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Retour au western!

La fabrique du héros

Auteur

Jean-Paul Brighelli

Jean-Paul Brighelli
Enseignant et essayiste, anime le blog "Bonnet d'âne" hébergé par Causeur.

Publié le 29 mai 2016 / Culture

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«Alamo» avec John Wayne

La IIIème République a eu besoin de héros, et elle a inventé l’école publique pour se les procurer. Il fallait fabriquer les guerriers de la reconquête de l’Alsace et de la Lorraine — là où s’était tenue la « dernière classe » d’Alphonse Daudet.

« Nationalisme insupportable ! », pensent aujourd’hui les profs d’Histoire (qui curieusement se disent « historiens », quand aucun prof de maths n’ose se dire « mathématicien »). « L’Histoire ne se résume pas aux exploits du grand Ferré et de Jeanne Hachette — ou de Jeanne d’Arc, instrumentalisée par la gauche radicale dans les années 1880 ». Oui, et alors ? Est-il bien sûr que nous n’ayons plus besoin de héros ?

Petit crochet par mon histoire personnelle.

J’avais 7 ans, mon père de loin en loin m’amenait voir des westerns, le grand genre des années 1950-60. C’était d’autant plus, simple qu’il y avait alors près de vingt salles de cinémas dans le centre-ville de Marseille — il en reste une, les autres sont devenues, des fast-foods et des entrepôts d’import-export. Cette année-là, nous avons vu Rio Bravo, où Dean Martin et John Wayne affrontaient une bande de salopards qui régissaient une petite ville. Puis, l’année suivante, Alamo. Et là, John Wayne meurt. Stupéfaction dans la salle. John Wayne meurt ! Il était supposé indestructible ! Il meurt en défendant une ruine contre une armée entière, avec trois cents hommes qui se sacrifient tous.

L’identification marchait à fond. L’Histoire aussi : quelques mois plus tard je vis la source d’Alamo — la Bataille des Thermopyles, version Rudolph Maté. Ou comment une poignée d’hommes défendait la liberté grecque contre les barbares.

Evidemment, les défenseurs d’Alamo avaient en tête le vieil exemple grec au moment de décider de mourir. Tout comme les révolutionnaires de 1793, grâce à David, se prirent pour le jeune Bara et trouvèrent le courage d’affronter l’Europe coalisée contre eux.

Cette même année, je revis John Wayne dans L’Homme qui tua Liberty Valance. Et j’y découvris ce qui pour moi est le principe fondateur des vrais cours d’Histoire : « When the legend becomes fact, print the legend ! » (Ici, hurlements d’effroi et soupirs de commisération des « historiens »… Mais je t’emmerde, coco !). Le film n’exalte pas forcément la loi de la frontière, mais l’arrivée de la loi dans une ville de la frontière, où un salopard (Lee Marvin) est au service des grands capitalistes locaux.

Là aussi, John Wayne meurt — en fait, il est mort dès le début du film. Les héros sont faits pour mourir — et pas d’un cancer, dans une chambre miteuse, mais le colt à la main : ça, je l’ai saisi un peu plus tard, en regardant, en 1976, Le Dernier des géants.

Je ne parlais pas encore anglais, à l’époque, et la version française de Liberty Valance m’a suffi : « Quand la légende dépasse la réalité, on imprime la légende » — et on a bien raison. À vrai dire, on a toujours fait ça — j’avais lu L’Odyssée peu auparavant, j’ai vu Kirk Douglas incarner Ulysse (ici en entier) et anéantir les quarante prétendants à lui tout seul, je devais être tout enfant, mon père avait une fascination pour Silvana Mangano.

En cette même année 1962, ma mère, qui avait une dévotion pour Daniel Sorano, acheta en disques microsillons 33 tours l’adaptation montée pour la télévision de Cyrano de Bergerac. « Je sais que vous aimez vous battre un contre cent, dit cet enfoiré de Comte de Guiche, Vous ne vous plaindrez pas de manquer de besogne » (c’est , au bout d’1h46 de merveilles).

