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	<title>Comments on: Halte au clientélisme mémoriel !</title>
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	<description>Surtout si vous n&#039;êtes pas d&#039;accord</description>
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		<title>By: Pirée</title>
		<link>http://www.causeur.fr/halte-au-clientelisme-memoriel,1306/comment-page-2#comment-21404</link>
		<dc:creator>Pirée</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Nov 2008 17:38:57 +0000</pubDate>
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		<description>&quot;Nous ne nous ébaubirons pas devant vos commentaires – à moins qu’ils soient vraiment pertinents&quot; lit-on dans le manifeste fondateur de ce blog. Celui de Monsieur Averell est vraiment pertinent. Il a la taille d&#039;un article. Qu&#039;en pense Madame Lévy?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>&#8220;Nous ne nous ébaubirons pas devant vos commentaires – à moins qu’ils soient vraiment pertinents&#8221; lit-on dans le manifeste fondateur de ce blog. Celui de Monsieur Averell est vraiment pertinent. Il a la taille d&#8217;un article. Qu&#8217;en pense Madame Lévy?</p>
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		<title>By: Averell</title>
		<link>http://www.causeur.fr/halte-au-clientelisme-memoriel,1306/comment-page-2#comment-21381</link>
		<dc:creator>Averell</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Nov 2008 13:43:13 +0000</pubDate>
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		<description>Le nom d’André Kaspi me ramène à mes années d’étudiant qui furent des années heureuses, années au cours desquelles j’ai pu apprécier les qualités de ce grand monsieur. Mais là n’est pas le sujet de cette lettre.  
    L’Etat est parfaitement amoral lorsqu’il n’est pas tout bonnement immoral. “L’Etat est un monstre froid” crie Nietzsche, un cri curieusement bien moins entendu que tant d’autres de ses cris. Ce cri doit être placé à la base de toute réflexion au sujet de ce machin dont il faudra bien finir par se défaire. Marx a envisagé une voie, il y en a d’autres.
    On propose donc de faire le ménage dans cette inflation commémoratrice. “Il n’est pas sain qu’en l’espace d’un demi-siècle, le nombre des commémorations ait doublé. Il n’est pas admissible que la nation cède aux intérêts communautaristes et que l’on multiplie les journées de repentance pour satisfaire un groupe de victimes, car ce serait affaiblir la conscience nationale”, peut-on lire en conclusion du rapport sur la réforme des commémorations nationales, confié par l’Elysée à la commission spéciale présidée par le professeur André Kaspi. Fort bien. Et que propose-t-on ? De ne garder que le 8 mai, le 14 juillet et le 11 novembre. 
    Commençons par le 14 juillet, fête spécifiquement nationale qui me ramène aux bals popu et à cette si belle photographie de Robert Doisneau, “La dernière valse du 14 juillet 1949”, avec cette jeune femme dont la danse soulève un peu la robe claire. J’aimerais m’en tenir aux charmes de cette fête, mais je ne le puis. Car, enfin, le 14 juillet se moque de lui-même ! La prise de la Bastille ne trouva que sept détenus, dont un noble débauché. Il est vrai que la foule ne venait pas libérer les victimes du pouvoir mais tout simplement chercher de la poudre et des balles pour les armes dont elle venait de s’emparer aux Invalides. Fait curieux : dès la prise de la Bastille on commença par s’adonner à une pratique – magique ? – qui allait devenir le symbole même de la Révolution, la décapitation. Le responsable de la défense de cette colossale forteresse, le marquis de Launay, fut décapité (par un cuisinier, dit-on, ce qui ajouterait au caractère grandguignolesque de cette révolution) et sa tête promenée au bout d’une pique, ainsi que celle d’autres défenseurs. Le ton était donné. Le peuple en armes, la loi martiale (dès le 21 octobre 1789), la levée en masse (qui explique le mécontentement paysan, en Vendée notamment) avec, en 1793, une armée qui ne comptait pas moins d’un million de soldats ! Les bataillons de la conscription, les hordes citoyennes animées par une idéologie sommaire, l’Etat-nation, des promesses de guerres totales… Non, vraiment, je goûte peu ce romantisme de la Révolution française en partie redevable à Jules Michelet dont “Histoire de la Révolution française” n’est qu’un affreux salmigondis. Je confesse humblement que la Révolution française ne me fait pas tomber en pâmoison. Mais puisque pour beaucoup cette révolution semble marquer le début de la Création (auparavant le monde n’était que ténèbres, etc.), célébrons-la encore avant de prendre quelques pilules laxatives qui nous en dépurerons. Nous pourrions aussi commencer par en modifier la date : au lieu du 14 juillet, pourquoi ne pas choisir le 25 juillet qui vit, en 1794, l’assassinat d’un poète, André Chénier ? Ce serait symboliquement plus riche que la prise d’une prison presque vide de prisonniers. Les révolutionnaires ont voulu la guerre des peuples, il n’y a rien à célébrer. Avec la Révolution française la guerre se répandit partout. Elle commença le 20 avril 1792, avec la déclaration de guerre à l’Autriche. Mais au nom du peuple tout est permis n’est-ce pas ? Et celui qui va à l’encontre de la volonté du peuple est moqué lorsqu’il n’est pas lynché. Le peuple, on le cherche partout et on ne le trouve nulle part. 
    “Ainsi la Gironde voulait faire de la guerre une formidable manœuvre de politique intérieure. Terrible responsabilité ! Quand nous pensons aux épreuves inouïes que la France va subir, quand nous songeons que cette surexcitation d’un moment sera payée par vingt années de césarisme sanglant et qu’ensuite de 1815 à 1848, on peut dire de 1815 à 1870, la France aura moins de liberté qu’elle n’en avait sous la Constitution de 1791, quand on songe que la propagande armée des principes révolutionnaires a surexcité contre nous le sentiment national des peuples et créé le formidable état militaire sous lequel plient les nations, on se demande si la Gironde avait le droit de jouer cette extraordinaire partie de dés. La guerre n’était pas voulue par les souverains étrangers.” Et cette dernière phrase devrait être soulignée, et plusieurs fois. Ces lignes sont de Jean Jaurès, un homme avec qui le mot “socialisme” méritait le respect, un pacifiste assassiné trois jours avant le début de la Grande Guerre. Je ne cherche par ces lignes qu’à entamer une certaine béatitude, qu’à bousculer ceux qui n’ont jamais pensé à l’effrayante réversibilité des mots “réactionnaire” et “révolutionnaire” et qui avancent dans un espace aussi simple que celui du Jugement Dernier.    
