’avez pas réfléchi. Celle créée à partir des évangiles de Rabelais de Voltaire de Kant et de Shakespeare ne vous convient donc pas? Et vous allez créer quoi , vous avec vos petits bras musclés ? Et comment? Alors si cette identité est bonne, alors elle s’impose d’elle-même ã l’arrivants. 
        La seule exception, malheureusement, et il semble que c’est un cas fréquent, c’est lorsque l’arrivant est encore trop barbare et la trouve au-dessus de ses moyens, la libération de la femme par exemple… Sa mise à niveau sera plus lente et plus difficile …mais d’autant plus nécessaire !! 

      • 30 Septembre 2016 à 21h01

        scarlet dit

        Rolberg: Vous réfléchissez parfois à ce que vous écrivez avant de l’écrire?

        “L’identité il faut la créer” Ou et que croyez vous être? Dans le monde virtuel de Sim City?
        Dans la réalité, l’identité nationale ne se crée pas. Elle vous est transmise depuis votre naissance, à un endroit donné et dans une famille donnée!
        C’est constitué par une langue maternelle, c’est aussi une multitude de codes sociaux qui vous ont été appris par vos parents, vos copains d’école, de fac, et vos collègues de travail, par ce que vous avez lu, appris à l’école ou ailleurs.
        L’identité évolue bien sur au cours du temps, au gré des circonstances, des événements qui arrivent à un peuple. Mais ce n’est pas quelque chose sur lequel vous avez prise, quelque chose que vous pouvez modeler à votre guise.

        “Tabler sur un passé commun, c’est du coup risquer de ne pas accueillir, voir de rejeter les individus ou groupes qui ont un passé différent”
        Certainement pas! C’est même tout le contraire! Tabler sur un “passé commun” avec des gens ayant des origines ethniques différentes, c’est au contraire accueillir l’autre réellement, le reconnaître comme faisant partie et ayant sa place dans le groupe.

        • 30 Septembre 2016 à 22h03

          gigda dit

          …Créer son identité! Mais ça se fait non? Sur internet! 
          C’est vrai c’est la mode de créer son identité à partir de rien, de son désir seul, soyons mégalomanes, tous ensemble!
          OU… un moment, réalistes! Qu’est ce que tous ces étrangers accueillis en France ont en commun entre eux et avec nous? Sinon le pays où ils s’installent. Tant de “communautés”, d’histoires différentes, de cultures parfois incertaines avant, concurrentes parfois entre elles, sinon même ennemies. Vous êtes vous retrouvée un jour entourée d’une centaine de personnes de nationalités différentes cherchant ensemble leur mode d’emploi? 73 nationalités dans la même cité, il faudra des siècles pour leur “créer” une identité, avec quelle baguette magique?
          Quel est le seul point de repère? Vous oubliez que le monde n’est un monde ouvert que pour le bourgeois, armé de tous les moyens qui lui permettent de ne pas dépendre d’autrui.
          Tout exil est un deuil, tout accueil en est un aussi, c’est vrai. Mais concédez au moins que l’exil intérieur demandé à celui qui sans bouger est obligé de s’adapter au deuil non fait par l’autre est d’une drôle d’étrangeté. Rien n’est plus insécurisant que de se retrouver étranger chez soi. Cherchez bien! Plutôt que de faire de l’identité soit un tabou, soit un idéal mouvant au gré de nos désirs C’est un thème narratif cher à la science fiction, au fantastique!   Il faut d’abord concevoir que le deuil des exilés, passé un certain niveau, devient aussi un deuil de soi pour celui qui ne peut même donner forme à son déplacement sur place.
          Il faudrait pouvoir un jour reconnaître paisiblement ce deuil là. Plutôt que le dénier. Et je vous défie de “créer” ex nihilo un référent commun à tant de nationalités diverses, si ce n’est par le seul  cadre  stable qui les réunit.  Je crois qu’il faut reconnaitre qu’un exil est un deuil! Qu’il faut lui donner du sens.  A refuser d’être ce cadre culturel, historique, mythique, vous faites de ce deuil un déni de réalité insensé. Un horla!

        • 1 Octobre 2016 à 10h52

          Hannibal-lecteur dit

          Gigda, bravo. Se créer une identité sur internet, je n’y avais pas pensé, je suis trop vieux pour ça, sans doute …mais surtout j’abhorre ce plongeon dans l’imaginaire, j’aime le réel, si bien que cet aspect d’Internet me reste ėtranger. 
          Par contre, la culture de mon pays, ça c’est du sûr, du bon, du costaud et il faut être mou du bulbe comme rolberg pour en souhaiter une autre!

