Si, légaliser le cannabis est la solution | Causeur

Si, légaliser le cannabis est la solution

Réponse au repenti de la “dope”

Auteur

François Thibault
Défenseur de la légalisation du cannabis.

Publié le 07 février 2017 / Société

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Un manifestant de la 15ème marche pour le cannabis à Paris, mai 2016. SIPA. 00755736_000002

N’étant pas socialiste, je n’ai pas voté à la primaire. Son vainqueur, Benoît Hamon, provoque chez moi des sentiments contraires. Si sa sortie mensongère sur les bars ouvriers du XIXème siècle visant à relativiser l’interdiction des cafés aux femmes de certains quartiers m’a révulsé, je dois confesser que sa volonté de légaliser le cannabis me plaît.

Lire aussi >> Non, légaliser le cannabis n’est pas la solution: récit d’un repenti de la dope

Cet enthousiasme n’est, malheureusement, pas partagé par Patrick Barthelot qui l’a fait savoir sur ce même site. Cet homme qui fumait du « hash » il y a quarante ans et s’est même permis de gober un buvard de LSD à l’occasion, a aujourd’hui cessé de consommer du cannabis. Heureux de cette évolution personnelle il semble penser qu’elle doit s’appliquer d’office à tous les amateurs de la substance.

Contre-vérités et approximations

Avant d’évoquer son vécu, l’auteur introduit son propos par quelques contre-vérités et approximations que je me permets de relever :

- L’auteur évoque une « guerre, quelquefois bruyante entre stups et trafiquants » et feint d’ignorer ce que nous apprennent les chiffres de l’OFDT dans le rapport de l’année 2014 à savoir que les interpellations concernent à 90% des faits de consommation. La guerre n’est pas menée contre des trafiquants insaisissables qui se prélassent en Espagne et en Thaïlande mais contre des petits « cannabiculteurs » et de simples usagers, dont certains sont des malades atteints du VIH ou de douleurs chroniques qui cherchent seulement à se soigner.

- « Certains vantent ses vertus thérapeutiques » critique encore  Patrick Barthelot. Si demain, je ne lui souhaite pas, il est atteint de sclérose en plaques ou voit un proche malade de l’atroce syndrome de Dravet, nul doute qu’il parlera des effets thérapeutiques du cannabis avec moins de légèreté. Le cannabis permet, entre autres, de soulager les malades souffrant de stress post-traumatique. Nos soldats, policiers et survivants des attentats islamistes pourraient ainsi être traités comme ils le méritent.

- Un autre raccourci tend aussi à nous démontrer que le cannabis augmente le risque de développer la maladie d’Alzheimer. C’est le contraire, le cannabis semble protéger contre cette maladie.

Les prohibitionnistes font le jeu des dealers

Patrick Barthelot raconte ensuite son expérience personnelle. Plaisante au départ, sa consommation de cannabis est, selon lui, à l’origine d’un assèchement émotionnel qui l‘a poussé à y mettre fin. Si le fait d’arrêter de consommer du cannabis lui permet d’être plus épanoui dans la vie, libre à lui de cesser d’en user. Mais la mauvaise expérience qu’il retire du cannabis est loin d’être partagée par tous les usagers. Nombreux sont ceux qui, comme moi, consomment du cannabis tout en étant heureux et épanouis dans la vie et n’entendent pas arrêter d’en user.

Alors qu’au Colorado on vérifie deux fois l’âge des clients dans les dispensaires récréatifs (je l’ai constaté par moi-même), les dealers « français » emploient des gamins de 14 ans qui vendent à des gamins de 16 ans pendant que des gamins de 12 ans montent le guet.  Alors que les dispensaires récréatifs de quatre (bientôt huit) Etats américains et les dispensaires médicaux de 28 Etats payent des millions de dollars d’impôts, nos dealers renvoient au « bled » ce qu’ils n’ont pas versé aux djihadistes (ou à Baraka city et au CCIF). Les petits « cannabiculteurs » français quant à eux, préféreraient sûrement payer des taxes et être protégés des vols, souvent violents, dont ils font l’objet.

Quoi qu’ils en disent, les prohibitionnistes font le jeu des dealers dont ils défendent le gagne-pain. Et quand, ça arrive, ils n’ont d’autres arguments que de me traiter de « gauchiste », je leur rappelle avec un malin plaisir que Nigel Farrage, Alain Madelin ou Eric Brunet sont d’accord avec moi. Que Donald Trump soutient l’usage médical du cannabis « à 100% » et que tout en votant pour la légalisation du cannabis les électeurs californiens ont réaffirmé leur soutien à la peine de mort.

