Henry de Lesquen: le candidat de la mémoire (courte) | Causeur

Henry de Lesquen: le candidat de la mémoire (courte)

Honte, honte, trois fois honte!

Auteur

Clotilde de Fouchecour
est normalienne, a co-dirigé (avec Karim Bitar) Le Cèdre et le chêne.

Publié le 02 juin 2016 / Histoire Politique

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En arrière-fond, non plus le village de la France tranquille, le village de la « terre qui ne ment pas » que François Mitterrand opposait avec succès dans sa campagne de 1981 à la modernité revendiquée par Valéry Giscard d’Estaing. Mais, indéniablement sublime, cette montée vers le château de Versailles dessinée par Le Nôtre. Simplicité, symétrie, pureté des lignes : une belle expression de l’idéal classique qui demeure, qu’on le veuille ou non, profondément inscrit dans notre inconscient collectif.

Au premier plan sur la gauche, un homme, que nul ne connaissait jusqu’à ces jours-ci, sauf à être un habitué de Radio Courtoisie, radio confidentielle dite « du pays réel » mais qui offre un certain nombre de programmes de qualité et fait intervenir des historiens parfois renommés. Cet homme, c’est Henry de Lesquen, avec qui, nous fait-on miroiter, la France redeviendra la France. Fichtre ! Est-ce à dire que, non seulement débarrassé de l’inutile concession au goût (ou au dégoût) du jour, à savoir l’œuvre d’Anish Kapoor, la sublime perspective de Le Nôtre et, à travers elle, la France se verront débarrasser de « la Gueuse » ? Le risque est faible, alors pourquoi parler de cela ? Le Parti national-libéral, dont Monsieur de Lesquen est le héraut, ne changera pas la donne en 2017, d’autant qu’il récuse par avance toute compromission avec un Front national qualifié de « lupanar pédérastique » (sic).

Pourquoi donc perdre son temps avec Henry de Lesquen, s’il « ne représente rien » ? Parce que, malheureusement, il « représente » en réalité quelque chose. Polytechnicien et haut-fonctionnaire, il « représente » une certaine idée de l’excellence française. Porteur d’un nom qui renvoie à la ci-devant noblesse, il « représente », qu’il le veuille ou non et il semble le vouloir, un héritage. Enfin, là encore, qu’on le veuille ou non, il évoque une France chrétienne, catholique. Alors trois fois honte ! Car il y a triple trahison : trahison du « clerc » qui a bénéficié de l’élitisme républicain ; trahison du Français dont l’idée qu’il se fait de la rénovation nationale est une injure faite à tous ; trahison du chrétien qui bafoue les principes évangéliques les plus élémentaires.

De quoi s’agit-il ? On apprend au détour d’articles et de dépêches d’agences que le compte Twitter de cet improbable candidat a été fermé en raison de « dérapages ». Les « dérapages » méritent d’être reproduits, le premier parce qu’il est un parfait exemple de cette étrange mixture entre le catholicisme identitaire de mouvements traditionnalistes et la politique d’influence de la Sainte Russie poutinienne qui n’a pas oublié les leçons du KGB. Quant au second, il parle hélas tout seul. Premier « dérapage » donc : « Le génocide des 30 millions de Slaves exterminés par les chefs bolcheviks, en majorité juifs, est prouvé ». M. de Lesquen est un homme cultivé, donc il ne dit pas « n’importe quoi ». Il ne le dit pas non plus « n’importe comment », car il sait très bien ce qu’il dit. Second « dérapage » : « Je suis émerveillé de la longévité des “rescapés de la Shoah” morts à plus de 90 ans. Ont-ils vécu les horreurs qu’ils ont racontées? [...] La plantureuse Simone Veil “rescapée de la Shoah” a 88 ans. A ma connaissance, elle va bien », a écrit Henry de Lesquen dans deux tweets datés des 27 et 28 avril rapportés notamment dans un article du Figaro daté du 4 mai dernier, date à laquelle une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris.