Un contre cent — et même contre cinq cents : j’avais quinze ou seize ans quand j’ai vu pour la première fois La Horde sauvage, où quatre truands revenus de tout et de leur dernière bouteille choisissent de mourir en décimant une armée mexicaine. « Let’s go ! » « Why not ? » Sublime !

J’entends d’ici les cris de certaines historiennes — celles d’Aggiornamento par exemple. « John Wayne ! Quelle horreur ! Un type qui collaborait avec McCarthy ! » Tu ne penses tout de même pas m’apprendre quelque chose, sinistre imbécile ? Parmi mes westerns préférés, il y a High noon (Le Train sifflera trois fois), où Gary Cooper affronte quatre ordures qui ressemblent à une commission des activités anti-américaines : Wayne (magnifiquement décrit comme un sur-américain dans Dalton Trumbo) avait si bien compris de quoi il était question qu’il laissa le rôle à Gary Cooper — bonne idée.

Il est évident que les Mexicains d’Alamo sont des Rouges — mais assez distingués pour faire jouer le mélancolique et mortel Deguello durant la dernière nuit avant l’assaut. Comme j’ai adoré Geronimo (avec Chuck Connors dans un rôle d’Apache), vu en 1963 aussi — et je n’étais pas du côté des Tuniques bleues, va ! Ou Les Cheyennes — à voir absolument par ceux qui croient que Ford est un enthousiaste de l’esprit pionnier. Ou La Flèche brisée. Ou…Qui sont les ennemis d’aujourd’hui, hein… Les chefs d’œuvre parlent au-delà d’eux-mêmes.

Tous ces films où l’on se bat « à un contre cent ». Nous avons besoin de légendes — ou nous mourrons de froid.

Ne pas plier ! Ne pas se rendre ! Et se battre jusqu’au bout !

La génération qui bat (faiblement) le pavé en ce moment, et qui geint dès qu’un CRS lui casse un ongle, a été décérébrée par des pédagogues fous, mais surtout ramenée au niveau le plus bas de l’humanité : l’individualisme du selfie, du spring breack et du binge drinking — trois concepts écrits en anglais, le français étant mort sans tambour ni trompette. Sens du combat, néant. Sens du risque,  néant. Sens du sacrifice, néant. Et pendant ce temps, nous sommes en guerre et ils ne s’en sont pas aperçus, parce que les « historiens » ne les y ont pas préparés. Crime d’Etat. Comptez sur moi, si j’en ai l’occasion, pour vous faire passer en conseil de guerre. Parce que ça suffit, la culture de l’impunité. Comme dit un autre western : pendez-les haut et court !

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 1 Juin 2016 à 14h35

      Pierre Jolibert dit

      IMHO,
      je crois que vous avez tort : les enfants adorent les récits de veillée et ceux d’aujourd’hui plus que jamais.
      Comme vous parlez aussi plus haut de “beaux mensonges”, vous devez bien avoir dans l’idée que Platon, à qui on doit le débat, dirait que le beau mensonge de veillée est indispensable à l’éducation qu’il veut.

    • 1 Juin 2016 à 10h22

      keg dit

      les fins de règne, les fins d’époque sont toujours propices aux héros de barricades. Mais 2016-2017 ne sera jamais 68!

