Bataille présidentielle: la chevauchée erratique | Causeur

Bataille présidentielle: la chevauchée erratique

Pourquoi la campagne est indigente

Auteur

Charles Gave
est économiste et financier.

Publié le 18 novembre 2016 / Politique

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Les Français en ont assez des effets de manche, de la part des vieux routiers de la politique comme des perdreaux de l'année. Ils veulent entendre parler de la France et de la maîtrise de son destin au lieu de se perdre dans des débats économiques sans fin.
juppe macron sarkozy primaire hollande

© AFP/Archives Kenzo TRIBOUILLARD, Lionel BONAVENTURE, Martin BUREAU, Joël SAGET

Après la sortie de mon premier livre Des Lions menés par des Ânes, j’avais été invité à un débat sur le plateau de LCI. Étaient présents, Pascal Salin, pour qui j’ai le plus profond respect, votre serviteur et l’un des 10 hommes politiques qui aujourd’hui sollicite les suffrages de la droite lors des primaires.

A un moment, cet éminent personnage, quelque peu agacé par les conseils que Pascal Salin et moi lui prodiguions, nous dit « Mais laissez-nous faire ! Contentez vous de rester dans la théorie, pendant que nous, nous gérons la France ».

En clair, il utilisait l’argument d’autorité, le seul inacceptable dans un débat d’après Saint Thomas d’Aquin.

Je vis rouge et je lui fis savoir en termes très précis que j’avais créé plusieurs entreprises dans quatre ou cinq pays, que j’avais géré des portefeuilles totalisant plus de 10 milliards de dollars, employant des dizaines de gens et que mes services étaient retenus par toutes les plus grandes sociétés financières du monde ou presque tandis que lui n’était qu’un petit jean-foutre qui vivait sans travailler en tondant les électeurs et avec les résultats désastreux que chacun pouvait constater.

Bref, j’ai attrapé une grosse colère. Pourquoi vous raconter cette vieille histoire ?

Parce que nous rentrons à nouveau dans une période électorale et que nous allons donc avoir droit à des tirades sans fin sur la façon dont les uns et les autres vont lutter contre le chômage, le déclin tragique de l’école en France ou l’immigration.

Le lait de la tendresse humaine va couler à flots, les discours vont être entrecoupés de gémissements accompagnant les statistiques de l’emploi ou de la criminalité, de fiers mentons mussoliniens vont se redresser après les prochains attentats, mais dans le fond, je crois que beaucoup suivent l’exemple du regrettable Président Mitterrand, cynique entre tous les cyniques. Ils constatent avec satisfaction que cela va plutôt bien pour eux, comme l’a si bien montré le dernier livre d’entretiens avec des journalistes de notre Président normal.

Voici une petite typologie de l’offre politique qui nous attend.

Premier tacot : La voiture a une belle carrosserie mais pas de moteur. On s’assoit au volant et on fait « vroom vroom ». L’homme qui cherche à vous vendre cette voiture veut simplement se faire réélire, tout en sachant qu’il sera parfaitement inutile. Nous sommes donc en face d’un cas assez courant de parasitisme social. Le pauvre (?) élu veut simplement conserver ou améliorer sa « rente » et pour cela débite d’une voie sucrée des banalités. A exclure absolument. On a déjà essayé ce type de voiture qui n’est bonne qu’à faire du surplace.

Deuxième épave : La voiture dont la direction va lâcher à la première embardée, tout le monde finissant dans le décor, sauf le vendeur qui a sauté avant. Notre homme sait parfaitement ce qui devrait être fait pour réparer la voiture, mais n’a strictement aucune envie de le faire tant cela risquerait de lui « coûter cher ». Et donc il remplace les réparations par un fracas ininterrompu de paroles pour enfumer les acheteurs. Nous avons donc affaire à un escroc quelque peu corrompu et qui n’a même pas l’excuse de l’ignorance, car il sait ce qu’il devrait faire mais ne le fait pas. De ces hommes là, il faut s’attendre à toutes les trahisons. A exclure aussi donc, car nous avons déjà fait de la route avec lui, et nous nous sommes retrouvés dans le fossé.

