Suivre Causeur :     

Guerriers et boutiquiers

Un monde sans armes est un monde sans âme

Publié le 20 juillet 2011 à 15:59 dans Société

Mots-clés : , , ,

image : Adamthinks.com

Georges Kaplan concluait son dernier article en citant Bastiat : « si les marchandises ne traversent pas les frontières, les soldats le feront ». Cette allégation imbécile renferme un chantage implicite qui sous-entend : « si vous ne voulez pas jouer le jeu du grand marché mondial, on viendra mitrailler vos familles ». Voilà qui vous pose un pacifiste.

On peut lui objecter que le chantage, la terreur sournoise et l’injonction autoritaire indirecte sont typiques du langage marchand. Les publicités omniprésentes nous disent en substance : « si vous n’achetez pas le dernier Smartphone, vous demeurerez une merde insignifiante ». Fort de ce constat, on vous propose la camelote dernier cri pour que vous puissiez consommer au nom de la sacrosainte « liberté ».

Il est frappant d’observer que les apôtres de la déesse Marchandise produisent une rhétorique, des réflexes et des valeurs de pisseuse. Tout cela donne la nostalgie des confrontations franches d’autrefois. Il fut en effet un temps où la guerre était à la fois considérée comme la pire calamité possible et comme la mère de toutes les vertus. Quel paradoxe ! Mais toute vérité profonde n’est-elle pas paradoxale ?

L’ethos consumériste ne déteste pas tant la guerre que les vertus militaires

A contrario, la paix marchande qui, pour paraphraser Clausewitz, n’est que la guerre poursuivie par des moyens économiques, se révèle mère de tous les vices. Car la guerre économique en cours repose sur la capacité de chaque individu à se faire acheter. Cet éthos consumériste ne déteste pas tant la guerre classique, qui peut tout aussi bien interrompre les flux commerciaux qu’ouvrir de nouveaux marchés, que les vertus militaires : honneur, sacrifice de soi et fidélités supérieures. Ce triptyque de valeurs forge des types d’hommes peu maniables, sinon réfractaires à la marchandisation.

Or, la marchandise n’a pas besoin d’hommes prêts à mourir – d’ailleurs, qui mourrait pour elle ?- mais de femelles prêtes à se coucher. Lorsque plus personne ne sera en mesure de prendre les armes pour défendre une souveraineté, donc une liberté concrète, lorsque tout aura été pris en charge par l’alliance du Droit et du Marché1, la marchandise pourra pleinement étendre son empire.

Ce jour-là, le Droit totalitaire aura triomphé, permettant la poursuite incessante de la guerre économique mondiale. Un Droit totalitaire dont Eva Joly aimerait exalter le triomphe par des « défilés citoyens » dont l’exemplarité morale désignerait fatalement tous ceux qui ne savent pas suffisamment « vivre-ensemble » et autres sociaux-traîtres présumés.

Les conséquences monstrueuses de cette guerre économique étant indénombrables, ne mentionnons que ses ravages les plus visibles : inégalités comme aucune époque n’en a jamais connues, esclavage industriel dans des proportions inouïes, millions de déportés économiques qui migrent (il)légalement pour occuper des franges sinistrées des territoires autochtones avec le ressentiment et le désespoir des vaincus, colonisations culturelles nivelant par le bas la diversité des créations humaines et minant les plus anciennes et les plus hautes civilisations, etc.

Quand les hommes ont des mentalités de pisseuses

Avec désormais en ligne de mire la possible destruction de la planète elle-même, la marchandise poursuit sa course effrénée. Pour quelque idéal inatteignable brandi comme un étendard au-dessus du monde en souffrance ? Pour la gloire de quelque civilisation supérieure ? Pour le rayonnement d’un mot sacré ? Non, rien de tout cela.

Ce processus qui s’autoalimente ne vise qu’à dorer les chiottes du yacht privé de quelque boutiquier milliardaire, ou autres joyeusetés frivoles.