Alors oui, honte, honte, trois fois honte ! « Ne pensez-vous pas qu’il y a des hontes mieux placées ces temps-ci ? », me dira-t-on. Des colères plus utiles ? Plus urgentes ? Contre l’islamisme, par exemple ? Le racisme à l’égard des Noirs ? Mais c’est la même chose ! Lorsqu’un certain 17 juin 1940, les Allemands ont demandé à Jean Moulin de signer une déclaration infamante salissant les tirailleurs sénégalais, le jeune préfet d’Eure-et-Loire s’est tailladé les veines plutôt que d’avoir « à dire des choses contraires à l’honneur », selon les termes employés deux jours auparavant à ses parents. Il l’eût fait tout autant s’il se fût s’agit d’enfants juifs ou de tirailleurs algériens.

Et puis, pour parler de l’islamisme, je n’ai ni le talent ni les compétences d’une Malika Sorel, d’une Chahdortt Djavane et de beaucoup d’autres dont j’admire profondément le courage et dont je partage les vues et la vision de la nation française. Mais pour revenir à Henry de Lesquen et son château de Versailles, le président du Parti national-libéral sera sans doute étonné de savoir que mon aïeul, Nicolas Dupré de Saint-Maur, considéré par l’historien Julien Vasquez comme le précurseur de l’abbé Grégoire, fut appelé par Malesherbes peu avant la Révolution pour participer en tant que conseiller d’Etat à la commission chargée d’étudier l’alignement de l’état civil des non-catholiques sur celui des catholiques. Intendant du Roy en Guyenne, Nicolas Dupré de Saint-Maur était entré en relation avec les membres de la communauté juive de Bordeaux et avait plaidé leur cause. Comme quoi, Monsieur de Lesquen, même l’Ancien Régime…

Enfin, pour terminer et revenir aux insinuations monstrueuses de M. de Lesquen à l’encontre de Simone Veil, ces quelques mots de Bernanos, du grand Bernanos, celui du Journal d’un curé de campagne, l’homme capable de reconnaître ses excès, et dont M. de Lesquen et consorts ne pourront mettre en doute la « catholicité ». Nous sommes le 1er juin 1943, Bernanos prend dans le journal Libération la défense de l’ancien ministre Georges Mandel que la Milice assassinera un an plus tard : « Quant à Mandel, vous vous dites peut-être que n’ayant jamais montré beaucoup de goût pour les juifs, je ne parlerai pas de celui-là ? Détrompez-vous. C’est celui que vous haïssez le plus, vous et vos maîtres. A ce titre, il m’est mille fois plus sacré que les autres. Si vos maîtres ne nous rendent pas Mandel vivant, vous aurez à payer ce sang juif d’une manière qui étonnera l’histoire – entendez-vous, chiens que vous êtes – chaque goutte de ce sang juif versé en haine de notre ancienne victoire nous est plus précieuse que la pourpre d’un manteau de cardinal fasciste – est-ce que vous comprenez bien ce que je veux dire, amiraux, maréchaux, excellences, éminences et révérences ? »

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 6 Juin 2016 à 6h30

      QUIDAM II dit

      @ thd o Vous relevez avec une satisfaction certaine que quelques responsables bolcheviks ont été juifs (mais surtout athées) avant d’être éliminés relativement tôt par Joseph Staline, un ancien séminariste antisémite devenu le nouveau Tzar de toutes les Russies et de ses satellites… mais vous ne prenez pas en compte qu’il n’y a eu aucun juif parmi les bolcheviks chinois, cambodgiens, coréens, vietnamiens…

      Les autres régimes totalitaires tels que celui de Hitler en Allemagne ; de Mussolini en Italie ; de Franco en Espagne ; de Salazar au Portugal n’ont compté aucun juif dans leurs appareils d’Etat… pas plus que dans « les régimes de colonels » de la seconde moitié du 20° siècle en Argentine, au Chili et en Grèce. 

      Il serait sans doute difficile de trouver quelque juif que ce soit dans les partis baas d’Irak et de Syrie, dont l’organisation et l’inspiration découlent des partis totalitaires européens.

      Au total, il apparaît que les juifs non seulement n’ont pas participé des dictatures du 20° siècle, mais en ont été surtout les victimes.

      Pourquoi évacuez-vous ce fait incontestable, et pourquoi vous obnubilez-vous sur quelques personnalités bolcheviks juives des débuts du régime de l’URSS ?
        

