La politique contre la ville | Causeur

La politique contre la ville

HLM: des bonnes intentions au séparatisme islamique

Publié le 02 février 2017 / Société

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En partant d'une idée généreuse, on a défiguré le paysage urbain, gaspillé des dizaines de milliards et constitué des ghettos ethniques qui favorisent le séparatisme islamique.

Clichy-sous-Bois, décembre 2004.

C’est un sujet sur lequel on entend rarement les polémistes s’écharper et qui donne plus souvent lieu à d’ennuyeuses querelles d’experts qu’à de belles joutes politiques. Pourtant, il y aurait de quoi. Dès lors qu’avoir un toit fait partie de nos premières nécessités, celles qu’il faut satisfaire pour pouvoir répondre à d’autres aspirations, la politique du logement nous concerne tous, et, de surcroît, elle affecte tous les aspects de notre existence, influençant l’organisation familiale (à commencer par le nombre des enfants), modelant le visage de nos villes et décidant de qui seront nos voisins de palier. Si on ajoute que le budget du Logement se monte à près de 40 milliards d’euros, moins que l’Éducation mais plus que la Défense, dont une moitié, par divers canaux, finance le logement social, on peut s’étonner que la question fasse, finalement, si peu de vagues, à l’exception des périodes de violences et des moments où sont votés les grands textes, quand on voit quelques maires protester contre les quotas de logements sociaux prescrits par la loi.

Un Symbole de la Gauche ?

La préférence pour le logement social est pourtant devenue, ces dernières années, un marqueur de l’appartenance à la gauche. Il est significatif que Benoît Hamon, au soir du premier tour de la primaire socialiste, ait évoqué, dans son discours,la figure de l’abbé Pierre, qui résume à elle seule la conviction la plus largement partagée dans son camp et même au-delà : tout le monde a droit à un logement décent ; pour ceux qui n’y parviennent pas avec le fruit de leur travail, c’est à l’État d’y pourvoir. Qui s’opposerait à de telles évidences ?

Au demeurant, la glorieuse politique du tout-HLM et l’émergence des quartiers à problèmes qui en a résulté sont à mettre à l’actif (ou au débit) de la seule gauche. C’est l’alliance du gaullisme modernisateur et du communisme municipal qui, dans les années 1950 à 1970, a présidé à la naissance de la première génération de barres et de tours. Et si on rappelle qu’il s’agissait de loger les immigrés que le patronat faisait venir dans des usines tournant à plein régime, on peut aussi bien évoquer la conjonction des bons sentiments de la gauche et des intérêts bien compris de la droite. En réalité, l’idéologie qui a couvert notre pays de cités-dortoirs est une synthèse typiquement française entre un colbertisme, alors partagé par la quasi-totalité des élites (et qui a produit d’immenses réalisations), et une sorte de messianisme égalitaire également à l’œuvre dans l’éducation. On peut pousser ce parallèle et avancer que les HLM ont été au logement ce que le collège unique a été à l’école : une réponse utopique aux défis de la massification. Les ambitions de départ – mettre le meilleur à la portée de tous – étaient incontestables. À l’arrivée, on a procédé au même nivellement par le bas – la mouise pour tous –, avec, en prime, le creusement des inégalités qu’on prétendait résorber. Et les mêmes Territoires perdus, liés au décrochage d’une partie

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    publié dans le Magazine Causeur n° 43 - Fevrier 2017

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    • 3 Février 2017 à 9h32

      Hannibal-lecteur dit

      La remarque essentielle ( l’Ours, 11h51) “Il ne faut donc pas dire qu’on les a mis dans un ghetto, le ghetto, c’est eux qui l’ont fabriqué” entraîne des conséquences difficiles : en effet l’état actuel résulte d’agissements individuels de pauvres gens sans instruction, sans culture sinon grossière et primitive, sans éducation, qui se sont repliés sur eux-mêmes par crainte d’évoluer.
      Il n’y a ni complot ni volonté supérieure, …mais maintenant il y a le ghetto qu’ils ont fait eux-mêmes, en effet.
      Lutter contre est plus difficile que contre l’ouvrage d’un corps constitué. Voire impossible par des voies directes qui s’adresseraient obligatoirement aux individus au moyen de coercitions obligatoirement injustes.
      On peut souhaiter des lois générales, style discrétion laïque, et ….mais ã quel terme? une évolution des mentalités individuelles : c’est là que la pėdagogie devrait se déployer pour aider chacun à sortir des shémas traditionnels par le haut, en montrant par exemple qu’égorger le mouton peut aussi se concevoir comme un rite qui n’oblige pas chacun à se munir d’un grand couteau… 

    • 2 Février 2017 à 17h48

      Causin dit

      “Reste à savoir comment, en un demi-siècle, les belles promesses des Trente Glorieuses ont abouti à ces quartiers de haute insécurité”.
      Mais la haute insécurité est désormais partout. Au 13h de l’A2 les journalistes mettaient l’accent sur cette insécurité permanente partout et notamment dans les transports en commun. Des meurtres commis par des gamins mineurs aux violences contre des proviseurs ou les personnels des services de santé nous montrent cette perte totale de repères peut-être voulue par certains pour que leur domination sur les esprits soit sans partage.