    Le 11 novembre est une fête plus sérieuse. La Grande Guerre a montré l’aboutissement mécanique (je n’ose écrire logique) de l’Etat-nation, son entrée en agonie par suicide. Les Etats-nations, enfants de la Révolution française de 1789, avec ce culte de la frontière et l’enrégimentement des peuples de la métropole, sans oublier ceux des colonies, devenues elles aussi des Etas-nations par la grâce de la métropole. Le 11 novembre devrait permettre de bien se pénétrer de la monstruosité de l’Etat, de tout Etat. Dans un article publié au “Mercure de France” (dans le numéro d’avril 1891), voici ce qu’écrivit Rémy de Gourmont (ce qui lui valut d’être révoqué de son poste par l’Administrateur de la Bibliothèque Nationale) : 
    “La question, du reste, est simple : l’Allemagne a enlevé deux provinces à la France, qui elle-même les avait antérieurement chipées : vous voulez les reprendre ? Bien. En ce cas, partons pour la frontière. Vous ne bougez pas ? Alors foutez-nous la paix. 
    Jadis, en de permanentes guerres, avec de vraies armées, c’est-à-dire composées de soldats de métier et de carrière, on se trouvait vainqueur sans vanité, vaincu sans rancune. La défaite n’avait pas cette conséquence : une nation pleurnichant et hihihant pendant vingt ans, telle une éternelle fillette ; oui, comme une fillette qui a laissé tomber sur le bon côté sa tartine de confitures. 
    Jadis, le lendemain de la paix signée, les sujets des deux pays trafiquaient ensemble sans amertume, franchissaient indifférents les frontières modifiées, et les officiers des deux armées, la veille aux prises, buvaient à la même table, en gens d’esprit (…)
    Dépurons-nous de ces humeurs ; prenons quelques pilules de dédain qui fassent issir par les voies naturelles ce virus nouveau, dénommé : Patriotisme.” 
    N’oublions pas que ce texte a été écrit en 1891, dans une France qui avait été défaite par Bismarck et qui, revancharde, fulminait. La chose paraît acquise aujourd’hui, le patriotisme a été envoyé au magasin des accessoires et nous nous en portons plutôt bien ; mais ne pourrions-nous pas en faire de même avec la Révolution française devant laquelle ils sont encore nombreux à être en grande dévotion, sans même savoir qu’elle est le moule dans lequel a été coulé le concept d’Etat-nation, concept promis au plus meurtrier et au plus dévastateur des avenirs ?  
    Le 8 mai permettra d’approfondir la réflexion commencée avec le 14 juillet et le 11 novembre, il permettra d’étudier l’activation des idéologies totalitaires par des Etats-nations, des idéologies qui ont fait le crime d’Etat, avec le concours de la technologie et de la bureaucratie. La fusion des peuples de la France a été parachevée par la Grande Guerre au cours de laquelle toutes les provinces et leurs départements ont connu les tranchées, les tueries de masse, les charges à la baïonnette, une technique initiée (d’abord avec succès) par la Révolution française. La fusion des peuples de l’Europe a quant à elle été parachevée par la Deuxième Guerre mondiale.  
    Commémorons le 14 juillet (je le commémore à l’envers, négativement), commémorons le 11 novembre et le 8 mai et, enfin, ne supprimons pas la Journée nationale de la Déportation, le dernier dimanche d’avril. Puisse-t-elle encourager la réflexion sur le pouvoir de mort de l’Etat – l’Etat est létal, ai-je souvent écrit. Cette journée commémore la déportation de plus de cent cinquante mille personnes d’origines diverses ; elle ne donne donc pas dans le communautarisme qui, pour la République une et indivisible, semble marquer un état d’affreuse régression, le retour à la tribu et à l’état de barbarie ; et elle invite le citoyen à prendre conscience (sans aucun esprit de polémique, seulement avec inquiétude) des agissements du monstre froid et du potentiel de mort qui est en lui. L’étude historique doit permettre de délinéer des rapports (ou, tout au moins, des airs de famille) entre les événements. Elle m’a conduit à me poser de très sérieuses questions sur la Révolution française et la bigoterie qu’elle suscite, une bigoterie qui rend touchantes bien d’autres bigoteries.   
    P.S. Un lecteur accepterait-il de m’administrer des doses de républicanisme ? Je lui en serais reconnaissant. J’aimerais être débarrassé de mes fièvres, j’aimerais jouir d’une solide bonne santé républicaine. J’aimerais m’endormir dans le giron de Marianne. M’aidera-t-on ? Mais bien des lecteurs penseront que, considérant la gravité de mon cas, l’euthanasie doit être envisagée. Et, une fois encore, je me donne probablement trop d’importance.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Le nom d’André Kaspi me ramène à mes années d’étudiant qui furent des années heureuses, années au cours desquelles j’ai pu apprécier les qualités de ce grand monsieur. Mais là n’est pas le sujet de cette lettre.<br />
    L’Etat est parfaitement amoral lorsqu’il n’est pas tout bonnement immoral. “L’Etat est un monstre froid” crie Nietzsche, un cri curieusement bien moins entendu que tant d’autres de ses cris. Ce cri doit être placé à la base de toute réflexion au sujet de ce machin dont il faudra bien finir par se défaire. Marx a envisagé une voie, il y en a d’autres.<br />
    On propose donc de faire le ménage dans cette inflation commémoratrice. “Il n’est pas sain qu’en l’espace d’un demi-siècle, le nombre des commémorations ait doublé. Il n’est pas admissible que la nation cède aux intérêts communautaristes et que l’on multiplie les journées de repentance pour satisfaire un groupe de victimes, car ce serait affaiblir la conscience nationale”, peut-on lire en conclusion du rapport sur la réforme des commémorations nationales, confié par l’Elysée à la commission spéciale présidée par le professeur André Kaspi. Fort bien. Et que propose-t-on ? De ne garder que le 8 mai, le 14 juillet et le 11 novembre.<br />
