Himalaya : ça ne fond pas !

Les bidonnages des “experts” jettent un froid sur Copenhague

Publié le 22 janvier 2010 à 11:04 dans Monde

Himalaya : va encore falloir monter le chauffage !

Himalaya : va encore falloir monter le chauffage !

Pauvre GIEC : pris dans la tourmente du refroidissement actuel, le consortium international des scientifiques réchauffistes doit faire face à un nouvel épisode créé par ses affirmations infondées. Le “climategate” avait révélé les petits arrangements entre collègues sérieux qui, conscients de leurs responsabilités, s’arrangeaient entre amis pour sauver la défense de leur vision apocalyptique de l’avenir. Une nouvelle révélation pourrait se révéler autrement plus embarrassante pour la prétendue forteresse de la vérité scientifique. On découvre aujourd’hui que la fonte des glaciers, présentée comme certaine dans le quatrième rapport de 2007, n’est qu’une hypothèse et que, faute de preuve scientifique, elle repose sur le sentiment d’un chercheur interrogé lors d’une interview.

Voilà des années qu’on nous serine que la fonte des glaciers est le signe le plus marquant de la main de la nature qui, outragée par nos excès et notre production de CO2, les ferait disparaître, avec en prime une montée du niveau des mers de plusieurs mètres. En 2035, les glaciers de l’Himalaya auront complètement disparu, avertissait le quatrième rapport du GIEC. Désormais, la vengeance sera une boisson à boire froide.

De nombreux scientifiques ont remis en cause ces décrets péremptoires. En Angleterre, un tribunal a condamné le film d’Al Gore en raison d’affirmations comparables. Or, il apparaît que la disparition annoncée des glaciers de l’Himalaya n’est qu’une rumeur transformée en vérité scientifique grâce à un puissant bouche-à-oreille. Une personne, forcément sûre, l’a dit par téléphone à une autre personne, qui elle-même l’a redit à une autre, et ainsi, chemin faisant, le “résultat scientifique” s’est retrouvé inscrit dans le fameux rapport 2007 du GIEC, qui a créé une véritable panique et qu’on n’a eu de cesse de nous présenter comme du béton armé passé au crible intransigeant et implacable de la meilleure expertise scientifique du monde.

Il y a pire. Georg Kaser, un Allemand appartenant au groupe I du GIEC, affirme avoir tenté d’attirer l’attention de ses collègues du Groupe II sur le non-sens scientifique de leur conclusion. Sans le moindre effet. Il s’en est fallu de peu que l’on évacue tous les ours blancs menacés de disparition.

Examinons les explications de nos incorruptibles alarmistes. Stéphane Foucart du Monde parle d’une “bourde qui tient en une phrase, à la 493e des 976 pages que compte le deuxième volet”. Broutille. Dans le même esprit, le climatologue français Hervé Le Treut affirme : “Cette erreur doit être ramenée à sa juste mesure. D’abord, elle ne change rien au fond du problème.” Jean Jouzel, membre du GIEC, lâche aimablement ses chers collègues, notant que l’erreur a été commise par les auteurs du deuxième volet du rapport, “qui sont spécialistes d’enjeux régionaux, et pas des aspects purement scientifiques”. Ce sont pourtant ces enjeux régionaux qui, à juste titre, inquiètent les habitants de la planète et interpellent les dirigeants du monde.

La parade est simple : on minimise – “une phrase fausse sur des milliers, who cares ?” Cette réaction évoque celle d’Al Gore qui, après la décision de la justice anglaise, s’était félicité, observant que le tribunal n’avait recensé dans son film que neuf erreurs scientifiques sur “des milliers d’autres faits”. Pour lui, le jugement aurait confirmé le consensus scientifique selon lequel “le réchauffement climatique est réel et causé par les activités humaines”. Le problème, c’est que cette “poignée d’erreurs” a largement contribué à la panique planétaire.

On pourrait éventuellement souscrire à ces justifications si, de l’autre côté, toute erreur n’était pas immédiatement montée en épingle. Ainsi, lorsque le climato-sceptique Vincent Courtillot et ses collègues utilisent des données incomplètes dans un article, alors même que cette erreur ne bouleverse pas le fond de leur travail, ils sont accusés à grand bruit de manipulation et d’incompétence. Il est vrai qu’ils ne demandent pas à l’ensemble de l’humanité de changer ses habitudes sous peine d’apocalypse. Du reste, on ne les écoute guère alors que les prévisions “scientifiquement prouvées” du GIEC font frémir le monde entier, du villageois au président des Etats-Unis.