Troisième carcasse : De loin la plus vieille bagnole, toujours très demandée et qui cependant n’a jamais réussi à rouler sans exterminer tout le monde autour d’elle. Elle a tué en fait plus de gens que la seconde guerre mondiale, mais curieusement elle a toujours de nombreux partisans. Ce vendeur là n’a aucune idée de la façon dont une voiture marche dans la pratique, mais a une explication théorique pour expliquer tous les accidents du passé, l’exploitation de l’homme par l’homme et deux solutions pour traiter tous nos problèmes, taxer les riches et empêcher les produits étrangers de rentrer chez nous. Dans ce cas, nous sommes à l’évidence en face d’un chauffard récidiviste et criminel qui n’aurait jamais dû être sur la route si l’Education nationale avait fait son devoir mais c’est de loin le plus dangereux. A éviter soigneusement.

Quatrième engin : Je l’appelle engin parce que je ne suis pas tout à fait sur qu’il s’agisse d’une voiture. Il s’agit plutôt d’un objet non identifié, ressemblant plus à un char a bœuf qu’à une voiture, dont l’aérodynamisme apparaît douteux mais dont le vendeur nous assure que si on le mettait sur la route, il ferait des merveilles. Pour l’instant, l’électorat n’a jamais pris le risque de monter dans l’engin. Sympathique, mais parait ignorer les lois de la thermodynamique. Sa voiture mériterait plutôt d’être au concours Lépine que sur le parking. On aurait envie de l’aider mais notre vendeur a des idées très arrêtées sur sa voiture qui marche non pas avec de l’essence mais avec de l’eau et donc j’ai des doutes sur la fiabilité. En plus, certaines pièces détachées proviennent des usines qui fabriquent la carcasse précédente, ce qui m’inquiète passablement.

Cinquième guimbarde : La voiture a beaucoup roulé, a souffert d’un grave accident dans un passé récent, est passée au marbre et donc n’inspire que peu de confiance. Mais le vendeur ne nous cache rien des défauts de sa bagnole. Il semble avoir compris ce qu’il fallait faire théoriquement et pratiquement, il a compris aussi qu’il avait manqué de courage dans ses fonctions précédentes où il avait choisi de ne pas prendre de risques pour ne pas briser sa carrière et a le courage de le dire, ce qui peut être une merveilleuse astuce pour nous faire monter à bord, ou peut être pas.  Celui là m’intrigue parce que je me dis que même si l’on ne change pas les taches d’un léopard, à tout péché miséricorde, à condition de demander pardon bien sur. Et donc, dans l’ensemble, je ne vois pas très bien pour qui d’autre je pourrais voter.

A ce point du raisonnement le lecteur va me demander : mais qu’est que chacun d’entre eux aurait dû comprendre ?

Et la réponse est ici toute simple. Voici ce que les Français attendent à mon avis.

Le prochain élu ne doit pas parler de PIB, de taux de croissance, de chômage dont la courbe devrait s’inverser d’un moment à l’autre car il aura compris que les Français ne veulent plus entendre parler d’économie, ni de chiffres, ni de promesses qu’il ne tiendra pas parce qu’il ne peut pas les tenir.

Il doit leur promettre littéralement du sang, de la sueur et des larmes, comme Churchill aux Anglais en Juin 1940.

Il doit leur dire aussi qu’il va gouverner avec eux et donc faire appel au référendum fréquemment, mais que comme c’est en eux et en seuls que réside la Souveraineté, le premier de ces référendums sera lancé pour leur donner à eux le droit d’initiative pour proposer des référendums. Cet homme aura donc compris que les Français veulent entendre parler de la France. Et voilà tout.

Retrouvez la version initiale de cet article sur le site de l’Institut des libertés.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 20 Novembre 2016 à 22h51