    Commençons par le 14 juillet, fête spécifiquement nationale qui me ramène aux bals popu et à cette si belle photographie de Robert Doisneau, “La dernière valse du 14 juillet 1949”, avec cette jeune femme dont la danse soulève un peu la robe claire. J’aimerais m’en tenir aux charmes de cette fête, mais je ne le puis. Car, enfin, le 14 juillet se moque de lui-même ! La prise de la Bastille ne trouva que sept détenus, dont un noble débauché. Il est vrai que la foule ne venait pas libérer les victimes du pouvoir mais tout simplement chercher de la poudre et des balles pour les armes dont elle venait de s’emparer aux Invalides. Fait curieux : dès la prise de la Bastille on commença par s’adonner à une pratique – magique ? – qui allait devenir le symbole même de la Révolution, la décapitation. Le responsable de la défense de cette colossale forteresse, le marquis de Launay, fut décapité (par un cuisinier, dit-on, ce qui ajouterait au caractère grandguignolesque de cette révolution) et sa tête promenée au bout d’une pique, ainsi que celle d’autres défenseurs. Le ton était donné. Le peuple en armes, la loi martiale (dès le 21 octobre 1789), la levée en masse (qui explique le mécontentement paysan, en Vendée notamment) avec, en 1793, une armée qui ne comptait pas moins d’un million de soldats ! Les bataillons de la conscription, les hordes citoyennes animées par une idéologie sommaire, l’Etat-nation, des promesses de guerres totales… Non, vraiment, je goûte peu ce romantisme de la Révolution française en partie redevable à Jules Michelet dont “Histoire de la Révolution française” n’est qu’un affreux salmigondis. Je confesse humblement que la Révolution française ne me fait pas tomber en pâmoison. Mais puisque pour beaucoup cette révolution semble marquer le début de la Création (auparavant le monde n’était que ténèbres, etc.), célébrons-la encore avant de prendre quelques pilules laxatives qui nous en dépurerons. Nous pourrions aussi commencer par en modifier la date : au lieu du 14 juillet, pourquoi ne pas choisir le 25 juillet qui vit, en 1794, l’assassinat d’un poète, André Chénier ? Ce serait symboliquement plus riche que la prise d’une prison presque vide de prisonniers. Les révolutionnaires ont voulu la guerre des peuples, il n’y a rien à célébrer. Avec la Révolution française la guerre se répandit partout. Elle commença le 20 avril 1792, avec la déclaration de guerre à l’Autriche. Mais au nom du peuple tout est permis n’est-ce pas ? Et celui qui va à l’encontre de la volonté du peuple est moqué lorsqu’il n’est pas lynché. Le peuple, on le cherche partout et on ne le trouve nulle part.<br />
    “Ainsi la Gironde voulait faire de la guerre une formidable manœuvre de politique intérieure. Terrible responsabilité ! Quand nous pensons aux épreuves inouïes que la France va subir, quand nous songeons que cette surexcitation d’un moment sera payée par vingt années de césarisme sanglant et qu’ensuite de 1815 à 1848, on peut dire de 1815 à 1870, la France aura moins de liberté qu’elle n’en avait sous la Constitution de 1791, quand on songe que la propagande armée des principes révolutionnaires a surexcité contre nous le sentiment national des peuples et créé le formidable état militaire sous lequel plient les nations, on se demande si la Gironde avait le droit de jouer cette extraordinaire partie de dés. La guerre n’était pas voulue par les souverains étrangers.” Et cette dernière phrase devrait être soulignée, et plusieurs fois. Ces lignes sont de Jean Jaurès, un homme avec qui le mot “socialisme” méritait le respect, un pacifiste assassiné trois jours avant le début de la Grande Guerre. Je ne cherche par ces lignes qu’à entamer une certaine béatitude, qu’à bousculer ceux qui n’ont jamais pensé à l’effrayante réversibilité des mots “réactionnaire” et “révolutionnaire” et qui avancent dans un espace aussi simple que celui du Jugement Dernier.<br />
    Le 11 novembre est une fête plus sérieuse. La Grande Guerre a montré l’aboutissement mécanique (je n’ose écrire logique) de l’Etat-nation, son entrée en agonie par suicide. Les Etats-nations, enfants de la Révolution française de 1789, avec ce culte de la frontière et l’enrégimentement des peuples de la métropole, sans oublier ceux des colonies, devenues elles aussi des Etas-nations par la grâce de la métropole. Le 11 novembre devrait permettre de bien se pénétrer de la monstruosité de l’Etat, de tout Etat. Dans un article publié au “Mercure de France” (dans le numéro d’avril 1891), voici ce qu’écrivit Rémy de Gourmont (ce qui lui valut d’être révoqué de son poste par l’Administrateur de la Bibliothèque Nationale) :<br />
    “La question, du reste, est simple : l’Allemagne a enlevé deux provinces à la France, qui elle-même les avait antérieurement chipées : vous voulez les reprendre ? Bien. En ce cas, partons pour la frontière. Vous ne bougez pas ? Alors foutez-nous la paix.<br />
    Jadis, en de permanentes guerres, avec de vraies armées, c’est-à-dire composées de soldats de métier et de carrière, on se trouvait vainqueur sans vanité, vaincu sans rancune. La défaite n’avait pas cette conséquence : une nation pleurnichant et hihihant pendant vingt ans, telle une éternelle fillette ; oui, comme une fillette qui a laissé tomber sur le bon côté sa tartine de confitures.<br />
    Jadis, le lendemain de la paix signée, les sujets des deux pays trafiquaient ensemble sans amertume, franchissaient indifférents les frontières modifiées, et les officiers des deux armées, la veille aux prises, buvaient à la même table, en gens d’esprit (…)<br />
    Dépurons-nous de ces humeurs ; prenons quelques pilules de dédain qui fassent issir par les voies naturelles ce virus nouveau, dénommé : Patriotisme.”<br />
    N’oublions pas que ce texte a été écrit en 1891, dans une France qui avait été défaite par Bismarck et qui, revancharde, fulminait. La chose paraît acquise aujourd’hui, le patriotisme a été envoyé au magasin des accessoires et nous nous en portons plutôt bien ; mais ne pourrions-nous pas en faire de même avec la Révolution française devant laquelle ils sont encore nombreux à être en grande dévotion, sans même savoir qu’elle est le moule dans lequel a été coulé le concept d’Etat-nation, concept promis au plus meurtrier et au plus dévastateur des avenirs ?<br />