L’alcool et le tabac sont bien plus dangereux

Alors que nous sommes en guerre contre l’islamisme et que l’islam politique grignote chaque jour un peu plus notre chose publique, nous continuons de consacrer plus de 10% de nos forces de police à la lutte contre le cannabis. On ne peut pas être au four et au moulin dit la sagesse populaire, et pendant qu’un policier sur dix traque le fumeur de joint il ne surveille pas les fichés S ni n’enraye la vague de cambriolages qui frappe la France (en particulier la France périphérique). Le talent de nos policiers et nos places de prisons doivent être réservés à ceux qui volent, qui violent et qui tuent, pas à ceux qui ont choisi de consommer un produit moins dangereux que l’alcool.

Alors que chaque année la surconsommation d’alcool tue près de 50 000 Français, celle du tabac plus de 70 000, celles liées au cannabis étaient au nombre… de 6 en France en 2010. Pour faire la guerre à cette substance des policiers ont brulé vifs à Viry-Chatillon. Voilà le prix de la lutte contre « l’asséchement émotionnel ».

« Une drogue comme les autres » aux yeux de Patrick Barthelot. Les témoignages d’anciens toxicomanes qui ont pu mettre fin à une addiction à des drogues dangereuses tels que l’héroïne, l’alcool ou la crystal meth grâce à un traitement au cannabis se multiplient pourtant aux Etats-Unis. Eux, dont l’histoire est autrement plus triste, sont des vrais rescapés de la dope. Et ils le sont grâce à la légalisation du cannabis.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 13 Février 2017 à 9h24

      commissaire joss dit

      l’alcool et le tabac sont bien plus dangereux que le cannabis. Mais ça va bien plus loin que ça ; je dirai qu’être né est tout simplement dangereux pour la santé, voire même, provoquerait la mort sous toutes ses formes, car s’il y a bien une vérité incontournable, c’est que nous ne sortirons pas vivants de notre passage sur terre. Quant au cannabis, il a survécu à 50 ans de lutte contre la drogue, tout le monde en fume (ou presque). Légaliser le cannabis n’est pas un problème de santé puisque tout le monde s’en fout et que la France est le pays qui fume le plus des joints ; mais c’est en revanche un problème de répartition des bénéfices. En légalisant, l’Etat prendrait une part du gâteau qu’il pourrait éventuellement redistribuer intelligemment (avec de grosses réserves pour “intelligemment”). La mafia ferait un peu la gueule car c’est le seul partenaire qu’elle serait obliger d’accepter sans pouvoir l’exécuter sommairement. Hormis ça, fumer le joint, pas fumer le joint, ce n’est que littérature…et choix personnel.

    • 11 Février 2017 à 12h39

      José Bobo dit

      Il ne s’agit pas d’un problème théorique ou moral mais d’un problème concret que doivent affronter les policiers au quotidien. On a interdit le cannabis qui est une drogue bien moins violente et destructrice que l’alcool pour une unique raison : nous avons déjà l’alcool, qui produit les ravages que l’on sait, ce n’est donc pas une bonne chose d’autoriser une drogue supplémentaire qui ne ferait qu’augmenter la toxicomanie dans notre pays. Il existe cependant un principe plus fort que tout que certains appellent joliment le “principe de réalité”. Le cannabis s’est imposé dans les comportements de notre population, on peut le déplorer mais c’est comme ça. Rien ne peut changer cet état de fait : beaucoup de Français aiment fumer du cannabis, et ce faisant il ne font de mal à personne d’autre qu’à eux-mêmes. Et personne ne croit plus que son interdiction pourra un jour faire disparaître cet usage, ni même le limiter.
      Devant ce constat (que firent les Américains quand 1933 ils supprimèrent la prohibition de l’alcool) la seule attitude possible est d’apprendre à gérer au mieux le problème. Et c’est exactement le contraire que nous faisons. En pénalisant le cannabis et en menaçant de sanctions les consommateur nous laissons le monopole de sa distribution à des truands qui s’enrichissent éhontément et font régner la terreur dans leurs quartiers (je sais, nous n’y vivons pas, mais pour les personnes qui y habitent c’est souvent l’enfer). Un commerce du cannabis organisé ou contrôlé par les pouvoirs publics comme le sont ceux de l’alcool ou du tabac couperait l’herbe ( !) sous les pieds de ces gangsters en herbe ! Il permettrait à l’Etat de contrôler la qualité des produits consommés par ses citoyens tout en s’enrichissant considérablement. Il diminuerait l’influence de ces trafiquants dans leur quartiers : appauvris ceux-ci ne seraient plus des exemples pour les nouvelles générations qui choisiraient alors, peut-être, des voies plus acceptables pour se sortir de leur mouise

