Hitler et Jesse Owens aux Jeux olympiques | Causeur

Hitler et Jesse Owens aux Jeux olympiques

Retour sur un mythe du XXe siècle

Auteur

Thierry Lentz
est historien spécialiste du Consulat et du Premier Empire, et auteur de nombreux livres sur ces périodes. Il est également directeur de la fondation Napoléon.

Publié le 05 août 2016 / Histoire Sport

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Une légende tenace veut qu'aux JO de 1936, Hitler ait quitté le stade olympique de Berlin pour éviter de serrer la main au quadruple champion noir. C'est faux. Ce qui est vrai, en revanche, c'est que le fabuleux Jesse Owens ne fut guère honoré en son propre pays.
jesse owens hitler jeux olympiques

Suddeutsche Zeitung/ Rue des archives.

Organisés du 1er au 16 août 1936, les JO de Berlin ont fait couler des flots d’encre. Avant même leur ouverture, la presse du monde entier s’était interrogée sur la nécessité de participer à une fête confiée à un pays qui, depuis sa désignation en 1931, avait nettement viré à la dictature. On avait malgré tout décidé d’y aller et ce furent presque 4 000 athlètes de 49 pays qui participèrent aux épreuves. Seule l’Espagne républicaine avait formellement boycotté ces XIe Olympiades auxquelles l’URSS n’était pas invitée. Dans la capitale du Reich, Goebbels avait donné de fermes instructions pour que l’accueil des visiteurs étrangers soit parfait et que tout signe d’antisémitisme soit gommé. Les organisateurs teutons avaient veillé à ce qu’il ne manque pas un seul bouton de guêtre, ajoutant même quelques belles trouvailles dont la principale fut l’introduction de la flamme olympique, transportée en relais depuis la Grèce. Pendant les compétitions elles-mêmes, les controverses reprirent cependant, avec en point d’orgue la décision de la délégation américaine de modifier son équipe de relais en remplaçant deux athlètes juifs, Marty Glickman et Sam Stoller, par leurs coéquipiers noirs Jesse Owens et Ralph Metcalfe. Les responsables de ce faux pas ont toujours nié avoir voulu complaire à leurs hôtes, ce qui n’a pas empêché le Comité olympique américain de « réhabiliter » et de présenter ses excuses à Glickmann et Stoller, en 1998. Cela fit une belle jambe au second : il était mort depuis treize ans.

Quoi qu’il en soit, au soir du 16 août, rares furent ceux qui trouvèrent à redire sur la réussite de l’événement, encore rehaussée aux yeux du gouvernement du Reich par la victoire de ses sportifs qui remportèrent 89 médailles, loin devant les États-Unis (56) et l’Italie (22). C’est bien après la cérémonie de clôture que s’imposa un autre scandale : Hitler aurait quitté le stade et refusé de serrer la main à Jesse Owens après sa victoire au saut en longueur (4 août), venant après celles du 100 mètres (3 août), en attendant celles du 200 m (5 août) et du relais 4 x 100 m (9 août).

Qu’Hitler ait été raciste ne fait pas le moindre doute. Qu’il n’ait guère goûté qu’un athlète noir domine ses compétiteurs blancs non plus. Mais il semble bien que « l’épisode Owens » soit une légende.

[...]

  1. Mischner le prétend dans son livre Arbeitsplatz Olympia-Stadion : Erinnerungen 1936-1972, paru en 2004. Il ajoute même qu’Owens possédait une photo de sa poignée de main avec Hitler. Ladite photo n’a jamais été retrouvée.

  • Brexit : l'étrange victoire

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    publié dans le Magazine Causeur n° 96 - Juillet-aout 2016

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    Brexit : l'étrange victoire
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    • 9 Août 2016 à 15h54

      MGB dit

      HITLER n’a pas eu l’occasion de ne pas serrer la main d’OWENS pour la simple raison que les règles de l’Olympisme interdisent aux Politiques de le faire. Hitler avait commencé au début des jeux de 36 à saluer personnellement les médailles d’Or allemandes, mais il a été rappelé à l’ordre.