    Le 8 mai permettra d’approfondir la réflexion commencée avec le 14 juillet et le 11 novembre, il permettra d’étudier l’activation des idéologies totalitaires par des Etats-nations, des idéologies qui ont fait le crime d’Etat, avec le concours de la technologie et de la bureaucratie. La fusion des peuples de la France a été parachevée par la Grande Guerre au cours de laquelle toutes les provinces et leurs départements ont connu les tranchées, les tueries de masse, les charges à la baïonnette, une technique initiée (d’abord avec succès) par la Révolution française. La fusion des peuples de l’Europe a quant à elle été parachevée par la Deuxième Guerre mondiale.<br />
    Commémorons le 14 juillet (je le commémore à l’envers, négativement), commémorons le 11 novembre et le 8 mai et, enfin, ne supprimons pas la Journée nationale de la Déportation, le dernier dimanche d’avril. Puisse-t-elle encourager la réflexion sur le pouvoir de mort de l’Etat – l’Etat est létal, ai-je souvent écrit. Cette journée commémore la déportation de plus de cent cinquante mille personnes d’origines diverses ; elle ne donne donc pas dans le communautarisme qui, pour la République une et indivisible, semble marquer un état d’affreuse régression, le retour à la tribu et à l’état de barbarie ; et elle invite le citoyen à prendre conscience (sans aucun esprit de polémique, seulement avec inquiétude) des agissements du monstre froid et du potentiel de mort qui est en lui. L’étude historique doit permettre de délinéer des rapports (ou, tout au moins, des airs de famille) entre les événements. Elle m’a conduit à me poser de très sérieuses questions sur la Révolution française et la bigoterie qu’elle suscite, une bigoterie qui rend touchantes bien d’autres bigoteries.<br />
    P.S. Un lecteur accepterait-il de m’administrer des doses de républicanisme ? Je lui en serais reconnaissant. J’aimerais être débarrassé de mes fièvres, j’aimerais jouir d’une solide bonne santé républicaine. J’aimerais m’endormir dans le giron de Marianne. M’aidera-t-on ? Mais bien des lecteurs penseront que, considérant la gravité de mon cas, l’euthanasie doit être envisagée. Et, une fois encore, je me donne probablement trop d’importance.</p>
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		<title>By: Pascal</title>
		<link>http://www.causeur.fr/halte-au-clientelisme-memoriel,1306/comment-page-2#comment-20612</link>
		<dc:creator>Pascal</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Nov 2008 15:14:44 +0000</pubDate>
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		<description>14 Juillet,8 Mai 1945,11 Novembre 1918...et basta!</description>
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	<item>
		<title>By: moyshe kapoyer</title>
		<link>http://www.causeur.fr/halte-au-clientelisme-memoriel,1306/comment-page-2#comment-19836</link>
		<dc:creator>moyshe kapoyer</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2008 09:07:46 +0000</pubDate>
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		<description>Si on comprend bien, le fait que - par exemple - 75.000 Juifs ont été déportés de France, la plupart avec le concours des autorités française, relève d&#039;une &quot;mémoire communautariste&quot;; ça ne concerne donc pas la &quot;communauté française&quot;.. à laquelle   M. Rosenzweig appartient lui  qui suppose que le jour de la fête nationale israélienne est celui qui correspond le mieux aux Juifs de France. Ou comment être à la fois un nationaliste français obtus (et fermé aux fait que la France est plurielle et que si elle veut réconcilier toutes ses populations avec son histoire nationale, elle doit les intégrer à celle-ci) et un sioniste de bon aloi. Le confort intellectuel absolu en somme. Et on imagine bien sûr que, plus largement, la mémoire de six millions de Juifs rayés de la carte dans la quasi absolue indifférence et parfois la complicité des populations européennes ne concerne que les Juifs eux-mêmes.  On se demande où est passée l&#039;humanité dans ce raisonnement de M. Rosenzweig.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Si on comprend bien, le fait que &#8211; par exemple &#8211; 75.000 Juifs ont été déportés de France, la plupart avec le concours des autorités française, relève d&#8217;une &#8220;mémoire communautariste&#8221;; ça ne concerne donc pas la &#8220;communauté française&#8221;.. à laquelle   M. Rosenzweig appartient lui  qui suppose que le jour de la fête nationale israélienne est celui qui correspond le mieux aux Juifs de France. Ou comment être à la fois un nationaliste français obtus (et fermé aux fait que la France est plurielle et que si elle veut réconcilier toutes ses populations avec son histoire nationale, elle doit les intégrer à celle-ci) et un sioniste de bon aloi. Le confort intellectuel absolu en somme. Et on imagine bien sûr que, plus largement, la mémoire de six millions de Juifs rayés de la carte dans la quasi absolue indifférence et parfois la complicité des populations européennes ne concerne que les Juifs eux-mêmes.  On se demande où est passée l&#8217;humanité dans ce raisonnement de M. Rosenzweig.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>By: Pirée</title>
		<link>http://www.causeur.fr/halte-au-clientelisme-memoriel,1306/comment-page-2#comment-19832</link>
		<dc:creator>Pirée</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2008 08:57:11 +0000</pubDate>
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		<description>Le mien, c&#039;est le 13 septembre.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Le mien, c&#8217;est le 13 septembre.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>By: ramon mercader</title>
		<link>http://www.causeur.fr/halte-au-clientelisme-memoriel,1306/comment-page-2#comment-19831</link>
		<dc:creator>ramon mercader</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2008 08:43:57 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.causeur.fr/?p=1306#comment-19831</guid>
		<description>@ amélia
et vous oubliez aussi la célébration de mon anniversaire!
et celui de ma concierge , maàme michu.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@ amélia<br />
et vous oubliez aussi la célébration de mon anniversaire!<br />
et celui de ma concierge , maàme michu.</p>
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	<item>
		<title>By: Rotil</title>
		<link>http://www.causeur.fr/halte-au-clientelisme-memoriel,1306/comment-page-2#comment-19748</link>
		<dc:creator>Rotil</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2008 18:25:06 +0000</pubDate>
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		<description>@robespierre,