      http://wp.me/p4Im0Q-17d

    • 30 Mai 2016 à 18h06

      Letchetchene dit

      @ I-diots sans gènes

      Le problème avec vous c’est que vous le prenez à l’envers.
      Car ce ne sont pas des histoires (genre blagues à toto ou autres) dans le sens je vais te raconter une histoire.
      Non là c’est notre Histoire, celle de notre pays il n’y en a pas plusieurs, non, juste notre Histoire celle de la France..
      Puis vous dites :
       « pour le bien’être de l’ humanité, on ne devrait enseigner aux enfants que l’ histoire de l’ humanité… Ainsi, ils feront partie d’ un plus grand pays..!^^
      Faire partie d’un plus grand pays, mais l’histoire d’autres pays, ce n’est pas leurs Histoire et puis qu’en savez-vous du bien-être de l’humanité, car chacun à sa propre histoire, celles de ses parents, grands-parents, arrière-grands-parents qui ont vécu non pas dans l’histoire de l’humanité mais dans celle de leur ville, région c’est cette histoire rassemblée qui fait notre Histoire de France.
      Alors n’essayer pas de nous faire croire, qu’une seule histoire ferait le bonheur de nos enfants, et où se situeraient-ils dans cette pseudo-histoire d’un monde que la plupart ne connaissent qu’à travers une télévision qui détruit les âmes et les cerveaux !

      • 30 Mai 2016 à 18h32

        i-diogene dit

        Tchechaîne,

        Ce que tu appelles l’ histoire, c’ est un ensembles d’ histoires frelatées, puisque toujours écrites soit par les vainqueurs, soit par une noblesse ou un clergé qui n’ avaient de noble que le titre royal ou papal.. Ce qui revient un peu au même..FABULATIONS..!^^

        L’ histoire, c’ est aussi les paysans, les artisans, les ouvriers, les femmes, etc..

        Dès l’ instant où l’ histoire se base sur des écrits, elle est corrompue..

        ..Alors, fonder une notion de nation sur des bases pourrie… Ca fait une société pourrie..!^^  

        • 30 Mai 2016 à 22h28

          Letchetchene dit

          Comme nOus  n’avons pas élevés les cochons ensembles ,la moindre des politesses serait de vous en tenir au  ”vouvoyment” et moi je ne déforme pas les propos des autres et quand je dit notre Histoire je désigne l’ensemble des français qui habitent notre beau pays et ont écris chacun avec leur sensibilité cette Histoire qui n’est assurément pas “Pourrie” .
          Et puis si vous la trouvée si Pourrie alors la porte est ouverte on ne vous retient pas , vous et tou ceux qui comme vous crachez dans la soupe même si celle-ci n’est pas toujours ragoûtante avec des personnes de votre espèce…
          Bien le bonsoir triste manant!!!! 

    • 30 Mai 2016 à 10h36

      IMHO dit

      Je viens de lire l’Histoire de France – Cours élémentaire – de Lavisse, dans Wikisource.
      Je crois que les écoliers d’aujourd’hui rigoleraient en lisant ça 
      Ce n’est pas que ce soit faux, c’est que ce n’est pas de L’Histoire, c’est un récit de veillée .
      Ça en flanque un bon coup à la théorie de la baisse du niveau.Les enfants d’aujourd’hui sont plus intelligents, car mieux éduqués, que ceux à qui on faisait lire Lavisse .
      Education n’est pas synonyme de connaissance ou d’obéissance, mais de capacité de jugement et d’indépendance .
       

      • 30 Mai 2016 à 11h15

        QUIDAM II dit

        Les mythes et les légendes… les « romans nationaux » fondent un imaginaire et une sensibilité communes sans lesquels il ne peut pas y avoir de référents partagés, et à défaut desquels il n’y pas de citoyen mais des individus isolés, atomisés, incapables de « faire peuple ».

        Margaret Thatcher disait : « la société, ça n’existe pas. Il n’y a que des individus. » La doctrine a évolué. A présent, il peut-être dit : les individus, ça n’existe pas, il n’y a que des consommateurs.

        La « déconstruction » des romans nationaux ne fait qu’acculturer les citoyens pour en faire des atomes sociaux sans lien les uns avec les autres, et donc sans capacité de mobilisation collective.

        C’est ainsi qu’aucune mobilisation n’a pu avoir lieu après 2005 lorsque les dirigeants politiques ont piétiné la volonté pourtant très clairement exprimé par les citoyens de refuser le traité constitutionnel européen.

