Harcèlement scolaire: le cauchemar des bons élèves | Causeur

Harcèlement scolaire: le cauchemar des bons élèves

Ce mal dont on parle si peu…

Auteur

Antoine Desjardins

Antoine Desjardins
professeur de lettres modernes et membre du Comité Orwell

Publié le 30 mars 2017 / Société

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harcelement ecole bons eleves

Le personnage d'Agnan, interprété par Damien Ferdel, dans Le Petit Nicolas de Laurent Tirard, 2010.

On parle souvent de harcèlement à l’école. Curieusement on ne dit rien du phénomène suivant qui est pourtant très bien documenté et inquiétant et dont les professeurs ont souvent fait état dans l’indifférence générale : dans beaucoup de collèges et de lycées, ce sont les bons élèves, les “intellos” qui font l’objet de harcèlement.


“Marion, 13 ans pour toujours” : un téléfilm choc sur le harcèlement scolaire

Sur ce sujet, silence des défenseurs des droits des enfants et de ceux qui militent à juste titre contre les horribles discriminations. La discrimination dont font l’objet les bons élèves, ceux qui travaillent, écoutent le professeurs, la discrimination, parfois des élèves “intelligents” ou doués, la discrimination des élèves précoces, des élèves qui lisent : personne n’en parle, ou si peu !

La stigmatisation des “intellos”

Il est évoqué en long et en large le rejet de la différence physique, les facteurs ethniques, territoriaux, religieux, sociaux qui peuvent expliquer une forme de rejet ou d’intolérance et on ne parle guère de ce rejet, pourtant hautement inquiétant au sein d’une institution qui serait censée promouvoir les qualités intellectuelles : le rejet et la discrimination des élèves différents parce qu’ils aiment lire ou parce qu’ils veulent travailler, parfois parce qu’ils sont doués pour les études, bref parce qu’ils sont des “intellos”.

>> A lire aussi: Ce que nous dit l’affaire Marion Fraisse: la haine des bons élèves compte ses morts.

Ce terme essentialisant (comme dirait notre ami moustachu de Mediapart qui l’adore) et réducteur (de têtes bien faites) utilisé par les élèves mais qu’un pédagogiste obtus ne renierait pas, est là, bel et bien pour stigmatiser, souvent violemment, une catégorie particulière et quand même très bien représentée, d’élèves pas tout à fait acquis à la violence (qui parfois prévaut dans les établissements scolaires) et mal intégrés au caïdat local que font régner une poignée de meneurs. Je pense notamment aux lycées professionnels où l’on a pu voir des élèves pétitionner pour… pouvoir simplement étudier dans le calme: leur seul tort est de vouloir travailler, d’avoir parfois la tête dans les nuages de la culture, de l’histoire, des mathématiques, d’être de doux rêveurs dans un monde de rapports de force et de compétences strictement utilitaires.

J’ajouterai que ces élèves, nombreux, viennent de tous les milieux sociaux. Tous ! Ils peuvent être fils de femme de ménage, enfants d’ouvriers immigrés, jeune fille musulmane souhaitant s’émanciper par le travail d’un milieu qui n’encourage guère les femmes à faire des études, fils d’instituteurs, de cadres : tout le monde peut faire l’objet de ce bannissement abject.

Mais curieusement ce “racisme” là ne trouve guère d’écho. Personne n’en fait la phénoménologie naïve, en s’étonnant, en mesurant, en circonscrivant, puis enfin en s’indignant qu’une telle chose ait pu surgir au sein de… l’école de la République: le sanctuaire du savoir ??

Pas sociologiquement correcte ? pas redevable d’une explication marxiste en terme de lutte des classes ? Non inscriptible dans la lutte “anti-raciste” ? Non rabattable dans les plis de la “pensée politique” préformée ? Ne s’inscrivant pas suffisamment dans l’opposition dominants vs dominés ? Stigmatisant (ce serait un comble, mais je m’attends toujours au pire avec notre “intelligentsia” !) les caïds des collèges, ratonneurs d’intellos, peut-être, mais qui sont eux-mêmes des “victimes du système” venant de couches défavorisées??

Étonnant silence. Indécent oubli ! Criminelle abstention. Le harcèlement, les études le montrent, concernent très souvent de bons élèves parfois de brillants élèves et qui viennent assez souvent de milieux défavorisés. Ces élèves ni leurs parents n’ont les moyens, matériels et moraux, de se défendre ou de soustraire leur fils ou leur fille à ce qui peut parfois devenir un enfer. Cela est-il acceptable ?