      Ceci dit, il n’est pas douteux qu’il n’a pas dû apprécier la victoire d’OWENS sur le champion allemand. Mais les USA n’ont pas fait mieux chez eux puisque l’exploit d’OWENS a été passé sous silence.

    • 8 Août 2016 à 13h31

      douce France dit

      Tiens , on nous aurait donc menti ! une fois de plus…..

      • 11 Août 2016 à 10h54

        Pierre Jolibert dit

        Non.
        Mentir c’est dire le faux pour le vrai (que l’on sait vrai).
        Là c’est un mythe spontané et collectif pour répondre à un besoin irraisonné, un peu comme voir des mensonges partout, ce qui n’est pas en soi menteur mais simplement confus et à effréné dans la recherche d’une cause confortante.

    • 7 Août 2016 à 23h02

      Félix dit

      L’auteur a raison de parler de « l’épisode Owens » .

      Si on veut rester crédible en condamnant qui que ce soit qui encourt reproches et châtiment, il ne faut qu’affirmer les fait avérés et “ne pas en rajouter”.

      C’est dans ce même esprit qu’un avocat anti-nazi a dit: “je ne crois pas aux témoignages”, ni à charge, ni à décharge; pas même à charge car certains témoins, craignant que les accusation portées ne soient pas suffisantes à faire condamner un accusé, en rajoute”. Ceci décrédibilise alors l’accusation pour ne profiter qu’à la défense.

    • 7 Août 2016 à 10h34

      eclair dit

      petite erreur

      “Hitler did shun a black American athlete at the 1936 Games. On the first day of the Olympics, just before Cornelius Johnson, an African-American athlete who won the first gold medal for the U.S. that day, was to receive his award, Hitler left the stadium early. (The Nazis later claimed it was a previously scheduled departure.)

      Prior to his departure, Hitler had received a number of winners, but Olympic officials informed the German leader that in the future he must receive all of the winners or none at all. After the first day, he opted to acknowledge none. Jesse Owens had his victories on the second day, when Hitler was no longer in attendance. Would Hitler have snubbed Owens had he been in the stadium on day two? Perhaps. But since he wasn’t there, we can only surmise.”

      http://german.about.com/od/culture/fl/Did-Hitler-Really-Snub-Jesse-Owens-at-the-1936-Berlin-Olympics.htm

      • 7 Août 2016 à 10h41

        eclair dit

        https://www.ushmm.org/wlc/fr/article.php?ModuleId=226

        Suite à la Première Guerre mondiale et au Traité de Versailles (1919), les forces alliées victorieuses occupèrent la Rhénanie en Allemagne occidentale. L’utilisation de troupes coloniales françaises, en partie composées de Noirs, dans le cadre de ces armées d’occupation, exacerbèrent le racisme anti-noir en Allemagne. La propagande raciste allemande dépeignit alors les militaires noirs comme des violeurs de femmes allemandes et les accusa d’être porteurs de maladies, en particulier vénériennes. Les enfants de soldats noirs et de femmes allemandes furent appelés les “bâtards de Rhénanie”. Les nazis, qui n’étaient encore qu’un petit mouvement politique, les considéraient comme une menace pour la pureté de la race germanique. Dans son livre Mein Kampf (Mon combat), Hitler accuse “les Juifs d’avoir intentionnellement amené les Nègres en Rhénanie, afin de détruire la race blanche détestée par l’abâtardissement”.