Vous m&#039;écrivez:
&quot;@rotil 

Lafayette tirant sur le peuple de Paris lors de la fête de la fédération ?????? 

Rotil, le 11 Novembre n’est pas fait pour aller au bistrot mais au monument aux morts, à jeun de préférence !!!&quot;

Je fais mes excuse à monsieur de La Fayette... J&#039;ai confondu avec &quot;l&#039;incident&quot; du 17 juillet 1791, où d&#039;ailleurs La Fayette semble avoir été peu mêlé.

Par ailleurs, le 11 novembre, je ne vais pas au bistrot, ni d&#039;ailleurs aux monument aux morts, déjà parce qu&#039;il n&#039;y a pas de bus; ensuite parce que je ne suis jamais allé au monuments aux morts.

J&#039;ai ma façon de les honorer, chacun a la sienne. Mon grand-père vécu le Chemin des Dames dont vous avez entendu parler, je suppose.

Sa tombe est à Paris, à 300 kilomètres d&#039;où je suis...

Alors, j&#039;ai fait une erreur, mais je vous conteste le droit de me traiter d&#039;ivrogne.

Bien à vous !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@robespierre,</p>
<p>Vous m&#8217;écrivez:<br />
&#8220;@rotil </p>
<p>Lafayette tirant sur le peuple de Paris lors de la fête de la fédération ?????? </p>
<p>Rotil, le 11 Novembre n’est pas fait pour aller au bistrot mais au monument aux morts, à jeun de préférence !!!&#8221;</p>
<p>Je fais mes excuse à monsieur de La Fayette&#8230; J&#8217;ai confondu avec &#8220;l&#8217;incident&#8221; du 17 juillet 1791, où d&#8217;ailleurs La Fayette semble avoir été peu mêlé.</p>
<p>Par ailleurs, le 11 novembre, je ne vais pas au bistrot, ni d&#8217;ailleurs aux monument aux morts, déjà parce qu&#8217;il n&#8217;y a pas de bus; ensuite parce que je ne suis jamais allé au monuments aux morts.</p>
<p>J&#8217;ai ma façon de les honorer, chacun a la sienne. Mon grand-père vécu le Chemin des Dames dont vous avez entendu parler, je suppose.</p>
<p>Sa tombe est à Paris, à 300 kilomètres d&#8217;où je suis&#8230;</p>
<p>Alors, j&#8217;ai fait une erreur, mais je vous conteste le droit de me traiter d&#8217;ivrogne.</p>
<p>Bien à vous !</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: Amelia</title>
		<link>http://www.causeur.fr/halte-au-clientelisme-memoriel,1306/comment-page-2#comment-19746</link>
		<dc:creator>Amelia</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2008 18:18:41 +0000</pubDate>
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		<description>Entre la révolution française et la seconde guerre mondiale, la terre s&#039;est arrêtée de tournée en France.
Immobilisme.