Boucs émissaires faciles

Une anecdote qui en dit long pour terminer: dans un bon collège avec des enfants de cadres supérieurs, un élève me cite lors d’un débat une émission qu’il a vu sur Arte parlant d’égyptologie. Les moqueries de ses camarades fusent : “Arte !?! tu regardes ça! Trop mort de rire ! Le bouffon !”

Inutile de préciser que j’ai vertement mouché les aboyeurs. Formé à l’école de Meirieu, j’aurais sans doute remis vertement en place… mon intello : “Mounir ce n’est pas bien d’essayer d’intimider tes camarades et de te placer en position de supériorité ! Est-ce que tu arrives à comprendre pourquoi c’est une forme de violence ?? Te crois-tu supérieur parce que tu regardes Arte ? Fais ton auto-critique devant la classe !” Je n’exagère nullement. Ce sujet ne prête pas à rire.

Les profils du bouc-émissaire sur qui la violence collective se déchaîne parfois (les meneurs entraînant les autres) sont multiples mais catégorisables. Bien entendu il y a des élèves médiocres aussi dont le seul tort est d’être en surpoids, d’avoir la mauvaise couleur de peau, de religion, les mauvais vêtements le mauvais accent ou d’être… une fille gentille. Mais il y a aussi beaucoup d’élèves rejetés parce qu’ils montrent des aptitudes intellectuelles, un goût pour l’étude, le travail, que certains cadors jugent “un truc de pédale” (expression entendue!).

Anxiété, dépression, décrochage scolaire et pour finir..échec scolaire, finissent par être leur lot et ce, dès le collège, si la discrimination et les intimidations ont commencé à l’école primaire.

Cumulant les “handicaps” de plusieurs profils de bouc émissaire, on n’ose pas imaginer ce qu’il advient, parfois, dans l’école d’aujourd’hui, dans certains “endroits” oubliés par la République, des filles intellos, lectrices, soucieuses de bien faire, timides, anxieuses mais aussi en surpoids, n’ayant pas le bon  profil ethnique ou religieux et n’ayant, pour faire valoir auprès de l’établissement et de l’institution scolaire, leur droit à la paix, la sécurité, parfois simplement leur droit à l’existence, qu’une mère agent d’entretien qui parle mal le français…

Une réforme qui annonce le pire

Avec la réforme actuelle et l’aspiration par le bas, la fin de l’ambition, on peut prévoir un avenir sombre à ces petits élèves qui ont faim de savoir et ne se résignent pas à chercher des “nourritures” dans les dialogues de la télé-réalité. L’institution ne parvient pas même à leur faire retrouver le sourire en leur infligeant des Enseignements pratiques interdiciplinaires (EPI) sur le régime de Madame Bovary ou la mort de Claude François : c’est dire si le mal est profond.

Les petits grammairiens, les petits latinistes, les petits collectionneurs de noms de dinosaures, les petits joueurs d’échecs : potentiellement presque tout le monde, si l’on ne s’employait pas à écrêter les aspirations à l’élévation…les départs de lumière.

Peut-être pourrait-on concevoir une école qui protège toutes les intelligences et tous les talents du massacre ? Après tout dans l’expression “lieu de vie” chère aux réformateurs il y a tout de même le mot “vie” qui peut ménager une petite place à la vie de l’esprit ?

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 2 Avril 2017 à 0h00

      i-diogene dit

      Mauvaise approche..!

      Bons élèves, intellos, surdoué, peu importe comment on les nomme, il s’ agit toujours d’ inadaptés sociaux qui se sont eux-même marginalisés..:

      - Bien souvent à cause de leurs parents: surprotection, “cocooning” = mauvaise adaptabilité..

      La violence est présente dans toutes les couches de la société, depuis la maternelle, jusqu’à la maison de retraite.. Et parfois d’ une manière disproportionnée : seul vs groupe; enfant vs adulte; employé vs employeur; commercial vs client; autorité vs contribuable, etc..

      Plus tôt on apprend à se défendre, mieux on saura se protéger de la violence:

      - s’ adapter aux groupes, se sociabiliser,
      - REFUS de toute autorité, si elle est contraire au sens commun, si elle est injuste ou si elle est contraire à ses propres valeurs..