      • 7 Août 2016 à 22h37

        Pierre Jolibert dit

        Tiens, ils ont eu besoin de dire que ah oui boudu y avait un truc urgent on a pas pu rester ? Et justification auprès de qui ? dans le cadre de la dissimulation temporaire du vrai régime ?
        En tout cas on comprend qu’on ait demandé à Owens à la maison : alors c’était comment ?
        échantillons de Mein Kampf :
        sachant qu’”un Etat raciste doit donc avant tout faire sortir le mariage de l’abaissement où l’a plongé une continuelle adultération de la race et lui rendre la sainteté d’une institution destinée à créer des êtres à l’image du Seigneur et non des monstres qui tiennent le milieu entre l’homme et le singe
        (on voit le curieux collage entre du néo-darwinisme mal digéré et un reste de teinture chrétienne aux fondements très oubliés), et qu’il est indispensable de “retirer la faculté de procréer aux syphilitiques, aux tuberculeux, aux êtres atteints de tares héréditaires, ou contrefaits, aux crétins” tout en retirant celle de contrôler les naissances aux autres,
        “on s’étonne avec un air stupide du peu d’influence qu’a la foi chrétienne dans son propre pays, de l’épouvantable “irréligion” de cette misérable canaille dégradée physiquement et dont le moral est naturellement tout aussi gâté ; et l’on se dédommage en prêchant avec succès la doctrine évangélique aux Hottentots et aux Cafres. Tandis que nos peuples d’Europe, à la plus grande louange et gloire de Dieu, sont rongés d’une lèpre morale et physique, le pieux missionnaire s’en va dans l’Afrique centrale et fonde des missions pour les nègres, jusqu’à ce que notre “civilisation supérieure” ait fait de ces hommes sains, bien que primitifs et arriérés, une engeance de mulâtres fainéants.”
        (au passage difficulté de la théorie raciste avec la temporalité : comment ménager l’idée de supériorité native avec celle de progrès à achever, etc.)

      • 7 Août 2016 à 22h56

        Pierre Jolibert dit

        et beaucoup plus loin, dans ce qui concerne l’éducation :
        “De temps en temps, les journaux illustrés mettent sous les yeux de nos bons bourgeois allemands le portrait d’un nègre qui, en tel ou tel endroit, est devenu avocat, professeur ou pasteur, ou même ténor tenant les premiers rôles ou quelque chose de ce genre. Pendant que nos bourgeois imbéciles admirent les effets miraculeux de ce dressage et sont pénétrés de respect pour les résultats qu’obtient la pédagogie moderne, le Juif rusé y découvre un nouvel argument à l’appui de la théorie qu’il veut enfoncer dans l’esprit des peuples et qui proclame l’égalité des hommes. Cette bourgeoisie en décadence n’a pas le plus léger soupçon du péché qu’on commet ainsi contre la raison ; car c’est une folie criminelle de dresser un être, qui est par son origine un demi-singe, jusqu’à ce qu’on le prenne pour un avocat, alors que des millions de représentants de la race la plus civilisée doivent végéter dans des situations indignes d’eux. On pèche contre la volonté du Créateur quand on laisse les hommes les mieux doués étouffer par centaines de milliers dans le marais du prolétariat actuel, tandis qu’on dresse des Hottentots et des Cafres à exercer des professions libérales. Car il ne s’agit là que d’un dressage, comme pour un caniche, et non d’une “culture” scientifique.”
        On voit mal comment cet homme aurait pu ressentir la moindre chose, dans quelque résultat sportif que ce soit, qui fût apte à perturber si peu que ce soit une telle détermination à tout plier à sa guise. J’isole la dernière phrase du §, qui pousse la désorganisation jusqu’au bout :
        “Si l’on consacrait les mêmes efforts et les mêmes soins aux races douées d’intelligence, n’importe lequel de leurs représentants serait mille fois plus capable d’obtenir des résultats pareils.” ?!#

    • 6 Août 2016 à 13h05

      golvan dit

      Il ne fait aucun doute qu’il y avait beaucoup de sympathisants nazis parmi la bourgeoisie américaine de cette époque, à commencer par Ford, antisémite notoire, qui avait fait don des bénéfices de Ford- allemagne au mouvement nazi. Mais aussi la GM motors qui a largement contribué à l’effort de guerre nazi ( messerschmitt 262) et qui a réussi en 1965 à obtenir des dommages de guerre parce que ses usines en Allemagne avaient été détruites par les bombardements alliés…
      Quant à l’olympisme, c’est une espèce d’ONU sportive qui fluctue en fonction des intérêts économiques principalement américains, et une gigantesque machine corrompue.
      Aucun anti-américanisme là-dedans, seulement le constat que l’olympisme actuel obéit aux intérêts des chaînes TV américaines.
      Quant à Jesse Owens, ce n’était pas seulement un grand athlète mais une belle personne, et infiniment lucide, ce qui est forcément un peu chiant pour les amateurs de légendes.  