    • 10 Février 2017 à 23h51

      Lector dit

      au fait monsieur Thibault du Colorado, il me revient à l’esprit que la/le dernièr/e mode de consommation du cannabis, tant en matière médicale -en Europe ou ailleurs- que récréative -en Californie par exemple- est la vaporisation du cannabidiol étudié pour ses vertus relaxantes et anti-inflammatoires (CBD qui n’a pas les effets psychotrope du THC) et le vapotage de Tétrahydrocannabinol.

    • 9 Février 2017 à 3h49

      zelectron dit

      les pilotes de ligne et les aiguilleurs du ciel, en tout premier lieu, devront avant chaque prise de service faire une t’ite prise . . .

      • 11 Février 2017 à 20h17

        Bacara dit

        Mais enfin, personne n’est obligé de consommer du cannabis . Vous croyez encore que l’interdiction de la substance en question a une valeur de dissuasion ?

    • 8 Février 2017 à 23h54

      rolgrenier dit

      On pourrait imaginer la vente de spray ou de pilules au cannabis en vente au commissariat ou à la gendarmerie , vente réservée aux plus de …25 ans par exemple sous présentation de la carte d’identité…Ayant été moi même fumeur , je sais que le shit est mélangé à du tabac , fumé dans la pipe à eau , ou dans des gros pétards .Bonjour les bronches , le cœur , le système vasculaire etc …C’est pour ça qu’il ne pourrait être vendu tel quel , à fumer …En même temps, introduire les contrôles automatiques pour pouvoir conduire(blocage du démarre en cas d’alcoolémie ou consommation de cannabis ..) , comme c’est le cas pour les chauffeurs de car …

      • 11 Février 2017 à 0h32

        Lector dit

        au commissariat ou à la gendarmerie ben voyons, avec un petit fichage en prime ? Vous retardez l’ami.

        “Sativex, c’est le nom du spray buccal à base de cannabis qui fera son entrée dans les pharmacies françaises au cours du premier trimestre 2015.
        Sa délivrance ne se fera que sur ordonnance, et uniquement pour les patients atteints de sclérose en plaque souhaitant apaiser leurs douleurs musculaires. Si sa mise sur le marché a été autorisée le 9 janvier dernier, le ministère de la Santé tient à rappeler qu’il ne s’agit pas pour autant de « légalisation du cannabis thérapeutique ».
        Le produit est composé de THC (tétrahydrocannabinol), la principale molécule à caractère psychotrope du cannabis, ainsi que de cannabidiol, qui contrebalance les effets euphorisant du THC.”

        http://www.topsante.com/medecine/medecine-divers/medicaments/soigner/le-spray-au-cannabis-arrive-bientot-en-pharmacie-76081

    • 8 Février 2017 à 17h42

      pier21 dit

      Fausse bonne idée car
      1.Si l’Etat prend en main le cannabis, comme le tabac, comme pour le tabac la pègre va se réorganiser avec en attendant un bordel pas possible dans les cités! Je sais c’est lâche, mais la France est un état de droit, du moins officiellement, sur tout son territoire (certains murmureront peut-être: “hélas”!)
      2.La transgressivité étant (ce n’est que mon avis bien sûr, mais je le partage) dans la nature humaine, le cannabis étant banalisé, on passera inévitablement au niveau supérieur! Sera-ce un progès? A vous de juger!

      • 8 Février 2017 à 21h13

        Barbapapa dit

        Votre point 1 paraît en effet essentiel. Quid du recyclage des réseaux des cités qui se retrouveront brutalement sans ressources en cas de légalisation. A la lumière de ce qu’on voit actuellement on peut craindre le pire. C’est le seul reproche que l’on peut faire aux légalistes, à savoir occulter ce problème. Sinon bien sûr ils ont totalement raison et vous aussi de le souligner.
        Quant à votre point 2, je ne pense pas que le seul goût de la transgression amènera les transgresseurs à des substances plus dures. A mon avis ils se trouveront un autre objet de transgression. Cependant rien et n’est jamais certain, faut-il le rappeler ?