      Sur ces deux points déterminants, l’ éducation parentale est souvent dévastatrice: autoritarisme, obéissance aveugle exigée, ou son contraire, enfant-roi surprotégé..

      .. Dans les deux cas, les capacités de défenses individuelles sont inhibées par l’ éducation parentale et le milieu familial..

      • 2 Avril 2017 à 8h15

        Nolens dit

        Beau commentaire parfaitement abject.
        L’école ne devrait pas accepter ceux qui ont pour autre objectif que l’échec.

        • 2 Avril 2017 à 20h44

          i-diogene dit

          Nolens,

          T’es d’la race des loosers..!^^

          Darkange,

          QUi dit de remplacer l’éducation parentale..?

          Pas moi..!

          Je dis juste que les harcelés ont été éduqués de façon à en faire d’ éternelles victimes..!^^

          … Après, chacun éduque ses gosses comme il veut..: les miens ne se laissent jamais agresser..!^^

        • 2 Avril 2017 à 20h52

          durru dit

          Qui le dit? Pas toi: “l’ éducation parentale est souvent dévastatrice”
          Va apprendre à lire ce que tu écris, déjà…

        • 3 Avril 2017 à 18h56

          Nolens dit

          @i-diogene
          Visiblement, vous êtes, comme vous nous le montrez souvent, i.e. tout le temps, très nul, sectaire, avec pour seules idées des idées préconçues.
          Ceci dit, me tutoyer est déjà une tentative de rabaisser l’interlocuteur. Nous n’avons pas gardé les cochons ensembles, donc employez la deuxième personne du pluriel, ce qui est plus correct et peut valoriser votre discours de débile.
          Pour quelqu’un de la race des loosers, comme vous dites, je me sens bien dans ma peau. Ingénieur, DECS, Maîtrise es lettres (Histoire). Par contre, ancien para (1er RPIMa) volontaire et fier de l’être, sans doute capable de vous donner la fessée, mais avec des des gants pour ne pas choper de maladie vénérienne.
          Vous êtes un individu abject, uniquement mû par une idéologie qui a remplacé chez vous le libre arbitre. Un beauf, un connard, une sous-merde pour employer des mots qui soient à votre portée.

      • 2 Avril 2017 à 10h00

        Darkange dit

        On dirait du Peillon !
        Parfaitement totalitaire comme vision : Remplacer l’éducation parentale, forcement mauvaise, par la “rééducation” idéologique étatique.

    • 1 Avril 2017 à 21h49

      FM Arouet dit

      “un élève me cite lors d’un débat une émission qu’il a vu sur Arte parlant d’égyptologie.”

      Non! “Une émission qu’il a vuE”, M. le Professeur… Faute due sans doute à un refus de l’arrogance culturelle!

      • 2 Avril 2017 à 8h18

        Nolens dit

        C’est facile de sortir l’exception grammaticale. Argumenter sur le fond demande autre chose que balancer des commentaires lapidaires.
        Vous extrayez d’un texte une faute d’accord et vous concluez que M. Desjardins est arrogant et illettré.
        Je vous note 0/20

        • 3 Avril 2017 à 4h49

          FM Arouet dit

          @nolens
          Vous n’avez rien compris. Avez-vous seulement lu l’article?
          Je ne déduis évidemment pas que M. Desjardins est arrogant ni illettré mais j’ironise sur le refus de l’arrogance culturelle qu’il prête aux bourdieusiens, par une sorte de clin d’oeil… Difficile de se faire comprendre par les esprits frustes dès qu’on manie l’ironie !
          Quant à la faute d’accord qu’il commet, oui elle est regrettable même si on la lui pardonne.

    • 1 Avril 2017 à 17h41

      julouloulou dit

      A chaque fois que je rencontre un enseignant qui a travaillé à l’étranger, ce qui le choque le plus dans notre école, ce n’est pas le niveau lamentable (ce que Patriiiiick BLOCHE dément en éructant, lui qui est un si bon enseignant) mais la violence qui y règne en maîtresse aveugle et bornée. Le passage au collège est un choc pour les élèves qui arrivent de l’école primaire et Benoist APARRU dans sa grande connaissance de la réalité scolaire et poussé par une volonté non dissimulée de faire des économies à court terme, propose tout simplement de fusionner le primaire avec le collège. Bientôt les enfants qui sortent de l’école maternelle seront dans la même cour de récréation que des collégiens dont certains désabusés et violents se régaleront de ces nouvelles victimes. Heureusement Céline ALVAREZ les sauvera tous avec la puissance extraordinaire de son amour. Tout est bien qui finit bien dans le meilleur des mondes.