        Cela n’a rien de drôle…

        • 30 Mai 2016 à 20h22

          IMHO dit

          Supposons, Quidam, que des habitants de divers pays, pays proches par leur civilisation, soient contraints par un cataclysme de se réfugier dans une contrée déserte et d’y fonder une colonie.
          Deux générations se passent, la colonie prospère, les frictions du début entre les colons des différentes origines sont oubliées.
          Diriez-vous que ces colons ne peuvent “faire peuple”, parce qu’ils n’ont pas un imaginaire etc ?
          Ils connaissent l’histoire de leur colonie, car on la leur enseigne, mais ce n’est pas une histoire imaginaire, les faits sont récents et vérifiables . Et-ce que ça ne leur suffirait pas pour se sentir unis ?
          Est-ce que pour cela, il leur faudrait absolument de beaux mensonges, des mythes pour le dire en un mot ?    
            

      • 30 Mai 2016 à 11h54

        IMHO dit

        Lavisse a voulu que les enfants français apprennent l’Histoire de France pour qu’ils comprennent qu’ils étaient français, car dans les campagnes, on était du pays et pas d’ailleurs.
        Lisez si vous le pouvez La Fin des Terroirs, d’Eugen Weber, qui raconte magnifiquement bien la modernisation de la société rurale entre 1880 et 1905.
        Dans la société urbaine, on se savait français, mais pas seulement, on était aussi européen par sa caste si on était noble, d’Eglise si on était catholique ou du peuple si l’on était ouvrier .
        La guerre de 1870 avait bien éveillé le patriotisme mais l’armée n’était pas admirée, car elle ne le méritait pas.
        Le paradoxe c’est que “l’imaginaire et le sensibilité communes sans lesquels il ne peut pas y avoir de référents partagés, et à défaut desquels il n’y pas de citoyen ” n’ont pas existé jusqu’au moment où, si l’on en croit les antimodernes, ils ont commencé à être miné par la modernité .
        Comment les Français ont-ils formé une Nation sous les quarante rois ?
        La réponse est qu’ils ne formaient ni une nation ni un peuple. Louis XIV disait ” mes peuples “, non “mon peuple”.
        Pourquoi ne ferait-il pas peuple aujourd’hui que les idées et les paroles circulent et sont discutés vite et partout dans la société ?  
              

        • 30 Mai 2016 à 14h31

          QUIDAM II dit

          Jacques Le Goff : “Comment gouverner sans l’histoire ?” Propos recueillis par Jacques de Saint-Victor. LE FIGARO LITTÉRAIRE Publié le 07 décembre 2006

          Extrait :
          Le fig Lit : Cette libération d’Orléans (par Jeanne d’Arc) aura été en tout cas un moment décisif dans la constitution de la nation française.

          Jacques le Goff : C’est une évidence. La leçon du siège, c’est que Dieu a fait libérer Orléans par les Français. Il a ainsi montré que les chrétiens, jadis répartis en monarchies, sont maintenant de plus en plus considérés comme des nations. Et les nations doivent se respecter l’une l’autre. Il ne s’agit pas de faire disparaître les Anglais. Il s’agit d’empêcher les Anglais de prendre aux Français ce que Dieu leur a donné. Ainsi, Orléans correspond en effet à un moment important dans la constitution des nations. La reprise ultérieure de Paris est importante, mais elle l’est moins symboliquement car elle intervient à un moment où la victoire française est désormais prévisible. Alors qu’à Orléans, on ne sait pas encore ce qui peut se passer. 