      • 9 Février 2017 à 4h54

        Marc-Aurèle dit

        rooooo mais vous stigmatisez les “quartiers populaires” !? 
        Sérieusement, vous avez raison : le risque d’emeutes est LA raison qui pousse à laisser perdurer une prohibition… stupide.
        Amusant : ce sont donc des dealers que viennent le puritanisme islamique ? Et oui nos belles cités produisent essentiellement deux choses : du shit et autres drogues , des pièces pour scooter et… l’ordre moral salafiste. A quand un essai sur l’islam et la délinquance en France ?  

      • 9 Février 2017 à 5h02

        Marc-Aurèle dit

        rooooo mais vous stigmatisez les “quartiers populaires” !? 
        Sérieusement, vous avez raison : le risque d’emeutes est LA raison qui pousse à laisser perdurer une prohibition… stupide.
        Amusant au passage : ce sont donc des dealers et leurs familles que vient le puritanisme islamique et les injonctions morales à la pudeur et au traditionnalisme ? Et oui nos belles cités produisent essentiellement deux choses : du shit coupé au pneu et autres drogues , des pièces pour scooter et… l’ordre moral salafiste… A quand un essai sur les liens etranges entre l’islam des cites et la délinquance en France ?  Une relation symbiotique ?

      • 9 Février 2017 à 5h18

        Marc-Aurèle dit

        Et donc un paradoxe : Hamon salafisto-compatible voudrait couper les vivres à une partie de sa clientèle électorale ?

        La légalisation s’accompagnera-t-elle d’un monopole au bénéfice des muslims de cité ? Hamon sera-t-il favorable à un label shit et coke hallal ? Mieux : sa future ministre du vivre ensemble mettra-t-elle en  place une taxe sur le shit afin de financet des lieux dits de culte avec co-financement saoudien et qatari ?

         

      • 9 Février 2017 à 11h36

        Sancho Pensum dit

        1. J’ignorais que l’économie du tabac en France était aux mains des mafias et des cités. On en apprend tous les jours, ici !
        2. Bien sûr. C’est bien connu. D’ailleurs tous les amateurs de vins finissent par se souler à la vodka !

      • 11 Février 2017 à 12h50

        José Bobo dit

        Les réseaux de vente de cannabis ne continueront à prospérer que si celui-ci est vendu trop cher (comme le tabac) par l’Etat. Si les prix sont acceptables le réseau de vente au noir ne pourra pas faire des bénéfices suffisamment importants et ne pourra pas survivre. C’est le cas avec l’alcool aujourd’hui, la contrebande est relativement restreinte.
        Quant à la transgression vous êtes pris en flagrant délit de sophisme : il faudrait donc interdire une pratique peu nuisible parce que sinon l’appétit de transgression inhérent à la nature humaine nous amènerait à transgresser avec des drogues plus dures ? Que n’interdisons-nous alors pas, par exemple, la consommation de chocolat ? ce serait un excellent rempart contre cette tendance naturelle du citoyen à la transgression…

    • 8 Février 2017 à 17h25

      lustucru dit

      Fumer du cannabis appartient à l’idéologie 68 qui n’est plus à la mode. Les babas cools (ou non) et leur descendance ou héritiers, sont comme le ps: il bouge encore, mais il est mort ou presque, dans la mesure où l’individualisme passe pour ce qu’il est: une idéologie conforme aux intérêts du capitalisme. C’est comme s’il fallait la prostitution pour se libérer sexuellement ! L’individu pourra bien mieux se défendre du capitalisme, quand il naîtra au sein d’une famille pour laquelle il sera le projet, qui le construira, le protègera. Le capitalisme libère en propageant une misère morale, une solitude qui condamnent à consommer jusqu’à se détruire .(Le cannabis thérapeutique appartient à une autre problématique qui est médicale.)