      Avec le temps les HLM ont constitué un rêve brisé. Quand nos officiels étaient reçus en URSS la première fierté qu’on leur montrait étaient les HLM. Et maintenant on dynamite ces barres qui défigurent l’horizon. Jadis dans les cités ouvrières les grands groupes industriels faisaient bâtir des petites maisons avec jardinet pour loger leurs ouvriers qui avec le temps et la fermeture des usines en sont devenus propriétaires et le centre des villes était animé par tous leurs commerces. Mais la voiture, les autoroutes et la décentralisation urbaine ont tout repoussé en périphérie dans des zones commerciales sans âme la nuit. Et les logements se sont adaptés. Qui se souvient encore de ce qu’était le quartier de la Défense avant les tours? Qui se souvient de ce dernier immense bidonville, un vrai, avec des abris de fortune en tôle ondulée, sans égout et sans eau.
      Non rien n’est parfait et rien ne le sera sans doute jamais pour une humanité qui en fera toujours trop ou pas assez.

    • 2 Février 2017 à 17h35

      persee dit

       Puisque le fin du fin , est de vivre ans un immeuble Haussmanien, du centre ville  construisons des immeubles parisiens de ce type dans toute la France et en ‘Afrique, pour les “exploités ”  Ce sera le bonheur . Problème ; c’est cher à la construction et à l’entretien , n’en parlons pas . Mais il suffit  juste d’en faire un droit que  même des “nantis ” n’ont plus les moyens d’assumer ( et qu’on leur dénie ). .Parce que égalité veut dire fin des discriminations !   Demander aux notaires de l’ouest parisien  qui achète  les appartements . L’avenir est radieux    

    • 2 Février 2017 à 16h13

      robquere@laposte.net dit

      Quelques précisions sur les HLM. Ayant vécu pendant 55 ans dans le 93 dont 20 dans des hlm entre 62 et 82 et également travaillé dans ce secteur (privé) durant 35 ans en Ile de France, j’apporte un éclairage personnel
      Dans les années 60 ces constructions ont permis de supprimer les bidonvilles, habitations insalubres sans chauffage ni eau, de loger tous les rapatriés d’Algérie (c’était mes copains d’enfance)et les “migrants” étaient italiens, espagnols et portugais; peu de musulmans et aucun africains. Désolé mais c’était à l’époque le vrai vivre ensemble. Les problèmes ont commencé au début des années 80 conséquences de l’arrivée de la gauche au pouvoir et de Giscard qui a permis le regroupement familial.

      Effectivement ensuite lentement mais inexorablement la population de souche a été remplacée par les migrants d’Afrique avec l’aide des pouvoirs publics (droite et gauche confondue) qui ne proposaient que cette population pour les HLM; pour nous professionnels il était difficile de refuser ces candidats sans être taxés immédiatement de racistes (j’en sais quelque chose)Malheureusement je ne suis pas surpris de la situation actuelle que j’avais prédit dès début des années 90

    • 2 Février 2017 à 15h13

      castor27 dit

      “Un Symbole de la Gauche” ? Le seul symbole de la gauche c’est le nivellement par le bas, avec tout ce que l’on peut y trouver comme inepties. Les HLM en font partie, comme l’Éducation Nationale d’ailleurs.

    • 2 Février 2017 à 13h23

      Nolens dit

      Je ne vais pas en ajouter un couche, L’Ours et Habemousse ont bien résumé la situation. Les ghettos ont été créés par les musulmans surtout maghrébins. Puis on leur a imposé la nationalité qui leur a permis de bénéficier de toutes les .
      aides possibles et de surcroît, pour cette raison, ils ont voté majoritairement à gauche.
      Résultat des courses : une école détruite, des zones de non-droit en nombre important, une délinquance en hausse perpétuelle, de l’insécurité galopante, du terrorisme omniprésent, des budgets colossaux financés par ceux-là même qui subissent toutes les nuisances que je viens d’énumérer.
      Donc je ne suis pas d’accord pour accueillir les migrants, sauf ceux qui ont des revenus suffisants et leur refiler en prime la nationalité.
      Dans certains pays, il faut un permis de travail et les entreprises qui emploient des étrangers ne peuvent le faire que s’il y a des salariés nationaux en nombre suffisant dans les effectifs.
      Le droit du sol devrait être supprimé et n’aurait jamais dû exister.
      Le demi-siècle qui vient de s’écouler décrit en détail comment ce qui était un pays phare de l’occident s’est suicidé, on en est à la phase terminale de l’agonie.