    • 1 Avril 2017 à 11h25

      Nadine Kirchgessner dit

      Dans le sens de votre excellent article, j’ai écrit mon deuxième livre « Les surdoués atteints de haut potentiel, l’intelligence malmenée » préfacé par J C Terrassier, créateur de l’ANPEIP (Association nationale des Enfants Intellectuellement Précoces). Peu de journalistes s’y intéressent. Alors que c’est effectivement l’origine du harcèlement anti intello. Intello est une insulte. Mais pire que cela, aujourd’hui, certains référents EIP (enfants intellectuellement précoces) sont basé à la MDPH (Maison des personnes Handicapées). C’est un scandale. Quand les journalistes vont-ils s’en préoccuper ? Ils préfèrent interviewer Nabila au salon du livre. J’avais écrit à cette journaliste pour mon livre, pas de réponse… Il n’y a pas qu’un problème d’école, il y a aussi un problème de journalisme. Et non le sujet ne prête pas à rire. Aujourd’hui, pour faire passer la pilule de « l’intelligence » on la médicalise et on la pathologise. Vous avez raison, ce sont les hauts potentiels des milieux défavorisés qui sont impactés par ce nivellement par le bas.

      • 1 Avril 2017 à 17h52

        gigda dit

        Les surdoués et les intello ? Ciel au diable ces mesures de thermomètres! Il s’agit de bien autre chose dans cet article il me semble, que de la défense de ces gradations aléatoires de l’intelligence non? 
        A quand la mesure du talent poétique autrement qu’à ses oeuvres ?  

    • 31 Mars 2017 à 23h09

      Pierre Jolibert dit

      Je ne saisis pas trop comment fonctionne maintenant la sélection des articles à lire aussi proposée par la machine.
      Il me semble qu’on aurait pu faire le choix suivant dans les archives : “le harcèlement dans Causeur, c’est aussi…” :
      Philippe Bilger : http://www.causeur.fr/racism-25163.html
      et l’article de Sébastien Bataille la même année sur le clip Indochine/Dolan.
      Pour ajouter à la liste des oeuvres en lien : coïncidence : sort en salles apparemment une adaptation cinéma du It de Stephen King. Je n’en ai lu qu’1 tiers dans la moche collection J’ai Lu avant de connaître la version téléfilm grâce au M6 de la grande époque.
      Tout en ayant vu que derrière le scénario magico-multidimensionnel se trouvait une très bonne figuration de la violence collective, et cyclique s’il vous plaît, j’avais oublié que les enfants (dans la partie années 50) y étaient en butte à des pairs harceleurs. Or, je lis dans la très plate page wiki que l’adulte qui fait revenir ses anciens camarades de leur éloignement/ascension sociale est lui-même bibliothécaire de la ville : c’était donc sans doute aussi des harcelés intellos !
      d’ailleurs le cauchemar de la fille c’est la voix du clown dans la tuyauterie qui l’invite à venir en bas… là où ils flooooootent tous… ce qui désigne évidemment la baisse du niveau.

    • 31 Mars 2017 à 22h38

      Pierre Jolibert dit

      @rolberg,
      qui dites successivement “vieux phénomène” et “Même phénomène dans les usines où des travailleurs sont harcelés parce qu’ils travaillent fort, certains qu’ils sont que leurs efforts leur assurent un salaire.”
      http://www.lexpress.fr/informations/harceler-en-trois-huit_641683.html
      Je n’ai pas osé voir ce film à sa sortie ni quand j’en aurais eu besoin pour une classe de 2de en lycée technologique peu de temps après. J’étais jeune et trop sensible.
      Mais je n’avais lu non plus aucune critique et ne savais pas que l’auteur reliait ça à ses propres souvenirs de pension.

    • 31 Mars 2017 à 21h37

      Mazagan dit

      Une étude sérieuse et systématique serait la bienvenue et le premier pas pour lutter contre ce phénomène du harcèlement des bons élèves. Ensuite, l’intervention des enseignants et déventuelles mesures disciplinaires pourraient redresser la barre.