      • 6 Juin 2016 à 16h34

        la pie qui déchante dit

        pourquoi ???

        parce que : c’est dans les gènes …avoir quelqu’un à haïr ,ça aide a vivre certaines personnes …

      • 7 Juin 2016 à 0h29

        clorouk dit

        Parce qu’après la mère de toutes les révolutions, la Révolution française, la Révolution d’Octobre est le relais de toutes celles qui ont suivies.

    • 5 Juin 2016 à 21h48

      durru dit

      Thd o, vos injures vont trop loin cette fois.
      Vous avez dit, textuellement, au sujet du “complot des blouses blanches”: destiné à virer les juifs des postes de pouvoir qu’ils occupent encore. Quel rapport avec la conclusion (tout à fait respectable) de l’article que vous citez, qui est que son but était “un renouvellement de l’appareil d’État et du Parti”? Quels “postes de pouvoir” avaient les Juifs en ’53, et lesquels de ces postes étaient visés par ledit complot?
      Vous avez contesté l’exactitude du mot “majorité” dans la phrase de Lesquen? Sans blague? Quand vous avez insisté lourdement sur les citations de Vaksberg qui explique que les Juifs étaient plus nombreux même que les Russes (donc majoritaires) dans les postes de direction du goulag, du NKVD et même du etc? Vous êtes vraiment gonflé là-dessus. D’une mauvaise foi sans bornes.
      Kamenev? Moi, de mauvaise foi? Mais vous êtes bouché, ou quoi? Pour les Juifs, c’est la mère qui transmet. Il n’est donc pas Juif, pour les Juifs d’abord. Vous ne savez même pas de quoi vous causez, mais vous causez quand même…
      Pourquoi parler du Moyen-Âge? Mais parce que là se trouvent les sources culturelles de l’antisémitisme moderne, pardi. Parce que le complotisme ambiant qui entoure toujours tout débat sur les Juifs est alimenté sans cesse par ce passif. Vous parlez de la sur-représentation des Juifs dans les appareils des partis communistes (ce qui est incontestable, je suis le premier à être d’accord là-dessus) pour “expliquer” le refus des dirigeants des pays occidentaux à accepter une immigration juive entre les deux guerres. Mais vous “oubliez” un quelconque antisémitisme des populations de ces pays et surtout de ces dirigeants-là.
      Et, comme je l’écrivais plus bas, on rejoue la partition très habituelle du Juif coupable, forcément coupable, parce que Juif, pour passer encore un tour de manipulation.

    • 5 Juin 2016 à 15h36

      heraclite dit

      Tout le monde a la mémoire courte dans ce pays. C’est pourquoi il va si mal !

    • 5 Juin 2016 à 14h02

      salaison dit

      ne serait il pas grand temps d’arrêter l’alcool ?…..

    • 5 Juin 2016 à 7h37

      QUIDAM II dit

      Henry de Lesquen devrait sans doute méditer à partir de l’article de Jacques Juilliard intitulé : « En Asie et en Afrique, les chrétiens sont devenus les nouveaux juifs » (http://www.marianne.net/asie-afrique-les-chretiens-sont-devenus-les-nouveaux-juifs-100241688.html)

      « Minoritaires les chrétiens sont devenus les juifs du monde contemporain, persécutés… » mais aussi calomniés et lâchés par le monde entier qui n’a de larmes que pour ceux qui les persécutent.

      « Et, comme tous les grands crimes, ce n’est qu’après coup que l’on en prendra conscience, et qu’on instituera un devoir de mémoire » ajoute-t-il…

      J’espère alors qu’on ne verra personne avoir la bassesse d’écrire pernicieusement : il y avait beaucoup de « chefs chrétiens » parmi les collaborateurs des colons esclavagistes, etc, etc…
       

      • 5 Juin 2016 à 8h22

        durru dit

        Soyez rassuré, ils le font déjà.

      • 5 Juin 2016 à 16h00

        thd o dit

        Vous pourriez tout aussi bien faire la comparaison avec le refus de l’opinion des pays européens d’accueillir des réfugiés de Syrie. Est-ce à cause d’une aversion irrationnelle, ou est-ce que cela aurait à voir avec les attentats islamistes et avec les problèmes d’assimilation des descendants d’immigrés musulmans ?