Enfin j&#039;oubliais la naissance de Jésus.
Et peut-être aussi le nine eleven.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Entre la révolution française et la seconde guerre mondiale, la terre s&#8217;est arrêtée de tournée en France.<br />
Immobilisme.</p>
<p>Enfin j&#8217;oubliais la naissance de Jésus.<br />
Et peut-être aussi le nine eleven.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: Zoran</title>
		<link>http://www.causeur.fr/halte-au-clientelisme-memoriel,1306/comment-page-2#comment-19732</link>
		<dc:creator>Zoran</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2008 16:36:45 +0000</pubDate>
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		<description>Dans ce cas, il faut aussi taper du côté du corporatisme affairiste à feuille de vigne humanitaire  ... 

On va avoir droit un jour à la Journée de l&#039;Abolition du Tabagisme.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Dans ce cas, il faut aussi taper du côté du corporatisme affairiste à feuille de vigne humanitaire  &#8230; </p>
<p>On va avoir droit un jour à la Journée de l&#8217;Abolition du Tabagisme.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: Pirée</title>
		<link>http://www.causeur.fr/halte-au-clientelisme-memoriel,1306/comment-page-2#comment-19652</link>
		<dc:creator>Pirée</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2008 08:50:40 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.causeur.fr/?p=1306#comment-19652</guid>
		<description>Un grand merci à Monsieur Mihaely pour sa réfèrence sur internet. Je viens de m&#039;y reporter. Pas mal de lettres sont remplacées, le dieu de l&#039;informatique sait pourquoi, par des points d&#039;interrogation, mais c&#039;est quand même bien plus facile à lire que dans la poussière. Il me semble à nouveau que le souvenir de la fête de la Fédération l&#039;emporta sur celui de la prise de la Bastille. Qu&#039;a dit le rapporteur (auquel on a donné une rue à Paris) : 
- vous pouvez renâcler sur le second, pas sur le premier. 
Et la pilule fut avalée.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Un grand merci à Monsieur Mihaely pour sa réfèrence sur internet. Je viens de m&#8217;y reporter. Pas mal de lettres sont remplacées, le dieu de l&#8217;informatique sait pourquoi, par des points d&#8217;interrogation, mais c&#8217;est quand même bien plus facile à lire que dans la poussière. Il me semble à nouveau que le souvenir de la fête de la Fédération l&#8217;emporta sur celui de la prise de la Bastille. Qu&#8217;a dit le rapporteur (auquel on a donné une rue à Paris) :<br />
- vous pouvez renâcler sur le second, pas sur le premier.<br />
Et la pilule fut avalée.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: claudio17</title>
		<link>http://www.causeur.fr/halte-au-clientelisme-memoriel,1306/comment-page-2#comment-19648</link>
		<dc:creator>claudio17</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2008 06:33:21 +0000</pubDate>
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		<description>tout à fait d&#039;accord pour dépoussiérer cette inflation de &quot;commémorations&quot;sinon pourquoi ne pas commémorer:la bataille d&#039;Azincourt,celle d&#039;Austerlitz,le sacre de Louis IV ou l&#039;exécution de Louis XVI et j&#039;en passe...l&#039;histoire de notre pays est tellement riche que tous les jours de l&#039;année n&#039;y suffiraient pas et comme toutes les histoires elle est faite de joies et de larmes</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>tout à fait d&#8217;accord pour dépoussiérer cette inflation de &#8220;commémorations&#8221;sinon pourquoi ne pas commémorer:la bataille d&#8217;Azincourt,celle d&#8217;Austerlitz,le sacre de Louis IV ou l&#8217;exécution de Louis XVI et j&#8217;en passe&#8230;l&#8217;histoire de notre pays est tellement riche que tous les jours de l&#8217;année n&#8217;y suffiraient pas et comme toutes les histoires elle est faite de joies et de larmes</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: Ludovic Lefebvre</title>
		<link>http://www.causeur.fr/halte-au-clientelisme-memoriel,1306/comment-page-2#comment-19633</link>
		<dc:creator>Ludovic Lefebvre</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2008 22:44:44 +0000</pubDate>
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		<description>Le mrap qui est contre, tu m&#039;étonnes, c&#039;est tout son fond de commerce qui se vide. 
C&#039;est une proposition qui aurait été certainement insuffisante, qui n&#039;aurait pas plu à une minorité des français, mais qui va dans le bon sens. En ces temps de tensions, l&#039;iniative du professeur Kopi et l&#039;article de Luc Rosenzweig font chaud au coeur.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Le mrap qui est contre, tu m&#8217;étonnes, c&#8217;est tout son fond de commerce qui se vide.<br />
C&#8217;est une proposition qui aurait été certainement insuffisante, qui n&#8217;aurait pas plu à une minorité des français, mais qui va dans le bon sens. En ces temps de tensions, l&#8217;iniative du professeur Kopi et l&#8217;article de Luc Rosenzweig font chaud au coeur.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: Pirée</title>
		<link>http://www.causeur.fr/halte-au-clientelisme-memoriel,1306/comment-page-2#comment-19628</link>
		<dc:creator>Pirée</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2008 20:15:29 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.causeur.fr/?p=1306#comment-19628</guid>
		<description>Sur l&#039;intervention de Monsieur Nathanaël :
Le 14 février 1790, il n&#039;y eut qu&#039;effusions et bombances, sous une alternance d&#039;averses et  d&#039;éclaircies. Le sang coula sur le Champ-de-Mars le 17 juillet 1791 : deux assassinats le matin, une échauffourée entre Cordeliers et Garde nationale en fin d&#039;après-midi. Les gardes nationaux, commandés par La Fayette, tirèrent sans en avoir reçu l&#039;ordre.
Que le 14 juillet 1789 ait finalement été préféré au 14 juillet 1790 est révélateur (je croyais l&#039;inverse, ayant lu les débats en mairie, et à la va vite, il y a fort longtemps; fais ce que je dis, pas ce que je fais).</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Sur l&#8217;intervention de Monsieur Nathanaël :<br />
Le 14 février 1790, il n&#8217;y eut qu&#8217;effusions et bombances, sous une alternance d&#8217;averses et  d&#8217;éclaircies. Le sang coula sur le Champ-de-Mars le 17 juillet 1791 : deux assassinats le matin, une échauffourée entre Cordeliers et Garde nationale en fin d&#8217;après-midi. Les gardes nationaux, commandés par La Fayette, tirèrent sans en avoir reçu l&#8217;ordre.<br />
Que le 14 juillet 1789 ait finalement été préféré au 14 juillet 1790 est révélateur (je croyais l&#8217;inverse, ayant lu les débats en mairie, et à la va vite, il y a fort longtemps; fais ce que je dis, pas ce que je fais).</p>
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		<title>By: robespierre</title>
		<link>http://www.causeur.fr/halte-au-clientelisme-memoriel,1306/comment-page-2#comment-19627</link>
		<dc:creator>robespierre</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2008 19:57:16 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.causeur.fr/?p=1306#comment-19627</guid>
		<description>@rotil 