      • 30 Mai 2016 à 16h54

        Letchetchene dit

        @ IMHOtep

        Vous dites « Je crois que les écoliers d’aujourd’hui rigoleraient en lisant ça »

        Ça , c’est l’histoire de France , c’est sûr qu’ils en rigoleraient comme vous dites, sauf que pour les 95% de ceux qui sont dans nos écoles de quartiers ne font pas partis de notre histoire car ils sont musulmans et donc leurs histoires (même avec une C.I. française) ce n’est pas le christianisme , ni les Gaulois, ni Jeanne d’ARC, ni St Louis , ni Henry IV , ni Louis XIV , ni Louis XVI , ni Lafayette, ni Rochambeau ,ni la Révolution Française , ni La Terreur, ni Valmy , ni Napoléon 1er , ni les 3 Glorieuses , ni 1870 et la Commune , ni 1914-1918, 1939-1945 etc. etc. oui notre histoire bien ou mal racontée c’est celle-là…Posé la question à ces élèves demander leurs qui est un de ceux que je viens de vous citer leurs réponses vous montrera l’étendue de leurs méconnaissances totales de notre (leur !?) Histoire..
        Je suis d’origine Italienne, aussi bien du côté de mon père que de ma mère , mais nos arrière grands-parents, puis nos grands-parents puis mes parents nous ont élevés dans le respect de ce pays qui leur a donné à manger, un travail et à la maison personnes ne parler italien, c’était interdit tout le contraire de ces élèves d’aujourd’hui et moi 4ème génération dans mon éduction et celle que j’ai donné à mon fils nous sommes au plus profond de nous des Français et fiers de « notre Histoire ».
        Alors cette histoire faisons la connaitre à tous les élèves et soyons en Fiers bien ou mal racontée c’est la nôtre pour les bons comme les mauvais jours !!!

        • 30 Mai 2016 à 17h15

          i-diogene dit

          Deux remarques:

          - les histoires ce sont juste des histoires et en faire un modèle de société, c’ est surtout préjudiciable… Voire les hyper-nationalistes qui se la jouent avec des contes à dormir debout afin de s’ ériger des forteresses et des ennemis désignés (murs de la honte en Israël, à Berlin..).

          - pour le bien’être de l’ humanité, on ne devrait enseigner aux enfants que l’ histoire de l’ humanité… Ainsi, ils feront partie d’ un plus grand pays..!^^ 

          -  

    • 30 Mai 2016 à 7h42

      QUIDAM II dit

      Thésée, Ulysse, Achille, Herakles… Ivanhoé, le roi Arthur, Robin des bois, Guillaume Tell, Perceval le Gallois, Roland le Preux (celui de Roncevaux) etc…

      Selon plusieurs experts très savants, ces héros n’étaient pas américains et ne devaient rien à Hollywood…

      Certains prétendent même que c’est Hollywood qui leur devrait beaucoup. (ironie).

    • 29 Mai 2016 à 19h54

      Parseval dit

      Ça tourner bien en rond Brighelli, toujours les mêmes obsessions : le virilisme, le roman national, gnagnagna. Bon, si ça vous excite.
      Pour anéantir votre argumentation, je propose un film. Un western — le western ultime (je retourne vos armes contre vous) — avec des gens seuls contre tous, et même une classe toute seule, et des immigrés !, et une référence explicite à la stratégie antique*, et de la légende et tout ce qu’il faut.
      À la fin, le Mal gagne, le héro a perdu, mais la légende-des-valeurs-fondatrice-du-roman-national est pulvérisée.
      Et c’est tant mieux.
      Heaven’s gate de Michael Cimino.
      ————————————
      * « Those goddamn Romans. Averill, you son of a bitch, we’re gonna hang you » maugrée l’officier de West Point en voyant que l’alumnus de Harvard retourne contre lui les techniques romaines.