Alors, contrairement à la phrase imbécile de Bastiat prétendant nous préserver de grands maux grâce à un déversement massif de camelote, le 14 juillet, tandis que la circulation automobile avait en grande partie cessé et que le ciel se voyait fendu d’escadrilles, je pensais à la Justice, à la Paix et à l’Honneur de l’Homme.

Je me disais que pour préserver ces mots trop grands et trop fragiles, il nous faudrait moins d’hommes aux mentalités de pisseuses. Moins d’individus convaincus d’exister le dernier Smartphone en poche et davantage d’hommes fiers, libres, intransigeants à la mentalité de soldats. Non pas davantage de soldats mais plus d’hommes capables, pour défendre un peuple et une liberté, de partir exploser en plein ciel aux commandes d’un Rafale.

  1. Comme l’a brillamment démontré Jean-Claude Michéa.
envoyer par email autre réseau social

A lire aussi

La rédaction de commentaires est reservée aux abonnés

118

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous

mot de passe oublié | Vous n'arrivez pas à vous connecter ?
 

Nos offres

  • 17 November 2011 à 22h53

    GeorgeW dit

    Merci, merci Romaric je n’ai jamais lu quelque chose comme cela !
    Je ne vais même pas discuter du fond. Simplement dans l’immense océan de politiquement correcte, de la sacro-sainte vérité unique, du bien pensant véhiculé par la masse des médias à la botte, cet article est un bijoux trouvé dans une mare de boue : ça me libère. Je me voyez prisonnier sans autre horizon que la sainte parole de l’AFP et de son écosystème qui se répand au dépend de toute “média-diversité”. Enfin une lueur d’espoir. Et vive Causeur

  • 25 July 2011 à 11h22

    saintex dit

    Aristide.
    La thèse est bien menée, c’est indiscutable. Le fil s’épaissit en se déroulant. Cependant au bout, sur l’étiquette, je lis la composition, pas le mode d’emploi.

    Ce n’est pas la mèche du consumérisme qu’il allume, mais bien celle du combat. Il se dit cosaque parce que hussard avait déjà le copyright, un comble non ? Mais c’est bien à la hussarde qu’il prpose de nous renverser.

    Oh bien sur, ce ne sont que des mots, mais peut-on être surs qu’ils ne s’appuient que sur un demi-verre, qui d’ailleurs l’a soûlé. Il mitraille autrement que la Blanche qui sera sergent, et se rêve héroïne.

    Parce que, qu’est-ce qui permet de supposer que quelques cinq cents cosaques se sont pas en route vers le port, ne sront pas demain deux mille.

    …/… qui t’as rendu si vain,
    Toi qu’on a jamais vu les armes à la main ?

    Mes pareils à deux fois ne se font point connaître,
    Et pour leurs coups d’essai veulent des coups de maître.

    Ne cherche point à faire un coup d’essai fatal

    • 25 July 2011 à 11h27

      pirate dit

      Vous savez à quoi j’ai pensé après coup ? A la Norvège. Non pas Eva Joly.

  • 24 July 2011 à 15h10

    skardanelli dit

    Aristide, superbe !

  • 24 July 2011 à 13h37

    say yes dit

    Finalement, je trouve qu’il a vraiment raison Romaric; ce qu’il raconte tient la route. En tout cas, merci Aristide!