        • 1 Octobre 2016 à 16h32

          gigda dit

          Heu Hannibal lecteur, vous êtes sûr que c’est l’imaginaire que vous refusez, et pas le virtuel seulement? Il me semble que comme moi vous ne pouvez pas vous passer du premier, n’est ce pas grâce à notre imaginaire que nous parvenons à nous rencontre ici virtuellement:))

        • 2 Octobre 2016 à 9h58

          Hannibal-lecteur dit

          Gigda, votre remarque m’a laissé passablement perplexe parce que je ne faisais a priori pas de différence entre virtuel et imaginaire. Il semble qu’imaginaire reste purement …imaginaire là où virtuel sous-entend une certaine existence, bien qu’imaginaire elle aussi, mais une existence qu’on puisse manipuler, construire, partager, ce qui ne se fait pas avec l’imaginaire qui reste cantonné dans le for intérieur. 
          Mais je n’appelle pas virtuelle notre rencontre ici, tout-à-fait réelle grâce à l’écriture, tout-à-fait matérielle encore que sans contact autre qu’intellectuel (qui n’est ni virtuel ni imaginaire).
          J’ai bon? 

    • 30 Septembre 2016 à 17h05

      accenteur dit

      Très juste : “gare au retour du refoulé !

    • 30 Septembre 2016 à 16h36

      Terminator dit

      Les socialistes sont en train de transformer les petits français en apatrides qui ne se reconnaîtront bientôt plus dans la patrie ni dans la culture de leurs pères.
      La nature ayant horreur du vide, il est facile de comprendre à quels ersatz, substituts et autres succédanés ils seront tentés d’avoir recours… 
      Et il y en a encore qui ne croient pas au grand remplacement ? 

    • 30 Septembre 2016 à 15h25

      citoyensilencieux dit

      La stratégie du chaos suite,
      - L’acharnement policier, juridique, fiscal et administratif vis à vis des Citoyens laborieux. Ce terrorisme psychologique va probablement encore se développer avec les lois « sécuritaires » adoptées dernièrement.

      L’Homme est d’une espèce grégaire. Il a un besoin d’appartenir à un groupe qu’il soit religieux, ethnique, tribal ou national. Sans identité, que la nation française n’a bientôt plus, et sans repères, des jeunes en recherche vont se réfugier dans des extrémismes qui leur donne une illusion d’être. Cette stratégie du chaos est au service d’une gouvernance mondiale qui ne pourra plus être contrée par des nations et des peuples déstructurés.

      Cette stratégie mortifère a déjà été engagée avec les révolutions colorées qui aujourd’hui ensanglantent le moyen orient. Elles n’ont pas été spontanées comme nos politiques et nos médias voudraient nous le faire croire. Les musulmans, dont on stimule le fanatisme, sont utilisés pour « faire le boulot » pour reprendre la formule étrange de notre ministre des affaires très « étrangères » : Ils sont à la foi victimes et acteurs terrifiants.

      • 30 Septembre 2016 à 16h26

        accenteur dit

        Oui pour l’espèce grégaire si ce n’est que d’autres dans l’avenir le seront plus que nous. Quand on, nous aura bien cassés à force de leçons de morale en provoquant notre honte pour ce que nous fumes et que nous aurions aimé rester, l’avenir appartiendra à ceux qui ont conservé sans vergogne une identité…. étrangère à la notre.

    • 30 Septembre 2016 à 15h22

      citoyensilencieux dit

      Excellent article dont j’ai décliné de la façon suivante :
      La stratégie du chaos.

      Au nom du monde libre, celui du bien, forcément démocratique … comme les monarchies du golf, les « chefs d’état », qui permettent aux spéculateurs internationaux de piller l’économie de leurs pays, ont engagé une guerre à l’autre camp, celui du mal, sans liberté, où des « dictateurs » sont les complices des « oligarques » qu’ils protègent de la concurrence non faussée ! C’est ainsi, qu’en Syrie l’opposition « modérée » au « régime » exprime ses divergences avec des armes lourdes et du gaz sarin.

      En France, où des « extrémistes » demandent un débat public sur l’accord commercial trans-atlantique ou sur l’immigration, l’actualité dramatique que nous connaissons n’est pas la conséquence d’un hasard malheureux lié à des erreurs de gouvernants incompétents qui n’auraient rien vu venir : Choisis par l’oligarchie financière mondialiste, ce ne sont pas des idiots mais des salauds qui ont mis en place plusieurs démarches pour créer le chaos.