      radagast dit

      Ce résultat montre que François Fillon a su mobiliser bien au delà de l’électorat qui pouvait le plus étroitement adhérer à son programme.
      C’est une qualité primordiale pour un futur président .
      Le fait que les français de l’étranger ait largement choisi Juppé montre qu’il est le candidat de la pensée unique et des tenants de la mondialisation “heureuse” .
      Quant à la candidate bobo/connectée/branchouille elle a apporté son soutien à Juppé mais c’est à Macron ,ce “petit marquis déguisé en pirate” , qu’elle pensait. Ils sont de la même race.
      Il y a une veine profonde de libéralisme en France mais elle s’appuie sur le travail et sur l’épargne plus que sur le commerce et la spéculation comme dans les pays anglo-saxons.
      Ce libéralisme là , plus proche du capitalisme rhénan que de l’école de Chicago , inspirait largement la vision du Général de Gaulle .
      Je veux espérer que c’est le même qui inspire François Fillon.
      J’ajoute que ce qui m’a convaincu de voter Fillon est lors du dernier débat sa déclaration sur la Syrie et sur les Chrétiens d’Orient.
      Enfin la démonstration est patente que les journalistes et les spécialistes invités des médias tournent en vase clos et font une présentation du monde conforme à leur souhait plus qu’à la réalité complexe des Françaises et des Français.
      Mais Fillon n’a pas encore gagné , il ne faut rien lâcher.

    • 20 Novembre 2016 à 14h56

      C. Canse dit

      Virez celui qui fut condamné à un an d’inéligibilité et 14 mois de prison avec sursis !

      Pas de repris de justice à l’Élysée !

    • 19 Novembre 2016 à 11h32

      Le Petit-Denain dit

      C’est une chose d’avoir créé plusieurs entreprises dans quatre ou cinq pays et géré des portefeuilles totalisant plus de 10 milliards de dollars. C’en est une autre d’écrire un article un tant soit peu utile et concrètement éclairant pour les lecteurs et les électeurs. Votre papier ne vaut pas mieux que les candidats que vous débinez, M. Gave.

    • 19 Novembre 2016 à 8h54

      radagast dit

      M’estimant depuis longtemps trahi et abandonné par l’U.M.P. je n’ai que peu suivi cette “campagne” mais aujourd’hui je me dis que puisque tout le monde risque d’aller voter (centristes ,socialistes etc…) pourquoi pas moi?
      Disons que j’appartiens à ce que certains appellent “la droite des garagistes” , avec de fortes nuances sans doute ou à ce que j’appellle moi la droite de la France Profonde .
      Alors à tous les éminents causeuriens plus versés que moi dans ces questiojns je pose ces questions:
      Parmi les impétrants qui :
      -Vous paraît le mieux placé pour amener sur la table une refondation de l’esprit et du fonctionement de l’U.E. et est capable de s’opposer avec détermination à l’axe Bruxelles-Berlin ?
      -Vous paraît le moins désireux de s’aligner sur la ligne ultra-atlantiste (certes avec Trump ce sera peut être un problème différend?) suivie par la France depuis 10 ans ?
      -Vous paraît le plus capable de défendre ce qui tient au coeur des Français sans se figer dans des postures par définition intenables (et insincères!)
      -Saura être le président de tous les Français mais avec une attention particulière pour les classes moyennes conçues dans une acception large et les T.P.E./P.M.E. dont dépend à mon avis la bonne santé économique de notre pays?

      De toutes ces questions la première et la dernière me semblent les plus importantes .
      Merci à ceux qui voudront bien me donner leur avis.

      • 19 Novembre 2016 à 19h53

        durru dit

        Lafronde, même très laconique, vous a très bien répondu plus bas: Fillon.
        En écoutant le bonhomme (faut se rappeler qu’il disait, déjà en 2007, que “la France est en faillite”, il n’a jamais fait dans les bisounours, lui), en lisant son programme et ses déclarations, on trouve bien plus que chez les autres. Rien n’est parfait, certes, mais de toute façon il y a plus de 90% de chances que celui qui sortira gagnant le 27 sera élu l’année prochaine. Alors, tant qu’à faire, choisir le moins pire…

      • 19 Novembre 2016 à 23h14

        Wil dit

        radagast dit
        “M’estimant depuis longtemps trahi et abandonné par l’U.M.P. je n’ai que peu suivi cette “campagne” mais aujourd’hui je me dis que puisque tout le monde risque d’aller voter (centristes ,socialistes etc…) pourquoi pas moi?”
        Mais arrêtez de pleurer sur votre sort de votant de droite,ON VOUS METTRAIT LES MEMES PENDANT 30 ANS,VOUS VOTASSIEZ(énorme celui là pour un analphabète comme moi,putain de français…a moins je j’ai pas bon,mais j’ai cherché) POUR LES MEMES.
        Vous êtes incapables de changer vos opinions!
        Et vous savez ce qu’on dit sur ceux qui sont incapables de changer d’opinion?