  • 24 July 2011 à 13h15

    aristide mat dit

    …suite…
    Pour juger du caractère imbécile ou pas d’une allégation (comme celle de Bastiat, par exemple), il suffit de la soumettre à l’épreuve des faits, seule habilitée de trancher, même provisoirement. Il se trouve qu’une clique d’hommes politiques corrompus par des marchands, sans doute, s’est mis en tête, après la deuxième guerre mondiale de créer un Marché Commun en Europe, pour éviter aux peuples de s’entretuer, occupés qu’ils allaient être à échanger et à consommer. On peut remarquer que ça a l’air de marcher et que jamais l’Europe n’a connu une aussi longue période sans guerre, alors qu’on s’entretue un peu partout autour. Et comme par hasard, les contrées ou on s’entretue le moins sont aussi les plus prospères, et qui échangent le plus : USA, Europe, Australie, Japon, etc.
    Enfin, il, doit regarder en boucle « Le syndrome du Titanic », Romaric. Il a le souci de la planète, menacée par un déluge de marchandises, un racket des ressources naturelles organisé par les multinationales sans frontières. Je ne nie pas qu’au rythme où vont les choses, cette menace n’est pas improbable, et j’espère que le génie humain, qui a fait de temps en temps des apparitions remarquées au fil des siècles saura trouver des solutions, techniques ou politiques pour faire face à la menace. A moins que les vaillants soldats, fiers et intransigeants, ne trouvent le moyen et l’occasion de détruire la planète avec leurs armes nucléaires, car, Romaric doit le reconnaître et se rassurer, on ne manque pas de ces engins sur la planète, ce qui fait que de ce point de vue, notre planète a une belle âme. Et comme nous serons liquéfiés (ou vitrifiés, je ne sais pas, je ne suis pas spécialiste…), les soldats libres et décidés, après avoir appuyé sur le bouton fatal, et juste avant de sombrer à leur tour, auront la satisfaction de ne même pas avoir du sang sur les mains.
    Il ne faut pas voir en moi, à la lecture de ces lignes, un antimilitariste primaire et consumériste fanatique, Romaric. J’ai du respect et de l’estime pour nos forces armées et je préfère voir les soldats défiler sur les Champs Elysées qu’Eva Joly dans la tribune officielle. Il ne faut même pas me croire en désaccord sur tout avec Romaric.
    Si je réagis par cette intervention tardive, c’est que j’ai trouvé excessifs ses propos caricaturaux sur les échanges commerciaux, sur la mondialisation, dont il s’obstine à ne voir que la moitié vide du verre. Et si j’arrête là et maintenant, c’est que je commence à avoir faim et j’ai vu à la télé une pub sur quelque bouffe appétissante qui me donne des envies dévorantes de consommation débridée.

    • 24 July 2011 à 14h01

      pirate dit

      excellente réponse à mon avis, la seule qui vaille. Mais encore une fois je ne vois nullement une hagiographie du soldat dans ce que conclu notre indochinois (bien vu, avec en plus un air à planter la plume dans l’oeil) mais à la colonne vertébrale. Pour l’Europe je suis moins enthousiaste que vous en revenche, il y mille moyens de se faire la guerre, économique pour commencer. Ensuite c’est oublié la catastrophe yougoslave mais également que l’apogée actuelle de cette europe marchande est aussi le terreau des mafias (entre la fin de la guerre et aujourd’hui elles ont connus une embellie sans précédent) qui elles se nourrissent du pourrissement des sociétés, exactement comme le parasite qu’elles sont. Et puis enfin il y a toutes ces guerres que l’on se fait par intermédiaire. En soutenant par exemple le régime de Kartoum, ce n’est pas une main tendue aux islamistes que fait la Chine (qui part ailleurs se sert de ce prétexte pour opprimer les ouïgours) mais une guerre larvée contre nous. Aujourd’hui c’est les marchants qui font la guerre, elle se privatise, l’Irak à ce sujet a été un formidable laboratoire. La marchandisation c’est aussi ça, le déplacement des forces et des intérêts.
      Mais c’est vrai il s’obstine dans la moitié vide, ce que l’on ne peut reprocher à un pamphlet quand même, c’est le coeur du sujet d’un pamphlet. Ainsi Causeur s’est trouvé un pendant moins béni oui-oui que Leroy (et systémique) à l’enthousiasme sans faille d’un Kaplan, sans nécessairement passer par les coups de menton d’un Bennassar qui de toute façon est enthousiaste à défendre tout ce qui selon lui vient exclusivement de l’occident chrétien, lui le fier athée.