      - L’organisation d’une immigration massive et incontrôlée qui a pour objet de détruire la cohésion du peuple et de la nation de l’intérieure par la création d’une société multiculturelle. Présentée comme tolérante et généreuse cette stratégie pernicieuse et perverse a pour objet de diviser pour régner.

      - Le laissé faire de la délinquance marginalise les nouveaux arrivants qui ne pourront jamais s’intégrer et moins encore être assimilés.

      - Le terrorisme psychologique, qui interdit toute velléité de rébellion du peuple si peu souverain, nie l’existence d’une identité nationale qui ne serait que le fait de « beaufs » racistes, esclavagistes, colonisateurs, franchouillards, incultes et picoleurs. Cette image n’incite pas les nouveaux arrivants à prendre une telle identité. Pourtant la Nation est l’espace dans lequel s’expriment la démocratie, les solidarités, l’identité et la culture fondées sur une Histoire.

    • 30 Septembre 2016 à 13h16

      Xano dit

      J’aime bien la référence à la “personnalité liquide”. Or c’est exactement ce qu’on demande aux immigrés … Ne plus savoir qui ils sont et se fondre dans un autre moule, puis un autre, au gré des dérives politiques, par le biais de ce nous appelons l’assimilation. A moins de considérer que les français d’origine maghrébine, africaine, ou asiatique ne soient pas de vrais français, ce qui est déjà discriminatoire, on doit admettre que la transmission des valeurs chrétiennes françaises, ne peut pas s’appliquer de manière aussi simpliste. Notre socle de valeurs commun, c’est la République et la laïcité qui l’accompagne; pas la religion ! 

      • 30 Septembre 2016 à 14h24

        Pierre Jolibert dit

        Mais le mot de laïcité est issu du lexique chrétien. Il n’y a laïcité que parce qu’il y a eu d’abord renforcement de la distinction entre clercs et laïcs au sein de la chrétienté d’Occident. La transmission du “socle de valeurs commun” ne peut pas s’appliquer de manière aussi tronquée que vous le dites : pour le transmettre il faut montrer à travers lui son cadre d’élaboration, celui de la religion de la sortie de la religion.

      • 30 Septembre 2016 à 19h51

        Hannibal-lecteur dit

        Moi aussi j’aime bien “personnalité liquide” comme objectif repoussoir. Et c’est justement ce qu’on ne demande pas aux immigrés : on leur demande de changer d’aïeux en changeant de pays : tout le contraire d’une personnalité liquide, acquisition d’une personnalité solide basée sur les siècles qui l’ont construite, et …sans doute meilleure que celle qu’ils quittent , puisqu’ils la quittent!

        • 30 Septembre 2016 à 22h45

          scarlet dit

          Hannibal-lecteur: On ne leur demande pas de changer d’aïeux mais d’ajouter à leurs aïeux “génetiques”, ceux de leur pays d’adoption.

        • 1 Octobre 2016 à 10h55

          Hannibal-lecteur dit

          C’est très vrai, Scarlet, et finalement c’est ce qui fait des arrivants de …meilleurs français que les souchiens un peu trop habitués à leurs traditions, un peu figés peut-être ?

    • 30 Septembre 2016 à 12h02

      philpat dit

      ce qu’il y a de merveilleux lorsqu’on voyage c’est de constater combien les gens du pays que l’on visite sont différents de nous!
      vouloir un monde indifférencié, c’est mortifère; les peuples évoluent mais ils doivent rester qui ils sont!

    • 30 Septembre 2016 à 5h48

      thierryV dit

      Il ne faut pas titrer “il faut”. Mais “faut il”   Car la question ne devrait même pas se poser. Lentement le multiculturalisme s’impose sans qu’on s’en étonne. 

    • 29 Septembre 2016 à 21h23

      malaimé dit

      C’et sûr, il faut défendre notre identité. Mais elle est plus gauloise que judéo-chrétienne.
      Notre culture est judéo-chrétienne.

    • 29 Septembre 2016 à 18h17

      Pierre Jolibert dit

      Monadophobie, ça suffit !
      Les monades ne sont pas seulement des individu.e.s isolées.
      “Or cette liaison et cet accommodement de toutes les choses créées à chacune et de chacune à toutes les autres, fait que chaque substance simple a des rapports qui expriment toutes les autres, et qu’elle est par conséquent un miroir vivant perpétuel de l’univers.”
      Soutenez SOS Monadophobie en écrivant au 103, quai de Hanovre à Condom.
      A l’occasion du tricentenaire, l’association propose un concours : dessinez-nous un porte-clés.