        • 20 Novembre 2016 à 7h52

          radagast dit

          Vous avez sans doute raison et rassurez vous le maniement de l’imparfait du subjonctif est très délicat et moi même ne m’y adonne qu’avec prudence .
          Je suis un conservateur selon la définition qui en est donnée dans cet article :
          http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/11/19/31001-20161119ARTFIG00072-juppe-sarkozy-fillon-qui-est-le-plus-conservateur.php
          En particulier :
          “les conservateurs privilégient la stabilité et la continuité, et se méfient du changement pour le changement, doutant largement de l’existence d’un soi-disant Progrès comme direction unique et bienheureuse pour l’humanité.”

          Donc rester fidèle à ses opinions si elles sont le reflet de son être profond ne me paraît que normal .
          Il y a aussi sans doute un fond de féodalité en moi…
          J’ai déjà voté pour Marine (et même pour son père au second tour de 2002 alors que j’avais voté Chirac au premier !) , je le referai sans doute (si rien ne ne change ! , mais au sens du Guépard de Tomaso di Lampedusa “il faut que tout change pour que rien ne change” ) et encore plus volontiers peut être pour Marion .
          Mais cela ne fait pas de moi un électeur fervent du F.N. (dont en tant que profondément conservateur , voire parfois réac , je perçois très bien les multiples nuances alors que le bobo moyen style Warboï en est incapable ).
          Ce sera donc Fillon , le moins pire d’entre eux.
          Bon Dimanche Will

    • 19 Novembre 2016 à 2h42

      Cozis dit

      Tiens, lafronde, moi aussi, comme c’est étrange ! J’espère qu’on sera nombreux dimanche, et que dans une semaine Juppé battu par Fillon repartira à Bordeaux la queue basse et la mine renfrognée. Cela me réjouira !

    • 18 Novembre 2016 à 23h57

      lafronde dit

      Excellent topo sur les primaires et dépendances ! J’ai bien rigolé, merci. Comme bien des internautes, j’arrive au choix Fillon. Au moins il n’est pas progressiste comme le sont ses concurrents.

    • 18 Novembre 2016 à 22h45

      IMHO dit

      L’éternel refrain des sur et des sous .
      Il y a des créateurs d’entreprises admirables en France, mais beaucoup moins de conducteurs d’entreprises, qui savent les faire progresser en évitant les écueils et sans s’échouer .
      De deux entreprises semblables , l’une française et l’autre d’un autre pays européen, de même force à un moment donné, et opérant dans les même conditions, qui pariera que dix ans plus tard, la société française sera plus grande que l’autre ?

      • 18 Novembre 2016 à 23h05

        durru dit

        Vous ne vous êtes jamais posé les vraies questions, vous… Du coup, les réponses font forcément défaut.
        Combien de kilos de paperasse doit traîner le créateur d’entreprise français, et combien l’étranger? Combien de normes doit-il connaître et respecter, comparé à son concurrent? Etc, etc. Strictement rien à voir avec vos fantasmes, désolé.
        Essayez de trouver quelqu’un qui a vécu ça, ça pourrait vous aider à faire disparaître votre aveuglement. Même si j’ai peu d’espoir, même avec une telle aide directe.

        • 19 Novembre 2016 à 22h54

          IMHO dit

          J’ai été comptable toute ma vie, et je sais donc quel part de leur temps les chefs d’entreprises, à partir d’un certain volume d’activité, passe en tâches administratives : presque rien et le moins possible .
          Ils paient des gens pour le faire et puis voilà .
          Ça leur coûte un peu de sous mais si leur entreprise est plus moyenne que petite, ça ne compte pas .
          A part ça, est-ce que vous pourriez cesser de parler en homme d’expérience de choses dont vous ne savez rien ?