        Pour écrire l’histoire de ces tensions, ou des crucifixions de chrétiens à Nagasaki au moment des premiers contacts entre les occidentaux et le Japon, il faudra bien expliquer quelles étaient les perceptions des majoritaires. De même que personne ne prétend expliquer l’expulsion des pieds-noirs en faisant abstraction de la guerre d’Algérie.
        Ce qui ne revient pas à dire que l’expulsion des pieds-noirs était justifiée, ou même utile à l’Algérie. C’est un simple devoir d’exactitude, qui évite par ailleurs de verser dans des explications mystiques et inexactes de tel ou tel épisode de l’histoire.

        • 5 Juin 2016 à 17h25

          durru dit

          Comparaison n’est pas raison. Les attentats récents sont des faits, tandis que les faits reprochés aux Juifs au Moyen-Âge et qui déclenchaient des pogroms étaient des pures inventions (propager la peste, assassiner des enfants, etc). Par ailleurs, on saurait difficilement dire ce qui est reproché de nos jours aux chrétiens dans les pays à prédominance musulmane (à part, bien sûr, leur religion).
          Il y a des perceptions basées sur des faits et d’autres basées sur du vent (enfin, plus exactement sur de la manipulation). C’est trop facile de faire semblant de ne pas voir la différence pour, justement, continuer à manipuler.
          J’aimerais bien savoir ce qu’il y aurait de “rationnel” dans l’aversion à l’encontre des Juifs, pris comme ensemble.

        • 5 Juin 2016 à 17h51

          thd o dit

          “Les attentats récents sont des faits”

          Dans l’entre-deux guerre, la surreprésentation dans l’organigramme de l’URSS et à la tête des révolutions allemandes ou de la révolution hongroise sont également des faits, qui ont sans doute leur part dans la réticence des pays de l’Ouest à l’immigration juive des pays de l’Est.

          Avez-vous une meilleure connaissance de l’histoire du moyen-âge que de l’époque contemporaine ? Car, entre vos affirmations sur le Birodijan et celles sur le complot des blouses blanches, on se prend (rationnellement) à se poser des questions à ce sujet.

        • 5 Juin 2016 à 18h18

          durru dit

          C’est vous qui parlez de connaissances? Sur le complot des blouses blanches, soi-disant “destiné à virer les juifs des postes de pouvoir qu’ils occupent encore”, quand aucune grosse pointure n’est visée?
          Concernant le Moyen-Âge, seriez-vous en train de dire que les accusations dont je faisais mention étaient fondées?
          Qu’est-ce que vous venez raconter à propos de l’immigration juive entre les deux guerres? Quel rapport avec la choucroute? de Lesquen fait des affirmations antisémites sans fondement, c’est tout. Vos contorsions sur le pourcentage de Juifs dans la direction des goulags ou du NKVD ou du fameux etc n’ont strictement aucun rapport avec l’affirmation de Lesquen qui est, je le rappelle: les chefs bolcheviks, en majorité juifs. Ce qui est factuellement faux.
          Vous arrivez même à faire de Kamenev un Juif, quand il est fils d’un père Juif laïc et d’une mère Russe orthodoxe. Juste pour donner du poids à votre argumentaire. Pitoyable.

        • 5 Juin 2016 à 18h23

          thd o dit

          Fin de la discussion en ce qui me concerne. J’ai horreur de la mauvaise foi et de la bêtise, comme vous mélangez les deux je ne vais pas perdre mon temps.

        • 5 Juin 2016 à 18h50

          Singe dit

          Comme son mentor Riton de Mesquen, quand thdo n’a plus d’arguments il injurie. Ben oui l’antisémitisme au Moyen Age c’était la faute des juifs !

        • 5 Juin 2016 à 20h41

          thd o dit

          Mais non, il s’agit juste de constats factuels. Je ne vois pas ce que le Moyen-Âge vient faire dans la discussion. Cette fuite en avant permanente vers de nouveaux sujets, traités de manière vétilleuse, alors même que les sujets d’histoire contemporaine sont mal maitrisés, me semble relever de la bêtise.
          Quant à la mauvaise foi, j’ai fourni plus bas un article de l’Histoire qui explique que le but du complot des blouses blanches est de réorganiser le parti, en faisant jouer aux juifs le rôle des trotskistes en 1937. Premier exemple de mauvaise foi de durru.
          Deuxième exemple de mauvaise foi, j’ai dit dès le début que la phrase de Lesquen est inexacte sur le mot “majorité” notamment.
          Troisième exemple de mauvaise foi, même si Kameneve est effectivement de mère orthodoxe son nom était cité pour contrer l’assertion de durru selon laquelle il n’y avait pas de responsables juifs de premier plan lors des phases de répression. Or, avec Kaganovitch en Ukraine, Trotsky fondateur de l’armée rouge et créateur des premiers camps du goulag, et Yagoda administrateur du canal de la mer blanche puis chef du NKVD, cette assertion est manifestement fausse (je ne fais que lister quelques noms en passant). Quand à Kamenev, son patronyme réel le faisait passer pour tel vu de l’extérieur (et Staline a utilisé l’origine de son père pour l’écarter de la succession de Lénine).