      Bref, bien vu, bien écrit et pas seulement limité à la prose vindicative.

  • 24 July 2011 à 13h14

    aristide mat dit

    A la différence de beaucoup d’entre vous, chers amis, j’ai bien aimé le style de Romaric. On voit bien qu’il a du talent, c’est bien écrit, et d’ailleurs je n’ai rien contre le pamphlet, au contraire. Mais en le voyant, on ne le dirait pas capable d’y mettre tant de véhémence. Il a l’air d’un ténébreux romantique, Romaric, style Indochine des années’80 (je ne parle pas de la péninsule, mais du groupe de pop que Desproges rêvait de voir faire de la moto sans casque). Il semble avoir le sang chaud, Romaric, et la plume acérée. Quand je parle de plume je m’exprime au propre, pas au figuré, car j’ai du mal à croire qu’il écrit avec un stylo, symbole précoce de l’industrialisation de la culture, au début de la marchandisation des esprits. A la limite, un stylo-plume, pourquoi pas, mais je ne le vois pas écrire avec un Bic, Romaric. Quand on sait que la France en a vendu des milliards à travers le monde via ses 3,2 millions de points de vente dans 160 pays. Impérialistes ! Je suis sûr que Romaric aurait préféré qu’on leur envoie des balles, pas des Bic !
    Car il est contre le consumérisme frénétique, Romaric. Il doit y penser pendant ses nombreux voyages entre la poésie et la musique, entre la littérature et le théâtre, entre Paris et Grenoble. Fidèle à ses convictions, il doit voyager à cheval, ce qui lui laisse pas mal de temps pour penser aux malheurs du monde globalisé. Il doit bouder le TGV, cet autre symbole honni de l’impérialisme pacifiste français. Quand on sait que la France a vendu 142 TGV à l’étranger, fabriqués de surcroît par des milliers d’ouvriers exploités et asservi sur les chaînes de production de La Rochelle ou Reichshoffen dont une partie croissante de précaires, on a honte. Surtout quand on pense qu’arrivés chez eux, ils ne songent qu’à regarder la télé abrutissante abreuvés de publicités pour des produits aussi futiles que les rasoirs Bic (encore eux !) ou les sites de rencontre de type Meetic, Romaric. Oui, mais ce n’est pas leur faute, conditionnés comme ils sont par des multinationales dont les patrons se gavent de stocks options, arrivent accueillis par des golden hello et partent à l’abri de parachutes dorés.
    Pour écrire sa prose, ou sa poésie, il ne doit pas abuser de clics, Romaric. A-t-il au moins un ordinateur ? Cet autre symbole déclinant de la puissance marchande des forces du mal capitalistes à l’assaut des cerveaux de millions de pauvres consommateurs ahuris. Sous la pression des actionnaires avides, d’autres produits détrônent les PC et détroussent des générations entières de geeks, esclaves inconscients de la nouvelle barbarie pacifiste : les abominables Smartphones et autres tablettes tactiles. Fabriqués à leur tour par d’innombrables chinois qui errent déboussolés sur les chemins poussiéreux de leur pays, déportés par millions de leurs douces et bucoliques campagnes. Ah, le bon vieux temps de la révolution culturelle quand ils manquaient de tout, sauf de petits livres rouges et de balles dans la nuque, tirées par des vaillants soldats dépourvus de toute forme de mentalité de pisseuse. Remarquez, tout n’est pas perdu en Chine : les fiers soldats chinois continuent de tirer des balles dans la nuque des criminels, au milieu de stades bondés, sans oublier de les facturer aux familles (cela nous rappelle que les balles des intransigeants soldats sont des marchandises comme les autres).
    Le hic, Romaric, est que les détracteurs de la société de consommation se comptent parmi ceux qui en profitent. Ceux qui trépignent dans la salle d’attente n’ont qu’une hâte, y rentrer, et une fois dedans ne se pressent pas de la quitter. Les masos ! Ou c’est peut être parce qu’ils ont été déportés de force et empêchés de retourner sur leur lopins de terre par les laquais des capitalistes jaunes (et anciens rouges reconvertis). Et le comble du vice est qu’ils sont nourris d’un bol de riz avec des baguettes jetables, pour les pousser encore et encore à la consommation !
    Parmi les « conséquences monstrueuses » de la « guerre économique », qui sont « indénombrables », on peut citer aussi ces presque un milliard d’êtres humains sortis de la misère (au fait, pour un milliardaire aux chiottes dorées, combien de millions d’affamés en moins, sur la planète ?). Et les 2 millions de morts dus aux combattants à la « fidélité supérieure » aux valeurs des khmers rouges ont servi à dorer quoi ? Ah, « la nostalgie des combats franches d’autrefois » !
    …à suivre…(pas assez de caractères en stock !)…