        • 21 Novembre 2016 à 2h58

          durru dit

          Mais bien sûr, le fait de payer quelqu’un pour faire un travail dont on n’a pas vraiment besoin ne coûte pas. Merci, je viens d’apprendre quelque chose.
          Vous n’avez pas fait comptable ailleurs qu’en France, et vous ne voulez pas savoir qu’autre chose est possible. Ce que j’écris vous passe donc complètement à côté.
          A part ça, qu’est-ce que vous savez sur ce que je sais (ou pas)?

    • 18 Novembre 2016 à 19h24

      Flo dit

      Bienvenue à Charles Gave !

      • 19 Novembre 2016 à 7h39

        alain delon dit

        A suivre également dans Auto Plus

    • 18 Novembre 2016 à 15h23

      golvan dit

      L’institut des libertés est un site très intéressant pour comprendre la logique des libéraux comme monsieur Gave, et il me semble que les jugements à son égard sur le forum sont un peu lapidaires et mériteraient d’être nuancés.
      Ce qui semble évident lorsqu’on lit C.Gave, c’est qu’il ne peut qu’être en complet désaccord avec les chantres de l’Etat qui se mêle de tout, y compris au sein du FN qui rêve d’un Etat omnipotent, et qui finit par s’engluer dans un capitalisme de connivence typique de la France.
      C’est un libéral, mais pas un enragé de l’injustice sociale, et il décrit parfaitement la dérive des Etats occidentaux qui, au nom du bien être commun, dérapent vers l’obésité morbide sans résoudre aucun des problèmes dont ils prétendaient venir à bout, tout en se faisant les complices les plus actifs des multinationales qu’ils affectent de combattre.

    • 18 Novembre 2016 à 15h11

      JeanBart dit

      C’est un grand plaisir de trouver cette signature chez Causeur. Voila qui va apporter de nouveau un peu d’éclectisme ! Ce petit bonheur est accompagné d’une pensée pour Jérôme Leroy, qui doit de nouveau se coltiner un libéral qui travaille dans la finance.

      • 18 Novembre 2016 à 15h23

        steed59 dit

        pourquoi les libéraux se croient toujours obligés de travailler dans la finance ?

        • 18 Novembre 2016 à 15h32

          durru dit

          Tu travailles dans la finance, Steed? Moi non.

        • 18 Novembre 2016 à 16h48

          JeanBart dit

          Pour mieux prêter le flanc à la critique ?

    • 18 Novembre 2016 à 14h03

      persee dit

      La liberté c’est de comprendre que” ceux qui ne comprennent pas le passé se condamnent à le revivre ” . (Goethe )

    • 18 Novembre 2016 à 13h57

      isa dit

      Eh bien moi je la trouve passionnante cette Prê- campagne et je n’imaginais pas que ça aurait pu être le cas.
      Moi j’aime qu’on me parle PIB et croissance et choix de méthode de diminution de chômage.
      Je n’aime pas les effets de manche de ce monsieur Gave, et encore moins les personnes qui osent utiliser le mot de ” liberté” pour nous enfermer dans un passé sclérosé. 

      • 18 Novembre 2016 à 18h03

        expz dit

        Effectivement,l’astuce étant:parlons de généralités, de “grands principes” (comme l’”identité”,le “patriotisme”,”liberté”…)et surtout pas de Pib/croissance…etc… Car sinon le bon peuple s’apercevrait alors qu’il confierait son destin à des illusionnistes…

    • 18 Novembre 2016 à 13h53

      persee dit

      On n’a plus de goût à rien , sauf l’essentiel les dames et le Julienas …..

    • 18 Novembre 2016 à 13h47

      thd o dit

      “Il doit leur dire aussi qu’il va gouverner avec eux et donc faire appel au référendum fréquemment, mais que comme c’est en eux et en seuls que réside la Souveraineté, le premier de ces référendums sera lancé pour leur donner à eux le droit d’initiative pour proposer des référendums.”