Il ne s’agit pas de polémiquer sur la fonte des certitudes “giecatiques”, mais d’en profiter pour réaffirmer que la climatologie n’est pas (encore) une science, que les lois qui gouvernent l’évolution du climat n’ont pas été découvertes, même si certains mécanismes nous sont connus ainsi qu’une partie de son passé. La science est amorale, elle n’est pas démocratique et ne se décide pas, ni à l’unanimité ni au consensus. Il est essentiel pour sa crédibilité de pas opérer d’amalgame entre ce qui a été prouvé et ce qui est perçu comme vrai par des scientifiques, qui rappelons le, sont des humains comme les autres. En conséquence, il est suicidaire de vouloir bouleverser l’organisation économique du monde au nom de ce qui n’est encore qu’une chimère, serait-elle celle d’éminents savants. Et peu importe qu’elle conforte nos “croyances de coupables”.

Cessons donc de présenter comme des certitudes l’expression de nos peurs et de notre incapacité de parvenir à une compréhension globale de l’évolution du monde. La science doit éclairer notre connaissance du monde, pas se substituer à la politique, d’abord parce que ce n’est pas son rôle, et surtout parce qu’elle en est incapable. Il n’est pas mauvais en soi de vouloir changer le monde, à condition de ne pas pratiquer pour y arriver la manipulation des esprits et la dissimulation des données.

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  • 27 January 2010 à 18h22

    brennec dit

    Pas le temps de lire toutes les réactions, donc si je doublonne (ou plus) je m’en excuse.
    Le ‘glaciergate’ n’est pas du tout une erreur, derrière cette prétendue erreur se trouvent des intérets bien sonnants. Le glaciologue interrogé par le WWF, a l’origine de ce bobard, a été ultérieurement embauché dans l’entreprise TERI, spécialisée dans les énergies renouvelables, et dont le propriétaire est…. R K Pachauri, président du GIEC. Arguant de cette ‘prédiction’ Mr Pachauri a obtenu environ 3 millions d’euros de l’union européenne, 300 000 euros allant a son entreprise TERI. Interrogé, le glaciologue a l’origine du bobard a indiqué qu’il savait bien que c’était faux mais que ce n’était pas son boulot de corriger les erreurs. Quand a Mr Pachauri il a affirmé n’avoir eu que tardivement et récemment de l’erreur en question.
    Malheureusement il est impossible d’avoir connaissance de ces faits si l’on est français, il faut lire l’anglais et aller sur les blogs anglophones. Pour ceux qui lisent l’anglais je donne le lien de l’article le plus détaillé concernant cet épisode:
    http://buythetruth.wordpress.com/2010/01/26/un-ipcc-rotting-from-the-head-down/

    A noter qu’il se profile maintenant un amazongate, concernant la forêt amazoniene, dans lequel serait impliquée la fille de Mr Pachauri.

  • 27 January 2010 à 12h09

    Alpin dit

    @Bibi,

    Bonjour,

    Délicieux,à s’étouffer de rire.

  • 27 January 2010 à 11h58

    bvb09 dit

    @ Bibi

    lol
    je la connaissais mais je l´avais oubliée
    je ne veux pas trop l´interpréter parce que je pourrais me retrouver à la place de watson plus souvent qu´à mon tour.

  • 27 January 2010 à 11h45

    Bibi dit

    @ zoumit et bvb09

    Sherlock Holmes et le Dr Watson sont au camping. Après un bon repas et une bouteille de vin ils gagnent leur sac de couchage pour la nuit et s’endorment.

    Quelques heures plus tard, Holmes se réveille et aussitôt secoue son compagnon :

    Watson, regardez le ciel et dites-moi ce que vous voyez?
    Je vois des millions et des millions d’étoiles.
    Qu’est-ce que cela vous évoque ?
    Astronomiquement, répond Watson, cela me dit qu’il y a des millions de galaxies et potentiellement des milliards de planètes. Astrologiquement, j’observe que Saturne est en Lion. Horairement, j’en déduis qu’il est environ 3h. Théologiquement, je vois que Dieu est tout-puissant et que nous sommes petits et insignifiants. Météorologiquement, je pense que nous aurons une belle journée demain. Et vous, Holmes ?
    Sherlock Holmes resta silencieux une minute puis déclara : Watson vous êtes un âne, quelqu’un nous a volé la tente!

  • 27 January 2010 à 0h28

    Bibi dit

    Himmel, mein Eis!

  • 26 January 2010 à 21h58

    expat dit

    @bvb : d’accord avec vous – comme on dit il faut éviter de crier au loup quand il n’y a pas de loup !