Lafayette tirant sur le peuple de Paris lors de la fête de la fédération ?????? 

Rotil, le 11 Novembre n&#039;est pas fait pour aller au bistrot mais au monument aux morts, à jeun de préférence !!!</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@rotil </p>
<p>Lafayette tirant sur le peuple de Paris lors de la fête de la fédération ?????? </p>
<p>Rotil, le 11 Novembre n&#8217;est pas fait pour aller au bistrot mais au monument aux morts, à jeun de préférence !!!</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: Nathanaël</title>
		<link>http://www.causeur.fr/halte-au-clientelisme-memoriel,1306/comment-page-2#comment-19625</link>
		<dc:creator>Nathanaël</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2008 18:34:01 +0000</pubDate>
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		<description>@ Rotil :

Désolé, mais vous vous trompez en tous points.

1. En 1880, les députés choisirent comme fête nationale le 14 juillet 1789. Il est néanmoins vrai qu&#039;on balança un moment entre la prise de la Bastille, la nuit du 4 août, et la fête de la Fédération de 1790. Mais entre les deux 14 juillet, c&#039;est bien le premier qu&#039;on a retenu et qu&#039;on fête depuis.

2. Le 14 juillet 1790 rassembla la fédération des gardes nationales sur le Champ de Mars, sous une pluie battante, devant des dizaines de milliers de spectateurs. Talleyrand célébra une messe devant l&#039;autel de la Patrie, où La Fayette prononça son serment (le pus pacifiquement du monde). Le peuple ne fut nullement canonné mais simplement trempé. Il est vrai qu&#039;on tira le canon à midi, comme signal du serment à la nation, à la loi et au roi.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@ Rotil :</p>
<p>Désolé, mais vous vous trompez en tous points.</p>
<p>1. En 1880, les députés choisirent comme fête nationale le 14 juillet 1789. Il est néanmoins vrai qu&#8217;on balança un moment entre la prise de la Bastille, la nuit du 4 août, et la fête de la Fédération de 1790. Mais entre les deux 14 juillet, c&#8217;est bien le premier qu&#8217;on a retenu et qu&#8217;on fête depuis.</p>
<p>2. Le 14 juillet 1790 rassembla la fédération des gardes nationales sur le Champ de Mars, sous une pluie battante, devant des dizaines de milliers de spectateurs. Talleyrand célébra une messe devant l&#8217;autel de la Patrie, où La Fayette prononça son serment (le pus pacifiquement du monde). Le peuple ne fut nullement canonné mais simplement trempé. Il est vrai qu&#8217;on tira le canon à midi, comme signal du serment à la nation, à la loi et au roi.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: Pirée</title>
		<link>http://www.causeur.fr/halte-au-clientelisme-memoriel,1306/comment-page-1#comment-19607</link>
		<dc:creator>Pirée</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2008 15:08:43 +0000</pubDate>
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		<description>Aa est une cou... euh... une coquille.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Aa est une cou&#8230; euh&#8230; une coquille.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: Pirée</title>
		<link>http://www.causeur.fr/halte-au-clientelisme-memoriel,1306/comment-page-1#comment-19606</link>
		<dc:creator>Pirée</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2008 15:06:26 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.causeur.fr/?p=1306#comment-19606</guid>
		<description>Le taré a écrit 1989 pour 1789. Áa ne s&#039;améliore pas.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Le taré a écrit 1989 pour 1789. Áa ne s&#8217;améliore pas.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: Pirée</title>
		<link>http://www.causeur.fr/halte-au-clientelisme-memoriel,1306/comment-page-1#comment-19605</link>
		<dc:creator>Pirée</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2008 15:04:03 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.causeur.fr/?p=1306#comment-19605</guid>
		<description>Monsieur Rotil :
Affirmatif. Les débats parlementaires le montrent bien. Non sans hypocrisie, d&#039;ailleurs, car, en 1790, on avait en mémoire le 14 juillet 1989. Ça n&#039;a d&#039;ailleurs pas changé. Il y aurait toujours des bastilles à prendre. La destruction de celle à laquelle nous pensons était prévue par le plan d&#039;urbanisme de 1787.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Monsieur Rotil :<br />