          Voilà, comme vous le voyez votre message de 18h50 est encore un tissu d’âneries.
          J’arrête donc la discussion sur ce fil, d’une part parce qu’elle tourne en rond avec durru le mal-embouché, d’autre part parce que vous avez l’air d’être encore plus dur de la feuille que lui, ce qui n’est pas peu dire.

    • 5 Juin 2016 à 6h08

      QUIDAM II dit

      Des massacres de masse ont été commis par les bolcheviks en Russie et en Pologne… mais également en Chine, en Corée du nord et au Cambodge où les pires de antisémites auraient bien du mal à trouver des « chefs juifs ».

      Ce qui est répugnant, dans la citation : « Le génocide des 30 millions de Slaves exterminés par les chefs bolcheviks, en majorité juifs, est prouvé », c’est qu’on peut clairement y voir la résurgence ignoble des vieilles obsessions sur le fantasmagorique « complot judéo-bolchevik » qui lui, pour le coup, a causé énormément de souffrances.

      Il y a eu également le chimérique « complot judéo-maçonnique », sans oublier « la banque juive » qui gouvernerait le capitalisme mondial.

      Fille de joie !… Ils sont vraiment forts, ces juifs.

      La réalité, c’est que les juifs ont eu beaucoup à souffrir des communistes staliniens, et que les deux seules organisations religieuses ayant une influence mondiale avérée sont, d’une part l’église catholique et d’autre part l’Organisation de la Conférence islamique.

      Quant au « capital juif », beaucoup d’acteurs sont aujourd’hui infiniment réellement influents, sinon dominant : le traditionnel capitalisme anglo-saxon, le nouveau capitalisme chinois, et surtout le formidable cash du capital arabe des pétro-monarchies dont les beautés chavirent tant de financiers et d’industriels occidentaux, tant de politiciens, tant d’acteurs des médias et de la scène culturelle.

      Les propos de Henry de Lesquen ne sont pas seulement odieux et malsains, ils sont parfaitement infondés.
       

      • 5 Juin 2016 à 14h03

        salaison dit

        ne serait il pas grand temps d’arrêter l’alcool ?…..

      • 5 Juin 2016 à 16h09

        thd o dit

        Vous ne comprenez pas son point de vue, qui s’appuie en fait sur des arguments assez semblables aux vôtres. Lui aussi tient compte des divers massacres que vous évoquez, pour en conclure qu’il n’y a pas d’unicité des phénomènes et qu’il faut donc revenir à une conception plus équilibrée de l’histoire.
        Par ailleurs, les théories du complot que vous évoquez étaient infondées, ce qui n’empêche pas les liens entre population juive et bolchevisme en Russie dans l’entre-deux guerre ou les liens entre population juive et franc-maçonnerie dans la France intolérante envers le catholicisme de l’ensemble de la IIIe République. Dès lors, il est absurde voire malhonnête de nier ces liens et de présenter la réaction de ces deux sociétés comme une simple manifestation d’intolérance irrationnelle.
        Mais cela dit, la forme provocatrice de ses assertions répétées est sans doute plutôt contre-productive, et je n’irai pas me porter garant du personnage.

    • 4 Juin 2016 à 19h55

      dacey dit

      Les pamplets n’ont aucun intérêt. Il est tellement facile d’extraite des propos et de les interpréter de façon malveillante. Il est vrai que Henry de Lesquen ne pratique pas le politiquement correct. En particulier, il ne marche pas sur des oeufs dès qu’il s’agit de juifs ou d’homosexuels, attitude obligée par la chape de plomb idéologique que nous savons. Ah, les famaux “dérapages” ! Lorsqu’il dit « Le génocide des 30 millions de Slaves exterminés par les chefs bolcheviks, en majorité juifs, est prouvé », la seule question pertinente est de savoir si effectivement “30 millions de slaves” ont été “exterminés” par “les chefs bolcheviks” d’une part, et si les “chefs bolcheviks” en question étaient juifs ou pas d’autre part. On se fiche de savoir si c’est “correct”, la seule question est: “Est-ce vrai” ?