      • 2 Février 2017 à 13h36

        Tolstoy dit

        D’accord Nolens….
        C’est  trop tard ! Inutile de s’agiter, il ne reste que les français pour croire que la France est encore française !

    • 2 Février 2017 à 12h21

      Pol&Mic dit

      !…… l’ennemi est bête :il croit que c’est nous l’ennemi alors que c’est lui! (d’après Desproges)

    • 2 Février 2017 à 12h09

      Habemousse dit

      Les hlm sont, depuis très longtemps, le moyen pour les nouveaux arrivants de se regrouper, retrouver leurs racines et leurs traditions ailleurs que chez eux ; ils voient dans cette situation l’avantage de ne pas se mélanger, et faire leur « business » tranquillement…

      Je me répète, tant pis, je le redis : dans la plus grosse zone d’HLM de Dijon, dont je ne me souviens plus du nom, les « blancs » qui cherchaient à s’installer ou qu’on logeait d’office dans ces ensembles, étaient systématiquement « invités » à dégager dans les plus brefs délais : soit ils se faisaient casser la figure, soit ils retrouvaient leur moyen de locomotion volé ou en piteux état, soit ils retrouvaient un gros tas de merde sur leur paillasson, ce qui fait que le seul « blanc » présent sur les lieux, et toléré, était l’éducateur, qui ma raconté cette tranche de vie au cours d’un repas, il y a …trente cinq ans !

      Sans parler de l’assistante sociale qui venait contrôler des familles de dix huit enfants dont la progéniture provenait en partie de familles logées à l’étage supérieur . Il est simple d’imaginer la situation aujourd’hui : et pourtant Dijon n’est ni Paris ni Marseille.

      Parler de Ghetto dans ces conditions me paraît gonflé, parlons plutôt de territoires perdus et d’argent volé sur le dos de la république, avec l’approbation d’une partie de ses agents qui fermaient volontairement les yeux et qui aujourd’hui l’officialisent.

      Il ya trente cinq ans…. 
      Il y a d’autres exemples… 

      • 2 Février 2017 à 12h13

        Habemousse dit

        Il y a bien longtemps que la désinformation bat son plein.

    • 2 Février 2017 à 11h51

      L'Ours dit

      Au début… au début…
      Et bien justement, au début à la ZUP des Minguettes, il y avait une mixité et sociale et plurinationale. Et ça marchait très bien.
      Puis il y a eu l’arrivée des magrébins, et là encore ça fonctionnait très bien. Puis ces derniers sont arrivés en masse. Une fois très nombreux une certaine “voyouserie” s’est installée et les commerces ont commencés à fermer puis les gens à fuir.
      Il ne faut donc pas dire qu’on les a mis dans un ghetto, le ghetto, c’est eux qui l’ont fabriqué.
      Et seulement ensuite, l’islam s’est installé et a pris ses aises.

    • 2 Février 2017 à 11h37

      adg dit

      Ghettos qui favorisent tellement bien que notre leader maximo dans son bouquin accouche de la chose… ” Il faudra bien en passer par une partition”…
      Du coup la question est, Qui est contre?.. Hollande n’a pas inventé cela tout seul , la pauvre bête, et on peut en déduire qu’un certain nombre de collabos sont en phase avec cette idée non?…les islamistes, ?. c’est oui?. bon voilà, ça c’est fait. Comment Mohamed?. Pour la frontière ?. oui OK, évidemment …Et?. la populace râle ?.. Ahahah!.. Mais dites lui d’aller user ses godasses de Nation a Bastille autant qu’elle voudra, c’est bon pour la santé des pieds. Faut vraiment tout faire ici!..

      Tant que l’islam sera présenté aux peuples comme une religion avec une fraction de gros vilains appelée islam radical ou x,y,z, au lieu d’un totalitarisme a combattre de toute urgence et sans état d’âme,les islamistes s’enracineront sans problème dans ces ghettos et ensuite dans le reste du pays …Dans tout le pays !..Partition, retenez bien ce terme autrefois appelé “ligne de démarcation” , vous savez cette frontière interne absolument impensable dans un pays souverain, avec des armées , des tanks et des avions….. Allez faut que j’aille prier, comme on dit chez nous Hamdoulilah !…