    • 29 Septembre 2016 à 16h36

      lafronde dit

      Article magistral sur notre besoin d’identité, pour notre équilibre propre et pour notre liberté face aux pouvoirs. La nécessité de transmettre notre identité aux prochaines générations, qui en useront comme leur héritage.

      Comme père de famille, je voudrais dire un mot sur la difficulté de transmettre l’identité. Une famille de nos jours, en milieu urbain est assaillie de mille problèmes, et est en concurrence avec l’Ecole ou le Collège et les valeurs de l’EdNat, la communauté des élèves (vulgate des valeurs majoritéaires), et plus difficile avec “les écrans” TV, Internet, smartphone… (support de la manipulation des émotions). J’en conclus que l’existence d’une communauté locale, avec qui vous partagez des valeurs à transmettre, vous faciliterait grandement la tâche d’éducateur.

      Il n’est pas anodin que le pouvoir d’Etat pourfende à chaque fois l’esprit communautaire, car une communauté peut lui résister, organiser sa propre police et ne point lui payer l’impôt (ou négocier celui-ci). Alexis de Tocqueville avait anticipé cette évolution de la Démocratie vers un pouvoir tutélaire et des citoyens individualistes et atomisés.

      Comme l’écrit mieux que moi l’auteur, cet individualisme fait le jeu des pouvoirs : argent, Etat, supranational, supra-judiciaire. Un autre pouvoir redoutable et cohérent est en mesure de s’installer, c’est l’Islam.

      En d’autre temps la communauté résistait autour de son église et des valeurs de l’Eglise. Hélas les communautés rurales ont subis l’exode rural, et la déconstruction justement décrite dans l’article a clairsemé les fidèles et plus encore les vocations à la prêtrise. Faute de sentiment d’appartenance, de sentiment communautaire, faute d’identité, nos églises sont souvent vides sur des territoires entiers. Heureusement quelques villes et terroirs gardent et transmettent la Foi.

    • 29 Septembre 2016 à 16h33

      Singe dit

      article sans aucun doute fort intelligent mais on fait quoi ?

      • 29 Septembre 2016 à 16h49

        lafronde dit

        Bonjour,
        L’intérêt d’une réflexion partagée est justement de servir de base à une action ultérieure. Si vous voulez agir, il y a des réseaux identitaires, des mouvements politiques patriotes, des réseaux de ré-information, bref vous avez du choix !

    • 29 Septembre 2016 à 15h48

      Cardinal dit

      Le paradoxe, est que les différentes sectes internationalistes qui honnissent “l’identité nationale”, sont les mêmes qui comprennent, et pleurnichent pour, les maghrébins de troisième génération, en France, qui proclament leur “nationalité algérienne”, sifflent la Marseillaise et agitent le drapeau de leur nationalité perdue, celle qu’ils n’ont jamais eu pas plus que leurs parents.

      Il est vrai que pour ces sectes là, celles qui veulent ignorer
      “le pays qui a été fait par des rois, des grands hommes, des génies, des héros et des saints”, un certain Descartes, qui a participé à la construction du dit pays, passe aussi à la trappe parmi les génies.
      Logique, vous avez dit “logique” ?
      Qu’est ce ? Che cosa è ? What’s that ?
      Qui en a entendu parler ? Chi ne a maï e sentito parlare ? Who heard about it ? (On est internationaliste ou pas).
      Un mot ? Ou une grosse bébête disparue avec les dinosaures, nommée franchosaures ou descartotops probablement !
      Après les dinosaures, puis les mammifères, nous sommes à l’age des universaliens.
      Les premiers s’accouplaient et pondaient, les seconds s’accouplaient aussi et accouchaient, les petits nouveaux s’accouplent indiféremment en cogitant, pilule aidant, et font faire leur progéniture en éprouvette.
      L’évolution évolue, les disques durs remplacent les cerveaux, on ne mémorise plus on télécharge.
      L’électronique et l’informatique n’ont pas de nationalité.

    • 29 Septembre 2016 à 15h42

      silco dit

      “le rouleau compresseur de l’indifférenciation” va de pair avec la théorie du “gender”.Et l’on ose stigmatiser la Hongrie, la Pologne ou la Tchéquie qui refuse de créer une communauté musulmane sur son territoire…

    • 29 Septembre 2016 à 13h39

      Angel dit

      Bravo.
      Je reviendrait car je vais relire les deux articles