      • 4 Juin 2016 à 20h14

        Singe dit

        Il y a une grosse différence entre politiquement incorrect et dire des conneries

      • 4 Juin 2016 à 21h39

        durru dit

        Vous voulez des réponses? OK.
        1. Génocide? Faux. Aucun rapport avec le terme.
        2. 30 millions? Vrai.
        3. Slaves? Faux. Y’avait de tout. Entre autres, les Ukrainiens (des Slaves, hein) ont été “génocidés” (Holodomor) parce que nationalistes et contre la collectivisation, pas pour des raisons raciales. Et les populations qui ont été tuées (ou déplacées, ou envoyées au goulag, ou…) pour des raisons ethniques n’étaient pas slaves (le meilleur exemple, les Tatars de Crimée).
        4. Est-ce que ce sont “les chefs bolcheviks” qui ont décidé ces tueries? Vrai, évidemment.
        5. Etaient-ils Juifs? Faux. Contrairement à ce que disent de Lesquen et son porte-parole thd o, les hauts décideurs n’étaient que rarement Juifs. Staline était Géorgien. Iejov (le chef du NKVD au début des purges) était Russe, et Beria (qui lui a suivi) Géorgien aussi (enfin, plus exactement Mingrélien, mais y’a que Staline qui y pensait). A part Zinoviev, pas de grand nom Juif dans la hiérarchie de l’URSS.
        Donc y’a pas de polémique à avoir sur un ramassis de conneries.

        • 4 Juin 2016 à 22h56

          thd o dit

          Vous oubliez peut-être Kaganovitch, en Ukraine…peut-être aussi Kamenev, ou encore Trotski, fondateur de l’armée rouge et son dirigeant lors de la guerre civile. Et quelques autres.

          Quant aux personnages un peu moins haut placés, personne ne prétend faire porter la responsabilité du nazisme sur le seul Hitler, dès Nuremberg, et sans oublier les procès relevant de la justice allemande.

          La définition de génocide ne comprend pas les groupes politiques (mais qui a bien pu avoir cette idée saugrenue ?). Mais l’action du bolchevisme y ressemble beaucoup plus (meurtre de masse, destruction de la société et de la culture) que le meurtre de 7 000 combattants à Srebrenica, officiellement reconnu comme génocide par la justice internationale. Comme au moment du procès Touvier, on voit donc que les lois ad hoc aboutissent à des absurdités.

        • 4 Juin 2016 à 23h15

          durru dit

          Kamenev? Mais bien sûr… père Juif laïc et mère orthodoxe Russe. Il est donc Juif, d’après toutes les normes :)
          Kaganovitch, épaulé par Molotov et Khrouchtchev, je l’avais oublié, effectivement.
          Quant à Trotski, on peut certainement lui imputer la majeure partie des 30 millions de victimes, d’ailleurs Staline lui-même l’avait fait en son temps. Vous en avez d’autres, des comme ça?
          Srebrenica? Vous n’avez toujours pas compris que tout ça (Bosnie, Croatie, Kosovo) c’était seulement de la basse géopolitique, et que les gens sur le terrain n’étaient que des malheureux pions?

        • 5 Juin 2016 à 0h22

          thd o dit

          La guerre civile russe, dont Trotsky était l’un des protagonistes majeurs, a été épouvantable. Par ailleurs :