    • 8 Février 2017 à 14h45

      mogul dit

      Je ne commenterai pas cet article, previsible suite de bêtises et de contre-vérités nocives qui a failli me tomber des mains en cours de lecture.
      J’invite tout le monde à lire “Le livre noir du cannabis” de Serge Lebigot, où l’on apprend bien plus que dans le tissu de fadaises plus haut…

      • 8 Février 2017 à 14h51

        Lector dit

        effectivement Mogul, lorsqu’on ignore tout d’un dossier et qu’on n’a qu’un livre noir -donc à charge- à faire valoir, il vaut mieux s’abstenir de commenter.
        Lebigot ? Il a bien “choisi” ou disons hérité son nom celui-là ! Hahaha. Il faut interdire tous les auteurs de Baudelaire à Castaneda et même le Don Juan de Molière parce que chiquer ça fait mal au dent des bigots.

      • 8 Février 2017 à 15h01

        JONYDIZY dit

        Mogui toi t’es drogué à la connerie, il te faut ton shoot de merde véhiculée par des livres comme celui de Lebigot qui confond cannabis et drogue dure et qui nous décrit toujours les mêmes inepties et histoires “abracadabrantesques” de jeunes déscolarisé qui fument jusqu’à 50 joints par jour.
        Mais les français ont en majorité compris que le canna n’est pas aussi dangereux que les peine à jouir de votre espèce.
        Pas trop triste pour fillon ? ha merde il te reste encore MLP …..

        • 9 Février 2017 à 17h28

          mogul dit

          Agressif, dépressif, parano…
          Mufeur modèle standard ! 

      • 8 Février 2017 à 15h35

        Sancho Pensum dit

        “qui a failli me tomber des mains en cours de lecture”
        Voilà ce qui arrive quand on se bourre la gueule sous prozac !

        • 9 Février 2017 à 17h30

          mogul dit

          Oui hein ?
          C’est fou l’effet que peuvent produire certains articles… 

    • 8 Février 2017 à 14h28

      David Dom 972 dit

      Légaliser la consommation du cannabis, c’est permettre à l’Etat d’obtenir sa part du gâteau. Car c’est de cela qu’il s’agit. On s’en fiche de la santé des consommateurs, quelque soit leur âge. Alors arrêtez de confronter les prohibitionnistes et les abolitionnistes. La vraie question, quand un politique fait une proposition de loi, qu’est-ce qui est au centre ? L’humain ou Mammon ? En effet, le dieu de ce siècle,l’argent auquel tout le monde se soumet volontiers, pensant que c’est la clé du bonheur, nous pousse à nous autodétruire, sous de beaux apparats, et de bons prétextes. Dire qu’après, ils se font décorer en tant qu’humanistes. Je rigole à plein poumon.

      • 8 Février 2017 à 15h09

        JONYDIZY dit

        Quand le maire de St Ouen par exemple veut légaliser le cannabis tu crois qu’il pense sincèrement à gagner du fric façon “françois fion” ou plutôt au bonheur et au calme de sa ville et de ses habitants? Les indiens et les rastas quand ils fument de l’herbe tu crois que c’est pour faire plaisir au Dieu argent.
        Ta secte t’a retourné le cerveau et tes arguments sont vraiment bidons.
        Besos le philosophe de bac à sable

    • 8 Février 2017 à 12h20

      persee dit

       En fait, dans ce projet , l’Etat devient complice , en étant dealer à son tour , mais n’est-ce pas le Meilleur des mondes ” . Ce qu’on fait les anglais en Chine avec l’opium pour tenir les populations . Là , je prends le maquis .

      • 8 Février 2017 à 13h23

        Sancho Pensum dit

        Complice de quoi, si le cannabis est légalisé, au même titre que l’alcool ou le tabac ?

        • 8 Février 2017 à 15h04

          JONYDIZY dit

          Il en a de la forte persee

        • 8 Février 2017 à 18h48

          persee dit

          Le pensum est-il père de famille ?

        • 9 Février 2017 à 11h38

          Sancho Pensum dit

          Je n’étale jamais ma vie privée. Je vous répondrai juste que je n’aimerais pas faire partie de la votre, de famille.

    • 8 Février 2017 à 11h44

      pyrrhos7775 dit

      Que l’on se réfère au livre blanc consacré à l’usage du cannabis mis sous le boisseau il y a des années par un gouvernement de droite parce qu’il en préconisait la légalisation… Lire à ce propos l’excellent que sais-je paru sur le sujet et qui ne doit plus être publié…

    • 8 Février 2017 à 11h12

      persee dit

      Je précise ,  La logique afin de désengorger les tribunaux, faut-il dépénaliser , donc légaliser la délinquance, le crime d’empoisonnement,  c’est halal . Y aviez vous pensé ? 