Affirmatif. Les débats parlementaires le montrent bien. Non sans hypocrisie, d&#8217;ailleurs, car, en 1790, on avait en mémoire le 14 juillet 1989. Ça n&#8217;a d&#8217;ailleurs pas changé. Il y aurait toujours des bastilles à prendre. La destruction de celle à laquelle nous pensons était prévue par le plan d&#8217;urbanisme de 1787.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: ramon mercader</title>
		<link>http://www.causeur.fr/halte-au-clientelisme-memoriel,1306/comment-page-1#comment-19603</link>
		<dc:creator>ramon mercader</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2008 14:15:56 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.causeur.fr/?p=1306#comment-19603</guid>
		<description>@ luc
&quot;en france ,rien n&#039;empèche les dépositaires des mémoires spécifiques.........&quot;
erreur!
il eut fallu écrire&quot;rien n&#039;empèche les dépositaires AUTOPROCLAMES des mémoires  spécifiques.....&quot;
c&#039;est là que le bat blesse.
dans cette captation d&#039;héritage.
cette appropriation mémorielle.
qui fait qu&#039;on peut ,sans rougir décreter un tel &quot;génocidaire&quot; ,un autre coupable de &quot;crime contre l&#039;humanité&quot;,un autre encore victime d&#039;un &quot;apartheid social&quot;.
qu&#039;est ce qui lie un patrick lozes,président du cran,fils du sénateur gabriel,ou bien henri-georges tin (pein,teint,fin),porte parole du mème cran (et peut etre normalien je crois bien) au blackos ,victime des mirages de la société européenne ,recent immigré sur une barcasse de fortune ,parqué dans la zone de rétention de roissy , contraint de te proposer des gris-gris sur les champs-zé?
rien.
si ce n&#039;est la couleur de la peau.
qu&#039;est ce qui relie dominique voynet,sénatrice fortunée,profession intellectuelle ,ou yves cochet  ,glandeur reconnu(pardon mon prince!il fallait lire journaliste) et les péguts de chez moi qui se cassent à cultiver des légumes bios qui pourissent dès qu&#039;ils sont sortis du sol?
rien.
et pourtant ces braves escrocs rassemblent sur leurs noms toute la piétaille qu&#039;ils utilisent comme chair à canon en toute circonstances,comme masse.
mais peut etre a-t-on les representants que l&#039;on mérite.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@ luc<br />
&#8220;en france ,rien n&#8217;empèche les dépositaires des mémoires spécifiques&#8230;&#8230;&#8230;&#8221;<br />
erreur!<br />
il eut fallu écrire&#8221;rien n&#8217;empèche les dépositaires AUTOPROCLAMES des mémoires  spécifiques&#8230;..&#8221;<br />
c&#8217;est là que le bat blesse.<br />
dans cette captation d&#8217;héritage.<br />
cette appropriation mémorielle.<br />
qui fait qu&#8217;on peut ,sans rougir décreter un tel &#8220;génocidaire&#8221; ,un autre coupable de &#8220;crime contre l&#8217;humanité&#8221;,un autre encore victime d&#8217;un &#8220;apartheid social&#8221;.<br />
qu&#8217;est ce qui lie un patrick lozes,président du cran,fils du sénateur gabriel,ou bien henri-georges tin (pein,teint,fin),porte parole du mème cran (et peut etre normalien je crois bien) au blackos ,victime des mirages de la société européenne ,recent immigré sur une barcasse de fortune ,parqué dans la zone de rétention de roissy , contraint de te proposer des gris-gris sur les champs-zé?<br />
rien.<br />
si ce n&#8217;est la couleur de la peau.<br />
qu&#8217;est ce qui relie dominique voynet,sénatrice fortunée,profession intellectuelle ,ou yves cochet  ,glandeur reconnu(pardon mon prince!il fallait lire journaliste) et les péguts de chez moi qui se cassent à cultiver des légumes bios qui pourissent dès qu&#8217;ils sont sortis du sol?<br />
rien.<br />
et pourtant ces braves escrocs rassemblent sur leurs noms toute la piétaille qu&#8217;ils utilisent comme chair à canon en toute circonstances,comme masse.<br />
mais peut etre a-t-on les representants que l&#8217;on mérite.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: Aga Kahn</title>
		<link>http://www.causeur.fr/halte-au-clientelisme-memoriel,1306/comment-page-1#comment-19602</link>
		<dc:creator>Aga Kahn</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2008 13:46:02 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.causeur.fr/?p=1306#comment-19602</guid>
		<description>&quot;Le professeur Kaspi parle d’or. Sera-t-il entendu ?&quot;

C&#039;est de toute évidence une voix minoritaire. Rien qu&#039;à ce titre il faut qu&#039;il soit entendu.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>&#8220;Le professeur Kaspi parle d’or. Sera-t-il entendu ?&#8221;</p>
<p>C&#8217;est de toute évidence une voix minoritaire. Rien qu&#8217;à ce titre il faut qu&#8217;il soit entendu.</p>
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