          https://www.cairn.info/revue-les-cahiers-de-la-shoah-2003-1-page-45.htm

          “De camp de détention pour ennemis de l’extérieur (civils ou militaires) à camp d’enfermement pour ennemis intérieurs, le pas sera effectivement très rapidement franchi par les bolcheviks. C’est Trotsky, en effet, qui, le 8 août 1918, ordonne la création, à Mourom et à Arzamas, de deux camps pour « les agitateurs louches, les officiers contre-révolutionnaires, les saboteurs, les parasites, les spéculateurs » qui y seront internés jusqu’à la fin de la guerre civile [23]
          Non sans raison, Soljénitsyne souligne que pour la première fois, « le mot [camp] est appliqué aux citoyens du pays lui-même [24]
          Le transfert de sens est compréhensible : l’ennemi est désormais intérieur. C’est le contre-révolutionnaire, suspect par essence, qu’il convient d’interner préventivement. Le système concentrationnaire soviétique vient à point nommé : les prisons et autres bastilles tsaristes n’auraient pas suffi à contenir la grande masse de suspects qui jaillissent de partout. Sa fonction, une fois de plus, n’est pas de châtier pour des délits jugés, mais de mettre hors d’état de nuire, à titre préventif, des individus « subjectivement coupables ”

    • 4 Juin 2016 à 17h45

      Surbranĉa Birdo dit

      Avec le pape dhimmi qui réside au Vatican, en compagnie de quelques réfugiés islamistes, je me demande ce que pourra faire ce bon catholique le jour où son chef suprême lui demandera de se tourner dorénavant vers la Mecque pour faire ses prières et de reconnaitre le message de Mahomet. Peut-être se fera-t-il photographier avec le même sourire devant un arrière-plan de mosquées.

    • 4 Juin 2016 à 15h55

      2HARDEL dit

      Dans le rôle de Monsieur le vicomte Henry de Lesquen du Plessis Casso (alias Jean Le Quesnoy), André WILMS !
      Dans celui de Madame la vicomtesse (alias Marielle Le Quesnoy), Hélène VINCENT ! 
      https://www.youtube.com/watch?v=in1PzMT1SPY

      RIONS UN PEU EN ATTENDANT LA MORT   °-/

      • 4 Juin 2016 à 16h10

        Parseval dit

        Nous avons retrouvé une photo d’enfance du triste sire.

        • 4 Juin 2016 à 16h17

          2HARDEL dit

          °+°

          EXCELLENT, Parseval !  °&°

          °-D
            

        • 4 Juin 2016 à 17h05

          C. Canse dit

          L’homme à la triste figure se came ? 

          Et y serait marié ? (Le fleuve tranquille) 

        • 4 Juin 2016 à 18h48

          2HARDEL dit

          @ Sisi… ;)

          Vi… Trois filles et deux fils (dixit Wiki, from the Who’s Who).
          Famille cholapinocatholique intégriste versaillaise.
          Versailles, où il a exercé des mandats. Et reçu des mandales.
          Cela dit,  le lascar est une ordure assez vive d’esprit. L’X, l’ENA, haut fonctionnaire, maître de conf à Sciences Po…
          Enfin, ça fait un peu peur, au bout du compte.
          À propos, pour ceux qui savent faire, ne pas hésiter à aller voir sur les rézosocios.

          Il a un blog, aussi. 
          J’y ai jeté un oeil nauséeux. À côté, Radio Courtoisie (qu’il dirige ou a dirigé, je sais pu trop), c’est Fréquence Nuit Debout, si ça existe…   °-[ 

        • 4 Juin 2016 à 19h04

          2HARDEL dit

          Bref, bonne cible pour quelqu’un qui songerait à rejoindre l’A.I.R..
          Mais elles pullulent, les cibles. Elles sont légions ! De Carlos Ghosn à Bernard Tapie… 
          Perso, je me réserve les îles Anglo Normandes.
          Jersey, Guernesey… Les tricheurs rigolards, les évadés fiscaux, les parachutés dorés, les bradeurs d’entreprises, bref, les ordures de tout poil y pullulent. Il n’y a qu’à faire son marché. (Cf. Louise Michel, de Kerven et Delépine, 2008)
          Sachant que, comme l’honneur et les allumettes, l’Action Individuelle Radicale, en général, ça ne sert qu’une fois.  `
          °-) 

        • 4 Juin 2016 à 19h37

          2HARDEL dit

          Bon allez, Sissi, Parseval, c’est ben passeque c’est vous ôtes !
          Mais ça reste entre nous, hein… Z’en parlez à personne ! 
          DE L’A.I.R., NOM DU GNU !    °-{

          https://www.youtube.com/watch?v=GwG1VBn2h1Q 

        • 4 Juin 2016 à 19h39

          C. Canse dit

          Le Quesnoy du fleuve avait l’avantage d’être presque muet, le film était drôle.