      • 8 Février 2017 à 11h48

        pyrrhos7775 dit

        Je crois que vous n’avez pas bien lu cet article. Par ailleurs la délinquance se définit davantage par le mal que l’on fait aux autres que par celui que l’on se fait à soi-même. Que vous n’aimiez pas la déglingue, pour reprendre votre expression, vous regarde, loin de moi l’idée de vous obliger à vous droguer, mais au nom de quoi ou de qui prétendez-vous contraindre les autres à suivre votre choix ?

        • 8 Février 2017 à 12h15

          persee dit

           Trop philosophe , Je ne suis pas l’homme de la contrainte , je constate et déplore juste la direction que prend la société à l’égard de la drogue . Pour moi liberté et responsabilité allant de pair, je ne pouvais imaginer que le peuple aspirait à la servitude (même inconsciemment ) et qu’il était si fragile face aux modèles festifs qui lui sont proposés par la mondialisation plutôt du pire que du meilleur .  

        • 8 Février 2017 à 13h25

          Sancho Pensum dit

          “Par ailleurs la délinquance se définit davantage par le mal que l’on fait aux autres que par celui que l’on se fait à soi-même.”
          Absolument, nous n’avons aucune obligation morale envers nous-même. Nous n’en avons qu’envers les autres.
          Ce qu’ont du mal à comprendre les hygiénistes sécuritaires et autres paternalistes à la mord-moi-le-noeud.

    • 8 Février 2017 à 11h06

      persee dit

       Tiens , ça manquait le point de vue de la déglingue pour tous !  Qui depuis plus de trente ans a banalisé un acte qui n’est pas banal  ?. Pourquoi avons nous le record d’Europe de la consommation . Est-ce la volonté divine du barbu assis sur le cumulo-nimbus gauche (en face du stratus ).  Et alors qui sont les dealers et où cette saloperie est elle cultivée . Quel est le lobby qui fait la promo auprès de la jeunesse ?  

    • 8 Février 2017 à 8h21

      accenteur dit

      On peut aussi choisir de préserver sa mémoire.

    • 8 Février 2017 à 7h25

      radagast dit

      C’est un débat sans fin et sans solution .
      Quelques réflexions :
      Légaliser le cannabis pourrait peut être mettre fin aux trafics mais dans ce cas vers quoi les trafiquants se tourneraient ils ???

      Le cannabis n’est pas sans danger sur les cerveaux fragiles (schizophrènes).
      Il peut éventuellement avoir des vertus thérapeutiques .

      Non l’alcool et le tabac ce n’est pas bien mais je fume des cigares et bois à l’occasion du vin , du porto , du rhum , du whisky et bien d’autres choses encore. En revanche je n’ai jamais fumé de cannabis ni usé de quoique ce soit d’autre.
      Ceux qui fument du cannabis y trouveraient-ils autant de plaisir si c’était totalement légal ?
      Au fond si certains réclament la légalisation n’est ce pas dans l’espoir de payer moins cher ?
      Je ne suis pas pour le low cost .

      Les sociétés humaines ont toujours recherché des paradis artificiels mais elles ont su en même temps encadré cette recherche par tout un bagage culturel et coutumier.
      “Tout est poison , rien n’est poison , c’est la dose qui fait le poison ”

      Bon quand on en arrive là je crois que le meilleur est de s’en tenir au statu quo .
      Ne rien légaliser et réprimer avec discernement .

      • 8 Février 2017 à 9h09

        Lector dit

        Cher Radagast, votre commentaire plein de mesure m’incite à répondre à quelques unes des questions qu’il pose. Dans l’ordre : 1/ les trafiquants* ne se cantonnent jamais à un seul produit (*à ne pas confondre avec les petits revendeurs d’achat groupé ou les petits cannabiculteurs dont parle l’article).
        2/ les consommateurs (et parfois producteurs) hollandais se sont bien passés de l’attraction de l’interdit pour trouver du plaisir dans une consommation modérée.
        3/ les consommateurs qui la réclament (à l’instar de je ne sais plus quel collectif de quadra et quinquagénaires cultivateurs en asso 1901 finalement poursuivis par la justice) voudraient surtout qu’on leur fiche la paix.

        NB Parlant d’encadrer lesdits “paradis” souvenons-nous de la loi Pompidou interdisant la reconduction des bouilleurs de cru, c’est-à-dire disposant l’interdit d’une production locale d’alcool et de transactions non soumises à l’impôt.