      Bref, ce Gave souhaite imposer les referendum d’initiative médiatique (en pratique, c’est à cela que ça revient). Comme si les médias de ses petits copains financiers n’avaient pas déjà bien trop de pouvoir, utilisé pour nuire…

      • 18 Novembre 2016 à 14h27

        durru dit

        Vu les baffes que les médias se sont pris ce dernier temps, d’abord avec le Brexit, ensuite avec Trump (et ce n’est certainement pas fini), je me vois obligé de douter de votre interprétation…

        • 18 Novembre 2016 à 14h45

          thd o dit

          Quels médias ?
          Le Telegraph ou les tabloids anglais de Murdoch, qui faisaient campagne pour le Brexit ?
          Fox News, qui soutenait Trump ? Breibart, qui soutenait Trump et auquel Banon doit son entrée en fonctions ?
          Il y a un système médiatique devenu fou, et c’est lui qui pose le principal problème de nos sociétés. Et ce système est en effet contrôlé par des gens déjà bien trop puissants, et qui n’ont vraiment pas du tout du tout du tout en tête l’intérêt général.

        • 18 Novembre 2016 à 15h33

          durru dit

          194 sur 200 médias américains ont soutenu Hillary. Que dire de plus?

        • 18 Novembre 2016 à 15h47

          thd o dit

          Qu’ils n’ont pas soutenu Sanders.

        • 18 Novembre 2016 à 15h50

          durru dit

          Normal, vu qu’ils savaient que c’était Hillary qui allait gagner. Ils ont vraiment fait l’opinion, ces médias… En Autriche, au Royaume-Uni, aux Etats-Unis… C’est clair, c’est vous qui avez raison, il est simplement question de “référendum d’initiative médiatique“. Evidemment.

        • 18 Novembre 2016 à 15h54

          thd o dit

          Ce n’est pas vrai, vous êtes encore là ? C’est fascinant, cette capacité de vous accrocher à vos propres conneries. Comment faites-vous ?

    • 18 Novembre 2016 à 13h45

      thd o dit

      “En clair, il utilisait l’argument d’autorité, le seul inacceptable dans un débat d’après Saint Thomas d’Aquin.

      Je vis rouge et je lui fis savoir en termes très précis que j’avais créé plusieurs entreprises dans quatre ou cinq pays, que j’avais géré des portefeuilles totalisant plus de 10 milliards de dollars, employant des dizaines de gens et que mes services étaient retenus par toutes les plus grandes sociétés financières du monde”

      Bref, ce Gave semble avoir recours à l’argument d’autorité. Il paraît que Saint Thomas d’Aquin aurait dit que c’est le seul inacceptable dans un débat.

      • 18 Novembre 2016 à 14h24

        durru dit

        Vous avez oublié l’essentiel de la citation: “lui n’était qu’un petit jean-foutre qui vivait sans travailler en tondant les électeurs et avec les résultats désastreux que chacun pouvait constater”.
        Je n’ai rien à ajouter.

        • 18 Novembre 2016 à 14h41

          thd o dit

          Vous n’avez jamais rien à ajouter, durru, étant un type vaguement béant sur le bord de la route, un ravi de la crèche juste bon à répéter le mot libéral.

          Je n’ai pas oublié une partie de la citation, je l’ai abrégé par courtoisie pour le lecteur à sa partie essentielle, qui est l’appel par ce Gave à un argument d’autorité. Est-ce vraiment trop dur à comprendre pour vous ?

        • 18 Novembre 2016 à 15h34

          durru dit

          La suite de la citation montre justement que ce n’est pas le cas. C’est un argument. Point.

        • 18 Novembre 2016 à 15h36

          durru dit

          Sinon, je suis ravi de voir que vous n’avez pas changé, ou alors comme disaient les Guignols de Sarko, “il est pire qu’avant”. Toujours aussi aigre et peu aimable.

        • 18 Novembre 2016 à 15h47

          thd o dit

          Je suis très aimable, je vous dis simplement votre fait. Il faut bien que quelqu’un s’en soucie.

        • 18 Novembre 2016 à 15h52

          durru dit

          Il y a une différence fondamentale entre nous, cher Thd o: moi je contribue à produire du PIB dans ce pays, vous à le dépenser. Cela ne va jamais changer, je crois.

        • 18 Novembre 2016 à 15h56

          thd o dit

          Voilà. Eh bien retournez au travail maintenant, vous devez encore me financer mon deuxième mojito cet après-midi.

        • 24 Novembre 2016 à 11h03

          Ayinair dit

          je suis tombée sur cet échange… la mauvaise foi aigre et vindicative de thd o est remarquable.