      • 6 Août 2016 à 17h13

        eclair dit

        sauf golvan que la décision a été decidé par le coach après le 100m.

        Et qu’il a mis le premier et le deuxieme du 100m individuel les 2 qu’on voit sur la photo.

        Glickman n’avait que 18 ans.Cela veut dire qu’il n’avait pas fini de developpé sa musculature et qu’il devait avoir les moins bonnes performances des 6

        stoller lui a fait une contre performance en individuel.

        • 8 Août 2016 à 12h33

          golvan dit

          @ éclair
          Je ne parle pas de la décision qui consistait à faire courir Owens qui était incontestablement le plus rapide des sprinters américains, et d’ailleurs mondiaux, mais du tropisme pro-nazi de la haute bourgeoisie américaine qui privilégiait les affaires et se moquait pas mal de la nature desdits affaires.  

    • 6 Août 2016 à 2h20

      Martini Henry dit

      “When the legend becomes fact, print the legend!” The man who shot liberty Wallance.
      Il semble bien que certains commentateurs en soient restés à cet adage plein de bon sens…

      • 6 Août 2016 à 10h10

        Pierre Jolibert dit

        Surtout si la légende est d’un fait.
        La main pas serrée n’était qu’une supputation (comme dirait Ingrid Riocreux) mais son autre tort est de toute façon de ne servir qu’à illustrer un -isme (voyez l’empressement à savoir si Roosevelt était -iste, c’est-à-dire susceptible d’être le sujet d’un prédicat permanent, ou s’il l’était plus ou moins que quiconque, etc.).
        La serviette comme marque conseillée par l’athlète arrivé 2ème, c’est un fait qui est un moment de grâce pour lequel une image fixe suffit. Tant mieux si l’amitié a perduré. On peut en faire une légende.
        On se plaint très bruyamment que l’histoire à l’école soit devenue majoritairement conceptuelle et on a bien raison sans trop même savoir à quel point, car tout le monde n’a pas eu l’expérience étrange d’entendre des gens de 14 ans devoir faire contraints et forcés des phrases avec le mot totalitarisme dedans (ex-oraux d’histoire des arts en 3ème). Mais la plupart de ceux qui se plaignent le font eux-mêmes conceptuellement et personne ne leur demande directement un choix de faits et de vignettes.
        Là c’est vraiment un fait en or, et ces photos… tous les deux allongés par terre, on dirait que c’est pour se mettre à l’abri des escadrilles de -ismes qui s’affrontent au-dessus. Merde je commence à faire dans le concept.

    • 6 Août 2016 à 1h50

      Cardinal dit

      A propos de Jeux Olympiques l’étonnant, cette nuit, pendant que France 2 nous montrait joie et spectacle à Rio pour ceux de 2016, RMC nous montrait simultanément les horreurs des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki, RMC a eu une étrange façon de célébrer ces Jeux !
      Curieuse conception de la concurrence TV.

      • 7 Août 2016 à 23h13

        Félix dit

        Il est bien certain que si nous avions conservé la télévision culturelle de qualité du général de Gaulle, nous n’en serions pas là. Giscard en a été le fossoyeur et le soi-disant progrès a fait le reste.

        Aujourd’hui, même les diplômés, fins adeptes des fautes d’orthographe, instruits mais incultes, ne regardent plus que la télé-réalilté et autres idioties.

        Donc, rien d’étonnant. Le mauvais goût et l’absence de bon sens sont de rigueur.

        Ces émissions sont bien sûr ponctuées de fautes de grammaire répétées, et ainsi de suite…..Même les journaux télévisés sont “mal parlés” sur les chaînes périphériques.

    • 5 Août 2016 à 19h03

      eclair dit

      pour le 4*100m.
      la délégation américaine a mis owen après qu’il ait gagné 3 m”dailles d’or.