  • 22 July 2011 à 16h52

    kacyj dit

    Je plaide coupable pour le portable, les téléphones mobiles, les vacances à la neige en hiver et au soleil en été (enfin selon l’état des finances parce que le crédit revolverest trop revolting), le dernier livre de … J. Ellroy…

    C’est vrai qu’il chante Benassar ou vouliez vous parler de Pat Benatar.

     

    • 23 July 2011 à 9h23

      Mangouste1 dit

      Aaaah! Mais je n’ai pas dit qu’il chantait, cher Didier ; j’ai dit qu’il sortait des CD. Nuance!

  • 22 July 2011 à 14h03

    saintex dit

    Rackam inpénitent !
    Bien sur la chanson de la Souche. Pour la suivante, je me suis offert de la recopier intégralement parce qu’elle n’est pas net.

    C’est juste la fin et il faut savoir qu’il n’a pas eu le temps de vieillir.

    Je me dis, je me dis, je me dis, je me dis
    Que…je vis
    Mais que c’est pas assez
    Que j’ai besoin de croire
    Que j’ai besoin d’aimer
    Dieu ou la République des soldats de l’An II
    Mais quelque chose enfin
    Qui ne soit pas sordide

    Je vis
    Ou plutôt je survis
    La médecine me prolonge
    Mais je vis beaucoup moins
    En soixante-dix années, ou même en quatre-vingt
    Q’un petit kamikase
    Avant qu’il ne s’écrase
    Puisque j’ai oublié pour qui pour quoi
    Je vis, je vis, je vis, je vis
    (1974 je crois)

    • 22 July 2011 à 15h52

      rackam dit

      Décapant.
      Notre société a évacué la question du pourquoi, et nous nous débattons dans de tristes petits “comment”. 

    • 22 July 2011 à 17h02

      saintex dit

      S’il existe un moyen d’envoyer des e-mails via le site, si l’auteur vous intéresse, il y a de la matière.
      Sinon, je ne vais tout de même pas saoûler tout le monde.

      • 22 July 2011 à 17h12

        rackam dit

        saoûlez, saoûlez, au moins avec le nom de l’auteur…

      • 22 July 2011 à 17h16

        saintex dit

        Jacques Debronckart, une sorte d’écorché vif que ne saurait renier le pirate.

  • 22 July 2011 à 10h08

    didier H dit

    @Mangouste1
    Ce qui est injuste, c’est que BHL ait la même espérance de vie que nous. D’où ce secret espoir qu’il soit pour l’instant quelque part à l’est de Brega, cheveux au vent, debout sur la plate-forme de son pick up, et qui sait!ou alors la katiba de l’imam du coin en a plein les bottes kaki de ses discours et décide d’en faire un martyre de la philosophie germanopratine. Je sais qu’avec des si, on peut refaire le monde mais quand même. Toujours est-il que la Blitzkrieg du Sauveur de Sarajevo non loin de Tobrouk s’apparente plutôt à la Charge de la Brigade (très) légère… 

    • 22 July 2011 à 12h32

      Mangouste1 dit

      Je crains hélas qu’il y ait un dieu pour les chemises blanches et les cheveux au vent, et que ce soit un sacré bosseur.