      • 29 Mai 2016 à 20h53

        Fioretto dit

        Parmi les incendiaires de la voiture de police il y a même un américain. Et dire que Rigouste voyait dans les casseurs le peuple en rébellion contre la police … je commence à croire au complot des USA qui financent le CCIF Diallo etc. pour déstabiliser la France :)
        http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/05/29/97001-20160529FILWWW00181-voiture-de-police-incendieeun-americain-ecroue.php

      • 30 Mai 2016 à 20h45

        IMHO dit

        Il faut reconnaître que cette fois-ci on est dans le paroxysme, la malédiction, l’apocalypse .
        Crève,  monde hideux ! Tremblez, cloportes ! 
        Que nous réserve l’avenir ?
        Nous l’apprendrons dans le prochain épisode de “Brighelli seul contre Tous “, qui nous sera offert par le Pastis Marseillais,
        le pastis de toujours !  
         

    • 29 Mai 2016 à 19h40

      Habemousse dit

      « Il y avait une dernière question. Quel était aujourd’hui le terrain d’expression de l’héroïsme ? Une mobilisation générale aurait-elle été possible en cette aube du vingt et unième siècle ?…. Qu’est-ce qui s’était passé pour qu’un peuple devînt un agrégat d’individus persuadés de n’avoir rien à partager les uns avec les autres. …La paix, la prospérité, la domestication nous avaient donné l’occasion de nous replier sur nous-mêmes. » ( Sylvain Tesson « Bérézina » )

      Nos ancêtres se battaient pour leurs descendants : puisque nous n’en voulons plus, pour qui se battre ? Pour un de nos derniers anti-héros, qui, en mettant son casque, en enfourchant son destrier vrombissant à deux roues, en allant manger son croissant chez sa maîtresse, après un tour de pâté de maisons sans danger, nous montre la voie du je m’en foutisme ?

      Le romantisme s’est réfugié dans l’esprit de déduction des enquêteurs, et des médecins légistes de séries policières qui ne sont plus capable de sauver leur prochain mais de savoir, enquête en main qui est leur meurtrier : les héros sont fatigués. 

    • 29 Mai 2016 à 19h13

      i-diogene dit

      - « Quand la légende dépasse la réalité, on imprime la légende ».

      C’ est exactement ce que l’ on reproche à l’ histoire enseignée dans les écoles et les collèges:

      L’ histoire n’ est pas le reflet de la réalité mais la construction partiale de contes à dormir debout: une mythologie moderne..!^^

    • 29 Mai 2016 à 18h45

      Yoda24 dit

      Je suis prof d’histoire, femme et pas “historienne” et je partage votre amour des westerns (que j’allais voir aussi dans les cinémas de Marseille l’été, où ils repassaient les vieux, les meilleurs, ceux de Ford, Delmer Daves…). Hélas les westerns ont disparu, mais je me console avec les films de super héros, pas aussi profonds certes. Donc vous voyez tous les profs d’histoire ne font pas partie de la secte gaucho-bobo d’aggiornamento ! et merci pour votre défense de l’enseignement

      • 30 Mai 2016 à 10h39

        IMHO dit

        Voici donc venir la première génération Star Wars ! 

    • 29 Mai 2016 à 18h16

      i-diogene dit

      La culture du héro..? 

      C’ est juste un fantasme d’ impuissant..!^^ 

    • 29 Mai 2016 à 17h35

      QUIDAM II dit

      Un peuple, c’est un certain nombre d’individus qui, notamment, partagent un même imaginaire apte à leur fournir des référents communs sans lesquels il leur serait difficile de se comprendre et de se sentir liés.

      • 30 Mai 2016 à 13h29

        IMHO dit

        Et l’expérience quotidienne de la vie en société, ça ne les aide pas à se comprendre et à se sentir liés, comme adversaires ou comme alliés ?
        Dans la solidité d’un ménage, la vie en commun ne compte-t-elle pour rien en comparaison des idées ?

    • 29 Mai 2016 à 16h28

      laborie dit

      Votre colère, que dis-je, votre rage, me fait chaud au cœur dans ce monde d’émasculés volontaires.

      • 29 Mai 2016 à 17h46

        IMHO dit

        Vous connaissez vraiment des ex-hommes qui se sont fait …?

    • 29 Mai 2016 à 16h13

      IMHO dit

      Oui enfin, bon…