      Et qu’en faisant ces changements ils battirent le record du monde sur la discipline Et ils finirent 11 m avant les allemands au final.

      • 5 Août 2016 à 19h07

        eclair dit

        et pour Metcalfe , c’est pareil il avait fini deuxieme du 100 m.

        Donc ils ont mis le premier et le deuxieme du 100 m dans le 4*100m.

      • 5 Août 2016 à 19h20

        eclair dit

        Glickmann avait que 18 ans. Cela devait donc etre le moins bon des 8

        Et pour stoller, il a fait des contre performance justement durant ces jeux.
        Il était consideré comme le deuxieme après owens avant les jeux. Il fit une contre performance qui peut expliquer le choix de le remplacer par l’entraineur.

    • 5 Août 2016 à 18h46

      Pierre Jolibert dit

      Merci beaucoup pour cet article.
      Il y avait justement cette semaine sur la chaîne Histoire un documentaire sur les JO de Berlin. On y racontait entre autres à propos de l’amitié d’Owens et Long que Long lui avait conseillé de mettre une serviette en avant de la limite du saut en longueur : il avait mordu deux fois de suite et il risquait de se faire éliminer (apparemment parce qu’il ne connaissait pas cette règle-là, inusitée aux EU ? je n’ai pas très bien compris le tout de toute façon ça allait trop vite). Histoire magnifique.
      Les historiens invités ont évidemment balayé la légende de la main non serrée de l’air typique qu’on prend dans ces cas-là (semi-rire, yeux plus ou moins au ciel un quart de seconde) sans que cela diminue en rien l’envie de la voix narrative de se réjouir du camouflet que la médaille d’or était censée être aux conceptions raciales de Hitler.
      Sur les relations avec le contexte politique américain : petit aperçu trouvé grâce à un lien avec l’article wiki Nazi race policy : https://news.google.com/newspapers?id=9kxhAAAAIBAJ&sjid=uHQNAAAAIBAJ&pg=6051,1761645&hl=en
      “Hitler didn’t snub me _ it was our president who snubbed me”, Owens said at a Republican rally here last night. “The president didn’t even send me a telegram.”
      Intéressant à divers titre : le fait et la hiérarchie entre les faits sont toujours déjà enrobés dans l’opinion et l’usage qui en est fait : évidemment il faut dire ça à un congrès républicain (à l’époque où le vote démocrate sonne encore rebs défaits dans le Vieux Sud ?) ; on lui a quand même posé la question, donc les gens s’attendaient à une difficulté (et alors ? et alors ? c’était comment ?) ; et les très rigides mots racisme et discriminations n’étant pas encore l’alpha et l’oméga de l’étude des relations humaines, le verbe est snub, sans doute plus brutal que snober en français, mais c’est riche de perspectives.

    • 5 Août 2016 à 18h45

      Cardinal dit

      En somme Adolph Hitler n’était pas raciste, mais Franklin Roosevelt si.
      C’est une nouvelle interprétation de l’histoire ou une simple opportunité d’exprimer ce bon vieil anti-américanisme à la française ?

      • 5 Août 2016 à 19h38

        IMHO dit

        En gros c’est ça .
        Anecdote:
        On this day in 1945, Gen. George S. Patton tells reporters that he does not see the need for “this denazification thing” and compares the controversy over Nazism to a “Democratic and Republican election fight.”

      • 7 Août 2016 à 2h50

        Pepe de la Luna dit

        Allez dire ça à Jesse Owens, c’est lui qui le déclare.
        Entre l’anti-américanisme et l’américanolâtrie, il y a un juste milieu…

    • 5 Août 2016 à 18h31

      Garmin dit

      De l’humour au deuxième degré ? J’en doute sérieusement et, dans tous les cas, inacceptable.
       

      • 6 Août 2016 à 11h20

        durru dit

        Rooh, on aurait censuré la réflexion bien profonde de Bill? Inacceptable ;)

    • 5 Août 2016 à 16h49

      thd o dit

      Un article intéressant, merci. Dans ce cas précis, le symbole était en fait à l’inverse de la réalité.