      • 8 Février 2017 à 13h35

        Sancho Pensum dit

        “Le cannabis n’est pas sans danger sur les cerveaux fragiles (schizophrènes).”
        Sur ce point, les choses ne sont pas simples. Plusieurs théories sont en lice. Selon la première, le cannabis, pris tôt, pourrait déclencher une schizophrénie chez certains consommateurs. Selon la seconde, le cannabis ne serait qu’un révélateur d’une schizophrénie qui se déclencherait de toute manière. Enfin, selon la troisième, il y a aurait une appétence des gens prédisposés à la schizophrénie à fumer du cannabis (inversion de la causalité, donc).

        “Ceux qui fument du cannabis y trouveraient-ils autant de plaisir si c’était totalement légal ?”
        Ne trouvez-vous aucun plaisir à votre cigare ou votre whisky ?

        “Au fond si certains réclament la légalisation n’est ce pas dans l’espoir de payer moins cher ?”
        Plutôt de ne plus être inquiétable par la justice. Et de mettre fin à une gigantesque hypocrisie doublée d’un échec total et ruineux de la lutte contre la drogue.

        Il ne faut pas se voiler la face. Quelle est la différence notable entre nos drogues légales (alcool, tabac) et les drogues illégale (marijuana, opium…) ? Les unes sont produites par les pays développées, les autres par les pays sous-développés, qui sont aussi nos ex-colonies. La guerre contre la drogue a démarré à partir du moment où les puissances occidentales ont perdu leurs colonies. Il y a là-dedans une dimension géo-politique à ne pas négliger.
        Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’on s’interroge sur les méfaits de cette lutte à l’heure de la mondialisation…

      • 8 Février 2017 à 14h29

        radagast dit

        Lector et Sancho pensum
        Vos arguments ont du poids .

        Je me garderai bien de trancher .

    • 8 Février 2017 à 3h40

      Monge dit

      Cet article est indigne de Causeur. Je n’ai pas une opinion tranchée sur ce sujet car je pense qu’il s’agit d’un système extrêmement complexe.
      En revanche des articles contre ou pour, tel que celui-ci sont dérisoires qui prétendent répondre à la question avec deux arguments et trois contre-vérités. 
      Ainsi dans l’exemple des fonctionnaires qui arrêtent surtout des petits poissons et laissent passe les gros, ce qui rendrait la mesure inutile. Ce type de raisonnement conduirait à supprimer également les services de police qui s’occupent des cambriolages (ou de tout autre secteur) car le taux d’élucidation y est faible !
      La question ne peut donc pas être traitée de cette manière et l’exemple de tel ou tel qui, fasciste avéré bien sûr! comme Trump ou Farage, serait pour le cannabis est le genre d’assertion ridicule qui ne fait pas avancer un débat nécessaire.
      Si j’ose prendre mon modeste exemple je dispose d’une cuisinière au bois pour ses capacités de chauffage, tout comme Landru, bien que je n’ai pas les mêmes buts.
      Contester les capacités thérapeutiques du cannabis au mépris de l’avis des scientifiques est stupide mais  n’a rien à voir avec sa consommation, pas plus que l’alcool pharmaceutique n’a de lien avec l’eau-de-vie.
      On sent dans cet article beaucoup de passion mais peu de réflexion (bien que ce ne soit pas un effet du produit !).
      A la place de lieux communs utiliser des arguments sérieux ferait avancer l’un des débats les plus difficiles de notre temps.
      Une époque coincée entre le puritanisme de gauche et la rigidité de droite, l’absence de spiritualité et l’excès de candeur a besoin du cannabis pour permettre aux plus faibles d’échapper au désert mental de notre époque.
      C’est ce besoin qui est tragique et l’arrêt de la prohibition ou la réduction de la consommation, pour paraphraser Gramsci, avant d’être une action devra être une conviction. 
       

    • 8 Février 2017 à 2h17

      bernard48 dit

      Je suis toujours étonné par les chiffres de la mortalité
      Ici alcool 50 000
      Tabac 70 000

      Ailleurs 60 000 par la pollution
      Quelques uns du cancer, cholestérol, diabète, maladie cardiaque etc

      Et les chiffres de l’insse
      550 000 morts par an en France
      En faisant le ratio
      Donc très peu de vieillesse

      Alors pourquoi s’embêter avec le problème des retraites