    • 31 Mars 2017 à 20h36

      Ambrosius dit

      Hélas, trois fois hélas! Les crétins de bobos à la sauce Bourdieu ou Foucault ont détruit l’enseignement de qualité et nier à chacun le droit de s’élever dans la société par le travail et le mérite. Ils ont détruit la société française en nivelant tout le monde par le bas. Pendant que les Chinois misent tous leurs espoirs en un monde meilleur en favorisant le mérite, l’émulation et l’émergence d’une élite nationale, nos débiles “pédagogistes” d’une prétendue Éducation nationale font tout pour ramener la masse des élèves et étudiants à l’obscurantisme du Moyen-Âge et empêchent ainsi l’éclosion et la formation des élites de demain. Pauvre France! Déjà à la traîne de la plupart des pays occidentaux, il ne lui reste plus qu’à atteindre le fonds en se mettant au niveau du tiers monde! Pour paraphraser Corneille, je dirais que la France, phare de l’Europe au XVIIIe siècle et montée au faîte de sa gloire, n’aspire plus qu’à descendre dans les ténèbres! Merci la “Gôche”!

      • 31 Mars 2017 à 22h47

        Pierre Jolibert dit

        Je suis entièrement d’accord avec votre 15 h 50 Amaury Grandgil, comme… oh pardon, je me suis trompé de case.

    • 31 Mars 2017 à 18h39

      Otchik dit

      À force de croire que tous les enfants sont égaux de par ce que la nature leur a donné à leur naissance, l’on a pu croire qu’il suffisait de gommer leurs différences par des décrets pédagogiques édictés par le bureau de ” l’Egalité des Chances “. Nos gauchistes bien-pensants ont alors imaginé le nivellement par le bas ce qui mettait tout le monde sur un pied d’égalité.Funeste erreur!

      Prenez une piste de cent mètres et faites courir une centaine d’enfants de la même tranche d’âge. Vous constaterez assez rapidement qu’un très, très faible pourcentage est fait pour ces super-performeurs.Comme éducateur, quel choix faites-vous? Pour les plus doués, vous créez une structure adaptée ou pour des questions d’égalité, vous considérez que la moyenne des autres enfants est la référence absolue pour la création d’un groupe social plus égalitaire et plus juste. l’EN ne fait pas autre chose que de pratiquer en tout temps et en tous lieux le nivellement par le bas.

      Nos super héros du 100 mètres sont-ils pour autant plus importants que les autres enfants? Certainement pas ! Ils montrent simplement qu’ils sont plus doués que d’autres pour courir. Mais les autres peut-être sont-ils plus aptes pour les sciences, les arts plastiques,la cuisine, la menuiserie et que sais-je encore. Ainsi donc, les premiers de classe ne sont pas plus importants que les autres enfants. Mais, par contre , ils doivent être protégés contre la rage, la jalousie ou l’envie de ceux qui n’ont pas été sélectionnés pour le concours de 100 mètres.

    • 31 Mars 2017 à 17h16

      clorouk dit

      Merci, Antoine, pour cet article clairvoyant qui touchera plus que d’autres ceux qui ont souffert au collège des brimades de leurs “camarades”, comme il est convenu d’appeler les emmerdeurs qui empêchent les bons élèves de vivre leur vie d’enfants. Qui sont ces bourreaux sadiques? –car c’est cela qu’ils sont. Ce sont des branleurs issus de tous milieux, mais de nos jours plutôt du milieu immigré, qui n’ont pas intériorisé le surmoi, le censeur, la conscience morale, soit qu’elle ne leur ai pas été présentée, soit qu’ils l’aient rejetée, soit une synthèse des deux. Ces tortionnaires prennent un plaisir insane à persécuter les gros, les doux, les bons élèves dits chouchous des profs; forcément, ils sont les seuls pour qui ce que dit le prof a de l’intérêt. Ces parasites sociaux sont une lèpre dans l’école, ils pourrissent tout ce qu’ils regardent de leurs yeux cruels. Leur violence est naturelle –pire: native, comme conséquence de leur confusion entre le bien et le mal, comme conséquence de leur culture, comme conséquence du conflit qui existe en eux entre leur héritage familial et le monde qui les entoure, circonstance qui les pousse à exercer une violence sur le faible dont les grands-parents furent forts. S’il n’y avait qu’un problème à traiter parmi tout ce dont souffre l’Éducation dite nationale, ce serait celui-là. Il ne peut l’être que par la fermeté, ce qui veut dire que sauf séisme politique, il ne le sera pas. Je voudrais dire combien je souffre encore pour tous ces enfants qui partent à l’école le matin la peur au ventre, et combien je partage les larmes de leurs mères.