      • 23 July 2011 à 0h47

        pirate dit

        la permanence des permanentes ne connaitra jamais le souffle brûlant de la roquette, les outrages de l’âge sur le narcisse n’en seront que plus savoureux.

  • 22 July 2011 à 8h22

    Mangouste1 dit

    Et pour être un peu de bonne foi – je me fais violence, il faut reconnaître aussi qu’en deux-cent ans, l’espérance de vie a fait un sacré bond : la recherche du profit et le désir d’accumulation ont leurs effets positifs, il faut le reconnaître.

    • 22 July 2011 à 9h16

      Tony Truand dit

      En effet. On a fait quelques progrès depuis la Révolution. Ou depuis “Germinal”. Ou même depuis la fin de la dernière guerre, période en laquelle on claquait encore assez fréquemment d’une simple appendicite. Je crois que j’aime autant vivre en 2011, même si il nous faut supporter Lady Gaga.

      En passant, la phrase de l’article “…inégalités comme aucune époque n’en a jamais connues” est d’une bêtise crasse. 

      • 23 July 2011 à 18h09

        Saul dit

        ou même depuis l’aube de l’humanité : chaque génération vivait mieux que la précédente, notamment à l’évolution des régles d’hygiène, de la médecine etc
        après est ce vraiment du exclusivement au libéralisme, faut peut être pas pousser non plus j’ai dit exclusivement, le capitalisme, et non libéralisme, ayant joué quand même un rôle).
        Sinon j’aimerais alors comprendre comment se fait ce que les populations d’URSS avaient elles aussi évolué et vivaient quand même beaucoup mieux en 1989 que leurs ancêtres moujiks de 1914. Dur de qualifier leur économie de libérale, ou ne fut ce que de capitaliste…

  • 22 July 2011 à 8h14

    Mangouste1 dit

    “Certes, plus beaucoup de menuisiers mais du temps des menuisiers, quelle part de la population pouvait se payer des meubles fabriqués par ce menuisier ?”

    Finalement pas mal, mais il est par contre vrai qu’ils auraient eu du mal à se payer en plus l’écran plat, le portable, les téléphones mobiles, les séances d’UV, la console pour les gosses, la bagnole (ou les deux, ou les trois) du ménage, les sachets de bouffe king-size que tu ne finis jamais complètement et qui remplissent toujours peu ou prou ta poubelle, les sorties, l’abonnement au Monde ou au Figaro, les vacances à la neige en hiver et au soleil en été, le GPS, le dernier CD de Lorie ou celui de Bénassar, quelques sex toys, le dernier livre de BHL, celui de J. Ellroy, la thérapie chez le psy, les régimes “minceur”, les clopes puis les patchs quand on veut arrêter… Bref, tous ces trucs qui font notre bonheur et qui ont fait passer l’Humanité à un âge supérieur.

  • 21 July 2011 à 20h18

    Impat1 dit

     Rackam,…” Les chipote allah… “…
    Alors, allah bonne franquette. Le Ferret est juste abandonné, pour deux jours. Il me manque déjà.    

  • 21 July 2011 à 20h12

    rackam dit

    Impat!
    quelle surprise! Le Cap est connecté?
    Savez-vous les saucisses que les imams honnissent le plus? 
    Les chipote allah… 

    • 22 July 2011 à 8h10

      Tony Truand dit

      Continuez à faire le malin, et vous allez vous prendre une fatwah sur le coin de la tronche. Remember Salman Rushdie!